CFE-CGC Orange
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Dans le cadre du Comité Groupe Monde des 7, 8 et 9 mars 2017 à Paris, la Direction du Groupe a inscrit le point habituel à l’ordre du jour relatif aux résultats Financiers de 2016, dossier présenté par Ramon Fernandez, Directeur Financier du Groupe.

Nous ne reviendrons pas dans le détail sur les éléments européens de ces résultats abordés lors du Comité de Groupe Européen des 28 février, 1er et 2 mars 2017.
 
Rappelons toutefois en préambule quelques spécificités propres à la constitution et au fonctionnement du Comité de Groupe Monde:
  • Le Comité Groupe Monde n’est pas une instance obligatoire (au sens du Code du Travail), mais mise en place depuis 2011 chez Orange dans le but de créer une instance internationale de dialogue social.
  • Le nombre de sièges par pays est conditionné par les règles de l’accord associé (représentativité par pays, tant en participation d’Orange d'au moins 10%, qu’en nombre de salariés minimum de 400, et proportionnel en France notamment aux résultats des dernières élections professionnelles)
  • Représentation française des élus à hauteur de 9 participants (le maximum prévu dans l'accord) lors de ce Comité Groupe Monde

Sur les 25 pays éligibles, 21 étaient présents, dont la Belgique (1), l'Espagne (1), la Russie (1), les Etats-Unis (1), la France (9), la Grande-Bretagne (1), l'Inde (1), le Maroc (1), l'Egypte (1), la République Démocratique du Congo (1), la Côte d’Ivoire (1), la Jordanie (1), le Cameroun (1), le Kenya (1), Madagascar (1), le Mali (1), le Niger (2), la Roumanie (1), le Sénégal (1), la Slovaquie (1), la Moldavie (1). Le Brésil, la Colombie et l'Argentine étaient absents.

Le chiffre d’affaires est en hausse de 0,6 %, porté par l’Espagne (+6%), par l‘Europe et la zone Afrique Moyen Orient (+2,9%), et l’EBITDA progresse de 1,3%. Ce sont les conséquences directes des investissements dans la 4G et le FTTH (investissements globaux à 7 milliards d'euros, soit un ratio de 17% par rapport au chiffre d’affaire) d’une part, et du choix stratégique de la convergence dans les pays européens d’autre part. Le ratio dette nette /EBITDA est satisfaisant autour de 2 et est en phase avec l’objectif.

Le portefeuille d’Orange se renforce de par l’intégration de TIGO en République Démocratique du Congo, CELLCOM au Libéria et des filiales AIRTEL au Burkina Faso et en Sierra Leone, et enfin de SUN Communications en Moldavie. A l’opposé, les cessions de Everything Everywhere (EE) et Telkom Kenya affaiblissent notre présence dans ces 2 pays. Du côté Orange Business Services, Lexsi et Log’in témoignent de notre stratégie forte dans les domaines de la sécurité et du Cloud.

En zone Afrique & Moyen-Orient (AMO), la croissance du chiffre d’affaires via Orange Money s’est élevée en 2016 de +58%, via les données mobiles de +31%, et via le B2B de +8% par rapport à 2015. L'Egypte, la Côte d’Ivoire, le Mali et la Guinée ressortent respectivement avec des progressions de +3,5%, +5%, +9,6% et +15,4%. Le secteur Entreprises porté par Orange Business Services est en croissance de +26% sur le 4ème trimestre (domaine de la sécurité) et de +20% (domaine du Cloud).

A l'instar des membres du Comité de Groupe Europe, les élus du Comité Groupe Monde se félicitent de ce retour à la croissance, et demandent une juste rétribution (évocation renouvelée d’une prime "Monde" comme déjà mentionnée en 2015 et 2016) aux salariés d'Orange, versée par le Groupe et non pas par chacun des pays.

En parallèle, la CFE-CGC a demandé à la Direction de préciser les effectifs de nos filiales africaines, ce qui sera réalisé dans une prochaine version de la présentation envoyée aux élus.

Europe et International Participation, Intéressement et Actionnariat Comité Groupe Monde Fonctions Support et Finances

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Stratégie de l’entreprise : point d’étape Essentiels 2020

Information en vue d’une consultation

Essentiels2020 a été lancé en mars 2015 avec un objectif de retour à la croissance. Deux ans après, la stratégie porte ses fruits avec 6 trimestres consécutifs de croissance du chiffre d’affaires et une croissance de l’EBITDA entre 2015 et 2016.

La stratégie de croissance est soutenue par la politique d’investissement et la dynamique commerciale avec notamment une stratégie marketing au service de la valeur en France, notamment sur la fibre, le déploiement du THD fixe et de la convergence en Europe, le développement des services IT et de l’international chez OBS, la poursuite du développement d’OMEA et l’intégration des nouvelles filiales.

L’atteinte des objectifs d’Essentiels 2020 nécessite néanmoins de maintenir les efforts de transformation sur l’ensemble des géographies du Groupe et d’apporter une vigilance particulière à la priorisation des investissements afin de sécuriser les projets stratégiques de long terme, et la maîtrise des coûts…

Analyse de la CFE-CGC

La CFE-CGC Orange, première organisation syndicale représentant l’actionnariat salarié, porte à ce titre, mais pas seulement, un œil particulièrement attentif à la stratégie de notre entreprise, tant pour ses personnels, ses actionnaires que ses clients. 

S’agissant des éléments de la stratégie présentée, nous tenons à relever 4 points pour lesquels sans être fondamentalement en désaccord, nous ne partageons pas entièrement les orientations prises.

Pour commencer, si la première activité d’Orange est celle de gestionnaire d’infrastructures, avec des ROI néanmoins variables au gré des volontés des régulateurs et législateurs nationaux qui ne comprennent que peu les enjeux numériques du monde de demain, les Capex nécessaires sont donc importants.

Bien sûr à court terme les taux d’intérêts sont faibles et l’endettement permet de maximiser le ROI. Pour autant notre maturité de dette (certes bien négociée) n’est que de 11 ans obligeant un refinancement de plus de 2 milliards par an supérieur à notre résultat d’exploitation et aux dividendes versés.

Stéphane Richard n’était pas là en 2008, au lendemain de la crise de Lehman Brothers où notre groupe a eu toutes les peines du monde à se refinancer sur les marchés en raison de la crise de liquidité.

C’est pourquoi la baisse du dividende, nous apparait indispensable contrairement à ce qui est proposé avec une augmentation de près de 10% lorsque dans le même temps la participation el l’intéressement sont en baisse.

Pour poursuivre dans cette bataille du numérique et du déplacement de la valeur des infrastructures vers les services, les GAFA ont pris une place importante. Orange n’a pas cru devoir s’intéresser ou a échoué dans le lancement de tels services. Les GAFA sont donc désormais les premiers à disposer de spectateurs, d’utilisateurs…

Pour autant, nous gardons quelques atouts pour devenir des leaders dans la gestion de la relation clients. Et nous saluons les initiatives d’Orange Money, Orange Bank ou même la vente d’électricité qui permettent d’utiliser nos atouts : la marque, le réseau de distribution, nos services clients, notre capacité à facturer.

C’est dans ce contexte que se pose la question de la distribution des services de contenus. Avons-nous vocation à devenir éditeur ou simplement distributeur ? Pour la CFE-CGC Orange c’est bien évidemment la seconde orientation qui semble la plus pertinente.

En 3e lieu, il nous semble manquer une dimension qui pourtant structure l’essence de notre entreprise. Sa dimension stratégique tant nationale qu’européenne.

Qui mieux qu’Orange est en mesure d’assurer l’aménagement des territoires d’un pays ? Qui mieux qu’Orange est capable d’assurer la souveraineté de notre pays et de l’Europe de par sa capacité à câbler le monde entier avec Orange Marine ? Qui mieux qu’Orange Cyberdéfense est capable d’assurer notre cyber sécurité ? Orange n’est-il pas aussi un acteur majeur du partenariat entre les deux rives de la méditerranée ?

Pour la CFE-CGC, il nous semble que cette dimension stratégique importante aurait mérité une meilleure place au sein de cette présentation.

Enfin, et pour conclure, tous ces enjeux posent évidemment la question des alliances stratégiques : consolidation sur le marché français, européen ou africain dans le secteur des télécoms, partenariat avec les majors du contenus, diversification, etc. que nous aurions aimé voir développer même si quelques-uns de ces aspects ont été complétés à l’oral en séance.

CCUES

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Situation économique et financière : résultats Orange SA exercice 2016

information en vue d’une consultation.

Objectifs 2017

  • EBITDA ajusté Groupe : 2017 > 2016 base comparable
  • Dette nette / EBITDA ajusté télécom : autour de 2x à moyen terme
  • Dividende : 0,65€ (+ 0, 05€)
  • Politique M&A : Sélective avec priorité aux zones existantes

Analyse de la CFE-CGC

Les résultats du Groupe Orange pour 2016 signent, enfin, le retour à la croissance globale du chiffre d’affaires et de la marge d’EBITDA.

La CFE-CGC Orange déplore que la première annonce qui en découle soit l’augmentation du dividende, dans une période où le Groupe a toujours besoin de mobiliser des investissements conséquents dans les réseaux à très haut débit, tandis que la baisse des effectifs se poursuit, tout particulièrement en France et en Pologne.

lire notre communiqué de presse

Europe et International Participation, Intéressement et Actionnariat CCUES

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Dans le cadre du Comité de Groupe Européen d'Orange des 28 février, 1er et 2 mars 2017, la Direction du Groupe a inscrit un point à l'ordre du jour relatif aux résultats financiers de l’exercice 2016, dossier présenté par Pascal Marchand, Directeur du Contrôle de Gestion Central Groupe.

La Direction a commencé par présenter aux membres du Comité de Groupe Européen les faits marquants de l’année, qui confirment et amplifient la tendance positive constatée au 3ème trimestre avec la reprise de la croissance des ventes, soulignant en particulier les bonnes performances du Groupe suivantes :
  • Croissance conjuguée du chiffre d’affaires  et celle de l’EBITDA en année pleine.
  • Résultat d’un chiffre d’affaires en hausse de 0,6 % porté par l’Espagne (+6%) pour l‘Europe et la zone Afrique Moyen Orient (+2,9%)
  • Recul modéré du CA en France (-1%) qui est présenté comme satisfaisant dans le contexte de forte concurrence
  • EBITDA qui progresse de 1,3%
  • Ces résultats (dépassant les objectifs 2020) sont les fruits des investissements dans la 4G et le FTTH, et du choix stratégique de la convergence dans les pays européens.
  • Bonne année sur le marché entreprises.
  • Le ratio dette nette /EBITDA est satisfaisant autour de 2 en phase avec l’objectif.
  • L’investissement est à 7 milliards en légère hausse avec un ratio CAPEX /CA à 17%.
  • Résultat net de 283M€ lié à l’impact positif de la cession de EE et de la croissance de l’EBITDA.
  • proposition d’augmentation du dividende.
Puis fut détaillé par pays européens le chiffre d’affaires globalement en croissance :
  • France : stabilisation des revenus grâce à la convergence
  • croissance maintenue en Roumanie
  • belle performance en Espagne, progression supérieure au marché, moteur des résultats sur l’Europe
  • Pologne : année difficile malgré croissance du CA au T4. Positionnement à revoir sur ce pays.
La Direction estime que ces chiffres sont les résultats de choix stratégiques pertinents en matière d’investissement (18 pays en 4G / +57% foyers raccordables FTTH) et de politique commerciale (convergence). Il s'expliquent aussi par la bonne exécution du plan d’efficacité opérationnelle qui a permis une économie de 1,7 milliard d’€ pour les deux années 2015-2016, plan qui contribue significativement à la rentabilité du groupe.

En termes de relais de croissance pour l’avenir, la Direction a mis l’accent sur les services bancaires avec l’achat de Groupama Banque qui devient Orange Bank, et doit lancer en 2017 une offre de services bancaires et pourrait investir dans les contenus. Orange a procédé à de nouveaux achats en Afrique (Sierra Léone, Libéria, Burkina Faso).

Enfin, la Direction a présenté, comme à l’occasion du CGE de novembre 2016, les données financières permettant de comparer la situation de l’entreprise  à celle de ses pairs. Orange est au 12ème rang mondial (stabilité) En Europe, Télécom Italia fait un retour fracassant, Deutsche Telekom et Telefonica sont en négatif. Orange est n°1 en Espagne.

Les élus du Comité de Groupe Européen ont souligné la contribution des salariés aux bons résultats financiers du Groupe et réclament un partage de la richesse créée à leur profit sous forme d’une prime accordée à tous indépendamment des résultats par pays. Les élus rappellent que la baisse des coûts résulte en partie d’une réduction des effectifs.

La Direction reconnait la bonne mobilisation des salariés et propose que le partage de la valeur, qui doit s’équilibrer entre les actionnaires (avec une proposition de +5cts du dividende), l’investissement et les salariés, s'opère pour ces derniers par un plan d’actions gratuites dont le principe est d’ores et déjà approuvé. Jérome Barré, Directeur des Ressources Humaines Groupe, a évoqué un montant de 1000€ (modulé par pays) sur un plan de 3 ans, versés en 2020 et pour moitié conditionné à la réalisation d’objectifs (progression de l’EBITDA et du cash flow organique), suscitant une vive déception dans les rangs des élus.

Europe et International Participation, Intéressement et Actionnariat Comité Groupe Europe Fonctions Support et Finances

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Une ordonnance, adoptée le 28 avril 2016 et entrée en vigueur en juillet dernier, confère à Orange des droits plus étendus pour déployer ses réseaux THD fixes et mobiles en utilisant les infrastructures préexistantes d’autres opérateurs de réseaux.

·         Adoptée le 15 mai 2014 le Parlement européen et le Conseil de l’Union, la directive 2014/61/UE relative à des mesures visant à réduire les coûts de déploiement des réseaux de communications électroniques a été transposée en droit français par l’ordonnance n° 2016-528 du 28 avril 2016 dont les dispositions sont entrées en vigueur le 1er juillet.

·         La directive vise à accélérer le déploiement des réseaux de communications électroniques à très haut débit sur le sol européen par une réduction des coûts qui résultera de la mise à disposition des toutes les infrastructures préexistantes utilisables à cette fin : gaines, conduites, chambres, poteaux, pylônes, installations liées aux antennes, tours et autres appuis, notamment celles de tous les autres opérateurs de réseaux : gaz, électricité, eau, etc., L’accès à ces infrastructures est présentée comme la condition phare de la réduction des coûts de déploiement.

·         L’ordonnance  qui transpose ces dispositions en droit français complète le cadre règlementaire existant défini par l’ARCEP, qui intégrait déjà la notion de partage des infrastructures mais pour les seules infrastructures fixes et qui ne s’imposait précisément qu’à l’opérateur historique Orange, d’où le terme de « régulation asymétrique » .

·         L’ordonnance constitue donc une avancée substantielle dans la mesure où elle étend tant aux autres opérateurs de réseaux concurrents d’Orange qu’aux autres opérateurs de réseaux et services de transport, une obligation d’accueillir les réseaux de communications électroniques THD.

·         Afin de s’assurer que ce droit d’accès aux infrastructures existantes ait une réelle portée, l’ordonnance fait bénéficier, en parallèle, les opérateurs de réseaux de communications électroniques THD d’un droit d’accès à l’information sur les infrastructures d’accueil grâce aux communications qui leur seront faites par les gestionnaires de ces infrastructures ou par les personnes publiques qui détiennent ces informations sous forme électronique .

·         Orange reste débitrice d’obligations d’accès : comme tout opérateur de réseaux de communications électroniques mais aussi les sociétés des eaux, SNCF réseaux, ENEDIS, ENGIE, les sociétés d’autoroutes les ports et aéroports, Orange est désormais soumise aux nouvelles obligations de partage de ses infrastructures dont elle doit ouvrir l’accès à ses concurrents. Les infrastructures d’Orange visées par l’ordonnance sont celles qui n’étaient pas jusqu’alors soumises à la régulation de l’ARCEP (c'est-à-dire hors boucle locale fixe) : pylônes mobiles et infrastructures fixes de génie civil en domaine privé, notamment.

·         Orange dispose de droits d’accès plus étendus : au titre de l’ordonnance Orange peut désormais faire valoir ses droits d’accès pour déployer des réseaux THD dans toutes conduites, gaines, chambres de tirage et regards, sur tous pylônes, installations d’antennes, châteaux d’eaux, tours et poteaux à l’exception des canalisations d’eau potable.

·         Les conditions de l’accès, y compris tarifaires, doivent être équitables et raisonnables.

·         Enfin, l’ARCEP est l’arbitre de tous les différends, disposant d’un délai de deux mois pour se prononcer sur un éventuel refus opposé à un opérateur THD.

·         Au regard de ces textes de nouvelles opportunités s’offrent donc à Orange pour déployer le THD mobile comme le FTTH sur des infrastructures tierces dont il reste à étudier l’intérêt économique et le gain de temps.

·         Pour être mises en œuvre ces dispositions doivent se traduire par des conventions avec les gestionnaires d’infrastructures d’accueil, ces conventions étant le fruit de négociations, notamment avec les opérateurs concurrents et les collectivités locales, sur les conditions techniques et tarifaires du partage.

 

Economie et Réglementation des Télécoms

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