CFE-CGC Orange
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Depuis 2011, la CFE-CGC refuse de cautionner, par sa signature, la décision unilatérale de la Direction qui se prétend accord annuel sur les salaires. Chaque année, l’augmentation moyenne annoncée par la Direction ne bénéficie qu’à une minorité, celle qui a déjà les salaires les plus confortables, tandis que la majorité d’entre nous peine à maintenir son pouvoir d’achat.

En 2017, peu de collaborateurs ont bénéficié des 2,3% annoncés. La plupart ont dû se contenter de la mesure collective de 1,1%, que la Direction aurait supprimée si la CFE-CGC Orange ne l’avait âprement défendue. Le reste du budget, dédié à la promotion et au rattrapage des inégalités, n’est en effet quasiment jamais entièrement dépensé ! La CFE-CGC Orange revendique la distribution intégrale du budget alloué aux augmentations.

Depuis 2013, la masse salariale du Groupe Orange baisse, sous l’effet conjugué des suppressions de postes, et de la modération salariale imposée. L’économie réalisée sur la baisse des effectifs français ne profite pas aux personnels, qui continuent d’assurer 50% du chiffre d’affaires.

Retrouvez les autres propositions et revendications de la CFE-CGC Orange
dans ses professions de foi pour les élections CE-DP-CA 2017

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« Dans une Union où tous sont égaux, il ne peut y avoir de citoyens de seconde classe. Ceux qui font le même travail, sur un même lieu, doivent toucher le même salaire ».

Telles sont les paroles prononcées par Jean-Claude Juncker, le Président de la Commission européenne, lors de son pdfdiscours sur l’état de l’Union le 13 septembre 2017, au sujet de la discorde entre les Etats membres à propos de la réforme de la Directive de 1996 relative aux travailleurs détachés.

La Directive sur les travailleurs détachés, dite Bolkestein, institue ce statut qui permet à un salarié envoyé par son employeur dans un autre pays de l’Union Européenne de conserver la couverture sociale de son pays d’origine de manière temporaire.

Cette disposition est accusée avec force par l’Etat français d’encourager le « dumping social », non seulement face aux pays dont les charges sociales sont moins élevées, mais en raison des rémunérations des travailleurs détachés dans les pays d’accueil qui sont tirées vers le bas.

En effet si la législation européenne, transposée en droit national, prévoit que les travailleurs détachés bénéficient légalement d’un noyau dur de droits en vigueur dans l’État membre d’accueil (durée du travail, congés, égalité hommes et femmes etc.), ces droits se limitent, en matière de rémunération, à l‘application des taux de salaire minimal : le SMIC en France.

Fin 2016, l’Union Européenne a proposé une révision des règles sur le détachement de travailleurs (proposition Directive du 16 décembre 2016), afin de les adapter aux besoins actuels.

La France a fermement dénoncé les méfaits du texte en vigueur, et milite pour une réforme ambitieuse et en profondeur du travail détaché. Sa détermination s’agissant de l’adoption du principe « à travail égal, salaire égal » est clairement affichée. 

Ainsi, le 23 octobre prochain, aura lieu une réunion des Ministres européens du Travail et des Affaires Sociales en vue d’un accord pour réviser la Directive de 1996. Bien entendu, tant qu’une révision n'a pas été approuvée par les États membres et le Parlement européen, la réglementation actuelle reste en vigueur.

Il y a lieu de s’interroger sur la politique d’Orange en la matière, entreprise dont l’Etat est actionnaire, et qui semble indirectement profiter de l’effet d’aubaine que constitue le dispositif du travail détaché, notamment pour le déploiement du Très Haut Débit.

Pour Orange qui affiche des objectifs ambitieux en matière de Responsabilité Sociale d'Entreprise, deux voies paraissent envisageables pour se démarquer par un mieux-disant social :

-       Prévoir un dispositif contractuel qui limite, voire pénalise, le recours au travail détaché par ses sous-traitants

-       Imposer, par anticipation, le principe selon lequel, sur le territoire de l’Union Européenne, tout travailleur détaché doit percevoir, hors charges sociales, la même rémunération qu’un salarié local équivalent.

Or, si le code de gestion des fournisseurs d’Orange France exige bien que ses sous-traitants se conforment aux dispositions légales en matière de rémunération, le texte  ne prévoit aucune contrainte plus vertueuse visant à promouvoir, pour un travailleur détaché, les mêmes salaires et primes que pour son équivalent local.

De quels moyens et outils le Groupe Orange entend-il donc se doter afin que, sur le territoire de l’Union Européenne, tant dans la passation de ses contrats de sous-traitance que dans le contrôle de leur exécution, il puisse atteindre l’exemplarité en matière de travail détaché ?  

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La CFE-CGC Orange écrit à la DRH Groupe Orange pour proposer un nouveau calendrier pour la Négociation annuelle obligatoire sur les salaires, afin d'en faciliter la mise en oeuvre, au bénéfice des personnels et des équipes locales RH.

Télécharger le courrier en pdf : pdf2017_08_25_-_nao_calendrier_-_lettre_à_j-barre_vdef.pdf

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NRS/OAB: NON à une augmentation ridicule

La CFE-CGC a demandé à la direction les éléments suivants :

  1. Le remplacement de la grille de minima issu de la NAO 2007, basée sur le SMIC, par des minimas basés sur les minimas conventionnels (Syntec) pondérés par des coefficients géographiques. Il apparait en effet que la grille NAO 2007 n’apporte pas tous les bénéfices attendus aux salariés, et que cette grille ne prend pas en compte certains paramètres qui nous apparaissent comme fondamentaux (prise en compte de l’expérience au lieu de l’ancienneté, prise en compte des niveaux de rémunérations du bassin géographique, …)
La direction n’a pas souhaité retenir cette proposition.

  1. La mise en place des parts variables pour l’intégralité des salariés. Cette possibilité reste un sujet complexe à mettre en œuvre mais parait être un levier de motivation essentiel à travers la fixation d’objectifs, partagés entre le salarié et le manager, lors de l’entretien individuel.
La direction n’a pas donné assez de garanties sur la mise en place de cette proposition

Suite à l’étude du contexte actuel, et notamment des derniers chiffres connus de l’inflation (1,2% sur une année glissante), la CFE-CGC a demandé une enveloppe globale supérieure à 2% de la masse salariale.

La CFE-CGC n’a donc pas été entendu sur ses demandes, elle choisit donc de ne pas signer l’accord de NAO en l’état.

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Pour la 6ème année consécutive, la CFDT et FO ont signé seules un accord annuel sur les salaires qui génèrera une baisse de pouvoir d’achat pour la plupart d’entre nous. L’intéressement et la participation, dont les accords ont été signés par les mêmes organisations, nous infligent déjà près de 6% de baisse pour les versements effectués en 2017, et les augmentations annuelles ne prendront pas en compte les prévisions d’inflation de l’INSEE. En outre, la plupart d’entre nous ne bénéficieront pas des 2,3% affichés, pure poudre aux yeux, mais seulement de l’augmentation générale de 1,1%.

Alors qu’il est question d’augmenter le dividende versé aux actionnaires au titre de l’exercice 2017, le partage équitable des richesses produites n’est toujours pas à l’ordre du jour.

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