CFE-CGC Orange
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Europe et International

Préalablement à la séance plénière du 31 mai 2017 du Comité de Groupe Européen réuni à Dublin, les représentants du personnel et de la Direction ont été invités à suivre une formation comptable sur la notion de Goodwill dispensée par Pascal Stordeur Crédit Manager Groupe à  la Direction financière.

Il convient pour introduire ce sujet de revenir sur les missions du Comité de Groupe Européen.

Le Comité de Groupe Européen est l’instance chargée d’assurer l’information et la consultation des représentants des salariés d’Orange SA et de toutes ses filiales européennes.

Il a été créé par l’accord de Groupe du  14 avril 2004 et en application de la loi du 12 novembre 1996, transposition de la Directive du 22 septembre 1994 concernant l’institution d’un comité d’entreprise européen […] en vue d’informer et de consulter les travailleurs. 

La loi de transposition garantit en effet le droit d’établissement de comités d’entreprise européens dans les sociétés ou groupes de plus de 1000 salariés dans l’Union Européenne  et au moins 150 dans deux Etats distincts.

Ainsi Orange est l’un des groupes multinationaux à avoir instauré un comité de groupe européen conformément aux obligations européennes en la matière.

Par l’intermédiaire du CGE, les salariés sont informés et consultés par la Direction de l’évolution de l’activité , de la situation économique et financière par secteurs d’activités, des comptes , des orientations de l’investissement , de toute décision significative susceptible d’affecter leurs conditions de travail ou d’emploi, des transferts d’activités au sein de l’Union (ce dont il fut débattu pour les activités de OINIS), des fusions et achats d’entreprises (tout récemment Jazztel) , des licenciements collectifs (consécutifs par exemple aux fusions et acquisitions de sociétés).

Les prérogatives sont en fait analogues aux comités d’entreprise, mais portent sur le périmètre européen.

L’information consultation est en particulier obligatoire pour les fusions, les acquisitions et les plans sociaux. Ainsi Renault avait été condamnée pour n’avoir pas informé et consulté le comité d’entreprise européen de la décision de la fermeture de l’usine de Vilvorde, pourtant susceptible d’affecter considérablement les intérêts des salariés.

C’est sur l’accompagnement social de telles décisions que le Comité de Groupe Européen est susceptible de peser et de faire œuvre utile.

Sur ces projets, la frontière est ténue entre information / consultation et négociation, puisque les membres s’efforcent précisément de négocier l’accompagnement social des décisions stratégiques et leurs implications concrètes dans les différentes entités du périmètre européen.

L’information fournie par la Direction aux représentants des salariés n’est, loin s’en faut,  pas toujours complète ni limpide sur les décisions stratégiques et leurs implications.

C’est par leur travail en commun  dans les séances pré et post plénières que les représentants des salariés peuvent appréhender les enjeux sociaux aux fins de faire entendre leur voix. Les informations que chaque membre peut recueillir de sa propre organisation syndicale par le biais des échanges internes sont aussi fondamentales pour appréhender les changements majeurs d’organisation.

Le CGE n’est pas en effet qu’un outil de dialogue avec la Direction générale. Il l’est aussi, et ce n’est pas moins important, entre les représentants des salariés. Les réunions préparatoires entre représentants des salariés de la maison mère et de toutes les entités européennes hors France ont ainsi toute leur importance, auxquelles s’ajoutent celles dédiées au débriefing, entre élus, de la séance plénière.

La frontière est également ténue entre dialogue social et dialogue économique. L’accompagnement social dépend de la situation financière. Une part importante des échanges, conformément à l’accord du 14 avril 2004, porte en effet sur la situation économique et financière.

La montée en compétence des élus des Comités de Groupe Europe et Monde dans les domaines économiques et financiers constitue sans doute un objectif prioritaire.

La Direction du Groupe semble y adhérer puisqu’elle prévoit, hors séance plénière, des réunions spécifiques, de présentation des résultats financiers (ce fût le cas  pour le Q3 2016, l’exercice 2016 et à présent le Q1 2017), et a organisé deux demi-journées de formation comptable délivrées à l’ensemble des élus.

Ainsi préalablement à la séance plénière du Comité de groupe européen de Novembre, Pascal Stordeur de la Direction Financière avait fait une présentation de 3 heures des principaux documents comptables  publiés (Bilan, compte-de résultat).  Mardi 30 mai une nouvelle séance de 3 heures a été consacrée au « goodwill», terme anglais qui désigne l’écart entre le montant de l'actif figurant au bilan d'une entreprise et la valeur marchande de son capital matériel et immatériel. En comparant l'actif et la valeur marchande, on met en avant la présence ou non d'une survaleur au moment de l’acquisition. Si survaleur il y a, elle est inscrite en tant qu'immobilisation incorporelle au bilan de l'acheteur.

A titre d’exemple il y a généralement une survaleur importante dans le cadre de l'achat d'une start-up, la valeur des actifs immobilisés étant faible (ordinateurs, capital humain...), mais le prix élevé, ce qui entraine un « goodwill »  important en cas d’acquisition.

Cette notion est très importante car dans le bilan d’Orange le « goodwill » est valorisé à 27Mds d’euros, dont 15Mds pour la France.

Dans le cadre du Comité de Groupe Européen d'Orange des 29, 30, 31 mai et 1er juin 2017 à Dublin en Irlande, la Direction du Groupe a inscrit un point à l'ordre du jour relatif à la politique RSE d’Orange présentée par Brigitte DUMONT, Directrice Responsabilité Sociale Groupe

Au-delà des objectifs de son propre développement, de performance et de prospérité, la responsabilité sociale et environnementale de l’entreprise (RSE) est la prise en compte de préoccupations sociales et environnementales dans les activités du Groupe et dans leurs interactions avec les acteurs internes et externes.

La politique RSE d’Orange se veut globale, la dynamique de responsabilité ayant été prise en compte dans tous les chantiers stratégiques du plan Essentiel 2020 et sur toutes les géographies du Groupe.

Les objectifs de politique RSE du Groupe s’inspirent des objectifs du millénaire de l’ONU, au rang desquels 17 concernent le développement durable et qui constituent un référentiel.

La Direction considère que les activités (commerciales) d’Orange contribuent à l’atteinte de plusieurs objectifs de développement durable notamment au travers de l’expérience client incomparable que le Groupe propose, ses offres de connectivité enrichie et le modèle d’employeur digital et humain qu’il a pour ambition de construire.

L’approche RSE du Groupe vise plusieurs domaines autour de trois axes majeurs :

-        Orange : opérateur de confiance dans sa relation avec ses salariés, avec ses clients et ses fournisseurs
-        Orage : opérateur engagé qui contribue au développement économique et social
-        Orange : opérateur vert.

Le premier axe est décliné au travers des actions en matière de lutte contre la corruption mises en oeuvre dans le cadre de la politique de « compliance », la promotion de la diversité et l’égalité sur le lieu de travail ou encore la contribution à la transition énergétique et écologique et  une politique d’achat responsables.

Ainsi, en qualité d’employeur Orange se félicite d’identifier et de recruter les compétences d’avenir, de faire de ses salariés des professionnels plus agiles en les formant à la  digitalisation et par la simplification des modes de fonctionnement. Orange renforce la féminisation à tous les postes et notamment ceux de direction et développe une culture managériale autour de la confiance de la coopération et du travail en réseaux.

Si la RSE se doit bien d’être la déclinaison à l'entreprise des concepts de développement durable, les élus du Comité de Groupe Européen ont vivement regretté que l’exposé de la Directrice de la RSE ait consisté en une communication quasi publicitaire des services commerciaux d’Orange pour paraître en phase avec les aspirations des citoyens et objectifs des institutions internationales.

Les représentants de la France et la Pologne, en particulier, ont également critiqué  l’absence de toute mention dans la présentation de politique de l’emploi du Groupe et se sont interrogés sur le caractère « socialement responsable » de l’externalisation d’une part toujours plus importante des activités du Groupe.

Dans le cadre du Comité de Groupe Européen d'Orange des 29, 30, 31 mai et 1er juin 2017 à Dublin en Irlande, la Direction du Groupe a inscrit un point à l'ordre du jour relatif aux services financiers mobiles d’Orange présenté par Jean-Bernard MATEU Directeur des Services Financiers Mobiles Europe et France.

Si l’essentiel de la présentation portait sur le projet de banque mobile d’Orange avec Orange Bank ainsi que les accords passés avec MBank dans certains pays d’Europe Centrale, la Direction a commencé par présenter aux membres du Comité de Groupe Européen les autres services financiers mobiles proposés par le Groupe en Europe, à savoir :

-        Orange Money qui consiste en un porte-monnaie électronique

-        le paiement sans contact (NFC).

Les services bancaires n’étaient jusqu’à présent proposés qu’en Europe centrale, principalement en Pologne, grâce au partenariat de distribution des produits bancaires conclu avec Mbank.

La stratégie plus ambitieuse d’Orange en matière de services financiers mobiles en Europe de l’Ouest repose sur l’acquisition qui a été faite par Orange d’une licence bancaire complète (Groupama) afin d’intervenir sur tous les métiers de la banque commerciale.

Le moment a été jugé opportun par la Direction pour entrer sur le marché des services bancaires en raison du retard pris par la France en matière de banque directe et de l’entrée en vigueur de la loi Macron qui favorise la concurrence.

Orange entend se différencier, d’une part, par ses tarifs (gratuité de la plupart des services de base, notamment la carte bancaire de paiement) et, d’autre part, par la qualité et la convivialité de son application sur Smartphone avec l’objectif de recruter en nombre les générations qui utilisent un Smartphone.

Orange mise en effet sur son application qui permettra au client d’accéder à une information en temps réel de ses opérations. Il a bien été précisé que le mode de contact entre le client et Orange Bank sera bien l’application pour mobile bien que quelques opérations, comme l’ouverture d’un compte, puissent s’effectuer en boutique.

Si la gratuité des services de base est censée assurer le recrutement des clients les services de prêts ou d’assurance seront des services payants assurant à terme la rentabilité d’Orange Bank qui est envisagée dans un délai de 5 à 7 ans. 

Orange Bank sera donc au cœur de la stratégie d’Orange dans les services financiers mobiles en France, en Espagne et en Belgique, bien que seule la date de début de commercialisation ne soit précisée que pour la France : 6 juillet 2017.

Les élus du Comité de groupe européen se sont exprimés favorablement sur la création d’Orange Bank  comme axe de diversification du Groupe. La principale interrogation a porté sur la rentabilité et les effets sur l’emploi.

En France, les produits financiers d’Orange Bank seront vendus dans les 3000 agences de Groupama par les salariés de cette entité. En complément des équipes ont été formées dans 140 boutiques Orange.  

Le représentant de la filiale espagnole a interrogé le JB Mateu sur les recrutements en Espagne. La réponse a été qu’une équipe d’Orange Bank allait bien être constituée en Espagne qui sera séparée des équipes d’Orange Espagne. Quelques salariés d’Orange Espagne seront recrutés dans cette structure mais pour l’essentiel le recrutement concernera des banquiers.

En fin, sans en dévoiler la teneur JB Mateu s’est montré favorable à des offres pour les salariés du Groupe. La réduction sera nécessairement limitée à 30% du prix public , ce qui correspond à la contrainte règlementaire.

Dans le cadre du Comité de Groupe Européen d'Orange des 29, 30, 31 mai et 1er juin 2017 à Dublin en Irlande, la Direction du Groupe a inscrit à l'ordre du jour un point relatif à l'ambition du Groupe Orange dans le domaine des réseaux, dossier présenté par Christian Luginbühl, Directeur Europe & Performance.

Le plan stratégique Essentiels 2020 a déjà pris en compte, en amont, la forte demande du marché en termes de services haut-débit, tant en vitesse qu'en volume, avec de fortes tendances vers le quadruple play et la convergence, sans oublier pour autant la qualité du réseau, contributeur fort à l'expérience client, et la nécessité de diversifier les activités du Groupe, notamment dans les secteurs de la banque mobile (Orange Bank) et de l'IoT (Internet Of Things, l'internet des objets). Les enjeux sont donc élevés pour le Groupe avec un investissement dans les réseaux s'élevant à 15 milliards d'€ sur la période 2015-2018.

L'augmentation du débit et de la capacité influe sur tous les domaines réseau, de l'accès fixe (FTTH, câble, hybride, etc.) à l'accès sans fil (4G en zone MEA, MIMO, vRAN), en passant par le transport (mise à jour du backhaul mobile, 100 Gbit/s sur les coeurs de réseaux) et la gestion de contenus (CDN et caching). A l'horizon 2020, le Groupe tend donc vers une infrastructure cible soutenant l'automatisation, avec, pour l'IT, une virtualisation des plateformes de services et des fonctions réseau. Les réseaux à la demande (ODN, On-Demand Network) s'appuient sur la combinaison des deux technologies SDN (Software Defined Network) et NFV (Network Functions Virtualization), lesquelles procurent une grand agilité grâce à la numérisation du réseau. De nombreux opérateurs télécoms (AT&T, Verizon, British Telecom, NTT, China Mobile, Deutsche Telekom, etc.) ont d'ores et déjà effectué un premier pas vers la transformation sur le marché B2B, seuls Telefonica et Orange étant, sur le marché B2C, en phase d'essais. Par ailleurs, le Groupe a franchi les premières étapes sur le plan industriel et juge le secteur suffisamment mature pour un déploiement.

Des transformations d'une telle ampleur auront inévitablement des impacts forts sur les métiers et les qualifications, essentiellement en termes de connaissance, avec la maîtrise des technologies pivot, de savoir-faire, via une évolution progressive des méthodes de travail et le partage des références communes, et enfin de comportement, amenant une évolution de notre culture commune. Le périmètre des différents postes sera donc modifié, et en particulier:

  • les postes de développeur (logiciel de développement professionnel) deviendront majeurs au sein du Groupe et devront être suivis en conséquence
  • les postes de conception technique (architectes, planificateurs urbains) des domaines IT et Réseau se rapprocheront
  • l'intégration des différentes briques deviendra un élément clef du rôle de l'opérateur
  • les professions Ventes & Marketing évolueront avec la création de nouveaux rôles support
  • les périmètres d'assistance, l'intervention sur site ainsi que la gestion des activités évolueront également
  • le rôle des chefs de projet sera remis en question avec l'introduction du concept d'agilité
  • les managers joueront un rôle clef, mais celui-ci, au sein du modèle commercial, devra être clairement défini
  • enfin, de nouveaux rôles émergeront ou prendront de l'importance dans le nouvel écosystème
La Direction tente de rassurer sur la progressivité de la transformation, en lien avec la disponibilité des briques technologiques, en relation avec le degré de maturité des pays, et en fonction des choix stratégiques qui seront définis. Dans les pays où Orange est historiquement présent, le réseau existant et le tandem SDN/NFV coexisteront de manière prolongée.

Jérôme Barré, Directeur des Ressources Humaines du Groupe, conclut le dossier en ces termes: les grandes évolutions technologiques sont inexorables. Mais l'histoire doit encore être écrite pour Orange Business Services (OBS) aujourd'hui. Outre de nombreuses formations "value A" (pour Agilité), l'académie SDN (Software Defined Network) a été lancée le mois dernier chez Orange Business Services, en interaction avec l'académie logicielle au sein de l'entité Innovation, Marketing et Technologies (IMT). Selon la Direction, le plan de transformation métier par métier n'est pas encore défini, et il convient de prendre le temps d'intégrer toute cette dimension dans l'évolution des futurs métiers. A titre d'exemple, 7000 personnes suivent actuellement une formation sur le domaine du SDN. D'une manière générale, la Direction continue de construire sa compréhension  de l'impact de cette transformation sur les métiers futurs.

Pour autant, et au-delà de la grande complexité de ce dossier et du peu d'effort de vulgarisation permettant d'en faciliter l'appropriation, les élus du Comité de Groupe Européen s'interrogent sur l'avenir des filiales lorsque tout aura été virtualisé. A cette question à forte dimension humaine, la Direction indique que le bon processus, y compris celui de l'information-consultation, sera envisagé au moment opportun, mais sans que l'on ait, à cet instant, une visibilité précise sur le calendrier... Vous avez dit rassurant ?

Dans le cadre du Comité de Groupe Européen d'Orange des 29, 30, 31 mai et 1er juin 2017 à Dublin en Irlande, la Direction du Groupe a inscrit un point à l'ordre du jour relatif aux perspectives stratégiques du Groupe, dossier présenté par Bénédicte Javelot, Directrice de la Stratégie du Groupe.

Articulée autour du programme Essentiels 2020 lancé en mars 2015, la stratégie du Groupe Orange présente, deux ans plus tard, un bilan plutôt positif, affichant une croissance du chiffre d'affaires pour le 6ème trimestre consécutif, ainsi qu'une croissance de l'EBITDA entre 2015 et 2016. Cette croissance est portée par une politique d'investissement et une forte dynamique commerciale, notamment autour de 4 axes principaux:

  • une stratégie marketing déclinée, en France, autour de la valeur, et en particulier de la fibre
  • le déploiement en Europe du très-haut débit fixe (THD) ainsi que la convergence, appuyé par une excellente dynamique en Espagne
  • la poursuite du développement sur le zone Moyen-Orient et Afrique (MEA) avec l'intégration progressive des nouvelles filiales
  • et enfin, le développement des services IT et de l'international sur le périmètre d'Orange Business Services (OBS)

Pour autant, l'ambition du programme Essentiels 2020 en termes d'objectifs nécessite le maintien des efforts de transformation sur l'ensemble des géographies du Groupe, en portant une vigilance particulière sur:

  • la priorisation des investissements pour sécuriser les projets stratégiques sur le long terme
  • la poursuite de la maîtrise des coûts
  • l'adaptation du modèle de croissance en zone Moyen-Orient et Afrique pour garantir la création de valeur
  • les axes potentiels de diversification

Le Groupe poursuit la déclinaison de son programme Essentiels 2020 dans un environnement complexe marqué par des marchés très concurrentiels, avec une croissance économique sur certains pays en deça des prévisions de l'année dernière, un ralentissement des opérations de consolidation en Europe, une demande croissante des clients en termes de services convergents, de connectivité, de couverture, de débit, mais également un cadre réglementaire et fiscal difficile, notamment sur la zone Moyen-Orient et Afrique avec des enchères contraignantes sur les licences mobiles en Egypte et au Sénégal. Sur le périmètre France, malgré le contexte concurrentiel très tendu, incluant un challenge permanent sur les réseaux et les prix, sans oublier les tentatives de nos concurrents de faire évoluer le cadre réglementaire sur la fibre, la très bonne dynamique commerciale mise en place par le Groupe lui permet de poursuivre la croissance du revenu moyen par client (ARPU), l'augmentation du parc clients FTTH et 4G, le déploiement des Smartstores et des services de diversification (Orange Cash, Orange Bank, LoRa).

Dans le même temps, en Europe, Orange affirme sa position de leader de la convergence, grâce à des modalités adaptées à chaque marché pour assurer le développement du très haut débit fixe, mais également l'accès aux contenus, compléments désormais indispensables aux offres d'accès, et dont il est primordial de sécuriser les approvisionnements, de maîtriser les coûts (en particulier dans un contexte d'inflation des droits), d'assurer l'attractivité par la différenciation des offres, et enfin de garantir la génération de nouveaux revenus.

En zone Moyen-Orient et Afrique, les enjeux demeurent importants face aux défis de la transformation numérique qui imposent le maintien de la compétitivité du prix de nos offres, la densification de la couverture, la priorisation des investissements, l'optimisation des coûts de réseau et de distribution, tout en tenant compte d'un marché de plus en plus concurrentiel avec un ralentissement de la croissance des opérateurs télécoms, d'une menace forte des OTT (Over-The-Top, aka Google, Facebook, WhatsApp, etc.) et d'un poids accru des réglementations et fiscalités.

Si le marché Entreprises renoue avec la croissance, le développement des services et de l'international demeureront des enjeux majeurs, visant notamment à compenser la baisse des revenus voix et data par la forte croissance attendue des services IT (Sécurité, Orange Cloud for Business), ainsi que par les accompagnements des clients dans leur transformation digitale, ou encore le développement de nouvelles compétences telles que le SDN (Software Defined Network) permettant d'automatiser le fonctionnement du réseau.

Enfin, la diversification des activités du Groupe avec son lancement prochain sur le marché bancaire (Orange Bank) et son positionnement affirmé sur l'intégralité de la chaîne de valeur (objets, connectivité, services) dans l'Internet des Objets (IoT), sont autant de leviers sur lesquels il ambitionne de poursuivre son développement, tenant compte à la fois des opportunités en matière d'innovation et des nouvelles sources de revenu associées, mais aussi des dangers de la désintermédiation, de l'ubérisation, et de la perte de leadership.

Pour les élus du Comité de Groupe Européen, s'il est rassurant de constater que le niveau d'investissement dans les réseaux semble être maintenu à haut niveau, ils s'interrogent sur celui de la garantie de l'emploi, au-delà des projections de croissance affichées, regrettant par ailleurs leur mise en avant sans mention du bénéfice correspondant attendu. Ils alertent une fois encore la Direction du Groupe sur l'absence de politique de recherche et développement (R&D) et des moyens associés, laissant à penser que l'on demande plutôt aux start-up de porter les risques que le Groupe ne souhaite pas prendre en interne.

Dans le cadre du Comité de Groupe Européen d'Orange des 29, 30, 31 mai et 1er juin 2017 à Dublin en Irlande, la Direction du Groupe a inscrit un point à l'ordre du jour relatif aux résultats financiers du 1er trimestre 2017, dossier présenté par Frederico Colom Arola, Directeur du Contrôle de Gestion du Groupe Orange.

D'une manière générale, la tendance observée en 2016 se confirme. Le chiffre d'affaires du Groupe est en augmentation de 0.8% à 10.1 Mds d'€, l'EBITDA de 2% à 2.6 Mds d'€, le Capex de 2.1% à 1.5 Mds d'€ et le parc clients de 1% à 265 millions. Elément central de la stratégie du Groupe, la convergence demeure au coeur des performances commerciales, avec les meilleures tendances observées respectivement en Pologne (+39%), en France (+10%) et en Espagne (+7%). La stratégie marketing et commerciale adoptée par l'entreprise est donc validée par un nouveau trimestre de croissance organique, par la croissance du chiffre d'affaires et le contrôle des coûts associé, ainsi que par des efforts d'investissement soutenus afin de maintenir l'avantage concurrentiel du Groupe en termes de connectivité.

Sur la géographie internationale, Orange se stabilise à la 12ème place des opérateurs mondiaux, les Etats-Unis (à l'exception de Verizon) et la Chine demeurant les deux principaux artisans de la croissance du chiffre d'affaires du secteur. Les principaux opérateurs européens (Deutsche Telekom, Vodafone, Telefonica, Telecom Italia) renouent avec la croissance. S'agissant d'Orange sur ses principaux territoires européens d'implantation:

  • En France, le haut-débit et le marché de gros du fixe continuent de soutenir une meilleure tendance du chiffre d'affaires, accompagnés par de fortes ventes nettes dans le mobile et le haut-débit fixe, malgré un environnement très concurrentiel.
  • L'Espagne enregistre une très bonne performance tirée par la forte augmentation de sa base clients et du revenu moyen par client (ARPU). La convergence et la fibre tirent la solide croissance de la base clients fixe et mobile.
  • En Pologne, on observe une accélération sur la fibre optique FTTH ainsi que sur le réseau mobile et la convergence.
  • En Belgique et au Luxembourg, le lancement de l'offre convergente Love rencontre un réel succès, soutenant la croissance du revenu moyen par client grâce à la stratégie d'enrichissement des offres.
  • Par ailleurs, s'agissant des pays d'Europe Centrale (Roumanie, Slovaquie, Moldavie), la solide croissance des revenus est tirée par la monétisation des données et la pénétration des smartphones sur ces marchés.
  • Sur le marché Entreprises enfin, la pression sur la voix continue de s'exercer fortement, compensée en partie par la poursuite de la croissance de l'IT et des services d'intégrations.

En conclusion, la Direction du Groupe confirme ses objectifs pour l'année 2017:

  • EBITDA ajusté supérieur à celui de 2016 à base comparable
  • Maintien du ratio dette nette/EBITDA ajusté "télécoms" autour de 2 à moyen terme
  • Un dividende 2017 à €0.65, avec un paiement intérimaire de €0.25 dès décembre 2017
  • Une politique de fusions/acqusitions sélective en maintenant la priorité aux zones existantes

Elle confirme par ailleurs le plan d'actions gratuites pour un montant de 1000 euros, ramené à pouvoir d'achat équivalent par pays, et précise que ce plan sera financé par le Groupe pour les filiales étrangères, le calendrier de mise en oeuvre étant encore soumis, outre l'Assemblée Générale du 1er juin 2017, à l'ordre du jour de plusieurs Conseils d'Administration à venir.

S'il y a matière à se féliciter des résultats financiers encourageants pour ce 1er trimestre 2017, les élus du Comité de Groupe Européen expriment à nouveau leur regret s'agissant de l'absence d'éléments permettant de mesurer les impacts des divers plans de départ ou réorganisations, menés pays par pays, sur les résultats du Groupe, bien que ce point ait déjà fait l'objet de demandes précises lors des précédentes réunions de l'instance. Par ailleurs, la suppression de l'itinérance dans les pays européens ne sera pas sans conséquence sur les revenus des opérateurs: l'impact sur l'EBITDA d'Orange sera de l'ordre de 130 millions d'€ cette année (1.03% de l'EBITDA 2016), même si la Direction se veut rassurante en compensant par la lutte contre le churn grâce à la convergence, ou l'accroissement de la mise en oeuvre de services innovants à valeur ajoutée.

En préambule à l’Assemblée Générale des actionnaires d’Orange, la CFE-CGC Orange invite les journalistes à un point presse, au Petit Marguery (5 mn à pied du Palais des Congrès où se déroule l'AG).

L'échange portera sur les thèmes suivants :

  • Dividendes et investissements nécessaires à la pérennité d’Orange :
    le point de vue des personnels actionnaires
  • Quel futur pour Orange en cas de désengagement de l’État ?
    Le rôle de l’actionnariat salariés
  • Stratégie d’Orange :
    lancement d’Orange Bank, place des contenus, état du marché français des télécoms, perspectives africaines

Télécharger l'invitation en pdf : 
pdfcdp_cfe-cgc_orange_invitation_presse_ag_des_actionnaires_dorange_1erjuin2017.pdf

Documents en lien :

acquisition business et decision

L'opérateur de télécommunications Orange va racheter 67% du capital de Business & Decision dans le cadre d'une OPA simplifiée qui valorise la société de conseil et d'ingénierie à 62,5 M€ au total. Cette acquisition viendra renforcer sa filiale OBS engagée dans la transformation digitale des entreprises.


Orange vient d’annoncer qu’il entrait en négociation exclusive pour acquérir Business & Decision. L’opérateur de télécommunications souhaite prendre le contrôle de 67% du capital de la société de conseil et d’ingénierie en systèmes d'information. .

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Business & Decision apportera son expertise en data science et gouvernance des données à Orange Business Services, qui est de son côté spécialisé sur la collecte et l’hébergement de données. La réalisation de la transaction pourrait intervenir à la fin du troisième trimestre 2017, précise Orange.

Et dans un communiqué de presse, la CFE-CGC Orange se félicite du projet d’acquisition de Business & Décision. « Le renforcement des compétences dans l’analyse des données présente un intérêt pour les clients d’Orange Business Services mais aussi pour permettre à Orange de fournir des services d’excellence à ses clients grand public notamment dans Orange Bank »

 

Source extrait : Le Monde informatique - Maryse Gros - 18 mai 2017

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L'opérateur de télécommunications Orange va racheter 67% du capital de Business & Decision dans le cadre d'une OPA simplifiée qui valorise la société de conseil et d'ingénierie à 62,5 M€ au total. Cette acquisition viendra renforcer sa filiale OBS engagée dans la transformation digitale des entreprises.


Orange vient d’annoncer qu’il entrait en négociation exclusive pour acquérir Business & Decision. L’opérateur de télécommunications souhaite prendre le contrôle de 67% du capital de la société de conseil et d’ingénierie en systèmes d'information. La famille Bensabat et le PDG Christophe Dumoulin sont actionnaires majoritaires de la société cotée sur Euronext Paris.

.../...

Et dans un communiqué de presse, la CFE-CGC Orange se félicite du projet d’acquisition de Business & Décision. « Le renforcement des compétences dans l’analyse des données présente un intérêt pour les clients d’Orange Business Services mais aussi pour permettre à Orange de fournir des services d’excellence à ses clients grand public notamment dans Orange Bank.


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Source extrait : Le Monde informatique - Maryse Gros - 18 mai 2017

Le métier d’Orange Business Services (OBS) est de « Connecter les hommes, les sites et les machines ». Aujourd’hui, Orange Business Services doit pouvoir accompagner ses clients dans la même démarche de digitalisation entreprise par le Groupe Orange. Ce marché est en totale réorientation et il pose en outre une question fondamentale: quelle place laissée à l’Homme dans le cadre de cette transformation inévitable ?

Dans le cadre du Comité Groupe Monde des 7, 8 et 9 Mars 2017 à Paris, Thierry BONHOMME, Directeur Général Adjoint d’Orange Business Services a présenté le bilan 2016 et les axes de stratégie de l'entité, sujet abordé de manière très technique.

Orange Business Services (OBS) est présent dans 77 pays, ce qui représente une force pour le Groupe avec un effectif de 20682 salariés au 1er semestre 2016. Thierry Bonhomme a insisté sur le fait que Stéphane Richard demande à Orange Business Services de bien « oser » des partenariats avec les grandes multinationales utilisant gracieusement nos réseaux pour leur business : les Skype, WhatsApp ou encore Viber, ainsi que d'autres géants du web : Google, Apple, Facebook, Amazon, etc. Nous devons être certains de notre force, de nos fondamentaux, pour pouvoir démarcher les très grands dans le cadre d’une « coopétition » internationale. Nos atouts sont de trois ordres :
  • capacités d’innovation,
  • présence mondiale,
  • processus internes de fonctionnement allégés et agiles.
Nous avons pu observer que de nombreux chiffres mentionnés étaient erronés ou incohérents, notamment au sujet des effectifs par pays et zones géographiques. Les élus du Comité de Groupe Monde, dont ceux de la CFE-CGC, ont demandé l’envoi d’une nouvelle version complète. A cette occasion, il sera précisé le nombre de salariés pour chaque entité Orange Business Services. Ces approximations interrogent les élus sur la volonté de la Direction.

Quelques chiffres malgré tout  pour bien cerner ce que représente OBS dans le Groupe au-delà des 15% de participation aux bénéfices avant impôt, l’EBIDTA, ce qui est loin d’être négligeable:
  • environ 20700 collaborateurs OBS dans le monde, dont la moitié en France
  • 8,5 milliards d’euros de chiffre d’affaires
  • 50000 petites et moyennes entreprises (PME) en France
  • 240 grands comptes en France
  • 3000 multinationales dans le monde
A noter de beaux succès commerciaux en 2016, avec 24 nouveaux « logos » dont la NBA, Hewlett-Packard, Alibaba Group, ainsi que les marques automobiles Jaguar et Land Rover, toutes deux pourtant propriétés du conglomérat indien Tata, par ailleurs opérateur de téléphonie.
L'année 2016 est marquée par un retour à la croissance grâce aux services : sécurité (+17%) et Cloud (+17%). La voix n’a progressé que de 1,6%.
On a vraiment changé de modèle économique, avec la digitalisation. Les acquisitions récentes de Log’In et Lexsi par exemple, spécialistes de la sécurité informatique et du Cloud, doivent asseoir cette évolution.  

A l’image de ce que l’on vit dans le Groupe, le vaste chantier de 2017 est de parvenir à accompagner la transformation digitale de nos clients: factures électroniques, autodiagnostic des clients sur le portail Entreprise France, etc. Cette digitalisation accompagne et ou favorise une nouvelle manière de travailler qui impacte le personnel.

Les représentants de la CFE-CGC au Comité de Groupe Monde s’interrogent s'agissant de la pérennité d’Orange Business Services sur des territoires à coûts élevés comme les Etats-Unis ou la Grande-Bretagne. Malgré les propos rassurants de Thierry Bonhomme lors de sa présentation, les paroles n’engagent que ceux qui les écoutent. Nous avons tous été alertés par le fait que les effectifs ont été divisés par deux depuis qu’Orange Business Services existe aux Etats-Unis, et depuis 5 ans au Royaume-Uni.

Dans le cadre du Comité Groupe Monde des 7, 8 et 9 Mars 2017 à Paris, la Direction du Groupe a inscrit un point relatif à la mise en oeuvre de l’accord Santé-Sécurité Groupe Monde à l’ordre du jour, dossier présenté par Alain ANDRE, Directeur de la Prévention et de la Qualité de Vie au Travail.

Lors de cette présentation, Mariana GAEZ, Médecin Conseil à l’International, Clotilde BOURY, Directrice des Ressources Humaines et de la Communication interne de la zone Afrique/Moyen-Orient (MEA) et Pascal FOULACHON, Business Partner Ressources Humaines de la zone Afrique/Asie/Océanie, ont également présenté les avancées de la mise en œuvre de cet accord Santé Sécurité au Travail (SST), sujet abordé initialement lors du Comité de Groupe Monde du 9 mars 2016 à New Delhi.

L’année 2016 a vu la création de Comités Santé Sécurité (CSS) dans les filiales Orange qui en étaient dépourvues jusqu’à ce jour, et de nombreuses formations "Santé Sécurité Qualité de Vie au Travail" (SSQVT) inter-filiales ont été organisées : 6 sessions (dont Abidjan, Dakar, Casablanca, Le Caire…), 14 comités concernés, 62 membres formés, 60 plans d’action construits. Le calendrier 2017 prévoit d'ores-et-déjà des formations de 6 jours chacune à Madagascar, au Botswana, en Tunisie, en République Démocratique du Congo, au Burkina Faso et en Sierra-Leone.

Un suivi de cet accord mondial est assuré via des indicateurs quantitatifs que qualitatifs, et démontrent à ce stade (fin 2016) un bilan positif : 117 filiales sondées, 102 retours, soit 146000 salariés du Groupe ayant répondu (96%). Le nombre d’accidents du travail avec arrêt diminue depuis 2014 (1000/an comparés aux 790/an en 2016). Une prévention et protection particulières des prestataires et sous-traitants est également en cours depuis 2016, matérialisées par la formation déjà réalisée au sein de Orange Jordanie.

Des audits et autodiagnostics sont également prévus (en Egypte, Roumanie, Moldavie notamment) en 2017 avec l’opérateur DEKRA sélectionné par Orange.

Au nom de tous les élus du Comité de Groupe Monde, son Secrétaire William COCKER (Côte d'Ivoire) félicite l’ensemble de ces initiatives du Groupe, mais regrette que les organisations syndicales ne soient pas sollicitées (à minima informées) de ces déploiements et formations dans chacun des pays où elles sont mises en oeuvre. Une attention particulière a également été demandée à la Direction au sujet des sous-traitants de Huawei (cf projet ANO / Présentation Opérations MEA), "outsourcer" chinois pour Orange dans de nombreux pays africains.

Dans le cadre du Comité Groupe Monde des 7, 8 et 9 mars 2017 à Paris, la Direction du Groupe a inscrit le point habituel à l’ordre du jour relatif aux résultats Financiers de 2016, dossier présenté par Ramon Fernandez, Directeur Financier du Groupe.

Nous ne reviendrons pas dans le détail sur les éléments européens de ces résultats abordés lors du Comité de Groupe Européen des 28 février, 1er et 2 mars 2017.
 
Rappelons toutefois en préambule quelques spécificités propres à la constitution et au fonctionnement du Comité de Groupe Monde:
  • Le Comité Groupe Monde n’est pas une instance obligatoire (au sens du Code du Travail), mais mise en place depuis 2011 chez Orange dans le but de créer une instance internationale de dialogue social.
  • Le nombre de sièges par pays est conditionné par les règles de l’accord associé (représentativité par pays, tant en participation d’Orange d'au moins 10%, qu’en nombre de salariés minimum de 400, et proportionnel en France notamment aux résultats des dernières élections professionnelles)
  • Représentation française des élus à hauteur de 9 participants (le maximum prévu dans l'accord) lors de ce Comité Groupe Monde

Sur les 25 pays éligibles, 21 étaient présents, dont la Belgique (1), l'Espagne (1), la Russie (1), les Etats-Unis (1), la France (9), la Grande-Bretagne (1), l'Inde (1), le Maroc (1), l'Egypte (1), la République Démocratique du Congo (1), la Côte d’Ivoire (1), la Jordanie (1), le Cameroun (1), le Kenya (1), Madagascar (1), le Mali (1), le Niger (2), la Roumanie (1), le Sénégal (1), la Slovaquie (1), la Moldavie (1). Le Brésil, la Colombie et l'Argentine étaient absents.

Le chiffre d’affaires est en hausse de 0,6 %, porté par l’Espagne (+6%), par l‘Europe et la zone Afrique Moyen Orient (+2,9%), et l’EBITDA progresse de 1,3%. Ce sont les conséquences directes des investissements dans la 4G et le FTTH (investissements globaux à 7 milliards d'euros, soit un ratio de 17% par rapport au chiffre d’affaire) d’une part, et du choix stratégique de la convergence dans les pays européens d’autre part. Le ratio dette nette /EBITDA est satisfaisant autour de 2 et est en phase avec l’objectif.

Le portefeuille d’Orange se renforce de par l’intégration de TIGO en République Démocratique du Congo, CELLCOM au Libéria et des filiales AIRTEL au Burkina Faso et en Sierra Leone, et enfin de SUN Communications en Moldavie. A l’opposé, les cessions de Everything Everywhere (EE) et Telkom Kenya affaiblissent notre présence dans ces 2 pays. Du côté Orange Business Services, Lexsi et Log’in témoignent de notre stratégie forte dans les domaines de la sécurité et du Cloud.

En zone Afrique & Moyen-Orient (AMO), la croissance du chiffre d’affaires via Orange Money s’est élevée en 2016 de +58%, via les données mobiles de +31%, et via le B2B de +8% par rapport à 2015. L'Egypte, la Côte d’Ivoire, le Mali et la Guinée ressortent respectivement avec des progressions de +3,5%, +5%, +9,6% et +15,4%. Le secteur Entreprises porté par Orange Business Services est en croissance de +26% sur le 4ème trimestre (domaine de la sécurité) et de +20% (domaine du Cloud).

A l'instar des membres du Comité de Groupe Europe, les élus du Comité Groupe Monde se félicitent de ce retour à la croissance, et demandent une juste rétribution (évocation renouvelée d’une prime "Monde" comme déjà mentionnée en 2015 et 2016) aux salariés d'Orange, versée par le Groupe et non pas par chacun des pays.

En parallèle, la CFE-CGC a demandé à la Direction de préciser les effectifs de nos filiales africaines, ce qui sera réalisé dans une prochaine version de la présentation envoyée aux élus.

à l'ordre du jour des deux séances du 15, et 21/22 mars

Évolution de la politique relation clients dans les boutiques et ses impacts
Une présentation essentiellement marketing qui occulte les essentiels éléments économiques et sociaux   
Point à date Orange Bank et contrôle interne et externe dans le cadre de l’IOBSP
L’exécution opérationnelle d'Orange bank sera-t-elle à la hauteur ? Pour la CFE-CGC Orange, là est, plus que jamais, toute la question !    
Perspectives d’évolution de l’activité porte à porte
Une activité qui s'externalise pas à pas
Orientation du domaine intervention
Vers une centralisation ou une fusion des UI 
Stratégie de l’entreprise : point d’étape Essentiels 2020
Trop peu de place donnée à la dimension stratégique nationale et européenne qui pourtant structure l’essence de notre entreprise    
Situation économique et financière : résultats Orange SA exercice 2016
Les résultats d’Orange s’améliorent... les actionnaires sont les premiers servis !!!

pdfcr_ccues_15_et_21_22_03_2017.pdf

Situation économique et financière : résultats Orange SA exercice 2016

information en vue d’une consultation.

Objectifs 2017

  • EBITDA ajusté Groupe : 2017 > 2016 base comparable
  • Dette nette / EBITDA ajusté télécom : autour de 2x à moyen terme
  • Dividende : 0,65€ (+ 0, 05€)
  • Politique M&A : Sélective avec priorité aux zones existantes

Analyse de la CFE-CGC

Les résultats du Groupe Orange pour 2016 signent, enfin, le retour à la croissance globale du chiffre d’affaires et de la marge d’EBITDA.

La CFE-CGC Orange déplore que la première annonce qui en découle soit l’augmentation du dividende, dans une période où le Groupe a toujours besoin de mobiliser des investissements conséquents dans les réseaux à très haut débit, tandis que la baisse des effectifs se poursuit, tout particulièrement en France et en Pologne.

lire notre communiqué de presse

Dans le cadre du Comité de Groupe Européen d'Orange des 28 février, 1er et 2 mars 2017, la Direction du Groupe a inscrit un point à l'ordre du jour relatif aux résultats des baromètres sociaux, dossier présenté par Philippe TRIMBORN, Directeur de l'Innovation Sociale et de la Transformation Digitale.

La Direction a présenté, d’une part, les résultats du baromètre social France, et d'autre part ceux du baromètre international, lesquels pour la dernière année sont issus de questionnaires distincts opérés également selon deux méthodologies différentes. La Direction a en effet annoncé que la même méthodologie serait désormais commune à tous les pays. Ainsi le baromètre social France, qui repose sur 2 questionnaires par an proposés par téléphone à un échantillon représentatif, sera abandonné au profit du modèle international qui consiste en un seul questionnaire annuel en ligne adressé à l’ensemble des salariés.

Sur les deux baromètres, la Direction dispose aujourd’hui d’un historique sur 5 ans et s’enorgueillit de résultats en progrès. Elle rappelle que la performance sociale est prise en compte dans le calcul des parts variables des dirigeants.

Pour la France, la progression des résultats du baromètre est significative à + 2% des réponses positives pour 2016, ce qui constitue le meilleur score depuis la mise en place du baromètre, présenté comme le fruit de plusieurs années d’efforts du Groupe en faveur de la responsabilité sociale d'entreprise (RSE) en général, et de la qualité de vie au travail en particulier.

Les progrès sont notables sur les questions relatives à la reconnaissance et à la rémunération.

En Europe, 17000 salariés ont répondu dans les pays de la Division Europe auxquels s’ajoutent 1400 réponses de salariés d’Orange Business Services (OBS), avec respectivement un taux de réponse de 57% et 54% des personnes interrogées.

De manière générale, la Direction se réjouit d’une progression globale, dans les pays et chez OBS, des résultats sur l’ensemble des thématiques (notamment celle de la recommandation par les salariés des produits et services du Groupe !!!), à l’exception de celle relative au développement professionnel (impact significatif des salariés polonais sur ce point). La compréhension de la stratégie du groupe progresse aussi encore fortement chez OBS (+9%) et, toujours chez OBS, les réponses positives sont plus nombreuses sur la reconnaissance en raison d’une plus grande transparence en matière de rémunération et rétribution.

Les élus du Comité de Groupe Européen ont posé des questions relative à la méthode opérée en France qui, orale, parait moins rigoureuse. Celle-ci doit être abandonnée.
Ils ont pointé la baisse, en Europe, de la part des salariés qui recommandent Orage comme employeur (ces résultats progressent au contraire chez OBS).
En réponse, ils sollicitent un plan pour améliorer la formation, dont ils soulignent l’importance, et le développement des carrières.
Certains pays où OBS est présent (Luxembourg et Allemagne notamment) ont vivement déploré l’absence de résultats propres à leur territoire, au motif qu’ils seraient, selon la Direction, non significatifs d’un point de vue statistique.
Enfin, les élus notent que la perception de l’équité dans les promotions obtient un score qui reste insatisfaisant et réclament plus de transparence en matière de reconnaissance et de rétribution.

Dans le cadre du Comité de Groupe Européen d'Orange des 28 février, 1er et 2 mars 2017, la Direction du Groupe a inscrit un point à l'ordre du jour relatif à l’action de la Fondation Orange en faveur de l’égalité des chances, dossier présenté par Brigitte Audy, Directrice Déléguée Mécénat & Solidarité, et Secrétaire Générale de la Fondation.

Cette communication aux élus du CGE a été programmée à l’occasion des trente ans de la Fondation présentée comme un des piliers de la Responsabilité Sociale et Environnementale (RSE) du Groupe, ainsi que le principal outil de son engagement philanthropique.

La Fondation a connu des évolutions importantes au fil de son histoire, lesquelles se concrétisent aujourd'hui par une action dans 30 pays différents via les 15 fondations existantes auprès des filiales et les nombreux délégués, se partageant un budget de 23 M€ dont 8 M€ pour la France.

En lien avec l’objectif Essentiel 2020 du Groupe d’être une entreprise digitale et humaine, la Fondation a complété ses axes d’actions historiques, que sont la musique et l’autisme, par un engagement dans l’éducation numérique des plus fragiles, à savoir les jeunes sans qualification et les femmes qui souffrent de précarité.

Les actions sur ce thème sont menées dans tous les pays où la Fondation est présente par le biais d’appels à projets auprès des associations. Les projets retenus se voient attribués des moyens matériels, notamment en équipements (tablettes, etc.), ainsi que des moyens humains par l’intermédiaire de salariés bénévoles ou des salariés en mécénat.

Les maisons digitales portent l’engagement de la Fondation auprès des femmes. Il en existe 118 aujourd’hui, dont 48 en France, qui sont des lieux où les femmes peuvent venir se former aux outils informatiques et numériques, et acquérir une réelle autonomie dans leur utilisation à des fins professionnelles et personnelles. 11 000 femmes en ont à ce jour bénéficié. 

Les "fab labs" solidaires sont à peu près leur équivalent, mais à destination des jeunes sans qualification qui viennent également y acquérir des compétences dans le domaine du numérique et des technologies de l’information. Non seulement les 800 bénéficiaires y ont trouvé une formation gratuite, mais aussi un soutien qui leur redonne confiance en eux-mêmes.

Une action spécifique est enfin menée en Afrique avec la fourniture de kits numériques qui consistent en tablettes et contenus pédagogiques choisis en concertation avec les autorités nationales. Dans les 500 écoles où les élèves en sont équipés, l’enseignement est, selon les enseignants, facilité et facteur de progrès pour les élèves.

Toujours sur le continent Africain, mais sur un plan plus directement humanitaire, la Fondation contribue au financement d’infrastructures (points d’eau, écoles, centres de santé etc.) dans les Villages Orange, au nombre de 55 pour une population de 250 000 personnes.

Sujet consensuel. Les élus du Comité de Groupe Européen ont unanimement salué ces actions. Les questions ont concerné l’engagement des salariés par le biais du bénévolat, c'est-à-dire hors temps de travail, ou grâce au dispositif en vigueur en faveur du mécénat de compétence.

Dans le cadre du Comité de Groupe Européen d'Orange des 28 février, 1er et 2 mars 2017, la Direction du Groupe a inscrit un point à l'ordre du jour relatif aux résultats financiers de l’exercice 2016, dossier présenté par Pascal Marchand, Directeur du Contrôle de Gestion Central Groupe.

La Direction a commencé par présenter aux membres du Comité de Groupe Européen les faits marquants de l’année, qui confirment et amplifient la tendance positive constatée au 3ème trimestre avec la reprise de la croissance des ventes, soulignant en particulier les bonnes performances du Groupe suivantes :
  • Croissance conjuguée du chiffre d’affaires  et celle de l’EBITDA en année pleine.
  • Résultat d’un chiffre d’affaires en hausse de 0,6 % porté par l’Espagne (+6%) pour l‘Europe et la zone Afrique Moyen Orient (+2,9%)
  • Recul modéré du CA en France (-1%) qui est présenté comme satisfaisant dans le contexte de forte concurrence
  • EBITDA qui progresse de 1,3%
  • Ces résultats (dépassant les objectifs 2020) sont les fruits des investissements dans la 4G et le FTTH, et du choix stratégique de la convergence dans les pays européens.
  • Bonne année sur le marché entreprises.
  • Le ratio dette nette /EBITDA est satisfaisant autour de 2 en phase avec l’objectif.
  • L’investissement est à 7 milliards en légère hausse avec un ratio CAPEX /CA à 17%.
  • Résultat net de 283M€ lié à l’impact positif de la cession de EE et de la croissance de l’EBITDA.
  • proposition d’augmentation du dividende.
Puis fut détaillé par pays européens le chiffre d’affaires globalement en croissance :
  • France : stabilisation des revenus grâce à la convergence
  • croissance maintenue en Roumanie
  • belle performance en Espagne, progression supérieure au marché, moteur des résultats sur l’Europe
  • Pologne : année difficile malgré croissance du CA au T4. Positionnement à revoir sur ce pays.
La Direction estime que ces chiffres sont les résultats de choix stratégiques pertinents en matière d’investissement (18 pays en 4G / +57% foyers raccordables FTTH) et de politique commerciale (convergence). Il s'expliquent aussi par la bonne exécution du plan d’efficacité opérationnelle qui a permis une économie de 1,7 milliard d’€ pour les deux années 2015-2016, plan qui contribue significativement à la rentabilité du groupe.

En termes de relais de croissance pour l’avenir, la Direction a mis l’accent sur les services bancaires avec l’achat de Groupama Banque qui devient Orange Bank, et doit lancer en 2017 une offre de services bancaires et pourrait investir dans les contenus. Orange a procédé à de nouveaux achats en Afrique (Sierra Léone, Libéria, Burkina Faso).

Enfin, la Direction a présenté, comme à l’occasion du CGE de novembre 2016, les données financières permettant de comparer la situation de l’entreprise  à celle de ses pairs. Orange est au 12ème rang mondial (stabilité) En Europe, Télécom Italia fait un retour fracassant, Deutsche Telekom et Telefonica sont en négatif. Orange est n°1 en Espagne.

Les élus du Comité de Groupe Européen ont souligné la contribution des salariés aux bons résultats financiers du Groupe et réclament un partage de la richesse créée à leur profit sous forme d’une prime accordée à tous indépendamment des résultats par pays. Les élus rappellent que la baisse des coûts résulte en partie d’une réduction des effectifs.

La Direction reconnait la bonne mobilisation des salariés et propose que le partage de la valeur, qui doit s’équilibrer entre les actionnaires (avec une proposition de +5cts du dividende), l’investissement et les salariés, s'opère pour ces derniers par un plan d’actions gratuites dont le principe est d’ores et déjà approuvé. Jérome Barré, Directeur des Ressources Humaines Groupe, a évoqué un montant de 1000€ (modulé par pays) sur un plan de 3 ans, versés en 2020 et pour moitié conditionné à la réalisation d’objectifs (progression de l’EBITDA et du cash flow organique), suscitant une vive déception dans les rangs des élus.

Le vaste programme Odyssée, lancé au sein de la division Innovation, Marketing & Technologies (IMT) le 15 septembre 2016, est la déclinaison, sur ce périmètre social de l'entreprise comptant 7800 salariés dans le monde, du plan stratégique Essentiels 2020, visant à offrir aux clients d'Orange une expérience incomparable, via notamment une connectivité "enrichie", le tout articulé autour d'une nécessité d'intégration et de maîtrise rapide des innovations et des ruptures dans des domaines tels que les réseaux, les plateformes de services, ou encore les systèmes d'information.

Inscrit à l'ordre du jour du Comité de Groupe Européen du 1er mars 2017, le programme Odyssée est présenté comme ayant l'ambition d'améliorer les modes de fonctionnement internes à IMT (donc au Groupe par extension), afin de gagner en rapidité et en agilité collective, afin de générer plus rapidement de nouveaux revenus et de nous maintenir dans une position de référence en innovation. Le périmètre du programme Odyssée s'étend à l'ensemble des entités de la division IMT:

  • Orange Labs & Networks (OLN)
  • Orange Labs Products & Services (OLPS)
  • Information System & Technology (IST)
  • Orange Labs & Research (OLR)
  • Emerging Markets Technical Support (EMTS)
  • Direction Europe & Performance (DEP)
  • Orange International Networks Infrastructures & Services (OINIS)

L'évolution profonde de l'organisation passe par la redéfinition des rôles liés à l'infrastructure, le regroupement de l'IT et des plateformes de services, la sécurité, l'intégration et l'architecture de bout en bout, le support aux opérations, l'environnement de travail, la propriété intellectuelle et enfin les relations avec les régions. L'objectif visé est d'améliorer la compréhension de la strcture IMT, l'interface et le support aux pays, ainsi que la coordination.

Bien entendu, la Direction se veut, comme à l'accoutumée, très rassurante s'agissant des impacts sur les salariés hors France. Elle indique que les laboratoires internationaux rapporteront à la nouvelle entité Pilotage Performance Régions (PPR) au sein d'Orange Labs IT & Services, sans aucun changement d'activités ou modification des contrats de travail existants. Elle ajoute que les salariés roumains demeureront employés par Orange Services Roumanie, les activités en Pologne relevant quant à elles d'un contrat de service avec Orange Pologne.

Les élus du Comité de Groupe Européen observent que ce dossier, présenté aux élus du Comité d'Etablissement IMT, a déjà fait l'objet d'interpellations en séance plénière et de résolutions adoptées, dénonçant le risque accru de dégradation des conditions de travail des salariés impactés, pointant notamment les facteurs de risques psychosociaux, tant au sein des établissements secondaires d'IMT qu'au niveau des Comités Hygiène, Sécurité et Conditions de Travail (CHSCT).

La CFE-CGC s'associe pleinement à l'idée que tout ce qui relève de l'évolution du business, des structures, des changements d'affectation, devrait engager un processus d'information/consultation de l'instance du Comité de Groupe Européen, de telles modifications entrant dans le champ des prérogatives des élus. Elle souligne que ces nouvelles orientations vont probablement se dérouler dans un budget contraint, dont les aspects sont écartés du document présenté en séance, occultant toute visibilité sur les moyens dont le Groupe s'est doté pour transformer une telle organisation.

Enfin, compte-tenu de l'ampleur du programme, les élus du Comité de Groupe Européen décident d'entretenir une relation étroite et suivie avec l'instance du Comité d'Etablissement de la division IMT, afin d'échanger toute information permettant de les éclairer sur les conséquences sociales de ce dossier.

Dans le cadre de la tenue d'un Comité de Groupe Européen le 1er mars dernier à Paris, la Direction d'Orange a inscrit à l'ordre du jour de l'instance un point relatif à une présentation des activités de la direction Services Clients & Opérations d'Orange Business Services (OBS), ainsi que les éléments d'organisation liés à son évolution.

D'une manière générale, la direction Services Clients & Opérations conçoit, met en oeuvre et exploite les solutions d'OBS et fournit des services de bout en bout aux clients entreprises en France et dans le monde entier, couvrant des besoins professionnels très divers pour la Direction Entreprises France (DEF), la Direction des Grands Clients (DGC) ainsi que les clients professionnels internationaux. Fournissant et exploitant une large gamme de services, CSO (Customers & Services Operations, acronyme anglais de SCO) s'appuie sur un modèle global/local de plus de 7000 salariés dans le monde, afin d'offrir une expérience client globale, notamment autour de 6 entités régionales et 5 centres de services clients (MSC) partageant des processus et des outils communs.

Afin d'identifier les principaux items de l'incontournable évolution pour s'adapter au plus près des attentes clients, un sondage a été diligenté dès janvier 2016 vers l'ensemble des 7129 salariés de la structure, lequel a produit un peu plus de 1000 réponses en retour, permettant ainsi d'alimenter les axes de travail impliquant par ailleurs plus de 70 managers, et enfin d'élaborer une synthèse des idées des parties prenantes: les salariés, les partenaires et les clients. Des grands domaines d'actions sont identifiés, relatifs notamment:

  • aux salariés, grâce à leur expertise, leur mobilisation et à leur culture très orientées vers le client, en priorisant la formation, la communication, la reconnaissance ainsi que la gestion transversale
  • aux processus, dont une bonne maîtrise demeure essentielle pour fournir des services standards, tout en préservant une grande flexibilité, processus nécessitant une amélioration continue, de la simplification, une plus grande proximité terrain ainsi qu'une clarification des rôles
  • à l'organisation, qui doit être simplifiée, afin de rompre avec une organisation en silos, tout en encourageant des comportements transversaux et collaboratifs, notamment via une mutualisation de l'expertise et une présence de bout en bout
  • aux outils enfin, nécessitant une rationalisation et une automatisation, tout en renforçant l'intégrité des données.

Dans le but de gérer au mieux l'évolution de la structure et d'affirmer la capacité de CSO à coopérer en tant qu'une seule et unique équipe, la gestion du déploiement de la nouvelle organisation a été déclinée selon un calendrier défini sur le 3ème trimestre de l'année 2016 et comprenant:

  • des annonces synchronisées relatives à la la nouvelle organisation à partir du 10 octobre 2016, et comportant 13 conférences téléphoniques rassemblant managers et salariés, ainsi qu'une série de 3 conférences à l'initiative des ressources humaines France afin d'apporter un support aux managers
  • une communication globale construite autour d'une conférence téléphonique mensuelle, intégrant là encore managers et employés, pendant l'intégralité de la phase de déploiement
  • des évènements sur sites, s'élevant à plus de 30 au total, et organisés par l'équipe de direction accompagnée des ambassadeurs locaux
  • un évènement particulier et dédié à la date du lancement officiel (5 décembre 2016) accompagné de festivités en direct dans le monde entier
  • une communication avec les partenaires
  • des évènements pour les managers, comprenant une rencontre entre l'ancienne et la nouvelle équipe de direction du CSO (8 & 9 novembre 2016)

La Direction termine sa présentation par une synthèse des objectifs attendus, et en particulier des moyens mis en oeuvre pour mesurer le succès de l'évolution d'oganisation, à la fois au sein de la structure, mais également dans la qualité du suivi de bout en bout et, bien entendu, en restant très attentive aux résultats des enquêtes clients, ainsi qu'aux remarques que les clients pourraient formuler aux équipes.

Si les élus du Comité de Groupe Européen en général, et ceux de la CFE-CGC en particulier, ne remettent pas fondamentalement en cause la nécessité de faire évoluer régulièrement l'organisation pour accompagner et enrichir constamment l'expérience clients, ils font part de leur profond désaccord sur la mise en oeuvre du sondage, sans aucune consultation préalable des instances représentatives du personnel compétentes. Ils soulignent par ailleurs leur vive inquiétude s'agissant d'un manque d'informations sur les indicateurs de succès, l'absence de benchmark de la concurrence ainsi qu'une absence de visibilité sur les offres de postes en interne afin de renforcer les équipes. Ils mettent enfin la Direction en garde contre l'évolution des métiers et du risque d'exportation vers nos clients de la complexité liée à nos processus internes.