CFE-CGC Orange
CFE-CGC Orange

Participation, Intéressement et Actionnariat

(Bloomberg) -- Orange is strategic co. for France, must be considered by French government as one of country’s industrial flagships, labor union CFE-CGC says in letter sent to French Prime Minister Edouard Philippe.

  • NOTE: French state owns ~23% of Orange
  • Persistent rumors of French government divestment are harmful to Orange shares, company confidence: CFE-CGC
  • Orange employees are concerned about future of French stake in Orange, union says

RELATED: French PM Says State to Sell Assets, Privatization Not Discussed

Dépêche Bloomberg du 12/09/2017

privatisation cfe cgc orange monte au creneau

Dans une lettre ouverte adressée au Premier ministre, la CFE-CGC et l’ADEAS (Association pour la défense de l’épargne et de l’actionnariat des salariés) de l’opérateur historique s’inquiètent de la possibilité d’une cession des 23% de l’Etat au capital du groupe.

Ils veulent des éclaircissements. Et ce, sans traîner. Dans une lettre ouverte, la CFE-CGC et l'ADEAS (Association pour la défense de l'épargne et de l'actionnariat des salariés) d'Orange appellent le Premier ministre Edouard Philippe à se prononcer sur la possible cession des 23% du capital de l'Etat dans l'opérateur historique.

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Extrait de La Tribune - Pierre Manière - 13/06/2017

Des craintes alimentées par les récents propos du premier ministre Edouard Philippe, confirmant que l’Etat allait prochainement « céder des parties de capitaux », sans toutefois citer Orange.
De quoi attiser l’inquiétude de certains salariés du groupe. Ces déclarations d’Edouard Philippe datant du 3 septembre dernier ont suivi celles de Bruno Le Maire un jour plus tôt. Le ministre de l’Economie avait précisé lors du forum italien "The European House" que plusieurs privatisations allaient voir le jour : « Je vais annoncer dans quelques semaines que nous allons privatiser certaines entreprises pour avoir de l’argent afin de financer l’innovation ». Le premier ministre avait dans la foulée nuancé ces dires indiquant que ces cessions ne seraient pas automatiquement des privatisations.

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Extrait de Univers Freebox - Maxime Raby - 13/09/2017

Unions at Orange have written to the French Prime Minister Edouard Philippe asking for clarification on the state's plans for its 23 percent stake in Orange. This follows statements from Philippe and others that the government plans to reduce its stakes in several companies, in order to free up money for investment, Le Monde reports.

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Extrait de Telecompaper- 13/06/2017

Le syndicat et une association d’actionnaires salariés redoutent le désengagement potentiel de l’Etat, qui possède 23 % du capital de l’opérateur de télécommunications.

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Le spectre d’une privatisation totale d’Orange commence à échauffer les esprits au sein de l’opérateur de télécommunications. La CFE-CGC d’Orange et l’Adeas (Association pour la défense de l’épargne et de l’actionnariat salariés), liée au syndicat, ont écrit au premier ministre, Edouard Philippe, jeudi 7 septembre, pour lui faire part de leur préoccupation à propos du désengagement potentiel de l’Etat, qui possède 23 % du capital de l’opérateur.

Extrait de Le Monde - Sandrine Cassini Sandrine Cassini- 12/09/2017

L'extrait paru dans l'édition papier du Monde est également accessible sur l'Intranet Orange

Suite aux différentes déclarations du gouvernement, et notamment celles de Bruno Le Maire la semaine dernière, la CFE-CGC Orange demande au Premier Ministre d'éclaircir la position de l'Etat sur le caractère stratégique d'Orange et les participations au capital d'Orange qu'il prévoir de conserver.

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Télécharger le courrier en pdf : pdfcfe-cgcorange_lettreouvertepremierministre_participationetat_7sept2017_def.pdf

Lire le texte intégral du courrier :

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Le groupe de télécom Orange a renoué avec la croissance sur son principal marché, la France, au premier semestre de l'exercice, une première depuis 2009, qui vient s'ajouter à la très bonne tenue de l'ensemble des marchés européens du groupe.

Le bénéfice net part du groupe est en recul de 78,5% à 682 millions d'euros, souffrant d'un élément de comparaison défavorable, dû à la cession de sa participation dans l'opérateur britannique EE l'année précédente, qui avait rapporté 2,25 milliards d'euros au groupe.

Sur cette période, le groupe a vu son chiffre d'affaires progresser de 1%, à 20,28 milliards d'euros, grâce notamment à un rebond des marchés de la zone Afrique et Moyen-Orient et une stabilisation du marché français, en légère croissance (+0,2%) pour la première fois depuis 2009, selon un communiqué du groupe. Si le chiffre d'affaires du groupe est ressorti environ à 1% en dessous du consensus, les marchés ont salué des résultats jugés positifs, le cours du titre prenant 2,83% à 14,735 euros à 11h20 à la Bourse de Paris.

[...]

Comme annoncé lors de la dernière assemblée générale des actionnaires, le groupe a par ailleurs confirmé le versement d'un dividende de 0,65 euro par action pour l'exercice en cours, contre 0,60 euro par action en 2016. Une décision dénoncée par les syndicats du groupe, la CFC-CGC et l'Association de défense de l'épargne et de l'actionnariat salarié (ADEAS) réclamant, dans un communiqué commun, "une baisse du dividende pour permettre à Orange de retrouver des marges de manoeuvre pour accélérer sa politique d'investissement".

Extrait de Challenges, avec AFP - 27/07/2017

 

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La revue de presse de juin 2017 est à votre disposition.

Au sommaire : Orange Bank, emplois en région, AG des actionnaires, acquisitions, numérique, droit du travail, diversité, paroles d'experts

Pour la consulter : revue de presse juin 2017

Pour vous abonner gratuitement : s'abonner

Bonne lecture et bel été.

Nous vous donnons rendez-vous en septembre pour la prochaine revue de presse. Dans l'intervalle, vous pouvez suivre les publications au fil de l'eau en rubrique Revue de presse.

Préalablement à la séance plénière du 31 mai 2017 du Comité de Groupe Européen réuni à Dublin, les représentants du personnel et de la Direction ont été invités à suivre une formation comptable sur la notion de Goodwill dispensée par Pascal Stordeur Crédit Manager Groupe à  la Direction financière.

Il convient pour introduire ce sujet de revenir sur les missions du Comité de Groupe Européen.

Le Comité de Groupe Européen est l’instance chargée d’assurer l’information et la consultation des représentants des salariés d’Orange SA et de toutes ses filiales européennes.

Il a été créé par l’accord de Groupe du  14 avril 2004 et en application de la loi du 12 novembre 1996, transposition de la Directive du 22 septembre 1994 concernant l’institution d’un comité d’entreprise européen […] en vue d’informer et de consulter les travailleurs. 

La loi de transposition garantit en effet le droit d’établissement de comités d’entreprise européens dans les sociétés ou groupes de plus de 1000 salariés dans l’Union Européenne  et au moins 150 dans deux Etats distincts.

Ainsi Orange est l’un des groupes multinationaux à avoir instauré un comité de groupe européen conformément aux obligations européennes en la matière.

Par l’intermédiaire du CGE, les salariés sont informés et consultés par la Direction de l’évolution de l’activité , de la situation économique et financière par secteurs d’activités, des comptes , des orientations de l’investissement , de toute décision significative susceptible d’affecter leurs conditions de travail ou d’emploi, des transferts d’activités au sein de l’Union (ce dont il fut débattu pour les activités de OINIS), des fusions et achats d’entreprises (tout récemment Jazztel) , des licenciements collectifs (consécutifs par exemple aux fusions et acquisitions de sociétés).

Les prérogatives sont en fait analogues aux comités d’entreprise, mais portent sur le périmètre européen.

L’information consultation est en particulier obligatoire pour les fusions, les acquisitions et les plans sociaux. Ainsi Renault avait été condamnée pour n’avoir pas informé et consulté le comité d’entreprise européen de la décision de la fermeture de l’usine de Vilvorde, pourtant susceptible d’affecter considérablement les intérêts des salariés.

C’est sur l’accompagnement social de telles décisions que le Comité de Groupe Européen est susceptible de peser et de faire œuvre utile.

Sur ces projets, la frontière est ténue entre information / consultation et négociation, puisque les membres s’efforcent précisément de négocier l’accompagnement social des décisions stratégiques et leurs implications concrètes dans les différentes entités du périmètre européen.

L’information fournie par la Direction aux représentants des salariés n’est, loin s’en faut,  pas toujours complète ni limpide sur les décisions stratégiques et leurs implications.

C’est par leur travail en commun  dans les séances pré et post plénières que les représentants des salariés peuvent appréhender les enjeux sociaux aux fins de faire entendre leur voix. Les informations que chaque membre peut recueillir de sa propre organisation syndicale par le biais des échanges internes sont aussi fondamentales pour appréhender les changements majeurs d’organisation.

Le CGE n’est pas en effet qu’un outil de dialogue avec la Direction générale. Il l’est aussi, et ce n’est pas moins important, entre les représentants des salariés. Les réunions préparatoires entre représentants des salariés de la maison mère et de toutes les entités européennes hors France ont ainsi toute leur importance, auxquelles s’ajoutent celles dédiées au débriefing, entre élus, de la séance plénière.

La frontière est également ténue entre dialogue social et dialogue économique. L’accompagnement social dépend de la situation financière. Une part importante des échanges, conformément à l’accord du 14 avril 2004, porte en effet sur la situation économique et financière.

La montée en compétence des élus des Comités de Groupe Europe et Monde dans les domaines économiques et financiers constitue sans doute un objectif prioritaire.

La Direction du Groupe semble y adhérer puisqu’elle prévoit, hors séance plénière, des réunions spécifiques, de présentation des résultats financiers (ce fût le cas  pour le Q3 2016, l’exercice 2016 et à présent le Q1 2017), et a organisé deux demi-journées de formation comptable délivrées à l’ensemble des élus.

Ainsi préalablement à la séance plénière du Comité de groupe européen de Novembre, Pascal Stordeur de la Direction Financière avait fait une présentation de 3 heures des principaux documents comptables  publiés (Bilan, compte-de résultat).  Mardi 30 mai une nouvelle séance de 3 heures a été consacrée au « goodwill», terme anglais qui désigne l’écart entre le montant de l'actif figurant au bilan d'une entreprise et la valeur marchande de son capital matériel et immatériel. En comparant l'actif et la valeur marchande, on met en avant la présence ou non d'une survaleur au moment de l’acquisition. Si survaleur il y a, elle est inscrite en tant qu'immobilisation incorporelle au bilan de l'acheteur.

A titre d’exemple il y a généralement une survaleur importante dans le cadre de l'achat d'une start-up, la valeur des actifs immobilisés étant faible (ordinateurs, capital humain...), mais le prix élevé, ce qui entraine un « goodwill »  important en cas d’acquisition.

Cette notion est très importante car dans le bilan d’Orange le « goodwill » est valorisé à 27Mds d’euros, dont 15Mds pour la France.

Le syndicat SUD d'Orange a protesté jeudi symboliquement "contre la hausse de 8% des dividendes réservés aux actionnaires" en projetant des milliers de mini billets de 500 euros à l'entrée du Palais des congrès à Paris où se tenait l'Assemblée générale des actionnaires

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Une vingtaine de représentants de l'association de défense des actionnaires salariés Adeas, partenaire de la CFE-CGC d'Orange, se sont également rassemblés sur le parvis pour dénoncer "le court-termisme de la rémunération d'un capital qui part dans les fonds de pension" et réclamer "un investissement productif". Tout en se félicitant des bons résultats d'Orange (bénéfice net pour 2016 en hausse de 10,7% à 2,93 milliards d'euros), le président de l'Adeas, Patrice Brunet, s'est interrogé "sur la capacité d'Orange à se désendetter tout en augmentant ses dividendes de 8%". Il a aussi dénoncé le retour de "la guerre des prix" sur le marché des télécoms, "au détriment de la rentabilité des réseaux". Les actionnaires salariés d'Orange représentent 122.000 personnes détenant 134 millions d'actions (5% du capital) et représentent 11% des droits de vote en AG, selon M. Brunet.

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Extrait de Le Figaro / AFP - 1/06/2017

Hier, les salariés se sont rassemblés en marge de l’assemblée générale des actionnaires pour dénoncer les maigres hausses de salaires au regard de la flambée des dividendes des actionnaires.

Une pluie de billets de 500 euros. Hier, devant le palais des congrès de Paris, les salariés d’Orange ont sorti la souffleuse pour faire tourbillonner l’argent factice sous le nez des actionnaires en route pour leur assemblée générale annuelle. Pendant que les détenteurs d’actions bénéficient d’une hausse rondelette de 8% des dividendes, la plupart des 96 000 employés doivent se contenter d’un maigre 1,1% d’augmentation des salaires décidée dans le cadre des négociations annuelles obligatoires (NAO).

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Si Sud et la CFE-CGC avaient opté pour un rassemblement en marge de cette AG, la CGT a préféré se déployer dans les services pour informer les salariés. Avec 3,2 milliards d’euros de bénéfices générés par la multinationale en 2016, l’inéquité de traitement alimente la colère chez le personnel.

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Extrait de l'Humanité - Cécile Rousseau - 1/06/2017

 

Dans le cadre du Comité de Groupe Européen d'Orange des 29, 30, 31 mai et 1er juin 2017 à Dublin en Irlande, la Direction du Groupe a inscrit un point à l'ordre du jour relatif aux résultats financiers du 1er trimestre 2017, dossier présenté par Frederico Colom Arola, Directeur du Contrôle de Gestion du Groupe Orange.

D'une manière générale, la tendance observée en 2016 se confirme. Le chiffre d'affaires du Groupe est en augmentation de 0.8% à 10.1 Mds d'€, l'EBITDA de 2% à 2.6 Mds d'€, le Capex de 2.1% à 1.5 Mds d'€ et le parc clients de 1% à 265 millions. Elément central de la stratégie du Groupe, la convergence demeure au coeur des performances commerciales, avec les meilleures tendances observées respectivement en Pologne (+39%), en France (+10%) et en Espagne (+7%). La stratégie marketing et commerciale adoptée par l'entreprise est donc validée par un nouveau trimestre de croissance organique, par la croissance du chiffre d'affaires et le contrôle des coûts associé, ainsi que par des efforts d'investissement soutenus afin de maintenir l'avantage concurrentiel du Groupe en termes de connectivité.

Sur la géographie internationale, Orange se stabilise à la 12ème place des opérateurs mondiaux, les Etats-Unis (à l'exception de Verizon) et la Chine demeurant les deux principaux artisans de la croissance du chiffre d'affaires du secteur. Les principaux opérateurs européens (Deutsche Telekom, Vodafone, Telefonica, Telecom Italia) renouent avec la croissance. S'agissant d'Orange sur ses principaux territoires européens d'implantation:

  • En France, le haut-débit et le marché de gros du fixe continuent de soutenir une meilleure tendance du chiffre d'affaires, accompagnés par de fortes ventes nettes dans le mobile et le haut-débit fixe, malgré un environnement très concurrentiel.
  • L'Espagne enregistre une très bonne performance tirée par la forte augmentation de sa base clients et du revenu moyen par client (ARPU). La convergence et la fibre tirent la solide croissance de la base clients fixe et mobile.
  • En Pologne, on observe une accélération sur la fibre optique FTTH ainsi que sur le réseau mobile et la convergence.
  • En Belgique et au Luxembourg, le lancement de l'offre convergente Love rencontre un réel succès, soutenant la croissance du revenu moyen par client grâce à la stratégie d'enrichissement des offres.
  • Par ailleurs, s'agissant des pays d'Europe Centrale (Roumanie, Slovaquie, Moldavie), la solide croissance des revenus est tirée par la monétisation des données et la pénétration des smartphones sur ces marchés.
  • Sur le marché Entreprises enfin, la pression sur la voix continue de s'exercer fortement, compensée en partie par la poursuite de la croissance de l'IT et des services d'intégrations.

En conclusion, la Direction du Groupe confirme ses objectifs pour l'année 2017:

  • EBITDA ajusté supérieur à celui de 2016 à base comparable
  • Maintien du ratio dette nette/EBITDA ajusté "télécoms" autour de 2 à moyen terme
  • Un dividende 2017 à €0.65, avec un paiement intérimaire de €0.25 dès décembre 2017
  • Une politique de fusions/acqusitions sélective en maintenant la priorité aux zones existantes

Elle confirme par ailleurs le plan d'actions gratuites pour un montant de 1000 euros, ramené à pouvoir d'achat équivalent par pays, et précise que ce plan sera financé par le Groupe pour les filiales étrangères, le calendrier de mise en oeuvre étant encore soumis, outre l'Assemblée Générale du 1er juin 2017, à l'ordre du jour de plusieurs Conseils d'Administration à venir.

S'il y a matière à se féliciter des résultats financiers encourageants pour ce 1er trimestre 2017, les élus du Comité de Groupe Européen expriment à nouveau leur regret s'agissant de l'absence d'éléments permettant de mesurer les impacts des divers plans de départ ou réorganisations, menés pays par pays, sur les résultats du Groupe, bien que ce point ait déjà fait l'objet de demandes précises lors des précédentes réunions de l'instance. Par ailleurs, la suppression de l'itinérance dans les pays européens ne sera pas sans conséquence sur les revenus des opérateurs: l'impact sur l'EBITDA d'Orange sera de l'ordre de 130 millions d'€ cette année (1.03% de l'EBITDA 2016), même si la Direction se veut rassurante en compensant par la lutte contre le churn grâce à la convergence, ou l'accroissement de la mise en oeuvre de services innovants à valeur ajoutée.

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Une vingtaine de représentants de l'association de défense des actionnaires salariés Adeas, partenaire de la CFE-CGC d'Orange, se sont également rassemblés sur le parvis pour dénoncer "le court-termisme de la rémunération d'un capital qui part dans les fonds de pension" et réclamer "un investissement productif".

Tout en se félicitant des bons résultats d'Orange (bénéfice net pour 2016 en hausse de 10,7% à 2,93 milliards d'euros), le président de l'Adeas, Patrice Brunet, s'est interrogé "sur la capacité d'Orange à se désendetter tout en augmentant ses dividendes de 8%". Il a aussi dénoncé le retour de "la guerre des prix" sur le marché des télécoms, "au détriment de la rentabilité des réseaux".

Les actionnaires salariés d'Orange représentent 122.000 personnes détenant 134 millions d'actions (5% du capital) et représentent 11% des droits de vote en AG, selon M. Brunet.

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Extrait de Romandie.com / AFP - 1/06/2017

En préambule à l’Assemblée Générale des actionnaires d’Orange, la CFE-CGC Orange invite les journalistes à un point presse, au Petit Marguery (5 mn à pied du Palais des Congrès où se déroule l'AG).

L'échange portera sur les thèmes suivants :

  • Dividendes et investissements nécessaires à la pérennité d’Orange :
    le point de vue des personnels actionnaires
  • Quel futur pour Orange en cas de désengagement de l’État ?
    Le rôle de l’actionnariat salariés
  • Stratégie d’Orange :
    lancement d’Orange Bank, place des contenus, état du marché français des télécoms, perspectives africaines

Télécharger l'invitation en pdf : 
pdfcdp_cfe-cgc_orange_invitation_presse_ag_des_actionnaires_dorange_1erjuin2017.pdf

Documents en lien :

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Pour la 6ème année consécutive, la CFDT et FO ont signé seules un accord annuel sur les salaires qui génèrera une baisse de pouvoir d’achat pour la plupart d’entre nous. L’intéressement et la participation, dont les accords ont été signés par les mêmes organisations, nous infligent déjà près de 6% de baisse pour les versements effectués en 2017, et les augmentations annuelles ne prendront pas en compte les prévisions d’inflation de l’INSEE. En outre, la plupart d’entre nous ne bénéficieront pas des 2,3% affichés, pure poudre aux yeux, mais seulement de l’augmentation générale de 1,1%.

Alors qu’il est question d’augmenter le dividende versé aux actionnaires au titre de l’exercice 2017, le partage équitable des richesses produites n’est toujours pas à l’ordre du jour.

Dans le cadre du Comité Groupe Monde des 7, 8 et 9 mars 2017 à Paris, la Direction du Groupe a inscrit le point habituel à l’ordre du jour relatif aux résultats Financiers de 2016, dossier présenté par Ramon Fernandez, Directeur Financier du Groupe.

Nous ne reviendrons pas dans le détail sur les éléments européens de ces résultats abordés lors du Comité de Groupe Européen des 28 février, 1er et 2 mars 2017.
 
Rappelons toutefois en préambule quelques spécificités propres à la constitution et au fonctionnement du Comité de Groupe Monde:
  • Le Comité Groupe Monde n’est pas une instance obligatoire (au sens du Code du Travail), mais mise en place depuis 2011 chez Orange dans le but de créer une instance internationale de dialogue social.
  • Le nombre de sièges par pays est conditionné par les règles de l’accord associé (représentativité par pays, tant en participation d’Orange d'au moins 10%, qu’en nombre de salariés minimum de 400, et proportionnel en France notamment aux résultats des dernières élections professionnelles)
  • Représentation française des élus à hauteur de 9 participants (le maximum prévu dans l'accord) lors de ce Comité Groupe Monde

Sur les 25 pays éligibles, 21 étaient présents, dont la Belgique (1), l'Espagne (1), la Russie (1), les Etats-Unis (1), la France (9), la Grande-Bretagne (1), l'Inde (1), le Maroc (1), l'Egypte (1), la République Démocratique du Congo (1), la Côte d’Ivoire (1), la Jordanie (1), le Cameroun (1), le Kenya (1), Madagascar (1), le Mali (1), le Niger (2), la Roumanie (1), le Sénégal (1), la Slovaquie (1), la Moldavie (1). Le Brésil, la Colombie et l'Argentine étaient absents.

Le chiffre d’affaires est en hausse de 0,6 %, porté par l’Espagne (+6%), par l‘Europe et la zone Afrique Moyen Orient (+2,9%), et l’EBITDA progresse de 1,3%. Ce sont les conséquences directes des investissements dans la 4G et le FTTH (investissements globaux à 7 milliards d'euros, soit un ratio de 17% par rapport au chiffre d’affaire) d’une part, et du choix stratégique de la convergence dans les pays européens d’autre part. Le ratio dette nette /EBITDA est satisfaisant autour de 2 et est en phase avec l’objectif.

Le portefeuille d’Orange se renforce de par l’intégration de TIGO en République Démocratique du Congo, CELLCOM au Libéria et des filiales AIRTEL au Burkina Faso et en Sierra Leone, et enfin de SUN Communications en Moldavie. A l’opposé, les cessions de Everything Everywhere (EE) et Telkom Kenya affaiblissent notre présence dans ces 2 pays. Du côté Orange Business Services, Lexsi et Log’in témoignent de notre stratégie forte dans les domaines de la sécurité et du Cloud.

En zone Afrique & Moyen-Orient (AMO), la croissance du chiffre d’affaires via Orange Money s’est élevée en 2016 de +58%, via les données mobiles de +31%, et via le B2B de +8% par rapport à 2015. L'Egypte, la Côte d’Ivoire, le Mali et la Guinée ressortent respectivement avec des progressions de +3,5%, +5%, +9,6% et +15,4%. Le secteur Entreprises porté par Orange Business Services est en croissance de +26% sur le 4ème trimestre (domaine de la sécurité) et de +20% (domaine du Cloud).

A l'instar des membres du Comité de Groupe Europe, les élus du Comité Groupe Monde se félicitent de ce retour à la croissance, et demandent une juste rétribution (évocation renouvelée d’une prime "Monde" comme déjà mentionnée en 2015 et 2016) aux salariés d'Orange, versée par le Groupe et non pas par chacun des pays.

En parallèle, la CFE-CGC a demandé à la Direction de préciser les effectifs de nos filiales africaines, ce qui sera réalisé dans une prochaine version de la présentation envoyée aux élus.

Situation économique et financière : résultats Orange SA exercice 2016

information en vue d’une consultation.

Objectifs 2017

  • EBITDA ajusté Groupe : 2017 > 2016 base comparable
  • Dette nette / EBITDA ajusté télécom : autour de 2x à moyen terme
  • Dividende : 0,65€ (+ 0, 05€)
  • Politique M&A : Sélective avec priorité aux zones existantes

Analyse de la CFE-CGC

Les résultats du Groupe Orange pour 2016 signent, enfin, le retour à la croissance globale du chiffre d’affaires et de la marge d’EBITDA.

La CFE-CGC Orange déplore que la première annonce qui en découle soit l’augmentation du dividende, dans une période où le Groupe a toujours besoin de mobiliser des investissements conséquents dans les réseaux à très haut débit, tandis que la baisse des effectifs se poursuit, tout particulièrement en France et en Pologne.

lire notre communiqué de presse