CFE-CGC Orange
CFE-CGC Orange

Participation, Intéressement et Actionnariat

bannic3a8re dans20les20mc3a9dias juin2017

La revue de presse de juin 2017 est à votre disposition.

Au sommaire : Orange Bank, emplois en région, AG des actionnaires, acquisitions, numérique, droit du travail, diversité, paroles d'experts

Pour la consulter : revue de presse juin 2017

Pour vous abonner gratuitement : s'abonner

Bonne lecture et bel été.

Nous vous donnons rendez-vous en septembre pour la prochaine revue de presse. Dans l'intervalle, vous pouvez suivre les publications au fil de l'eau en rubrique Revue de presse.

Préalablement à la séance plénière du 31 mai 2017 du Comité de Groupe Européen réuni à Dublin, les représentants du personnel et de la Direction ont été invités à suivre une formation comptable sur la notion de Goodwill dispensée par Pascal Stordeur Crédit Manager Groupe à  la Direction financière.

Il convient pour introduire ce sujet de revenir sur les missions du Comité de Groupe Européen.

Le Comité de Groupe Européen est l’instance chargée d’assurer l’information et la consultation des représentants des salariés d’Orange SA et de toutes ses filiales européennes.

Il a été créé par l’accord de Groupe du  14 avril 2004 et en application de la loi du 12 novembre 1996, transposition de la Directive du 22 septembre 1994 concernant l’institution d’un comité d’entreprise européen […] en vue d’informer et de consulter les travailleurs. 

La loi de transposition garantit en effet le droit d’établissement de comités d’entreprise européens dans les sociétés ou groupes de plus de 1000 salariés dans l’Union Européenne  et au moins 150 dans deux Etats distincts.

Ainsi Orange est l’un des groupes multinationaux à avoir instauré un comité de groupe européen conformément aux obligations européennes en la matière.

Par l’intermédiaire du CGE, les salariés sont informés et consultés par la Direction de l’évolution de l’activité , de la situation économique et financière par secteurs d’activités, des comptes , des orientations de l’investissement , de toute décision significative susceptible d’affecter leurs conditions de travail ou d’emploi, des transferts d’activités au sein de l’Union (ce dont il fut débattu pour les activités de OINIS), des fusions et achats d’entreprises (tout récemment Jazztel) , des licenciements collectifs (consécutifs par exemple aux fusions et acquisitions de sociétés).

Les prérogatives sont en fait analogues aux comités d’entreprise, mais portent sur le périmètre européen.

L’information consultation est en particulier obligatoire pour les fusions, les acquisitions et les plans sociaux. Ainsi Renault avait été condamnée pour n’avoir pas informé et consulté le comité d’entreprise européen de la décision de la fermeture de l’usine de Vilvorde, pourtant susceptible d’affecter considérablement les intérêts des salariés.

C’est sur l’accompagnement social de telles décisions que le Comité de Groupe Européen est susceptible de peser et de faire œuvre utile.

Sur ces projets, la frontière est ténue entre information / consultation et négociation, puisque les membres s’efforcent précisément de négocier l’accompagnement social des décisions stratégiques et leurs implications concrètes dans les différentes entités du périmètre européen.

L’information fournie par la Direction aux représentants des salariés n’est, loin s’en faut,  pas toujours complète ni limpide sur les décisions stratégiques et leurs implications.

C’est par leur travail en commun  dans les séances pré et post plénières que les représentants des salariés peuvent appréhender les enjeux sociaux aux fins de faire entendre leur voix. Les informations que chaque membre peut recueillir de sa propre organisation syndicale par le biais des échanges internes sont aussi fondamentales pour appréhender les changements majeurs d’organisation.

Le CGE n’est pas en effet qu’un outil de dialogue avec la Direction générale. Il l’est aussi, et ce n’est pas moins important, entre les représentants des salariés. Les réunions préparatoires entre représentants des salariés de la maison mère et de toutes les entités européennes hors France ont ainsi toute leur importance, auxquelles s’ajoutent celles dédiées au débriefing, entre élus, de la séance plénière.

La frontière est également ténue entre dialogue social et dialogue économique. L’accompagnement social dépend de la situation financière. Une part importante des échanges, conformément à l’accord du 14 avril 2004, porte en effet sur la situation économique et financière.

La montée en compétence des élus des Comités de Groupe Europe et Monde dans les domaines économiques et financiers constitue sans doute un objectif prioritaire.

La Direction du Groupe semble y adhérer puisqu’elle prévoit, hors séance plénière, des réunions spécifiques, de présentation des résultats financiers (ce fût le cas  pour le Q3 2016, l’exercice 2016 et à présent le Q1 2017), et a organisé deux demi-journées de formation comptable délivrées à l’ensemble des élus.

Ainsi préalablement à la séance plénière du Comité de groupe européen de Novembre, Pascal Stordeur de la Direction Financière avait fait une présentation de 3 heures des principaux documents comptables  publiés (Bilan, compte-de résultat).  Mardi 30 mai une nouvelle séance de 3 heures a été consacrée au « goodwill», terme anglais qui désigne l’écart entre le montant de l'actif figurant au bilan d'une entreprise et la valeur marchande de son capital matériel et immatériel. En comparant l'actif et la valeur marchande, on met en avant la présence ou non d'une survaleur au moment de l’acquisition. Si survaleur il y a, elle est inscrite en tant qu'immobilisation incorporelle au bilan de l'acheteur.

A titre d’exemple il y a généralement une survaleur importante dans le cadre de l'achat d'une start-up, la valeur des actifs immobilisés étant faible (ordinateurs, capital humain...), mais le prix élevé, ce qui entraine un « goodwill »  important en cas d’acquisition.

Cette notion est très importante car dans le bilan d’Orange le « goodwill » est valorisé à 27Mds d’euros, dont 15Mds pour la France.

Le syndicat SUD d'Orange a protesté jeudi symboliquement "contre la hausse de 8% des dividendes réservés aux actionnaires" en projetant des milliers de mini billets de 500 euros à l'entrée du Palais des congrès à Paris où se tenait l'Assemblée générale des actionnaires

[...]

ag 28

Une vingtaine de représentants de l'association de défense des actionnaires salariés Adeas, partenaire de la CFE-CGC d'Orange, se sont également rassemblés sur le parvis pour dénoncer "le court-termisme de la rémunération d'un capital qui part dans les fonds de pension" et réclamer "un investissement productif". Tout en se félicitant des bons résultats d'Orange (bénéfice net pour 2016 en hausse de 10,7% à 2,93 milliards d'euros), le président de l'Adeas, Patrice Brunet, s'est interrogé "sur la capacité d'Orange à se désendetter tout en augmentant ses dividendes de 8%". Il a aussi dénoncé le retour de "la guerre des prix" sur le marché des télécoms, "au détriment de la rentabilité des réseaux". Les actionnaires salariés d'Orange représentent 122.000 personnes détenant 134 millions d'actions (5% du capital) et représentent 11% des droits de vote en AG, selon M. Brunet.

[...]

Extrait de Le Figaro / AFP - 1/06/2017

Hier, les salariés se sont rassemblés en marge de l’assemblée générale des actionnaires pour dénoncer les maigres hausses de salaires au regard de la flambée des dividendes des actionnaires.

Une pluie de billets de 500 euros. Hier, devant le palais des congrès de Paris, les salariés d’Orange ont sorti la souffleuse pour faire tourbillonner l’argent factice sous le nez des actionnaires en route pour leur assemblée générale annuelle. Pendant que les détenteurs d’actions bénéficient d’une hausse rondelette de 8% des dividendes, la plupart des 96 000 employés doivent se contenter d’un maigre 1,1% d’augmentation des salaires décidée dans le cadre des négociations annuelles obligatoires (NAO).

[...]

Si Sud et la CFE-CGC avaient opté pour un rassemblement en marge de cette AG, la CGT a préféré se déployer dans les services pour informer les salariés. Avec 3,2 milliards d’euros de bénéfices générés par la multinationale en 2016, l’inéquité de traitement alimente la colère chez le personnel.

[...]

Extrait de l'Humanité - Cécile Rousseau - 1/06/2017

 

Dans le cadre du Comité de Groupe Européen d'Orange des 29, 30, 31 mai et 1er juin 2017 à Dublin en Irlande, la Direction du Groupe a inscrit un point à l'ordre du jour relatif aux résultats financiers du 1er trimestre 2017, dossier présenté par Frederico Colom Arola, Directeur du Contrôle de Gestion du Groupe Orange.

D'une manière générale, la tendance observée en 2016 se confirme. Le chiffre d'affaires du Groupe est en augmentation de 0.8% à 10.1 Mds d'€, l'EBITDA de 2% à 2.6 Mds d'€, le Capex de 2.1% à 1.5 Mds d'€ et le parc clients de 1% à 265 millions. Elément central de la stratégie du Groupe, la convergence demeure au coeur des performances commerciales, avec les meilleures tendances observées respectivement en Pologne (+39%), en France (+10%) et en Espagne (+7%). La stratégie marketing et commerciale adoptée par l'entreprise est donc validée par un nouveau trimestre de croissance organique, par la croissance du chiffre d'affaires et le contrôle des coûts associé, ainsi que par des efforts d'investissement soutenus afin de maintenir l'avantage concurrentiel du Groupe en termes de connectivité.

Sur la géographie internationale, Orange se stabilise à la 12ème place des opérateurs mondiaux, les Etats-Unis (à l'exception de Verizon) et la Chine demeurant les deux principaux artisans de la croissance du chiffre d'affaires du secteur. Les principaux opérateurs européens (Deutsche Telekom, Vodafone, Telefonica, Telecom Italia) renouent avec la croissance. S'agissant d'Orange sur ses principaux territoires européens d'implantation:

  • En France, le haut-débit et le marché de gros du fixe continuent de soutenir une meilleure tendance du chiffre d'affaires, accompagnés par de fortes ventes nettes dans le mobile et le haut-débit fixe, malgré un environnement très concurrentiel.
  • L'Espagne enregistre une très bonne performance tirée par la forte augmentation de sa base clients et du revenu moyen par client (ARPU). La convergence et la fibre tirent la solide croissance de la base clients fixe et mobile.
  • En Pologne, on observe une accélération sur la fibre optique FTTH ainsi que sur le réseau mobile et la convergence.
  • En Belgique et au Luxembourg, le lancement de l'offre convergente Love rencontre un réel succès, soutenant la croissance du revenu moyen par client grâce à la stratégie d'enrichissement des offres.
  • Par ailleurs, s'agissant des pays d'Europe Centrale (Roumanie, Slovaquie, Moldavie), la solide croissance des revenus est tirée par la monétisation des données et la pénétration des smartphones sur ces marchés.
  • Sur le marché Entreprises enfin, la pression sur la voix continue de s'exercer fortement, compensée en partie par la poursuite de la croissance de l'IT et des services d'intégrations.

En conclusion, la Direction du Groupe confirme ses objectifs pour l'année 2017:

  • EBITDA ajusté supérieur à celui de 2016 à base comparable
  • Maintien du ratio dette nette/EBITDA ajusté "télécoms" autour de 2 à moyen terme
  • Un dividende 2017 à €0.65, avec un paiement intérimaire de €0.25 dès décembre 2017
  • Une politique de fusions/acqusitions sélective en maintenant la priorité aux zones existantes

Elle confirme par ailleurs le plan d'actions gratuites pour un montant de 1000 euros, ramené à pouvoir d'achat équivalent par pays, et précise que ce plan sera financé par le Groupe pour les filiales étrangères, le calendrier de mise en oeuvre étant encore soumis, outre l'Assemblée Générale du 1er juin 2017, à l'ordre du jour de plusieurs Conseils d'Administration à venir.

S'il y a matière à se féliciter des résultats financiers encourageants pour ce 1er trimestre 2017, les élus du Comité de Groupe Européen expriment à nouveau leur regret s'agissant de l'absence d'éléments permettant de mesurer les impacts des divers plans de départ ou réorganisations, menés pays par pays, sur les résultats du Groupe, bien que ce point ait déjà fait l'objet de demandes précises lors des précédentes réunions de l'instance. Par ailleurs, la suppression de l'itinérance dans les pays européens ne sera pas sans conséquence sur les revenus des opérateurs: l'impact sur l'EBITDA d'Orange sera de l'ordre de 130 millions d'€ cette année (1.03% de l'EBITDA 2016), même si la Direction se veut rassurante en compensant par la lutte contre le churn grâce à la convergence, ou l'accroissement de la mise en oeuvre de services innovants à valeur ajoutée.

ag cfe 2

[...]

Une vingtaine de représentants de l'association de défense des actionnaires salariés Adeas, partenaire de la CFE-CGC d'Orange, se sont également rassemblés sur le parvis pour dénoncer "le court-termisme de la rémunération d'un capital qui part dans les fonds de pension" et réclamer "un investissement productif".

Tout en se félicitant des bons résultats d'Orange (bénéfice net pour 2016 en hausse de 10,7% à 2,93 milliards d'euros), le président de l'Adeas, Patrice Brunet, s'est interrogé "sur la capacité d'Orange à se désendetter tout en augmentant ses dividendes de 8%". Il a aussi dénoncé le retour de "la guerre des prix" sur le marché des télécoms, "au détriment de la rentabilité des réseaux".

Les actionnaires salariés d'Orange représentent 122.000 personnes détenant 134 millions d'actions (5% du capital) et représentent 11% des droits de vote en AG, selon M. Brunet.

[...]

 

Extrait de Romandie.com / AFP - 1/06/2017

En préambule à l’Assemblée Générale des actionnaires d’Orange, la CFE-CGC Orange invite les journalistes à un point presse, au Petit Marguery (5 mn à pied du Palais des Congrès où se déroule l'AG).

L'échange portera sur les thèmes suivants :

  • Dividendes et investissements nécessaires à la pérennité d’Orange :
    le point de vue des personnels actionnaires
  • Quel futur pour Orange en cas de désengagement de l’État ?
    Le rôle de l’actionnariat salariés
  • Stratégie d’Orange :
    lancement d’Orange Bank, place des contenus, état du marché français des télécoms, perspectives africaines

Télécharger l'invitation en pdf : 
pdfcdp_cfe-cgc_orange_invitation_presse_ag_des_actionnaires_dorange_1erjuin2017.pdf

Documents en lien :

répartition salaires dividendes cgc orange 500px

Pour la 6ème année consécutive, la CFDT et FO ont signé seules un accord annuel sur les salaires qui génèrera une baisse de pouvoir d’achat pour la plupart d’entre nous. L’intéressement et la participation, dont les accords ont été signés par les mêmes organisations, nous infligent déjà près de 6% de baisse pour les versements effectués en 2017, et les augmentations annuelles ne prendront pas en compte les prévisions d’inflation de l’INSEE. En outre, la plupart d’entre nous ne bénéficieront pas des 2,3% affichés, pure poudre aux yeux, mais seulement de l’augmentation générale de 1,1%.

Alors qu’il est question d’augmenter le dividende versé aux actionnaires au titre de l’exercice 2017, le partage équitable des richesses produites n’est toujours pas à l’ordre du jour.

Dans le cadre du Comité Groupe Monde des 7, 8 et 9 mars 2017 à Paris, la Direction du Groupe a inscrit le point habituel à l’ordre du jour relatif aux résultats Financiers de 2016, dossier présenté par Ramon Fernandez, Directeur Financier du Groupe.

Nous ne reviendrons pas dans le détail sur les éléments européens de ces résultats abordés lors du Comité de Groupe Européen des 28 février, 1er et 2 mars 2017.
 
Rappelons toutefois en préambule quelques spécificités propres à la constitution et au fonctionnement du Comité de Groupe Monde:
  • Le Comité Groupe Monde n’est pas une instance obligatoire (au sens du Code du Travail), mais mise en place depuis 2011 chez Orange dans le but de créer une instance internationale de dialogue social.
  • Le nombre de sièges par pays est conditionné par les règles de l’accord associé (représentativité par pays, tant en participation d’Orange d'au moins 10%, qu’en nombre de salariés minimum de 400, et proportionnel en France notamment aux résultats des dernières élections professionnelles)
  • Représentation française des élus à hauteur de 9 participants (le maximum prévu dans l'accord) lors de ce Comité Groupe Monde

Sur les 25 pays éligibles, 21 étaient présents, dont la Belgique (1), l'Espagne (1), la Russie (1), les Etats-Unis (1), la France (9), la Grande-Bretagne (1), l'Inde (1), le Maroc (1), l'Egypte (1), la République Démocratique du Congo (1), la Côte d’Ivoire (1), la Jordanie (1), le Cameroun (1), le Kenya (1), Madagascar (1), le Mali (1), le Niger (2), la Roumanie (1), le Sénégal (1), la Slovaquie (1), la Moldavie (1). Le Brésil, la Colombie et l'Argentine étaient absents.

Le chiffre d’affaires est en hausse de 0,6 %, porté par l’Espagne (+6%), par l‘Europe et la zone Afrique Moyen Orient (+2,9%), et l’EBITDA progresse de 1,3%. Ce sont les conséquences directes des investissements dans la 4G et le FTTH (investissements globaux à 7 milliards d'euros, soit un ratio de 17% par rapport au chiffre d’affaire) d’une part, et du choix stratégique de la convergence dans les pays européens d’autre part. Le ratio dette nette /EBITDA est satisfaisant autour de 2 et est en phase avec l’objectif.

Le portefeuille d’Orange se renforce de par l’intégration de TIGO en République Démocratique du Congo, CELLCOM au Libéria et des filiales AIRTEL au Burkina Faso et en Sierra Leone, et enfin de SUN Communications en Moldavie. A l’opposé, les cessions de Everything Everywhere (EE) et Telkom Kenya affaiblissent notre présence dans ces 2 pays. Du côté Orange Business Services, Lexsi et Log’in témoignent de notre stratégie forte dans les domaines de la sécurité et du Cloud.

En zone Afrique & Moyen-Orient (AMO), la croissance du chiffre d’affaires via Orange Money s’est élevée en 2016 de +58%, via les données mobiles de +31%, et via le B2B de +8% par rapport à 2015. L'Egypte, la Côte d’Ivoire, le Mali et la Guinée ressortent respectivement avec des progressions de +3,5%, +5%, +9,6% et +15,4%. Le secteur Entreprises porté par Orange Business Services est en croissance de +26% sur le 4ème trimestre (domaine de la sécurité) et de +20% (domaine du Cloud).

A l'instar des membres du Comité de Groupe Europe, les élus du Comité Groupe Monde se félicitent de ce retour à la croissance, et demandent une juste rétribution (évocation renouvelée d’une prime "Monde" comme déjà mentionnée en 2015 et 2016) aux salariés d'Orange, versée par le Groupe et non pas par chacun des pays.

En parallèle, la CFE-CGC a demandé à la Direction de préciser les effectifs de nos filiales africaines, ce qui sera réalisé dans une prochaine version de la présentation envoyée aux élus.

Situation économique et financière : résultats Orange SA exercice 2016

information en vue d’une consultation.

Objectifs 2017

  • EBITDA ajusté Groupe : 2017 > 2016 base comparable
  • Dette nette / EBITDA ajusté télécom : autour de 2x à moyen terme
  • Dividende : 0,65€ (+ 0, 05€)
  • Politique M&A : Sélective avec priorité aux zones existantes

Analyse de la CFE-CGC

Les résultats du Groupe Orange pour 2016 signent, enfin, le retour à la croissance globale du chiffre d’affaires et de la marge d’EBITDA.

La CFE-CGC Orange déplore que la première annonce qui en découle soit l’augmentation du dividende, dans une période où le Groupe a toujours besoin de mobiliser des investissements conséquents dans les réseaux à très haut débit, tandis que la baisse des effectifs se poursuit, tout particulièrement en France et en Pologne.

lire notre communiqué de presse

Pour la première fois dans l’histoire d’Orange, les personnels et anciens personnels ont pu voter pour leurs représentants au Conseil de Surveillance du fonds de l’actionnariat salarié Cap’Orange qui rassemble toutes les actions du personnel détenues dans le Plan Épargne Groupe.

Les personnels actionnaires d’Orange détiennent dans ce fonds 4,97% du capital et pèsent environ 11% des suffrages exprimés en Assemblée Générale des Actionnaires d’Orange.

merci 300x166

La CFE-CGC Orange remercie tous les électeurs qui lui ont fait confiance

Avec 34% des voix, la CFE-CGC Orange confirme sa place de première organisation syndicale au sein du Groupe Orange auprès des personnels actionnaires.

C’est une reconnaissance de l’implication de la CFE-CGC Orange sur le sujet de l’actionnariat salarié, depuis l’origine des fonds, qui a notamment permis… que cette élection ait lieu. La CFE-CGC Orange & l’ADEAS se battent en effet depuis 2011 pour obtenir l’application des règles de gouvernance des fonds définies par la directive européenne du 11 juillet 2007 sur le droit des actionnaires (2007/36/CE) et les recommandations de l’AMF (Autorité des Marchés Financiers).

Forte de cette légitimité confirmée, la CFE-CGC continuera de défendre :

-          le développement de l’actionnariat salariés au sein du Groupe Orange, pour atteindre au moins 10% du capital de l’entreprise, afin de pouvoir peser sur le destin d’Orange, par exemple en cas de fusion-acquisition, désengagement de l’État, ou changement de PDG ;

-          l’implication des personnels actionnaires dans la défense d’une stratégie qui privilégie l’investissement, l’emploi et la pérennité de l’entreprise, contre les stratégies financières de court terme.


Télécharger le communiqué en PDF : pdfcdp-cfe-cgc-orange_elections_cap_orange_resultats_15mars2017.pdf

cavousinteresse1

 

  • le niveau du dividende
  • la stratégie de l’entreprise pour faire monter le cours de l’action
  • le maintien de l’investissement et de l’emploi pour que notre entreprise se développe
  • des Offres Réservées aux Personnels (ORP) généreuses pour atteindre 10% du capital détenu par les personnels
  • le choix du PDG d’Orange
    (le mandat de Stéphane Richard arrive à échéance lors de l'AG 2018)
  • la validation d'opérations de fusions-acquisitions
    (rapprochement avec un opérateur comme Bouygues Telecom ou un acteur des médias comme Canal+ par ex.)

Tous ces éléments influent sur votre quotidien,
et sur la stratégie de l’entreprise, qui détermine la valeur de vos actions Orange.

Les représentants que vous aurez élus au Conseil de Surveillance Cap’Orange
voteront en votre nom sur ces sujets
lors des 3 prochaines Assemblées Générales des actionnaires d'Orange.

Alors cliquez ici pour voter sans attendre

 

Vous n’avez pas vos codes de vote ? Vous pouvez les récupérer instantanément :

  • compléter le formulaire de demande de codes
    (avec votre numéro de compte Amundi, rappelé dans le mail sur la participation)

  • appeler de 9h00 à 18h00 (heure de Paris) sauf le week-end : 0800 108 625 ou (+33) 2 40 71 30 00 depuis l’étranger. (le numéro de compte Amundi n’est pas nécessaire).

Vous voulez en savoir + ?

  • Retrouvez sur notre site notre profession de foi, le trombinoscope de nos candidats, et nos vidéos explicatives : bit.ly/CapOrange2017
  • Retrouvez nous sur Facebooket Twitteravec le mot clef #CapOrange2017

 

Télécharger le flyer en pdf : pdfelections_caporange_2017_-flyer.pdf

Dans le cadre du Comité de Groupe Européen d'Orange des 28 février, 1er et 2 mars 2017, la Direction du Groupe a inscrit un point à l'ordre du jour relatif aux résultats financiers de l’exercice 2016, dossier présenté par Pascal Marchand, Directeur du Contrôle de Gestion Central Groupe.

La Direction a commencé par présenter aux membres du Comité de Groupe Européen les faits marquants de l’année, qui confirment et amplifient la tendance positive constatée au 3ème trimestre avec la reprise de la croissance des ventes, soulignant en particulier les bonnes performances du Groupe suivantes :
  • Croissance conjuguée du chiffre d’affaires  et celle de l’EBITDA en année pleine.
  • Résultat d’un chiffre d’affaires en hausse de 0,6 % porté par l’Espagne (+6%) pour l‘Europe et la zone Afrique Moyen Orient (+2,9%)
  • Recul modéré du CA en France (-1%) qui est présenté comme satisfaisant dans le contexte de forte concurrence
  • EBITDA qui progresse de 1,3%
  • Ces résultats (dépassant les objectifs 2020) sont les fruits des investissements dans la 4G et le FTTH, et du choix stratégique de la convergence dans les pays européens.
  • Bonne année sur le marché entreprises.
  • Le ratio dette nette /EBITDA est satisfaisant autour de 2 en phase avec l’objectif.
  • L’investissement est à 7 milliards en légère hausse avec un ratio CAPEX /CA à 17%.
  • Résultat net de 283M€ lié à l’impact positif de la cession de EE et de la croissance de l’EBITDA.
  • proposition d’augmentation du dividende.
Puis fut détaillé par pays européens le chiffre d’affaires globalement en croissance :
  • France : stabilisation des revenus grâce à la convergence
  • croissance maintenue en Roumanie
  • belle performance en Espagne, progression supérieure au marché, moteur des résultats sur l’Europe
  • Pologne : année difficile malgré croissance du CA au T4. Positionnement à revoir sur ce pays.
La Direction estime que ces chiffres sont les résultats de choix stratégiques pertinents en matière d’investissement (18 pays en 4G / +57% foyers raccordables FTTH) et de politique commerciale (convergence). Il s'expliquent aussi par la bonne exécution du plan d’efficacité opérationnelle qui a permis une économie de 1,7 milliard d’€ pour les deux années 2015-2016, plan qui contribue significativement à la rentabilité du groupe.

En termes de relais de croissance pour l’avenir, la Direction a mis l’accent sur les services bancaires avec l’achat de Groupama Banque qui devient Orange Bank, et doit lancer en 2017 une offre de services bancaires et pourrait investir dans les contenus. Orange a procédé à de nouveaux achats en Afrique (Sierra Léone, Libéria, Burkina Faso).

Enfin, la Direction a présenté, comme à l’occasion du CGE de novembre 2016, les données financières permettant de comparer la situation de l’entreprise  à celle de ses pairs. Orange est au 12ème rang mondial (stabilité) En Europe, Télécom Italia fait un retour fracassant, Deutsche Telekom et Telefonica sont en négatif. Orange est n°1 en Espagne.

Les élus du Comité de Groupe Européen ont souligné la contribution des salariés aux bons résultats financiers du Groupe et réclament un partage de la richesse créée à leur profit sous forme d’une prime accordée à tous indépendamment des résultats par pays. Les élus rappellent que la baisse des coûts résulte en partie d’une réduction des effectifs.

La Direction reconnait la bonne mobilisation des salariés et propose que le partage de la valeur, qui doit s’équilibrer entre les actionnaires (avec une proposition de +5cts du dividende), l’investissement et les salariés, s'opère pour ces derniers par un plan d’actions gratuites dont le principe est d’ores et déjà approuvé. Jérome Barré, Directeur des Ressources Humaines Groupe, a évoqué un montant de 1000€ (modulé par pays) sur un plan de 3 ans, versés en 2020 et pour moitié conditionné à la réalisation d’objectifs (progression de l’EBITDA et du cash flow organique), suscitant une vive déception dans les rangs des élus.

Pour 2016, Orange a réalisé un chiffre d'affaires de 40,9 milliards, en timide progression de 0,6%. Au sein de l'activité entreprises, les services d'intégration et IT comprenant le cloud ont progressé de 4,4% pour dépasser les deux milliards d'euros.

[...]

« On peut saluer une croissance vertueuse en Espagne, où elle est tirée par la croissance du chiffre d’affaires, qui vient logiquement couronner la performance commerciale, tant sur le mobile que sur le fixe, où les déploiements de la fibre ont d’ores et déjà permis de séduire 1,6 million de clients (contre 1,5 million en France) », a noté Sébastien Crozier président du syndicat CFE-CGC d'Orange. « En France, la croissance continue des ventes, fixes et mobiles, ne s’accompagne toujours pas d’une croissance du chiffre d’affaires, toujours affecté par une régulation délétère, qui maintient une concurrence exacerbée sur le marché français, pendant que l’Europe diminue les frais d’itinérance. »

[...]

« Les deux tiers du résultat net consolidé proviennent en 2016 de la cession d’EE en Grande Bretagne, qui devraient, en toute logique entrepreneuriale, être consacrés à l’investissement pour la croissance future, qu’elle soit externe ou organique », explique Sébastien Crozier. « Si le taux d’endettement s’améliore sur le papier, il n’intègre pas les 6 milliards d’obligations perpétuelles dont il faut cependant toujours servir les intérêts [...] Les actuels « champions mondiaux du numérique », les fameux GAFA, n’ont pu construire leur succès qu’en se constituant de solides « trésors de guerre », mettant leurs actionnaires à la diète de dividende pendant de nombreuses années. Il serait raisonnable qu’Orange puisse en faire autant. »

 

Extrait de Le Monde Informatique - Dominique Filippone - le 24 Février 2017

Le PDG de l'opérateur historique Orange, Stéphane Richard, a profité de la présentation jeudi des résultats annuels du groupe, salués par les investisseurs, pour rappeler sa stratégie de diversification en expliquant qu'un rapprochement avec Canal+ n'était pas une priorité.

Sur l'exercice écoulé, l'opérateur historique a vu ses ventes progresser de 1,7% (+0,6% en données comparables), à 40,92 milliards d'euros, assorties d'une progression de 2,1% (+1,3% en données comparables) de son Ebitda ajusté, à 12,68 milliards d'euros.
"Il s'agit de la première hausse concomitante de notre chiffre d'affaires et de notre Ebitda sur une année depuis 2008", s'est félicité le directeur financier du groupe, Ramon Fernandez, lors d'une conférence de presse téléphonique.

[...]

Selon un courtier parisien, "la publication est légèrement supérieure aux attentes, avec une bonne surprise concernant l'Ebitda ajusté en France et la confirmation de la perspective de la hausse du dividende" pour l'année en cours, à 0,65 euro contre 0,60 en 2016.

Une hausse dénoncée par les syndicats CGT, SUD et CFE-CGC, qui ont déploré que les actionnaires soient les "premiers servis", au détriment des salariés, "variable d'ajustement" avec la suppression de 5.000 postes en 2016, dont 4.000 en France.

 

Extrait de La Voix du Nord - Erwan LUCAS - 23/02/2017

 

Plusieurs syndicats d'Orange ont déploré jeudi que les actionnaires du groupe de télécoms soient les premiers bénéficiaires des résultats en hausse, au détriment des salariés, "variable d'ajustement" avec la suppression de 5.000 postes en 2016.

"Le choix des actionnaires avant les salarié-es", s'indigne SUD-PTT dans un communiqué, tandis que la CFE-CGC et l'association d'actionnaires salariés Adeas observent que quand les résultats "s'améliorent, les actionnaires sont les premiers servis !!!"

[...]

Dans l'Hexagone, la croissance de l'excédent brut d'exploitation (Ebitda) ne se fait "qu'au prix d'une maîtrise des coûts toujours plus rigoureuse, et notamment par la baisse continue des effectifs", déplore la CFE-CGC.

[...]

Parallèlement aux baisses d'effectifs, les syndicats dénoncent un recours accru à la sous-traitance (+8% selon SUD), "au risque d'une perte de compétence interne, qui sera forcément préjudiciable pour le futur", écrit la CFE-CGC.

 

Extrait de l'Express (avec AFP) - 23/02/2017

A l’échelle du groupe, Orange améliore globalement ses résultats. Mais la hausse des recrutements d’abonnés dans le fixe et le mobile en France ne parvient pas à relancer le chiffre d’affaires.

[...]

L’inquiétude des syndicats

Mais cette analyse ne réjouit pas tout le monde. Notamment pas le syndicat CFE-CGC Orange et l’ADEAS (Association de l’Epargne et de l’Actionnariat Salarié) qui se disent « préoccupés par quelques éléments ». Ils pointent ainsi des bénéfices « en grande partie dus aux résultats de la cession d’EE ». La vente à BT en janvier 2016 de la co-entreprise formée avec Deutsche Telekom a rapporté à Orange 4,5 milliards (et 4% du capital de l’opérateur britannique). Autre inquiétude, le niveau d’endettement ne tiendrait pas compte des 6 milliards d’euros d’« obligations perpétuelles ». Néanmoins, à 24,44 milliards d’euros, l’opérateur a réduit son endettement à 1,93 fois l’Ebitda ajusté contre 2,01 fois en 2015 (26,56 milliards). D’autre part, « l’amélioration de l’Ebitda en France résulte d’une sévère réduction des effectifs qui se traduit notamment par une disparition de boutiques, une augmentation de la sous-traitance à bas coût », soulignent les empêcheurs de profiter en rond. Enfin, ils regrettent que le dividende versé aux actionnaires s’affiche en hausse « alors que les besoins de financement sur la fibre sont importants ». D’autant que les mesures envisagées par l’Arcep sur la régulation de la fibre (avec, schématiquement, un accès facilitée aux infrastructures majoritairement détenue par l’opérateur historique) « font peser un risque sur la poursuite des investissements ».

 

Extrait de silicon.fr - Christophe Lagane - 23 février 2017