CFE-CGC Orange
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Augmentation du pouvoir d'achat, Solidarité avec nos collègues en Boutique... Vos élus CE interpellent la Direction

Lors de la séance du CE OFS du 12 décembre  vos élus CFE-CGC ont interpellé la Direction sur un certain nombre de sujet :

Solidarité avec nos collègues en Boutique
Exemplarité du CODIR
Réorganisation des DO : diminution des effectifs qui s’accentue surtout en région et charge de travail qui augmente
Augmentation du pouvoir d'achat : "lâcher du lest", oui mais pas n'importe comment

Déclaration préalable des élus CFE CGC CE OFS du 12/12/2018.

Depuis quelques semaines, dans la rue, nous assistons à l’expression d’un mécontentement et de frustrations accumulées depuis de nombreuses années.

Selon plusieurs sondages récents, ce mouvement a toujours le soutien d’une grande partie de la population, mais il a aussi des conséquences importantes pour notre entreprise, en particulier sur les boutiques.

Nous exprimons notre solidarité avec nos collègues dont les boutiques ont été fermées, dont les boutiques ont été vandalisées comme à Saint Etienne, Marseille, ou encore sur les Champs-Elysées.

Nous demandons à ce que la DCGP prenne les mesures nécessaires pour compenser les pertes en PVC des collègues qui ne peuvent pas travailler.

Notre PDG, Stéphane Richard, a annoncé hier par un communiqué de presse une prime exceptionnelle de fin d’année pour seulement 20% des salariés (ceux qui touchent moins de 30.000 euros) Evidemment nous nous réjouissons pour eux.

Cependant, cette posture médiatique nous laisse perplexe à la vue de ce qui se passe à l’intérieur de notre entreprise.

Rappelez-nous pourquoi la NAO n’a pas été signé par les Organisations Syndicales ? Et pourquoi la CFE-CGC a refusé de la signer ces 5 dernières années ?

Rappelez-nous pourquoi la demande de la CFE-CGC d’avoir un intéressement exceptionnel a été refusée ?

Rappelez-nous pourquoi la répartition de la valeur va vers un dividende qui augmente comme pendant les « belles années » de l’ère Lombard ?

Rappelez-nous pourquoi les 1000 cadres exécutifs ont reçu en 2017-2018 pour 52 millions d’euros d’actions gratuites, soit en moyenne 52.000 euros chacun pendant que l’ensemble du personnel ne touchera que des broutilles pas avant 2020 ?

Si 80% des salariés ne toucheront rien en cette fin d’année, pourquoi les 1000 exécutives se partageraient malgré tout ces 52 millions au lieu de rendre l’argent par solidarité ?

La fracture sociale et économique que nous voyons dans la rue entre le monde d’en bas et les fameux premiers de cordée, nous la voyons aussi à l’œuvre dans notre entreprise, avec d’un côté des cadres dirigeants qui sont invités à boire du champagne ou à écouter des concerts privés et de l’autre, des personnels privés de ces moments de convivialités. Dans certaines UO, pour fêter Noël, c’est au personnel de faire la cuisine. L’écart se creuse.

Pendant ce temps, les médecins du travail tirent toutes les sonnettes d’alarme, comme il y a dix ans... Un cri dans le désert.

La France craque, Orange pourrait aussi craquer, si vous n’y prêtez pas attention.

De la même façon que la nation cherche à se débarrasser de ses corps intermédiaires, nous ne pouvons que constater le désintérêt des cadres dirigeants de cette entreprise pour ses instances, comme lors de la dernière élection, pourtant pas si anodine.

L’élection CAP permet de mesurer la représentativité dans la fonction publique et même si le nombre de fonctionnaires diminue dans notre entreprise, ils représentent toujours une part importante des salariés. Ils sont aussi au cœur de l’histoire d’Orange. Et concernant les CCP, alors qu’aucun dossier disciplinaire ne respecte le principe du contradictoire, elles permettent de lutter contre les sanctions et les licenciements abusifs.

Une fois encore, DMGP a le plus mauvais taux de participation.

Où est l’exemplarité, l’engagement du management ?

Et pendant ce temps-là Madame Dulac nous vante son benchmark avec des sociétés du CAC 40 comme la BNP Paribas pour nous vendre sa réorganisation « ancrage » ou « Orchidée »…

Voilà ce que nous trouvons dans l’extrait du PV du CCUES : « Nous avons lancé ce modèle en avance de phase, il y a quelques années. Aujourd'hui, je pense que nous l'avons lancé avant tous les autres. Il suffit de voir les grands mouvements d'entreprises. Je vous incite à regarder l'évolution d'organisation chez AXA, mais également chez BNP Paribas par exemple en France, chez Bombardier. Au final, la plupart des entreprises repensent les modèles très centralisés qu'ils avaient pu mettre en place vers ce type de modèle où la localisation aujourd'hui est de plus en plus importante. »


Oh surprise, une grève a éclaté mardi 4 décembre à BNP Paribas à l’initiative de toutes les OS sans exception ce qui, dans cette entreprise, est une première depuis 18 ans.

Quelles en sont les principales raisons ?

  • une dégradation des conditions de travail : des effectifs réduits drastiquement face à une charge de travail qui augmente
  • des salariés en agence qui se prennent toute la violence des clients sans accompagnement

L’absence de revalorisation générale des salaires pour 2019 pour les salariés du réseau France.

Dans cette entreprise, citée en exemple par madame Dulac, les salariés disent : « On a atteint un point de rupture, il y a un ras-le-bol généralisé, tous statuts confondus ».

La BNP Paribas craque, Orange pourrait aussi craquer, si vous n’y prêtez pas attention.

La CFE-CGC Orange exprime son inquiétude vis-à-vis de cette diminution des effectifs qui s’accentue surtout en région avec une charge de travail qui augmente avec des recrutements quasiment circonscrits à l’Ile de France, avec des états-majors France ou Groupe qui continuent à grossir.

Monsieur Stéphane Richard a estimé la semaine dernière que les entreprises devaient « lâcher du lest » en soutenant l’idée d’une prime défiscalisée.

La CFE-CGC Orange vous prend au mot et attend des actes concrets, Nous attendons donc, enfin, une revalorisation des rémunérations et, en outre, la ré-internalisation de certaines activités.

Vous avez Mr le Président, d’un côté serré à outrance les cordons de la bourse concernant les rétributions de l’ensemble des personnels et d’un autre coté accordé la distribution d’une quantité démesurée d’actions gratuites au bénéfice des seuls mandataires sociaux et « leaders », mesure sur laquelle vous vous êtes bien gardé d’envoyer un communiqué de presse. Cette contradiction criante a très certainement généré un sentiment d’iniquité parmi les personnels mais aujourd’hui, plus gravement, aussi un sentiment de révolte.

C’est de votre responsabilité après ce coup de com’ raté avec cette prime, de vous engager sans faux semblants sur la future NAO permettant l’an prochain d’aboutir à un accord avec les Organisations Syndicales, c’est-à-dire avec de vraies marges de manœuvre pour améliorer le pouvoir d’achat des salariés, notamment des moins bien rétribués chez Orange, et surtout l’équité. C’est pourquoi nous demandons solennellement que la question des distributions d’actions soit remise sur la table et discutée de façon transparente.

Nous demandons par ailleurs que soient organisées des assises de la rémunération.

Pour la délégation CFE-CGC  au CE OFS

Gyu DE VARAX - Laurence CLOIX - Xavier PODEVIN - Michel CARLIER - Laurence DALBOUSSIERE - Denis BOST - Franca LOSTYS - Christophe RABIER - Fatima HAMADI - Pascal DOUCHEMENT - Anne-Lise LANGLOIS - Jean-François PAPILLON - Patricia QUEDEVILLE - Laurent BOUARD - Dominique DE SPIRT - Sébastien BERTEAU - Elisabeth DENYS - Claudio VERRECCHIA

Emploi & Métiers Rémunération

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