CFE-CGC Orange
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Il y a quelques mois l’ARCEP a ouvert le processus d’attribution d’une 4ème licence UMTS.

Free est la seule entreprise à avoir déposé un dossier. Celui-ci est néanmoins assorti d’une demande de « conditions préférentielles ».
Est-il bien raisonnable qu’il y ait un 4ème opérateur sur le marché français ? Des conditions préférentielles sont-elles vraiment légitimes ? L’accroissement permanent de la concurrence, quel qu’en soit par ailleurs le coût social, bénéficiera-t-il in fine aux consommateurs ? Telles sont les questions qu’il est légitime de poser.

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En septembre 2006, France Télécom a lancé une offre prétendant illustrer la convergence produit. A plusieurs reprises, la CFE-CGC a dénoncé en CCUES l’absence de vision de ce lancement dont voici les raisons.
Rappelons en préambule qu’en France, il y a plus de 20 millions de clients mobile, et plus de 4 millions de Livebox, soit près de 8 millions de porteurs de mobiles Orange ayant une Livebox à leur domicile (il y a une prévalence entre ceux qui possèdent un abonnement mobile Orange et un abonnement Internet Orange).

Peut-on dès lors considérer qu’un peu plus de 100 000 options Unik vendues en près d’un an (pour 250 000 terminaux vendus – tous les clients n’activent pas l’option…), soit autre chose qu’un flop !

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Forte de ses résultats aux élections et grâce à la volonté de pluralisme de ses collègues de SUD et CGT, la CFE-CGC dispose désormais d’un « strapontin » à la commission économique du CCUES - commission à laquelle le Code du travail donne de vrais pouvoirs - ce qui nous permet de vous tenir informés des résultats de ses différents travaux.

Ainsi donc nous ne pouvons que constater que, sur des marchés non protégés, avec une concurrence active (confortablement aidée par l’ARCEP il est vrai), nos parts de marché, ce sans vouloir forcer sur le catastrophisme d’annonce, ne font que diminuer. Nous attendons de la direction qu’elle cesse avec ses déclarations inutilement lénifiantes, et qu’elle nous fournisse les renseignements précis et justes dont nous avons besoin pour vous donner une exacte analyse de la situation.

Sur les activités Orange, des données fournies oralement font état d’une part de conquête de 51,4% au T4 2006 qui s’effondre au T1 (27,6%). Cela représente 42 000 clients de moins, FTSA reste optimiste car ce sont surtout des clients à faible chiffre d’affaire qui sont partis, au T1 malgré une baisse du nombre de clients le CA dégagé est maintenu car dans le même temps le nombre de clients forfaits (dit à valeur) augmente (+ 129 000). N’oublions cependant pas que les « petits clients » ont un potentiel de développement de Chiffre d’Affaire plus important en pourcentage et que dire si nous commençons à nous rassurer de la perte du bas du marché !

« Charges » de personnel
Cette ligne est en baisse de 0,1%. Ceci est dû à une baisse des effectifs et au maintien du « couvercle » sur les salaires. A ce sujet la direction préfère des rétributions ciblées sur des personnes (alors que les entretiens individuels ne sont pas à jour) et sur les stock-options. Quant à ceux qui n’auront pas de stock-options, ils obtiendront peut-être des actions gratuites. Un parcours du combattant pour une peau de chagrin.

Charges opérationnelles hors « charge » de personnel
Les dépenses commerciales sont en baisse, ce qui serait essentiellement dû au passage à la marque Orange, mais que nous n’avons pu vérifier car nous n’avons pas les données d’Orange SA sur ce domaine pour comparer. Un autre facteur consiste en la baisse des dépenses commerciales sur les 118 712. FT souhaite maîtriser ce budget pour 2007 et 2008 mais relâchera la pression sur cette ligne au T2. La CFE-CGC rappelle qu’elle a vivement critiqué la stratégie mise en place sur le 118 712 et violemment dénoncé la vente de Pages Jaunes. Y a-t-il une stratégie autre que financière dans cette maison ?

La baisse des achats et reversements aux opérateurs est liée à la baisse des terminaisons mobiles, sur les flux inter compagnies et aussi à des effets volumes (-150 millions de minutes). France Télécom a volontairement limité ses offres d’abondance vers les autres opérateurs.

Petite réduction des frais généraux due à la baisse des coûts d’intérim et honoraires divers et la ligne « autres charges, produits opérationnels et production immobilisée » est en forte hausse (+ 45,6%). La consommation externe augmente de 23 millions ce qui est dû à l’implantation de centres d’appels externalisés.

La CFE-CGC dénonce cette logique d’externalisation et de délocalisation.

Les membres de la commission ont demandé des éléments supplémentaires et des indicateurs précis pour mieux suivre l’évolution et le poids de la sous-traitance. Il reste aussi à obtenir des éléments complets sur l’évolution de la qualité de service vue du client et les taux de résiliation sur les différentes familles de produits.

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Voilà bientôt un an que le « rebranding » a été mis en oeuvre et depuis la vente de Pages Jaunes, c’est désormais 80% du CA qui sont réalisés par notre groupe sous la marque Orange.
Ce que nous avions annoncé et que la direction n’avait pas osé dire de peur de susciter de trop vives réactions, est maintenant limpide : la marque France Télécom, dorénavant cantonnée à la France, a vocation à disparaître.
Les signaux se multiplient : la Fondation France Télécom s’appelle désormais Fondation Orange, R&D est devenu Orange Labs, presque toutes les sociétés filiales du périmètre entreprises sont regroupées sous l’enseigne Orange Business Services, les nouveaux produits sont sous la marque Orange comme les offres sur le fixe sans abonnement.
 

De nombreux cafouillages ont émaillé le processus de déploiement :

  1. en Égypte et en Jordanie, France Télécom est en difficulté pourdéployer la marque Orange en raison d’une licence de marque concédée à un opérateur israélien…
  2. en Pologne, le changement mal géré de la marque des boutiques a perturbé les consommateurs qui ne trouvaient plus leur magasin…
  3. en Grande Bretagne, le rebranding des activités Internet n’a pas donné les résultats escomptés mais le changement de Freeserve en Wanadoo pour satisfaire l’ego d’un petit baron de l’époque a malgré tout passablement détérioré la situation.
  4. en Espagne, l’acquisition d’Amena n’a pas profité du rebranding Orange…
    en Belgique, il y a quelques mois France Télécom a vendu l’activité Internet Wanadoo parce qu’elle n’était pas assez rentable, et Mobistar n’est toujours pas passé sous la marque Orange en raison de l’opposition des actionnaires minoritaires
  5. aux Pays Bas, alors que France Télécom dispose d’un opérateur mobile et d’un FAI, il est régulièrement fait état de la vente de l’activité.

Comment dès lors disposer d’une marque globale en Europe ? Une nouvelle fois, le financier prend le pas sur l’industriel…
 

En France :

L’affaire grotesque du mail orange-ftgroup.com résume le manque d’audace de la direction qui n’a pas voulu du libellé @orange.com et qui sous la pression du Financial Time a renoncé à orange-ft.com, entraînant un coût pour l’entreprise de plusieurs dizaines de millions d’euros.

Résultat d’un affrontement entre baronnies d’Orange Mobile et de Wanadoo qui les avait conduit à choisir deux plates-formes distinctes de messagerie, Il aura fallu plus d’un an et plusieurs millions d’euros dépensés pour que la migration des mails @wanadoo sous la marque Orange. commence !

Ni le professionnalisme nécessaire à la gestion d’un groupe tel que France Télécom, ni le renouveau qui devait accompagner la mise en place du changement de marque ne sont au rendez-vous : de nombreux lancements produit sont des échecs dont le plus retentissant reste Unik, pourtant présenté en son temps comme le parfait symbole du dynamisme de l’entreprise.

Combien de temps la direction démunie de projet industriel, résistera-t-elle à la pression des marchés financiers qui réclament le changement du nom de la cotation boursière en « Groupe Orange »pour faire oublier le parcours boursier désastreux del’action France Télécom ?

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La direction a restreint le champ de la négociation à une simple compensation des avantages Transpac, pour rentrer dans le moule des accords France Télécom.

En cas de signature …
- Un minimum garanti de 1%, toute augmentation confondue, pour les salariés de A à Dbis
- Le maintien des tickets restaurants sur les sites ne disposant pas d’un restaurant collectif à proximité
- la prime IDF pour les salariés non cadres de A à D,
- Le maintien des contrats temps partiels et temps partiels spécifiques avec compensation du différentiel de cotisations de retraite par une prime unique
- La prolongation de l’accord horaires variables jusqu’au 31/12/07

Mais encore trop de points bloquants :
- Les indemnités kilométriques : 3 fois moins remboursées
- L’assurance professionnelle : non prise en charge par l’entreprise
- L’intégration dans le salaire des indemnités d’astreintes et d’interventions avec garanties de sortie
- Les règles de la carrière miroir pour les fonctionnaires détachés et la valorisation du parcours professionnel
- La non-discussion sur l’harmonisation des parts variables et une décision unilatérale de ne l’appliquer qu’au 2ème semestre 2007 avec des conditions de rémunération progressive inacceptables,
- L’information des orientations de la PVV de SCE ne concerne que trois entités : DGC, DIS et MCE. Les objectifs seront harmonisés avec des critères d’éligibilité à la PVV uniquement aux personnes apportant la signature du contrat (AM, BM, ASM). Pas de réponse de la direction sur les autres acteurs de la PVV ex-Transpac et sur les autres divisions DSRI, AE Paris…

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