CFE-CGC Orange
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Comme vous aurez déjà pu le constater l’accord proposé par la direction prévoit un abondementdans le cadre du PERCO plafonné à 550 Euros répartis sur trois tranches, pour un montant minimal investi d’environ 700 Euros. Cela représente une variation de + 22% par rapport à l’abondement 2006 et l’on pourrait imaginer que cela représente une avancée significative.

Voyons ce qu’il en est vraiment : En valeur absolue, ce pourrait apparaître comme une réelle volonté de la Direction de s’engager dans une politique volontariste sur des produits de capitalisation en complément des régimes de répartition de nos retraites, et comme le prévoit la loi Fillon du 31 août 2003.

En fait nous sommes très loin de ce qu’a souhaité le législateur : l’abondement peut aller jusqu’ à plus de 5000 Euros et l’on peut aussi l’alimenter en valorisant le compte épargne temps.

Sur le point précis de la « valorisation » du CET la CFE-CGC a maintes fois réclamé la mise en place de cettedisposition auprès de la Direction qui a continué de faire la sourde oreille, alors que la mesure financière était à la marge !

Espérons pour finir, que la direction veuille bien communiquer un peu moins « confidentiellement » sur ce dispositif qui n’a suscité que peu d’adhésions en 2006, peut-être par manque d’information des salariés…

Il est vrai que l’investissement de la direction n’a représenté jusqu’à présent que 10 millions d’euros, alors qu’en cas de souscription massive des salariés, le montant pourrait s’élever à près de 50 millions d’euros !

Au final, en l’état, le perco ne constitue toujours qu’un hochet de plus pour détourner l’attention des personnels du principal problème : la stagnation des salaires !

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Maîtriser la réduction des effectifs est une activité bien trop « sensible » pour que, dans le cadre d'un accord d'entreprise, elle soit partagée avec les Organisations Syndicales ! Après tout, les personnels risqueraient d’y trouver leur compte ! Le couperet vient donc de tomber ! « OK pour un accord », certes, mais limité, s’il vous plait, à une cible de 800 personnes par an (celles qui sont le plus proches du départ en retraite).

Et la direction confirme que si le CFC n’est pas prolongé (pour des raisons légales et de « coût » pour l’entreprise), des négociations seront néanmoins ouvertes pour discuter d'un dispositif destiné uniquement à réduire la masse salariale : grosso modo, la création d’un temps partiel pour les personnels proches du départ à la retraite. Les détails restent à négocier, mais il serait proposé un mi-temps rémunéré à 70% aux seuls personnels pouvant partir dans 2 ou 3 ans… (700 à 800 personnes pour 2007 et autant pour 2008) ! Rappelons que non seulement (et nous aurions été surpris du contraire) : ce projet ne répond pas, loin s’en faut, à l'attente des personnels, que de plus, il renforce leur inquiétude face à la perspective de mesures « dures » : Plan de Sauvegarde de l’Emploi, licenciements pour motif économique... et que surtout, il ne permettra pas de contribuer de façon significative à l'atteinte des objectifs affichés en matière de suppression d'emplois (- 22 000 sur 3 ans).

Enfin, le plus navrant n’est-il pas que personne ne soit surpris de cette décision ? Même si, à la CFE-CGC, nous avions bien compris qu’épargner les fonctionnaires n’était plus la préoccupation des actionnaires actuels, dont les intérêts privés marchands ont désormais la main mise sur la stratégie de l’entreprise, cette façon grossière de nous mettre les points sur les «i», ne fait qu’accroitre notre détermination à défendre les droits des personnels quel qu’en soit le statut. Nous rappellerons et prouverons sans relâche que les avantages conquis ne sont, quoi qu’on nous répète à l’envi, ni usurpés, ni de nature à mettre en péril la bonne marche de l’entreprise. Il n’y a donc pas de raisons, autres que mensongères, de les supprimer ! 

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La CFE-CGC a signé l’accord sur le Plan d’Épargne pour la Retraite COllective (PERCO).Ce produit d’épargne par capitalisation permet la sortie en rente viagère ou en capital au moment de la retraite, sauf cas de déblocage anticipé dans les conditions du PEG, ou de départ du groupe.L’adhésion est facultative : Le personnel ouvre son plan au moment et pour le montant qu’il souhaite. L’investissement peut provenir de la participation groupe, de l’intéressement, d’avoirs du PEG ou d’un versement volontaire. Les 300 premiers euros versés sont abondés à 100% par l’entreprise et les 300 euros suivants à 50%. Les dispositifs législatifs auraient permis de faire beaucoup mieux, et les dispositions actuelles du PERCO ne sont pas à la hauteur de nos espérances. Nous avons quand même obtenu que le conseil de surveillance de l’organisme financier qui gère les fonds du PERCO soit composé paritairement de représentants de l’entreprise et de représentants syndicaux. Dans ce cadre la CFE-CGC veillera tout particulièrement à une évolution positive des éléments d’abondement.Ce type de produit ne garantit pas le capital investi des risques d’inflation mais actuellement, compte tenu de l’abondement, aucune banque ou assurance ne propose de plan retraite aussi avantageux pour seulement 25 ou 50 euros par mois !

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Le PERCO : C'est un produit d'épargne par capitalisation basé sur le VOLONTARIAT, qui permet, sauf cas de déblocage anticipé (acquisition de la résidence principale – amélioration de la résidence principale …), la sortie en rente viagère au moment de la retraite. Une sortie en capital est également envisageable. L’alimentation du PERCO peut se faire par l’intéressement, la participation, les versements volontaires, l’abondement, le CET.L’abondement de l'employeur est défiscalisé dans la limite de 300 % des versements, plafonné à 4 600 €/ an et soumis à la CSG et à la CRDS (8 %) C’est ce que recommande le Code du Travail, mais l’abondement qui sera effectivement retenu à FT, est en cours de négociation. La CFE-CGC dénonce les contraintes excessives du calendrier que veut imposer la direction, qui souhaite une signature en février 2006 malgré des éléments de négociation fort complexes. La CFE-CGC réaffirme sa demande de disposer du cahier des charges dans son ensemble (on voudrait nous cacher la vérité sur cet appel d'offre que l’on ne procèderait pas autrement). Elle insiste sur la nécessité de s'inscrire dans un processus d'offres labellisées CIES (fonds solidaires) et d’obtenir des garanties sur la gestion des fonds. La CFE-CGC rappelle aussi que dans sa volonté de précipiter les négociations (pour donner aux personnels le choix de verser leur participation sur ce compte), la direction a oublié qu'avant de mettre en oeuvre le PERCO elle devra recueillir l'ensemble des avis après consultation des CE et CCE des différentes entreprises du Groupe FT. Notre confédération est très réservée sur cet accord, compte tenu des risques (inflation à deux chiffres, effondrement boursier…) inhérents à ce genre de placement à très long terme. A FT, La CFE-CGC souhaite un abondement maximum et le contrôle le plus vigilant de la gestion des fonds

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Nous avons mis à jour notre notre politique de gestion des données (RGPD). Nous vous invitons à la consulter.
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