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Repères pour la première évaluation :
Principe :
A la 1ère évaluation, le salarié sera positionné sur décision managériale sur le métier (contenu ou contenu enrichi) sur la base des activités exercées en lien avec les missions correspondantes.
Tous les salariés sont positionnés sur le niveau opérationnel à l’initialisation.
Avant chaque entretien d’évaluation (première évaluation ou évaluations postérieures), le manager doit proposer au salarié de s’autoévaluer et s’assurer que le salarié disposera du temps nécessaire pour ce faire. Des outils sont mis à la disposition des salariés pour leur permettre de s’approprier la démarche d’autoévaluation des compétences : atelier Orange Avenir, modules e-learning.
Cas particuliers :
1/Un salarié dont le niveau de classification personnel est celui du contenu enrichi de son métier, alors qu’en termes de compétences, il est évalué sur le contenu de son métier (1er niveau de qualification du métier), ce salarié sera positionné sur le contenu enrichi de son métier. Un plan de développement des compétences sera à mettre en œuvre pour l’accompagner dans l’atteinte des compétences attendues sur ce niveau.
Ce choix répond à plusieurs objectifs :
– ne pas créer de distorsion sur un même métier entre le niveau personnel du salarié et le niveau sur lequel il est positionné,
– tenir compte du parcours professionnel de chacun et des mesures de reconnaissance obtenues dans le passé,
– inscrire chacun dans une dynamique positive de développement de ses compétences, en cohérence avec les attendus sur son métier,
– éviter un risque de déqualification du salarié.
Illustration : Un salarié exerçant un métier C / D, qui est à titre personnel de niveau D, mais est évalué sur le contenu métier de niveau C, sera positionné sur le niveau D, pour garder la cohérence de son positionnement avec son niveau de qualification. Un plan de développement sera à mettre en œuvre pour l’accompagner dans l’exercice des compétences et activités attendues du métier sur le niveau D.
2/ Un salarié dont le niveau de classification personnel est celui du contenu de son métier (1er niveau de qualification de son métier), alors qu’il exerce et met en œuvre les activités et compétences du contenu enrichi de son métier (2ème niveau de qualification du métier), sera positionné et évalué sur le contenu enrichi de son métier. Dans cette perspective, une mesure de reconnaissance sur le 2ème niveau de qualification sera envisagée.
Illustration : Un salarié exerçant un métier C/D qui est à titre personnel de niveau C, est évalué sur le contenu enrichi (niveau D) sur décision managériale, si la nature des activités exercées par le salarié le justifie. Dans ce cas, la confirmation du positionnement sur le contenu enrichi est constitutive d’une promotion (2ème situation de promotion, avec pour conséquence le passage au niveau D).
Quelques repères pour évaluer les compétences :
Ø Chaque compétence attachée au métier est évaluée
Ø Il est nécessaire de recueillir des faits significatifs, pour garantir un niveau d’objectivité suffisant et évaluer les compétences des personnes à partir de ce qu’elles font. Un fait n’est significatif que par l’impact et les résultats qu’il produit.
Ø Chaque fait significatif observé directement par le manager ou par un tiers qui aura été préalablement défini, va permettre de situer la compétence sur un des 4 niveaux.
Ø La période d’observation doit être récente (environ 1 an maximum)
Ø Pour positionner une compétence sur un niveau, il faut que l’ensemble des éléments décrits (cf. descriptif détaillé de la grille des compétences) sur le niveau soit mis en œuvre ainsi que l’ensemble des éléments décrits sur les niveaux inférieurs (ex. pour qu’une compétence soit positionnée sur le niveau avancé, il faut que le salarié mette en œuvre les éléments décrits sur le niveau de base + le niveau opérationnel + le niveau avancé)
Cas particulier de la compétence « non applicable » :
Ø Dans le cas où le salarié ne met pas en œuvre une compétence car son environnement métier ou les projets confiés au salarié ne permettent pas d’exercer la compétence alors, il sera possible de positionner ladite compétence sur « non applicable » (limité à 1 à 2 compétences).
Ø Ce positionnement « non applicable » ne sera pas préjudiciable pour le positionnement final du salarié.
Evaluation des personnes à faible niveau de compétences :
Ces salariés doivent être évalués comme les autres salariés concernés par l’accord reconnaissance. Même si les compétences mises en œuvre ne correspondent pas au niveau « base », il convient de les positionner sur le niveau « base » et mettre en place un plan de développement des compétences.
Positionnement final du salarié :
Ø Pour que le salarié soit positionné sur un niveau (base, opérationnel, avancé, référent), chaque compétence requise sur le métier doit être évaluée a minima sur ce niveau
Ø L’évaluation porte jusqu’à 7 compétences sur le contenu et jusqu’à 10 compétences sur le contenu enrichi
Ø Par exception, 1 à 2 compétences maximum peuvent être positionnées sur le niveau juste inférieur ou être « non applicables » selon l’appréciation managériale. Afin de garantir l’équité, un partage à ce sujet sera réalisé entre managers d’un même périmètre. Les compétences potentiellement non applicables peuvent être dans certains cas définies par les Directions / Filières Métier.
Ø Les managers sollicitent la mise en œuvre des mesures de reconnaissance.
Ø La filière RH assure l’accompagnement des managers. Elle garantit la pertinence des mesures de reconnaissance demandées par le manager. Elle anime les processus de reconnaissance ainsi que les revues de personnel par périmètre permettant de faire le point sur les projets professionnels et de les accompagner.
Ø Les mesures de reconnaissance sont donc issues d’un processus collégial (manager, N+1, RRH, …) et validées par une décision à deux niveaux. Ce dispositif doit favoriser l’impartialité d’une décision collective.
Ø L’accent est mis sur la préparation amont de l’évaluation : échanges entre managers sur leur compréhension commune, rôle de la filière RH pour favoriser ces échanges, etc…, et sur la fonction de la validation collégiale principalement comme revue des mesures de reconnaissance proposées, et ajustement éventuel.
Ø La décision finale d’évaluation appartient au manager.
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