CFE-CGC Orange
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Rétribution : la loi du marché…

Fatima Hamadi et Valérie Chapuis

La rétribution n’est mobilisatrice que lorsqu’elle est perçue comme équitable par les personnels, c’est-à-dire quand ils et elles la considèrent juste au regard de leur contribution à la richesse de l’entreprise. Or, « l’Accord » Salarial 2018 traduit la vision tristement réductrice de la Direction, qui considère le personnel comme un centre de coût, et non comme le poumon du profit qu’il est en réalité !

Mais au fait, de quel accord s’agit-il ? Car si la négociation est bien obligatoire, le fait d’aboutir à un accord ne l’est absolument pas ! En réalité, cela conduit les organisations syndicales à contresigner une proposition unilatérale. C’est ce que certaines ont fait les dernières années, cautionnant la politique d’austérité salariale.

En 2018, une fois retraitée de l’inflation, la proposition de la Direction maintient à peine le pouvoir d’achat direct des personnels, alors que les effectifs baissent et que les résultats s’améliorent. Dans le même temps, intéressement, participation, abondements de l’entreprise, et avantages aux personnels stagnent ou diminuent. Quant aux filiales, elles restent dans la plupart des cas les parents pauvres de l’ensemble des dispositifs.

S’obstiner ainsi à ne pas partager la valeur ajoutée quand les résultats sont au rendez-vous est contraire au bon sens, et contredit l’affichage social de l’entreprise !

Au sommaire

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Bonne lecture !

 

Seniors, Fin de carrières, Retraites Participation, Intéressement et Actionnariat Rémunération Lettre Comprendre et Agir

tribunal correctionnel

« La CFE-CGC France Télécom a été à l’initiative rejoint par Sud de la création de l’Observatoire du Stress et des mobilités forcées qui a mis en évidence la crise sociale qui avait lieu à France Télécom sous l’ère Lombard.

Près de 9 ans après l’engagement des poursuites pénales, les magistrats instructeurs en charge du dossier des suicides de France Télécom viennent de rendre en date du 12 juin 2018, une ordonnance de renvoi devant le Tribunal correctionnel dans un document de plus de 600 pages, ordonnance qui n’est plus susceptible d’être remis en cause depuis la décision de la Cour de Cassation rejetant le dernier recours fait par 2 des protagonistes mis en examen,  et dont l’AFP se faisait l’écho le 5 juin dernier.

Le harcèlement moral a été retenu à l’encontre :

  • ORANGE (ex-France Télécom)
  • Didier Lombard
  • Olivier Barberot
  • Louis-Pierre Wenes
  • Nathalie Boulanger-Depommier
  • Jacques Moulin
  • Guy-Patrick Cherouvrier
  • Brigitte Bravin-Dumont

lesquels sont tous renvoyés devant le Tribunal correctionnel pour être jugé des chefs de harcèlement moral et/ou complicité de harcèlement moral. Les maintiens sous contrôle judiciaire sont confirmés.

A ce jour, il n’y a pas d’indication sur quand cette affaire sera jugée. Probablement en 2019.

La CFE-CGC, qui s’est constituée partie civile dès le début de la procédure, se félicite de cette décision. Elle regrette cependant que le chef d’homicide involontaire n’ait pas été retenu.

La CFE-CGC déplore que Madame Brigitte Dumont soit toujours Directrice de la Responsabilité Sociale d’Entreprise d’Orange, Présidente du syndicat patronal de la branche des Télécoms (Unetel – RST) et Vice-Présidente d’Opcalia (un des plus gros organismes collecteur pour la formation professionnelle). Il en est de même pour Monsieur Jacques Moulin à la tête de l’IDATE, think tank sur les télécommunications dont Orange est l’un des principaux soutiens financiers.

Leur maintien à ces postes jette le discrédit sur les activités qu’ils supervisent.

Les autres prévenus sont à retraite. Didier Lombard est resté membre du Conseil de Surveillance de la société Radiall jusqu’en 2017, société familiale dirigée par Pierre Gattaz, actuel Président du Medef.

La responsabilité morale des sept prévenus dans la crise sociale et ses conséquences les plus tragiques, les suicides de nos collègues, est avérée.

Il appartient désormais à la justice de se prononcer sur leur responsabilité pénale. »

Le domaine de l’intervention est en pleine mutation et les UI sortiront modifiées en profondeur du projet d’organisation 2019 voulue par la Direction. Les fusions d’UI ont déjà démarré et les premiers retours terrain mettent encore une fois en évidence l’écart entre la théorie présentée et la pratique que les salariés vivent tous les jours. Si l’on ajoute à cela, l’accord sur la reconnaissance des compétences (ARCQ) qui a suscité beaucoup d’espoirs vite déçus et les crashs programme inopérants sur le marché Entreprise, c’est dans un contexte explosif que vos représentants CFE-CGC ont rencontré la direction métier des UI. Rapide retour.

Téléchargez l'intégralité de l'actu des UI : pdfUI ACTU T1 2018

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