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….C’est ce fameux taux de couverture de 27% qui conditionne l’accès de Free à ce nouveau marché…

…..Le 25 janvier, les syndicats CFE-CGC & UNSA des opérateurs en place écrivent à l’ARCEP pour réclamer une nouvelle procédure d’enquête à l’encontre de Free. « Il semblerait que FREE MOBILE ait paramétré ou éteint ses équipements dès le lancement commercial de ses offres (donc postérieurement aux mesures effectuées par l’ARCEP) pour basculer les appels de ses abonnés sur le réseau de son opérateur hôte (ORANGE) de façon à pouvoir faire face à la montée en charge de ses services ». Orange est en effet lié à Free par un contrat d’itinérance qui l’oblige à assurer ces échanges quand le propre réseau de Free est saturé….

….Le 30, l’ARCEP indique en fait n’avoir « été saisie d’aucune plainte d’un opérateur ni d’aucune demande du Gouvernement ». Malaise.

L’explication viendra le mercredi suivant dans le Canard Enchaîné qui révèle que la lettre de Besson est antidatée pour laisser croire que l’ordre était venu de lui, non de la seule initiative de l’ARCEP. En fait, le 27 janvier à 14h20, le cabinet du ministre a fait porter par motard la fameuse lettre à l’ARCEP où il lui réclame ces vérifications…

….Le FAI n’allume-t-il ses signaux que lors des vérifications ? Début février, les syndicats CFE-CGC & UNSA SFR Orange et Bouygues demandent à l’ARCEP de bien vouloir changer sa méthode de vérification de la couverture mobile afin de « vérifier la capacité réelle du réseau de FREE MOBILE à prendre en charge les appels de ses clients et non la simple existence d’un signal ». Dans leur missive, ils demandent aussi « formellement à l’ARCEP de saisir l’Autorité de la concurrence de ce sujet »….

…..En commission des affaires économiques, à l’Assemblée nationale, Xavier Niel avait contesté ces bugs et dénoncé ces vérifications : « au lieu d’engager ce type de dépenses, nos concurrents feraient mieux de reverser de l’argent à leurs abonnés. Ce serait tout de même plus productif ! Je répète que notre contrat avec Orange est commercial, et que nous l’enrichissons par ce biais. Un milliard d’euros représente une marge confortable pour l’opérateur dont nous utilisons le réseau en itinérance. »

 Extrait : PCinpact – Marc Rees – 6 février 2012


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