Après neuf mois de travail, le CHSCT a rendu un avis négatif sur le projet de déménagement à St Denis ; signe de son engagement positif sur ce dossier, il a, dans la foulée, proposé un contre-projet à la direction… qui l’a refusé. Sous la pression du CHSCT, du CE, de l’inspection du travail et du contexte plus général de la crise sociale, la direction avait pourtant fait quelques concessions. Attitude rare dans le groupe et qui a du lui coûter… Le CHSCT a considéré qu’elles étaient insuffisantes. Prochaine étape : l’avis du CE.
La direction avait essentiellement fait des concessions sur les points suivants :
Ces améliorations ont été jugées insuffisantes par le CHSCT. Après de très nombreuses, longues et parfois violentes réunions, la consultation de multiples documents, de nombreuses visites du site et grâce à l’appui d’un cabinet d’expert, le CHSCT a choisi de rendre un avis négatif, extrêmement argumenté. Les raisons sont essentiellement :
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Le choix d’une organisation en open spaces non justifiée, et une densité trop importante qui a des conséquences directes sur la l’acoustique, l’éclairement des postes de travail, le fonctionnement du restaurant. Cette densité ne permet pas non plus le respect de la norme NF quant à la surface par poste (10m2 contre à peine 6 dans le projet). Ce qui n’empêche pas la direction de prétendre avoir choisi les open spaces pour favoriser le travail en équipe…
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Les accroissements de temps de trajet sont notablement sous-estimés – la saturation du réseau du RER B n’est pas prise en compte, le trajet des personnes habitant hors de la région parisienne est mal évalué – et le télétravail n’est pas décliné localement pour pallier cet accroissement.
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Les risques psycho-sociaux liés au déménagement sont insuffisamment évalués et n’ont pas fait l’objet de mesures de prévention, en particulier pour les équipes en charge du déménagement, mais aussi pour tous les salariés ; ils viennent s’ajouter au contexte de crise sociale généralisée dans le groupe et à celle de la direction liée aux départs annoncés ou prévisibles de certains cadres dirigeants.
Le CE a tenu une réunion extraordinaire le 8 janvier pour étudier tous ces éléments. La réunion se poursuivra le jeudi 13. La CFE-CGC a rappelé que ce déménagement est l’un des projets de mobilités forcées les plus importants : presque 2000 personnes sont concernées représentant plus de 50% des effectifs actuellement soumis à une mobilité forcée à France Télécom.
Al ire :
L’avis motivé du CHSCT
La réponse de la direction
La déclaration de la CFE CGC-UNSA au CE du 8 janvier