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Trois syndicats ont exercé leur droit d’opposition à l’accord sur l’accompagnement de la transformation numérique chez l’opérateur télécom.

C’est une négociation qui dure depuis près d’un an et que Bruno Mettling*, ancien DRH d’Orange, espérait voir aboutir au cours du 1er trimestre. Le texte du « premier accord portant sur l’accompagnement de la transformation numérique » chez l’opérateur, daté du 20 avril et signé par la CFDT et FO (qui totalisent 39 % des suffrages), a cependant été rejeté par les trois autres organisations syndicales représentatives : CFE-CGC, SUD et CGT (53 % à eux trois).

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L’exercice sera compliqué, car les critiques à l’égard du texte sont nombreuses : dans un communiqué du 9 mai notifiant l’exercice de son droit d’opposition avec SUD et la CGT – procédure extrêmement rare dans cette entreprise –, la CFE-CGC dénonce un texte « porteur de trop de dérives aliénantes pour les personnels […] sans que ni la pertinence ni l’efficacité économique des outils et méthodes proposés n’aient été démontrées ».

Risques psychosociaux
Le syndicat des cadres souhaitait, entre autres, l’établissement d’un diagnostic sur l’utilisation professionnelle des outils numériques : niveau d’appropriation, besoins exprimés, attentes d’accompagnement. « Les solutions internes sont très contraignantes », argue Sébastien Crozier.

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Demande de transparence
« La philosophie de l’accord doit être revue en profondeur ; nous ne nous engagerons pas sur des aménagements à la marge », prévient Sébastien Crozier. Et de réclamer des garanties sur le droit à l’erreur dans l’utilisation des outils, une transparence dans la gestion des données.

 Et « une vraie réflexion sur le temps de travail numérique ». « Le digital est porteur de performance et de productivité, mais l’entreprise doit avoir, en interne, le même niveau d’exigence et de qualité qu’envers ses clients. » À noter que la CFE-CGC Orange a réalisé un livre blanc, “Enjeux de la numérisation de nos vies”, à partir des débats menés lors de son université d’été, en juin 2015. Un volet est bien évidemment consacré à l’impact du numérique sur la vie au travail.

Source extrait : Entreprises et Carrières – Hélène Truffaut – 18/05/2016


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