Quand les élus imposent la transparence
Présentée en juin comme un simple «ajustement», la transformation de la DCOM/CO s’est révélée être une réorganisation complète : changements de postes et de positionnements, fiches de poste révisées, nomination de managers sans appel à candidature, … Les salariés, mis devant le fait accompli, ont exprimé un mécontentement profond sur le fond comme sur la forme.
Face à cette situation, vos élus CFE-CGC ont obtenu un CSE extraordinaire le 28 août, l’actualisation des fiches de poste, l’organisation d’une réunion plénière d’informations et surtout le report de la mise en place au 1er septembre 2025.
La réunion d’information puis le séminaire du 8 juillet ont permis de rétablir un minimum de dialogue : selon la direction, 85 % des salariés concernés disent aujourd’hui avoir compris le sens de l’organisation, même si des zones d’ombre persistent à l’aune de la mise en œuvre du projet Regain.
Analyse de la CFE-CGC
Vos élus de la CFE-CGC constatent que, sans leur intervention, l’entreprise s’engageait dans une transformation bâclée, avec de forts risques psycho-sociaux. Les mesures correctives mises en place étaient indispensables pour restaurer un minimum de confiance.
Néanmoins, une préoccupation majeure demeure : certains salariés hésitent désormais à s’exprimer. Le dialogue social suppose transparence, confiance mutuelle et liberté de parole sans crainte ni pression.
Enfin, reconnaissons que pour une direction censée maîtriser l’art de la communication, commencer par un défaut de communication interne, c’est assez édifiant.
A l’issue de ce point, la CFE-CGC restera particulièrement vigilante sur :
- Le suivi effectif de la mise en œuvre, avec un bilan prévu début 2026.
- Le respect de l’ingénierie sociale : toute réorganisation doit passer en CSE.