La boutique de France Télécom, au centre-ville d’Aubagne, est bel et bien fermée, mais les salariés, eux sont là.
En grève depuis le 2 septembre, les six agents du cours Foch refusent la décision de la direction régionnale de fermer ce magasin, qui est aussi leur outil de travail. » Pour la population, c’est un manque de démocratie aussi. Les gens n’auront plus le choix, ils seront contraints d’aller dans la galerie d’Auchan » lance une gréviste, » le point de départ de notre unité ça été ça : le service que l’on apportait à la population et qui n’existera plus »
Car si France Télécom a décidé d’ouvrir un « mobistore » pour pallier cette fermeture en centre-ville, les salariés estiment eux que ce n’est pas suffisant « on y fera que de la vente »……
L’avis de la commune en préfecture et la municipalité semble partager cet avis : une fois encore, vendredi, le maire et une partie de son conseil municipal, écharpes d’élus à la ceinture, ont rendu visite aux syndicalistes, pour une conférence de presse.
« Maintenant, on s’en prend aux structures des villes moyennes. Nous sommes là pour défendre le service public » soulignait Daniel Fontaine aux côtés d’Alain Belviso, président de l’Agglo mais aussi délégué à la sauvegarde des services publics au sein du conseil municipal. ….
« La préfecture demande si nous allons défendre notre position. Oui : nous sommes pour l’extension de l’agence d’Auchan, où passent quelque 150 000 personnes, et dans le même temps nous sommes pour le développement d’une agence en centre-ville, transformée il y a seulement trois ans. Elles répond aux besoins d’une vie sociale de proximité… »
…Les salariés, quant à eux sont déterminés à poursuivre leur mouvement, y compris devant les tribunaux, et à occuper en permanence le parvis de l’agence alors qu’un préavis de grève aurait été déposé pour aujourd’hui dans l’ensemble des services commerciaux de l’établissement, dans le département.
La Provence – extrait- le 22/09/08