Accès direct à l’article complet

20 milliards d’euros auraient été dilapidés afin de rémunérer les actionnaires par France Télécom selon la CFE-CGC/UNSA et l’ADEAS. Objectif 14 Juin : les syndicats  demandent que le dividende soit fixé à 1 euro contre les 1,4 € prévus.

Les comptes publiés par France Télécom sont souvent entourés d’un aimable brouillard malgré un déluge chiffres qui fait qu’il reste difficile de comprendre ce que la société fait réellement de ses revenus. Le roi est nu affirme certains syndicats.
Les syndicats CFE-CGC/UNSA et l’ADEAS donnent un coup de projecteur au travers de ce brouillard pour affirmer leur opinion : France Télécom donne excessivement aux actionnaires, en s’endettant même pour cela, et n’investit pas assez pour préparer l’avenir ni rémunérer ses employés.

[…]

La CFE-CGC/UNSA et l’ADEAS affirment combattre depuis plus de trois ans une distribution de dividende qui dépasse les bénéfices nets de l’opérateur télécoms. Cela aurait même obligé l’entreprise à puiser dans ses réserves ainsi que de maintenir un recours à l’emprunt, notamment pour verser les acomptes sur dividende, devenus la règle depuis 2008.
Ces syndicats proposent de voter le 14 juin pour le dividende à 1 euro. Cela devrait constituer la seule alternative pour donner à France Télécom les moyens financiers d’affronter les enjeux immédiats auxquels l’entreprise doit faire face, et pour préserver l’emploi sur le moyen terme, alors que les opérateurs de télécommunications français auraient déjà détruit plus de 32 000 postes en 12 ans, selon eux.

[…]

Les syndicats craignent maintenant pour l’emploi. Ils pensent que France Télécom a perdu 54 000 emplois entre 1998 et 2009, non compensés par les créations d’emplois chez les autres opérateurs. Ils chiffrent à 32 000 le nombre de postes perdus pendant la même période dans le secteur, alors que son chiffre d’affaires croissait de 80% et que seule la volonté de rétablir l’entreprise après la crise sociale a permis de relancer les embauches (2 000 en 2010, 3 200 en 2011).

Les syndicats veulent une poursuite du rajeunissement des effectifs qu’ils estiment bénéfique à la dynamique de croissance, dans une période de crise où la lutte contre le chômage est une priorité. Les syndicats CFECGC/UNSA et l’ADEAS, association des personnels actionnaires, ont convaincu les représentants des salariés actionnaires de présenter une résolution fixant le dividende à 1 euro par action.

[…]

Extrait de Réseaux-Télécoms.net – Jean Pierre Blettner – 02/06/2012


Articles complémentaires

  1. L’élection des CAP conditionne votre représentation Au Conseil des Questions Statutaires d’Orange (CQSO) Le Conseil des Questions Statutaires est capital : la Direction rédige elle-même les décrets qui s’appliquent aux fonctionnaires de l’entreprise, avant validation par le Ministère. La CFE-CGC et la CFTC dénoncent ce fonctionnement, qui constitue une atteinte à un principe fondamental du droit : nul ne devrait être à la […]
  2. Sécuriser les parcours professionnels, les carrières, les rémunérations et la retraite Réforme indiciaire 2020 : un goût d’inachevé Les mesures indiciaires et d’amélioration des fins de carrière pour les fonctionnaires d’Orange ont été mises en place en décembre 2020, un an après la Fonction Publique d’État… et en laissant de côté les statuts de fonction (IV.3 et au-delà). La CFE-CGC Orange et la CFTC continuent de se […]
  3. Garantir les droits afférents au statut des fonctionnaires La CFE-CGC et la CFTC défendent le maintien des dispositions prévues par la loi de 2003, qui garantit à l’ensemble des fonctionnaires d’Orange qu’ils et elles garderont leur statut jusqu’à la fin de leur activité.
  4. Discrimination des fonctionnaires d’Orange dans l’accès au Compte Personnel de Formation (CPF) La CFE-CGC Orange écrit à Madame la Ministre du Travail, et à Messieurs les Ministres de l’Economie et des Finances et de l’Action et des Comptes Publics La « loi pour la liberté de choisir son avenir professionnel » du 05 septembre 2018, qui a pour ambition une nouvelle société de compétences, réforme la formation professionnelle en promettant, […]
  5. Fonctionnaires et salarié-e-s sous la même couverture ! Depuis 2001, en termes de complémentaire santé, la situation des salarié-e-s d’Orange est meilleure que celle des fonctionnaires : les premiers bénéficient d’un contrat collectif obligatoire, dont 60% des cotisations sont pris en charge par l’entreprise ; les seconds, s’ils le souhaitent, s’assurent individuellement et payent 100% des cotisations, moins l’aide forfaitaire de 450 € bruts annuels introduite en février 2015. Cette différence de traitement touche à sa fin, grâce à la ténacité de la CFE-CGC Orange : à compter du 1er janvier 2018, tous les personnels bénéficieront des mêmes garanties. tract_complémentaire_santé_octobre2017.pdf

À la Une

Merci : Rejet à 63,31% de l’accord QVCT par référendum

  • CFE-CGC Orange

La CFE-CGC se félicite du désaveu cinglant infligé à la Direction et à la CFDT par les personnels d’Orange. La Direction a proposé un accord QVCT (Qualité de Vie et Conditions de Travail) de 70 pages, inconsistant. La quantité ne se substituant jamais à la qualité. Ironie suprême, même l’IA interne « Dinootoo » l’analyse comme de […]