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A l’initiative d’acteurs français ou européens, plusieurs projets

concurrents ont été dévoilés cette semaine pour garantir aux administrations et aux entreprises

nationales une gestion en toute sécurité, via internet, de leurs données informatiques stratégiques.

Le marché mondial du « cloud computing » – qui permet de gérer à travers le web des données

informatiques stockées dans des serveurs distants – devrait passer de 29 milliards d’euros en 2011 à

plus de 177 milliards d’euros en 2020, selon une étude du cabinet Forrester.

En gestation depuis des années, un premier projet baptisé « Andromède » qui alliera l’Etat français

aux entreprises Orange, Thalès et Dassault Systèmes, a été présenté cette semaine aux instances

représentatives du personnel de ces groupes, ultime étape avant son lancement officiel.

L’Etat injectera 135 millions d’euros dans ce projet via la Caisse des dépôts, tandis qu’Orange et

Dassault Systèmes mettront chacun 60 millions d’euros et Thalès 30 millions, selon un document

confidentiel obtenu par l’AFP.

« Le risque est réel de laisser à des acteurs non européens l’accès aux données stratégiques des

entreprises françaises et européennes, et de leur transférer la responsabilité de la sécurité et de la

fiabilité de nos systèmes », indique le document….

…Mais outre la capacité de construire rapidement en France et en Europe des datacenters de taille

suffisante pour garantir cette souveraineté des données, il reste encore difficile de savoir si les

entreprises maîtres d’oeuvres vont aller jusqu’au bout d’une labelisation 100% française ou

européenne.

« Dans les documents soumis aux Comités d’entreprises, il n’y a pas d’engagement à ce qu’Orange,

Thalès ou Dassault Systèmes utilisent uniquement des logiciels et du matériel français » ou même

européens dans le cadre d' »Andromède », souligne le syndicat CFE-CGC/Unsa du groupe Orange.

Les annonces concurrentes du consortium « Andromède » et de l’alliance Atos/Microsoft débouchent

selon le responsable du syndicat, Sébastien Crozier, sur « un véritable imbroglio industriel, un

mécano compliqué où tout le monde est à la fois partenaire et concurrent ».

Extrait : Le Temps, AFP – 22 septembre 2011


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