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Bouygues Telecom, SFR et Orange ne sont pas les seuls à voir d’un mauvais œil l’arrivée de Free Mobile. Les syndicats craignent qu’elle entraîne des vagues de délocalisations dans l’industrie des télécoms.

Xavier Niel prend-il tous les Français pour des c… ? » Dans son communiqué, la CFE-CGC – Unsa Télécoms n’y va pas avec le dos de la cuillère. En analysant méthodiquement le modèle à bas coût de Free qui repose largement sur les infrastructures de ses concurrents, le syndicat en déduit que le lancement du quatrième opérateur n’entraînera peu ou pas de création d’emplois en France. Très loin en tout cas des « 10 000 emplois directs et indirects » promis.

Non seulement les boutiques physiques de Free sont peu nombreuses, mais son assistance téléphonique sera essentiellement assurée par trois prestataires externes (Teleperformance, Webhelp et Outsourcia) depuis l’étranger, plus particulièrement du Maroc. « Et ce même si quelques centres d’appels en France visent à masquer cette délocalisation massive. » Plus grave, les trois autres opérateurs seront également obligés, par effet d’entraînement, de délocaliser et de faire plus de vente directe sur le web « pour aligner leurs prix en préservant leurs capacités d’investissement ».

Conclusion : « L’arrivée de Free Mobile se soldera donc vraisemblablement par une perte d’au moins 10 000 emplois plutôt que par la création de ceux qu’il avait promis, et qui pour le moment ne sont pas au rendez-vous. »

Extrait : Xavier Biseul – 01net.- le 19/01/12


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