Diane GALLIOT : Le Tour du Net de ce matin nous mène sur un dossier concernant l’Ethiopie, avec vous Simon ROZE, bonjour Simon.

Simon ROZE : Bonjour Diane.

Diane GALLIOT : L’Ethiopie où FRANCE TELECOM accompagne la censure d’Internet.

Simon ROZE : Oui. On n’aurait rien remarqué sans la vigilance des membres de TOR, un collectif d’activistes contre la censure du net. Le 31 mai dernier, il publie sur leur site un graphique qui montre les connexions directes à
Internet depuis l’Ethiopie, et c’est plutôt parlant. Depuis la mi-mai, presque plus aucune requête d’un internaute éthiopien n’arrive directement, ce qui veut dire qu’elles sont toutes interceptées et analysées en cours de route

(…)

Et aujourd’hui on s’inquiète du fait que l’Ethiopie, en se dotant d’un tel outil, puisse le faire à des fins de surveillance, à des fins de répression envers des dissidents, les voix critiques.

Diane GALLIOT : Et une question Simon, que vient faire FRANCE TELECOM dans cette histoire ?

SimonROZE : Eh bien ! Il se trouve que depuis 2 ans, FRANCE TELECOM assure la direction de l’opérateur téléphonique ETHIO. ETHIO c’est un groupe public qui a le monopole dans le pays, et qui a donc mis en place
ce système de DPI. Alors même si la participation de FRANCE TELECOM dans cette affaire est indirecte, elle interpelle tout de même. Voici ce qu’en dit Christian LAMOTTE, c’est le secrétaire général du syndicat CFE-CGC/UNSA à FRANCE TELECOM.

Christian LAMOTTE : On est tenus par contrat, c’est le business qui vous le demande, vous avez une obligation de remplir votre contrat. Est-ce que pour autant, vous pouvez vous retrouver piégé dans un système avec une situation qui vous rend « complice » d’une censure que vous n’avez pas souhaitée, vous, en tant que prestataire de service ? C’est la technologie que vous apportez qui est le support de la censure, mais pas vous en tant que tel.

Diane GALLIOT : Et donc depuis 3 ans, le pays s’est doté d’un véritable arsenal législatif en la matière !

SimonROZE : Oui, en dehors de ce système de débit le gouvernement a rendu les imprimeurs responsables de ce que publient les journaux….

Extrait : RFI ACTUALITES – 15/06/2012


Articles complémentaires

  1. L’élection des CAP conditionne votre représentation Au Conseil des Questions Statutaires d’Orange (CQSO) Le Conseil des Questions Statutaires est capital : la Direction rédige elle-même les décrets qui s’appliquent aux fonctionnaires de l’entreprise, avant validation par le Ministère. La CFE-CGC et la CFTC dénoncent ce fonctionnement, qui constitue une atteinte à un principe fondamental du droit : nul ne devrait être à la […]
  2. Sécuriser les parcours professionnels, les carrières, les rémunérations et la retraite Réforme indiciaire 2020 : un goût d’inachevé Les mesures indiciaires et d’amélioration des fins de carrière pour les fonctionnaires d’Orange ont été mises en place en décembre 2020, un an après la Fonction Publique d’État… et en laissant de côté les statuts de fonction (IV.3 et au-delà). La CFE-CGC Orange et la CFTC continuent de se […]
  3. Garantir les droits afférents au statut des fonctionnaires La CFE-CGC et la CFTC défendent le maintien des dispositions prévues par la loi de 2003, qui garantit à l’ensemble des fonctionnaires d’Orange qu’ils et elles garderont leur statut jusqu’à la fin de leur activité.
  4. Discrimination des fonctionnaires d’Orange dans l’accès au Compte Personnel de Formation (CPF) La CFE-CGC Orange écrit à Madame la Ministre du Travail, et à Messieurs les Ministres de l’Economie et des Finances et de l’Action et des Comptes Publics La « loi pour la liberté de choisir son avenir professionnel » du 05 septembre 2018, qui a pour ambition une nouvelle société de compétences, réforme la formation professionnelle en promettant, […]
  5. Fonctionnaires et salarié-e-s sous la même couverture ! Depuis 2001, en termes de complémentaire santé, la situation des salarié-e-s d’Orange est meilleure que celle des fonctionnaires : les premiers bénéficient d’un contrat collectif obligatoire, dont 60% des cotisations sont pris en charge par l’entreprise ; les seconds, s’ils le souhaitent, s’assurent individuellement et payent 100% des cotisations, moins l’aide forfaitaire de 450 € bruts annuels introduite en février 2015. Cette différence de traitement touche à sa fin, grâce à la ténacité de la CFE-CGC Orange : à compter du 1er janvier 2018, tous les personnels bénéficieront des mêmes garanties. tract_complémentaire_santé_octobre2017.pdf

À la Une

Merci : Rejet à 63,31% de l’accord QVCT par référendum

  • CFE-CGC Orange

La CFE-CGC se félicite du désaveu cinglant infligé à la Direction et à la CFDT par les personnels d’Orange. La Direction a proposé un accord QVCT (Qualité de Vie et Conditions de Travail) de 70 pages, inconsistant. La quantité ne se substituant jamais à la qualité. Ironie suprême, même l’IA interne « Dinootoo » l’analyse comme de […]