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A Paris, après avoir beaucoup progressé dans la perspective de la consolidation, les cours de Bourse des opérateurs s’effondraient lundi matin : Orange perdait 5,80 %, SFR 12,64 %, Bouygues 15,74 % et Iliad 12,91 %.

Les quatre opérateurs, qui faisaient part de leurs difficultés à survivre dans un marché aussi étroit, peuvent-ils continuer de la sorte ?

S’il est vrai que l’industrie a connu depuis l’arrivée de Free dans le mobile en 2012 d’importantes difficultés, la situation s’est nettement redressée. « Orange a fait une bonne année, SFR dispose d’une manne financière, et Free a une stratégie qui marche depuis cinq ans.

L’échec de cette fusion est une perte pour eux mais ce n’est pas trop grave, note Dexter Thillien, analyste chez BMI Research. Bouygues Telecom en revanche est plus en difficulté, cette situation à quatre le met sous pression. » Bouygues Telecom a quand même réussi à redresser ses marges l’an passé. Ce qui fait dire à Martin Bouygues dans Le Figaro, que cette opération « n’était pas vitale ».

Investissement La France rattrapera-t-elle son retard dans le très haut débit, tel que constaté par la Commission européenne ? « Un marché à quatre fait porter des risques en termes d’emploi et d’investissement sur l’ensemble du secteur », affirmait au Monde Ramon Fernandez, directeur général d’Orange le 16 février.

Pourtant, l’an passé, les quatre opérateurs ont investi 6,75 milliards d’euros dans les infrastructures, « un niveau suffisant pour entretenir l’existant et investir dans les nouveaux réseaux », estime un expert qui défend un marché à quatre opérateurs.

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L’emploi Les opérateurs n’ont cessé de brandir le spectre d’un nouveau « bain de sang social », si la consolidation n’aboutissait pas. « En quatre ans, 15 000 emplois ont été détruits », a calculé Sébastien Crozier, le président de la CFE-CGC chez Orange, qui prédit de nouvelles purges.

Chez SFR, la rumeur d’un nouveau plan de départs court depuis des mois. Yves Gassot aussi prévoit « de nouvelles mesures de réduction des coûts ». Tout en relativisant. « Dans cette industrie, les opérateurs peuvent compter sur des gains de productivité importants. »

Source extrait : Le Monde Economie – 04.04.2016 – Sandrine Cassini et Zeliha Chaffin


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