Le Schéma Directeur de l’Immobilier (SDIT) pour 2025 constitue un levier stratégique pour Orange, visant à optimiser l’utilisation de ses surfaces, réduire son empreinte carbone, et moderniser ses espaces de travail. Le PSDI est habituellement présenté en octobre sur l’année à suivre.
La mise à jour des projets entre octobre 2025 et mai 2026 révèle une dynamique importante, sur Marseille et Bordeaux, les enjeux de ces projets relèvent de la gouvernance, de la participation des salariés, mais aussi la conformité aux objectifs RSE.
Le projet de Marseille doit également répondre rapidement à la crise sécuritaire actuellement vécue par les salariés.
Projets spécifiques à la mise à jour 2026
- Marseille : réflexion sur la recherche de sites alternatifs, avec une gestion participative et une méthodologie structurée pour accompagner la transition.
- Bordeaux : projet de regroupement sur 2 ou 3 sites d’ici 2029, avec une gouvernance impliquant la concertation et la gestion des risques psychosociaux.
Analyse de la CFE-CGC
La CFE-CGC demande qu’Orange ne limite pas sa stratégie immobilière à une logique de réduction des coûts et des surfaces. Dans son analyse du document SDIT/PSDI, elle réclame des données précises sur chaque projet, un calendrier lisible, une gouvernance claire et surtout une prise en compte sérieuse des impacts sur les salariés, leur santé au travail et leurs conditions d’exercice.
La CFE-CGC insiste notamment sur les projets de Marseille, Bordeaux, Lyon, L’Isle-d’Abeau, Aix-en-Provence et Rennes, pour lesquels elle veut connaître les surfaces concernées, les échéances, les modalités de déménagement et les effets concrets sur l’organisation du travail. Pour la CFE-CGC Orange, la transformation immobilière doit rester un projet de travail avant d’être un projet de mètre carré.
Pour vos élus CFE-CGC Orange au CSEE OFS, le problème est clair : Orange ne peut pas faire passer une stratégie immobilière de réduction de coût pour un simple exercice de modernisation. Quand les mètres carrés diminuent, ce sont souvent les salariés qui encaissent les contraintes. Nous restons vigilants et exigeons que les choix immobiliers soient enfin pensés à partir du travail réel, des besoins des équipes et de la santé des personnels, et non uniquement à partir d’objectifs de rationalisation comptable.