Politique sociale, emploi, formation et conditions de travail : résultats si peu à la hauteur de l’enjeu…

  • vos élus CFE-CGC

Contexte

Comme pour les orientations GPEC et formation depuis la loi Rebsamen, les CE sont amenés à rendre chaque année, un avis sur la politique sociale de l’entreprise.

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bilan emploi OFS 2017
bilan alternance OFS 2017
bilan formation OFS 2017
bilan temps partiel OFS 2017
bilan PEC OFS 2017
bilan égalité professionnelle OFS 2017
bilan handicap OFS 2017
plan de formation OFS 2019
bilan social OFS 2017

Vote des élus

Avis défavorable motivé par une résolution de de la CFE-CGC votée à l’unanimité des élu-e-s du CE OFS

Lire la résolution

Analyse de la CFE-CGC

A OFS, les années se suivent et se ressemblent ; les effectifs sont en baisse, et vont continuer de baisser, et la charge de travail est en augmentation ; cette situation pousse les salariés vers toujours plus de polyvalence avec une aggravation potentielle de la charge mentale. Orange propose aux stagiaires/apprentis toujours aussi peu de CDI (le taux de conversion est passé de 23% en 2016 à 16% en 2017).

Le volume de mission d’intérim a augmenté et la durée moyenne des missions a nettement baissé accentuant ainsi la précarisation. Les temps partiels restent quant à eux à un niveau stable (15% des effectifs), cependant la part des TPS augmente et celle des temps partiels conventionnels diminue.

Le volume des heures pour se former baisse depuis plusieurs années. Rien ne prouve que la diminution du temps de formation soit compensée par une amélioration de son efficacité. Les dispositifs proposés aux salariés sont fréquemment réduits à de l’information. Cette tendance est préjudiciable à la performance de l’entreprise et à l’employabilité de ses salariés.

Nous notons des progrès sur l’égalité homme-femme, même si la parité n’est pas respectée partout, à commencer par l’équipe de direction d’OFS qui compte seulement 2 femmes sur un total de 7 directeurs. Le taux de salariés en situation de handicap est toujours inferieur à la moyenne du Groupe, ce que nous regrettons.

Enfin, cerise sur le gâteau, l’évolution de la rémunération résume parfaitement la politique sociale du groupe : entre 2013 et 2017, un salarié un bande D gagne en moyenne 228 € de plus par mois, un bande E 282 € de plus par mois, quand un bande G gagne lui plus de 1150 € de plus par mois.

Mais la politique sociale de l’entreprise ne se mesure pas qu’à la lumière des bilans qu’elle veut bien nous fournir.

Que penser de l’utilisation du budget d’aide sociale délégué par le CE à l’entreprise, jamais intégralement consommé et des délais de décisions inadaptés à l’urgence des aides sollicitées ?

Que penser des nombreuses réorganisations, certes souvent nécessaires, mais si peu centrées sur le travail quotidien des salariés ?

Que penser des nombreux projets de déménagement suivant la mode du concept « flex office » comme naguère celle largement suivie des « open space », quitte à déstabiliser à nouveau les salariés ?

Que penser enfin de la politique d’augmentation salariale indigente en 2017 et tout autant celle de 2018 qui réussit le tour de force de fédérer l’opposition, sans exception, des organisations syndicales ?

Pour l’ensemble de ces raisons, vos élus ont remis un avis défavorable sur la politique sociale menée par l’entreprise en 2017.


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