• information

Depuis le dernier passage du sujet en CE le 28 mars, la commission mandatée par le CE pour approfondir le projet de la direction, s’est étoffée de 15 membres et a rencontré à 5 reprises la direction (Alexis Trichet, Peggy Godfroy, Isabelle Cheverry-Setton). Ces réunions ont permis d’aborder de nombreux thèmes : justification économique, méthode, design des directions N2, etc., et de faire des propositions d’ajustement à la direction.

Il est tout d’abord important de noter, qu’à ce stade le projet n’a pas changé d’un pouce par rapport à celui présenté le 28 mars.

La direction nous explique tout d’abord que ce projet n’est pas le constat de l’échec de la précédente organisation, mais est liée aux ambitions pour les prochaines années d’atteindre les objectifs fixés sur le NPS (40) et le chiffre d’affaires (le CA de la diversification doit passer de 10% du CA global à 20%). La pression commerciale sur les prix se tend fortement depuis mi-2018, les attentes clients sur l’excellence du service augmentent ainsi que les attentes liées à la personnalisation des services (ex pub personnalisée), sont également invoqués pour justifier cette réorganisation.

Lors de cette première étape fondatrice du projet ayant conduit à la présentation en CE le 28 mars, 220 managers ont donc contribué à différents niveaux à cette réflexion sur un total de 1713 salariés. Il est fort à parier que les problématiques rencontrées quotidiennement par les salariés n’aient pas été prises en compte et que par ailleurs les matrices de transferts présentent quelques incohérences. L’analyse du projet de la direction montre que 463 salariés principalement à DCGP perdraient un niveau hiérarchique ; Devant la problématique des pertes de niveaux hiérarchiques et des risques pointés par le CHSCT DCGP, la commission a proposé la suppression de la direction N2 « Retail & Service Client » et son rattachement direct à Michel Jumeau des 4 directions N3 la composant. Pour la direction ce regroupement est nécessaire car il y a encore beaucoup à faire pour atteindre l’objectif de satisfaction client dans ce domaine ; aussi pour fluidifier les prises de décisions et éviter « d’encombrer » les CoDIR de DGP, il est préférable de regrouper les canaux humains et la direction formation qui travaille pour eux dans une seule et même direction.

Analyse de la CFE-CGC

Sans surprise, la justification économique n’est guère convaincante, quant à la méthodologie elle associe beaucoup trop tardivement les salariés ; il est fort à parier que ces derniers n’en tire aucuns bénéfices, ce que nous dénonçons inlassablement.

Par ailleurs, nous restons « circonspects » sur le resserrement du CodiR de la futur DGP qui conduit à un rajout de niveau hiérarchique par rapport à la précédente organisation tout en observant qu’il s’agit d’une tendance « lourde » à Orange France . A suivre…


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