Au premier semestre 2026, Orange affiche des résultats records, avec une croissance de 3,5 % du chiffre d’affaires, atteignant 20,9 milliards d’euros, et une hausse de 5 % de l’EBITDA ajusté (EBITDAaL), qui s’élève à 6,1 milliards d’euros. Orange a réalisé des progrès significatifs grâce notamment à l’intégration de MasOrange, dont la contribution positive a été immédiate, et à l’acquisition conjointe de SFR, qui renforcera son leadership en France.
Les résultats montrent une performance solide dans plusieurs régions du monde : la croissance du chiffre d’affaires est portée par l’Afrique, le Moyen-Orient, l’Europe 6, et la France. La croissance organique du chiffre d’affaires est estimée à environ 3 %, hors éléments non récurrents, avec une forte performance en Afrique et en Europe 6. La marge d’EBITDAaL s’établit à 29,3 %, en hausse de 0,4 point.
Le résultat net ajusté s’élève à 1,35 milliard d’euros, en progression de 11,8 %, avec un bénéfice par action ajusté de 0,34 euro. La société a également renforcé sa position financière, avec une dette nette de 13,2 milliards d’euros, correspondant à 2,4 fois l’EBITDAaL, tout en maintenant une position de liquidités robuste.
Les investissements (eCapex) s’élèvent à 3,2 milliards d’euros, en légère hausse, notamment pour soutenir la
croissance en Afrique et dans d’autres régions. Le cash-flow organique a connu une forte progression, atteignant 2,2 milliards d’euros, soit une augmentation de 30 %, permettant d’accroître le free cash-flow « all-in » à 1,86 milliard d’euros.
Orange a également poursuivi ses initiatives stratégiques, notamment dans la connectivité satellitaire, la création d’une plateforme souveraine de datacenters en France, et le développement de nouveaux partenariats dans la cybersécurité et l’IA. La société a réhaussé ses objectifs pour 2026, visant une croissance de l’EBITDAaL supérieure à 4 %, un cash-flow organique d’environ 4,3 milliards d’euros, et une croissance du dividende par action d’au moins 0,85 euro.
Analyse de la CFE-CGC
Orange annonce un semestre « solide ». Mais derrière les chiffres, la réalité est plus inquiétante.
La croissance affichée de 3,5% est dopée par des éléments exceptionnels. En tenant compte de la part réellement détenue dans les filiales africaines, elle tomberait autour de 1,5%, sous l’inflation. Donc, pas de vraie croissance, pas de nouvelle dynamique.
Orange Business décroche, avec un chiffre d’affaires en baisse de 3,1% et une rentabilité qui recule de 6,4%. En Espagne, les à expliciter. En France,
La conquête de nouveaux clients reste marginale. Pendant ce temps, la dette explose : 35,7 milliards d’euros, soit +59% en six mois. Et que fait Orange ? Il vend progressivement ses actifs stratégiques : points hauts, RIP, data centers…
À force de céder les réseaux, les infrastructures et les compétences, que restera-t-il demain du cœur de métier d’Orange ?
La CFE-CGC dénonce et refuse une stratégie qui privilégie le cash immédiat au détriment de l’emploi, de l’investissement, de la qualité de service et de l’avenir du Groupe.
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