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L’opérateur téléphonique Orange, héritier du monopole historique en France, s’est vu infliger jeudi 17 décembre une amende-record de 350 millions d’euros pour entrave à la concurrence sur le marché des entreprises depuis les années 2000, une sanction lourde mais négociée.

L’Autorité de la concurrence, saisie il y a sept ans par les concurrents d’Orange, dénonce «des pratiques graves» et souligne qu’il s’agit de l’amende la plus élevée jamais prononcée pour «une entreprise à titre individuel».
Dans le mobile, l’ex-France Télécom est accusé d’avoir abusé de sa position dominante pour fidéliser ses clients professionnels en particulier dans les années 2000, au début du boom du portable.

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Orange, qui a coopéré avec l’Autorité de la concurrence, accepte la décision sans faire appel.
L’amende, même importante, représente moins de 1% de son chiffre d’affaires (plus de 39 milliards d’euros en 2014): «(…) ça n’aura aucun impact sur nos résultats de l’année ni bien évidemment sur nos objectifs financiers», a déclaré à l’AFP le PDG d’Orange, Stéphane Richard.

Les syndicats du groupe ont en revanche déploré «une nouvelle ponction totalement contre-productive» alors qu’on demande aux opérateurs «d’accélérer leurs efforts d’investissement» (FO Com) et estimé que «les personnels en sont les premières victimes… tandis que les entreprises clientes n’ont rien à y gagner!» (CFE-CGC).
Vers 16H00 (15H00 GMT), le titre Orange progressait de 3,2% à la Bourse de Paris, à 15,78 euros, dans un indice CAC40 en nette hausse de 2,02%.

Cette sanction est la conséquence d’une plainte déposée en 2008 par Bouygues Telecom, puis SFR deux ans plus tard. Bouygues Telecom «s’était finalement désisté en avril 2014», précise l’Autorité de la concurrence.
A cette date, les deux opérateurs avaient trouvé un compromis pour solder leurs contentieux.

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Il faut «éviter que les entreprises ne soient captives trop longtemps d’un même opérateur», indique-t-elle à l’AFP.
Pour les services fixes, Orange est notamment sanctionnée pour «discrimination» envers les autres opérateurs dans «l’accès et l’utilisation d’informations issues de la gestion de la boucle locale cuivre issue de l’ancien monopole historique».
«Nous avons démontré que ces informations sont capitales pour construire des offres à destination des entreprises», détaille-t-on à l’Autorité de la concurrence.

Source extrait : paris-normandie.fr – 17/12/2015

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