Concrètement ce qui change :
Le projet Mistral vise à réinstaller les salariés marseillais après la fermeture de Massalia, aujourd’hui répartis sur plusieurs sites de repli et de coworking. La Direction prévoit un campus multi-sites autour de La Tour La Marseillaise, EKO Active et Joliette, avec la prise à bail de deux étages supplémentaires à la TLM. Le projet concerne environ 1 000 salariés, dont 488 salariés DOGSE, avec des déménagements progressifs jusqu’en 2027. Pour la CFE-CGC Orange, l’enjeu est clair : garantir de vrais espaces de travail, préserver les collectifs et éviter que les salariés subissent une nouvelle phase d’instabilité.
▪ Deux étages supplémentaires à la TLM : Orange prend à bail les 24e et 25e étages de la Tour La Marseillaise
▪ Pas d’impact annoncé sur l’emploi : la Direction indique que le projet ne modifierait ni les contrats de travail, ni les horaires, ni la structure des effectifs.
▪ Des enjeux forts de conditions de travail : mobilité, stationnement, restauration, sécurité, prévention des RPS, reconstitution des collectifs et accompagnement des nouveaux usages seront déterminants pour la réussite réelle du projet.
Ce que la CFE-CGC a demandé :
▪ Des garanties sur la proximité réelle des RH, de la médecine du travail et des IRP, afin que les personnels puissent les solliciter facilement et en toute confidentialité.
▪ Une vigilance forte sur la restauration et les temps de trajet entre sites, pour éviter que les salariés perdent du temps personnel ou doivent compenser des retards liés à l’organisation immobilière.
▪ Un suivi précis de la phase de transition, avec maintien des espaces de coworking tant que les locaux définitifs ne sont pas prêts.
▪ Une attention concrète aux conditions de travail : acoustique, disponibilités des bulles, réservation des espaces, parkings, mobilité douce, douche/vestiaires et accessibilité PMR
▪ Un vrai retour d’expérience après installation, pour corriger rapidement ce qui ne fonctionnera pas dans les nouveaux espaces.
Analyse de la CFE-CGC :
Pour la CFE-CGC Orange, ce projet immobilier est nécessaire après l’échec de Massalia, mais il ne doit pas devenir une nouvelle période d’instabilité pour les salariés. La prise à bail de deux étages supplémentaires à la TLM est une avancée, car elle permet de regrouper davantage d’équipes et de limiter l’éparpillement. Mais la réussite du projet ne se mesurera pas uniquement en mètres carrés ou en optimisation immobilière.
Elle dépendra surtout de la qualité des espaces, de la restauration, des mobilités, de la confidentialité des échanges RH/IRP et de la reconstitution des collectifs.
La CFE-CGC Orange restera donc vigilante : les personnels ne doivent pas être les variables d’ajustement d’un projet immobilier décidé dans l’urgence.