La restauration collective mutualisée d’Orange, pilotée par la Direction Déléguée à la Restauration (DDR), montre une baisse du nombre de restaurants Orange (de 56 en 2024 à 52 en 2025) en raison des Schéma Directeurs Immobiliers Territoriaux (SDIT) et des fermetures ciblées. Malgré cette rationalisation, le taux de satisfaction globale a progressé, passant à 74% en 2025 (+5 points par rapport à 2024).
Cependant, des défis majeurs en Qualité de Vie au Travail (QVT) persistent :
- Files d’attente en caisse et température des plats sont les principaux points de mécontentement signalés par les salariés.
- Le manque d’offre diversifiée après 13h est également un sujet récurrent.
- La densification des sites (41% des repas servis dans seulement 5 restaurants) accentue ces tensions, avec des risques de surcharge pour les restaurants restants.
Par ailleurs, le Menu Ardoise,10% moins cher, reste peu utilisé avec un taux de prise de 2,2% en 2025.
Le budget reste sain avec un excédent de 1,573 M€ en 2025, mais les charges immobilières (+2%) et les coûts d’aménagement (+383%, notamment pour Bridge et Gardens) pèsent sur les dépenses.
Les Titres Restaurant (3,13 millions distribués) restent stables, avec une digitalisation appréciée (application Up, Clic RH).
Enfin, la conformité environnementale est assurée avec 436 tonnes de biodéchets collectées et un objectif de 10% de produits Bleu-Blanc-Cœur atteint dans 54 restaurants.
Analyse de la CFE-CGC
Les élus CFE-CGC déplorent que les files d’attentes en caisse, le manque de diversité des plats après 13H00 et les nuisances sonores persistent et constatent qu’aucune amélioration n’a été réalisée ces dernières années, malgré les demandes successives de la CFE-CGC.
La politique de densification des grands sites voulus et aménagés par la Direction Immobilière persiste et va à l’encontre du bien-être des salariés lors de leur pause déjeuner. Malheureusement les excédents budgétaires, au lieu d’être réalloués à l’amélioration des conditions de travail et du pouvoir d’achats, servent principalement à couvrir les coûts induits par le SDIT (aménagements, fermetures, etc.).