Voici les faits marquants de la réunion où les DP de l’établissement ont porté leurs réclamations face aux représentants de la direction, notamment sur les moblités et les promotions.

Mobilité : répondre de manière imprécise…
A une question sur les conditions de mobilité, la direction a failli passer rapidement, mais c’était sans compter sur notre vigilance : nous répétons les questions quand les réponses sont éludées afin d’obtenir la visibilité nécessaire à tout salarié sur toutes les questions cruciales.
Ainsi, la direction a confirmé que l’acceptation d’une mobilité par l’entité d’accueil peut toujours être annulée, suite à une réduction budgétaire qui peut intervenir jusqu’au dernier moment dans le processus. Afin de faire bonne figure, la direction a précisé que le salarié pouvait aussi se rétracter quand il le voulait. Nos questions ont fait apparaître des processus pas toujours bien formalisés entre le service de départ et celui d’accueil (nous ne reprenons pas ici le vocable marchand du « cédant/prenant », le salarié n’est pas un bien que l’on s’échange, mais bien une personne). En cas de difficultés, les voies de recours sont doubles : le N+2 (vous connaissez beaucoup de N+2 qui lâchent leur N+1 ?), le BPRH et, s’il le faut, son supérieur (peut-être plus de chance d’obtenir quelque chose dans cette voie, mais on connait la philosophie de « support managérial »).

Promotion : répondre différemment d’une réunion à l’autre !
On nous avait expliqué en décembre que le refus de proposer un salarié au processus de promotion n’étant pas une décision managériale (!) , seul le refus d’une promotion en fin de processus fait l’objet d’un écrit. Subtilité qui ne respecte pas l’esprit des accords signés. Changement en janvier : cette fois, seule l’acception à la promotion en fin de processus fait l’objet d’un écrit !
Alors que le contrat social tant vanté nous promettait plus de transparence dans les processus, on ne peut qu’être choqué par ce refus d’une demande d’écrit pourtant parfaitement légitime. Doit-on rester dans le triptyque Oralité – Opacité – Arbitraire ? Pour nous, le refus d’un écrit traduit une peur du recours juridique face à des décisions sans doute parfois peu ou mal motivées.

Manque de clarté des décisions et des processus
L’Opacité fait toujours le lit de l’Arbitraire, que ce soit sur les mobilités, les promotions, le passage d’une bande CCNT à une autre, l’attribution des codes métiers, l’octroi de primes de déménagement aux uns, mais pas aux autres. Nous demandons plus de clarté, plus de transparence et aussi plus de rigueur dans les décisions managériales ou RH. Certains managers ont même inventé des règles qui n’existent pas afin de justifier leur refus de DIF en décembre. De leur côté, les RH proposent des avenants au contrat de travail pour un changement de lieu de travail, en les intitulant « fonction », créant par là-même une confusion juridique.

Un point positif dans cette réunion : la direction prend le temps de s’expliquer et d’échanger. Ajoutons-y une lecture plus dans l’esprit qu’à la lettre du contrat social et tout le monde y gagnera.


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