…3224 personnes ont répondu au questionnaire par internet, précisent les syndicats, « malgré la censure de la direction » qui avait interdit aux salariés d’y accéder sur leur lieu de travail, pour des questions de  » sécurité informatique ».

…L’Observatoire du stress a été créé pour soutenir et informer les salariés « poussés vers la sortie » dans le cadre d’un plan de « départs volontaires » de 22000 personnes ( 2006-2008), accompagné de 600 embauches.

Fin 2006, la direction avait comptabilisé 10 300 départs, dont 7 600 préretraites et retraites.

76 %  des sondés s’attendent à de « fortes réductions » d’emplois dans l’entreprise et 10% à de « faibles réductions ». Concernant leur propre emploi, 30% jugent qu’il se dégrade « fortement », et 9%  « faiblement », 28% le disent « menacé », et 13% craignent une « suppression ».

Dans ce contexte, 37% pensent qu’ils vont être « contraints de partir » et 10%, qu’ils vont « choisir de partir », tandis que 29% pensent qu’ils vont

« rester » (24% ne savent pas).

…Les pressions prennent, selon les syndicats, la forme d’entretiens individuels de plus en plus fréquents, de propositions de mutation « sans alternative », ou de « menaces de placardisation », tandis que la direction affirme que les départs se font « naturellement et sans pression ».

S’ils doivent quitter l’entreprise, les sondés sont favorables à 41% à « un départ dans une nouvelle formule de pré-retraite », comme le congé de fin de carrière, arrêté fin 2006, qui permettait un départ en préretraite à 55 ans.

Ils sont aussi prêts à intégrer une autre Fonction publique (30%), mais sont moins favorables à un départ dans une entreprise privée (9%) ou à un essaimage (création ou reprise d’entreprise, 6%).

Ces solutions proposées par la direction, « restent marginales » affirme Pierre Morville (CFE-CGC) alors qu’ « on est à la moitié des objectifs de réduction d’effectifs. La deuxième partie va se traduire par de nombreuses incitations à la démission »…

AFP le 19 septembre 2007

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