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Le ministre de l’Economie Emmanuel Macron veut supprimer les retraites chapeau des dirigeants des grandes entreprises françaises. Il a fait cette annonce mardi devant l’Assemblée nationale après plusieurs polémiques sur ce dispositif.

En effet, ce sont ces polémiques qui ont poussé le ministre de l’Économie à réagir. Elles ont été relancées ces dernières semaines par les cas des PDG de deux grandes entreprises : Gérard Mestrallet de GDF-Suez et Didier Lombard, ex-PDG de France Telecom.

Le syndicat CFE-CGC a déposé une plainte au pénal contre la retraite chapeau de ce dernier, près de 350 000 euros par an.

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Idem pour Didier Lombard, il a dû quitter la direction de France Télécom après une 30 de suicides de salariés entre début 2008 et fin 2009. Il a d’ailleurs été mis en examen pour harcèlement moral.

 Donc quand l’opinion s’émeut, c’est parce que le résultat des entreprises ne rime pas avec les sommes payés à leurs patrons. De plus, un salarié doit travailler 41 ans pour avoir sa retraite à taux plein, tandis que pour bénéficier des retraites chapeau il suffit d’être à la tête de l’entreprise pendant deux ans. Difficilement compréhensible pour l’opinion.

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Mais ce code, établi par les associations représentatives du patronat laissent aux entreprises une grande marge de manœuvre pour évaluer cette rémunération de référence. Autre difficulté pour légiférer ou les supprimer : ce dispositif ne concerne pas que les grands patrons, mais aussi des milliers de cadres et de PDG de PME.

 Dans certains secteurs ou catégories de commerces, cela correspond à un vrai besoin et à une certaine réalité. Ils sont près de 90 000 bénéficiaires repartis dans 11 000 entreprises.

 Dans plus de la moitié des cas, ces retraites chapeau ne dépassent pas 3000 euros par mois. On est bien loin des centaines de milliers d’euros que touchent les patrons des grands groupes

Source extrait : RFI – Altin Lazaj – 19 novembre 2014


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