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Selon l’Agence des fréquences, si les mesures du réseau mobile de Free par l’Arcep permettent de vérifier le taux de couverture, elles ne permettent pas de mesurer la réalité des usages.

Les syndicats des opérateurs n’ont cessé de le faire remarquer : les méthodes de l’Arcep (Autorité de régulation des communications électroniques et des postes) appliquées lors de la mesure des réseaux mobiles ne sont pas suffisamment efficaces en regard de la réalité du terrain. L’Agence nationale des fréquences (ANFR) tendrait aujourd’hui à leur donner raison.

Selon le rapport commandité par Éric Besson, ministre délégué en charge de l’Industrie, de l’Énergie et de l’Économie numérique, le système de mesure de l’Autorité ne permet pas en l’état d’évaluer efficacement le respect des engagements de Free Mobile, rapporte Les Echos (06/03) qui a pu mettre la main sur le document. Le régulateur utiliserait de fait des puces SIM « bloquées » sur le réseau de Free Mobile (et donc incapables de détecter les réseaux voisins)…

Les SIM de Free Mobile préfèrent Orange

….L’ANFR pointe également l’espacement des antennes de Free Mobile qui augmente la dépendance au réseau de son fournisseur d’itinérance (en mobilité un utilisateur connecté à une antenne Free au début de sa conversation a donc toutes les chances de basculer sur une antenne Orange) ainsi qu’une mise à jour de détection du réseau effectuée seulement toutes les 30 minutes (ce qui, certes, augmente l’autonomie de la batterie des smartphones Free mais ne favorise pas la détection de son propre réseau).

Remise en cause des mesures

Enfin, le gendarme des fréquences note que « seules 70 % des stations de l’opérateur en émission sont entrées spontanément en interaction avec le mobile portant une carte Free », toujours selon le quotidien économique. En résumé, les paramètres des cartes SIM de Free Mobile ne favorisent pas forcément l’usage de son propre réseau.

Un choix qui ne doit rien au hasard selon Sébastien Crozier, président du syndicat CFE-CGC et UNSA France Télécom – Orange et porte-parole de l’ensemble des syndicats des opérateurs, qui estime que « l’amortissement du réseau [de Free Mobile] est plus cher que le coût de roaming dans le bilan comptable ». Privilégier le réseau d’Orange permettrait donc à Free de limiter la visibilité des dépenses de fonctionnement dans ses comptes… 

Extrait : Silicon.fr – 6 mars 2012 – Christophe Lagane


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