Conformément aux engagements pris dans le cadre de la négociation 2010, le dernier trimestre 2010 a été le cadre d’une réflexion sur les évolutions potentielles du PERCO avec une volonté affirmée par les organisations syndicales de garantir aux salariés, retraités de demain un niveau de rente significatif et durable.

En effet après quatre ans d’existence du produit PERCO France Télécom, une crise financière mondiale majeure et une refonte des modalités de retraites en 2010, il était indispensable de mesurer sa pertinence conjoncturelle et de regarder cette thématique sous un angle prospectif.

C’est ce que paritairement nous avons fait et un groupe de travail constitué de l’ensemble des partenaires sociaux, de la direction de la rétribution, de la direction des actionnaires, de la direction juridique, de la direction du financement et de la trésorerie a été constitué et a débattu  de Septembre à Décembre 2010.

Notre réflexion s’est  focalisée d’une part sur les évolutions financières du produit PERCO France Télécom  c’est-à-dire sur la nature des fonds, le ratio d’emprise, la gestion libre ou gestion pilotée, le choix du couple rendement par rapport au niveau de risque et d’autre part sur les évolutions sociales, comment aider les salariés à constituer un capital suffisant pour bénéficier d’une rente significative, comment sensibiliser les jeunes à cette problématique, comment les seniors rentrés tardivement dans ce dispositif puissent disposer d’un capital suffisant pour bénéficier d’un niveau de rente qui compense l’érosion du taux de remplacement.

Voila pour la méthode qui a animé les travaux des membres du groupe de travail et qui  nous a amenés  à dégager un certain nombre de préconisations en matière d’évolutions, préconisations qui portent à la fois sur les aspects de pédagogie, d’information salariale mais également sur les composantes structurelles de l’offre PERCO France Télécom.

  1.  sur le Compte Epargne Temps la possibilité de transférer des jours de CET vers le PERCO. Reste à débattre de la valeur d’une journée « monétarisée ».  
  1. sur l’abondement disposer d’un montant commun d’abondement PEG-PERCO au choix du salarié et dynamiser significativement l’abondement pour tenir compte de la baisse programmée des taux de remplacement contractualisé dans un accord pluriannuel. 
  1. sur l’affectation de la participation à partir d’une information objective et en l’absence de choix exprimé par le salarié, décider d’affecter 50% des sommes attribuées au titre de la participation dans le FCPE PERCO monétaire,  
  1. sur l’homogénéisation étendre à l’ensemble des salariés le Régime 83 et affecter des actions gratuites via le PEG, 
  1. sur la communication intégrer une information sur les dispositifs d’épargne salariale (PEG/PERCO) et leur finalité dans le livret d’accueil pour les nouveaux entrants et rappeler régulièrement l’existence du PERCO, les différentes possibilités d’investissement et les mesures de défiscalisation qui s’y attachent.

Voila pour l’essentiel les éléments qui font consensus et qu’il nous faudra aborder dans le cadre de la négociation 2011 sur le PERCO. Au regard des paradigmes actuels la  paupérisation salariale ne peut que s’accentuer et la garantie d’un niveau de retraite décent pour tous les salariés devient de plus en plus un enjeu crucial d’où l’importance d’avoir une réflexion sans tabou sur une épargne salariale garantissant aux salariés sur le long terme un complément de revenu significatif.

 La volonté du législateur à été de structurer la retraite à trois niveaux d’une part les régimes de répartition constitué du régime  général et des  régimes complémentaires et d’autre part un régime de capitalisation, le PERCO s’inscrivant dans ce dernier.

Le législateur incite donc le chef d’entreprise et les organisations syndicales à la négociation, l’intention est louable; il borne le cadre mais ne contraint en aucun cas le détenteur du capital, d’où le coté aléatoire de la négociation un peu comme au jeu de bonneteau. 

La CFE-CGC/Unsa  prendra toute sa part dans la prochaine partie de bonneteau  mais n’en doutez pas la Direction défendra avec détermination ses convictions patronales et la CFE-CGC/Unsa plaidera avec tout autant de détermination  en faveur d’une épargne retraite équitable, significative et durable pour tous.


Articles complémentaires

  1. Orange : Frédéric Sanchez succède à Jacques Aschenbroich – Boursedirect.fr L’assemblée générale mixte des actionnaires d’Orange s’est tenue le 19 mai à Paris, présidée par Jacques Aschenbroich (Président du Conseil d’administration), en présence de Christel Heydemann (Directrice Générale), et du Conseil d’administration. […] Toutes les résolutions recommandées par le Conseil d’administration ont été votées et approuvées par les actionnaires. S’agissant de la mise en oeuvre […]
  2. Prime de Partage de la Valeur Orange prévoit le versement d’une prime de partage de la valeur (PPV), en lien avec la réussite du plan « Lead the Future 2023-2025 ». Cette prime concernera les salariés liés par un contrat de travail (CDI, CDD et alternants), les fonctionnaires en activité et les intérimaires à la date de signature de la décision […]
  3. Essentiel CSEC N° 56 – Avril 2026 Les points à l’ordre du jour du CSEC d’avril étaient les suivants : Prime de Partage de la Valeur Orientations d’Orange France Orientations du domaine Boucles Locales et Interventions (BLI) Orientations de la Direction Entreprises France Projet de cession de Globecast Holding Retrouvez L’Essentiel du CSEC d’Avril
  4. NAO 2026 et partage de la valeur : le ruissellement vers le haut ! A l’évidence, le cru 2026 du partage de la valeur créée par les personnels est un millésime qui fera date dans les annales. « 2026, annus horribilis ! », telle pourrait être la clameur poussée à l’unisson par les personnels Orange, malmenés et désabusés face à une redistribution de la valeur peau de chagrin. Et […]
  5. La CFE CGC informe l’AMF sur les manquements de la gouvernance de l’épargne salariale L’Autorité des Marchés Financiers ou AMF est le régulateur des marchés et des acteurs de l’investissement.  Suite au courrier de la CFE CGC Orange interpellant Christel Heydemann, la CFE CGC a informé l’AMF des dérives de l’épargne salariale Orange et de notre revendication de modernisation.

À la Une

Merci : Rejet à 63,31% de l’accord QVCT par référendum

  • CFE-CGC Orange

La CFE-CGC se félicite du désaveu cinglant infligé à la Direction et à la CFDT par les personnels d’Orange. La Direction a proposé un accord QVCT (Qualité de Vie et Conditions de Travail) de 70 pages, inconsistant. La quantité ne se substituant jamais à la qualité. Ironie suprême, même l’IA interne « Dinootoo » l’analyse comme de […]