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Le contexte de l’élection présidentielle ne se prête pas à ce changement de nom hautement symbolique selon Stéphane Richard, le très politique PDG d’une entreprise encore contrôlée à hauteur de 27% par l’Etat. Le sujet reviendra d’actualité… l’an prochain….

….« J’ai décidé de ne pas le mettre à l’ordre du jour de l’AG de cette année. Il y a une élection, cela ne tomberait pas bien de demander à l’Etat, notre premier actionnaire, de se positionner sur ce changement symbolique » confie Stéphane Richard à La Tribune. L’assemblée se tiendra en effet un mois après le second tour de l’élection présidentielle et quelques jours avant le premier tour des législatives.

L’Etat français, qui détient 26,9% du capital (27,1% des droits de vote), en direct ou de concert avec le Fonds stratégique d’investissement (FSI), aura peut-être un nouveau chef et vraisemblablement un nouveau gouvernement lors de la réunion du 5 juin….

…..« Sur le plan opérationnel, le groupe a continué à se repeindre en Orange » poursuit cette source : changement des adresses email en @orange.com le 19 septembre dernier, ainsi que des cartes de visite et des papiers à en-tête, disparition de l’esperluette (&), encore présente sur la tribune de l’AG de l’an dernier, au profit du carré orange, signalisation du nom et du logo sur les bâtiments, la ligne fixe France Télécom a été rebaptisée Orange en février, etc.

 Restent le nom de l’action cotée en Bourse et surtout la raison sociale de l’opérateur historique, qui doit déjà faire approuver le transfert de son siège social de la place d’Alleray à la Tour Olivier de Serres, toujours dans le XVe, lors de l’AG du 5 juin.

Un patron très politique qui ne veut « pas faire d’idéologie »

« Aux yeux de certains salariés, en particulier les plus de 50 ans, très attachés à la dimension de service public de France Télécom, Orange a l’image d’une marque achetée, importée, qui a coûté très cher à l’entreprise et incarne ses errements financiers » observe Sébastien Crozier, président du syndicat CFE-CGC Unsa de l’opérateur, qui compte encore 60% de fonctionnaires en France. Il souligne que « France Télécom est une marque identitaire pour le personnel. » Dans un contexte de campagne électorale, la direction était consciente du risque d’instrumentalisation de l’événement par des salariés, des syndicats voire des candidats….

Extrait : La Tribune – 6 avril 2012


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