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Le dossier
Plusieurs cas de cancers dont une majorité de cancers du sein de salariées travaillant ou ayant travaillé sur le site Nantes Gloriette sont au cœur de ce dossier.
Une expertise a été lancée par les élus du CSE Fonctions Corporate fin 2025 après près d’un an d’alertes répétés des salariés et managers du site (99% des salariés encore sur site sont de Fonctions Corporate).
Les objectifs de cette expertise pour risque grave votés à l’unanimité des élus : identifier les polluants passés et actuels du site auxquels auraient pu être exposés les quelques 250 à 300 salariés qui ont résidé sur ce site. Avec un polluant ciblé en particulier : les parafoudres radionucléïdes, issus d’une technologie généralisée dans les centraux téléphoniques de 1970 à 2023.
Les CSE DTSI et DOGO ont été associés à la présentation des résultats de cette expertise, des salariés de ces établissements ayant été rattachés au site de Nantes Gloriette depuis son aménagement en site partiellement tertiaire fin 2000.
Le cabinet d’expertise Technologia écrit ses réserves : les Registres Uniques du Personnel des entités du site sont introuvables ; les responsables techniques semblent avoir perdu la mémoire des installations passées ; le calcul d’incidence de l’Agence Régionale de Santé (ARS) demandée par Orange a été établi à partir de données non communiquées au cabinet Technologia.
Conclusion du cabinet Technologia : « on ne peut pas clore le débat et affirmer qu’il n’y a aucun risque. »
Des études amiante, radon et qualité de l’air ont été réalisées sur les derniers mois et n’ont rien démontré …. Rappel : les équipements techniques ont été modifiés depuis fin 2023 …
La gestion de ce dossier par la Direction déçoit les salariés qui se retrouvent face à manque total de compassion voire à une attitude hautaine telle que si la Direction avait quelque chose à cacher elle agirait ainsi !
Analyse de la CFE-CGC Orange
- Le 17/12/2021 Orange a été condamnée (Cour Administrative de Marseille) à indemniser une salariée au titre de la maladie PROFESSIONNELLE déclenchée en 2007 après avoir manipulé des parasurtenseurs radioactifs en verre : comment écrire qu’ils sont inoffensifs ? Le rapport de l’IRSN fait bien état de 4 radioéléments identifiés dans ces matériels : le tritium, le prométhium, le radium et le thorium.
- Une simulation de l’exposition au Radon naturellement doublée aux gaz radiés de parasurtenseurs défectueux doit être reconstituée sur les années concernées.
- Des salariés éloignés du service, ou ayant fait une mobilité, et qui ont été touchés par un cancer n’ont reçu aucun appel de Technologia, ni du médecin du travail : qui peut garantir que leurs situations ont été prises en compte ?

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