À partir de fin février 2025, un nouveau fonds d’actions internationales (niveau de risque 4, dédié aux investisseurs avec un profil « dynamique ») sera mis à la disposition des personnels du Groupe Orange, dans toutes les sociétés françaises adhérant au PEG d’Orange. Nous vous communiquerons toutes les informations utiles dans nos publications du 1er trimestre 2025, mais vous pouvez déjà prendre connaissance de notre déclaration lors de la présentation faite au CSEC (Comité Social & Economique Central de l’UES Orange) le 11 décembre dernier.

La CFE-CGC Orange indique à nouveau qu’elle se réjouit d’avoir été entendue concernant l’évolution de la gamme de fonds du PEG. La présence d’un fonds actions internationales répondra à la demande récurrente de nombreux salariés que nous avons relayée sans relâche en réunions bilatérales et multilatérales depuis des années.

En revanche, nous regrettons vivement de ne pas avoir été associés à l’établissement du cahier des charges, voire au comité de sélection du fonds. Notre connaissance des attentes des salariés et notre implication dans le développement de l’épargne salariale auraient pleinement justifié que nous le soyons.

À l’inverse, on nous demande aujourd’hui de rendre un avis en ne nous fournissant qu’une information tronquée. Comment juger de la pertinence du choix opéré par la Direction, puisque nous avons uniquement la présentation du fonds qu’elle a retenu, sans aucune information sur les autres réponses à l’appel d’offres ? Nous aurions a minima souhaité voir un tableau comparatif des différentes réponses apportées par les gérants de fonds, permettant d’évaluer la pertinence du choix réalisé par la seule Direction.

Si le fonds retenu est labellisé ISR (Investissement Socialement Responsable – Label d’Etat), ce qui est un point positif sur l’aspect environnemental (même si on peut légitimement s’interroger à ce titre sur le choix de valeurs comme Microsoft ou Nvidia, qui ont un impact croissant sur les consommations d’eau et d’énergie avec le développement de l’IA), nous n’avons aucune information sur la prise en compte de critères sociaux dans la sélection des valeurs opérées par le gestionnaire d’actifs. Or c’est une caractéristique qui nous importe forcément, et pousse nos préférences vers des fonds labellisés CIES (Comité Intersyndical de l’Epargne Salariale), qui englobent un ensemble de critères environnementaux et sociaux.

Nous rappelons que l’épargne salariale appartient aux personnels de l’entreprise, non à la Direction, et que l’avis de leurs représentants doit donc être recueilli sur la base d’informations loyales et complètes, ce qui n’est pas le cas ici.

En outre, le choix de la Direction se porte sur un fonds interentreprises avec un Conseil de surveillance au sein duquel un seul représentant des personnels d’Orange pourra participer. Sur quels critères sera-t-il choisi, alors qu’il y a 3 organisations syndicales représentatives chez Orange ? Et comment les autres organisations syndicales seront-elles consultées et informées des évolutions du fonds, afin d’être en mesure de remonter les demandes des personnels et de répondre à leurs questions ?

Enfin, comme nous l’avons déjà mentionné, nous demandons à nouveau l’ouverture d’une négociation pour la mise en place d’un accord sur le PEG, comme la loi l’impose sur tous les nouveaux PEG. Dans une entreprise comme Orange, qui revendique publiquement la qualité de son dialogue social, il n’est pas admissible de ne pas se mettre en conformité avec les dispositions légales les plus favorables, et que l’épargne salariale, dont l’argent appartient aux personnels, rappelons-le à nouveau, soit soumise à des décisions unilatérales à répétition.


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