Une démarche encadrée
L’agrément est une autorisation officielle délivrée par l’État, qui permet au Service de Santé au Travail d’exercer ses missions. Il fixe le cadre de fonctionnement de la médecine du travail dans l’entreprise pour la période 2027-2032. Le Comité Social et Economique est consulté sur le sujet.
Les points phares et les alertes
Avec sa réorganisation en janvier 2025, le Service de Santé au Travail s’est adapté à une entreprise en transformation, avec davantage de prévention collective, des territoires plus étendus. Il couvre des demandes de rendez-vous toujours nombreux.
Le dossier met en avant plusieurs sujets importants : l’augmentation du nombre de salariés suivis, la place croissante des infirmiers en santé au travail, l’organisation des équipes, la télémédecine, la connexion avec le dossier médical partagé ainsi que la traçabilité des expositions professionnelles grâce à l’outil Sésame.
Notre direction Orange souhaite un SPST harmonisé sur tout le territoire et préserver l’indépendance technique des médecins du travail.
Pour nos collègues, l’enjeu est clair : disposer d’un SPST réellement présent, accessible, réactif et doté de moyens suffisants.
La majorité des avis des médecins sont favorables. Ils soulignent la qualité du service médical, le rôle clé joué par les infirmiers, la proximité avec les salariés et l’engagement des équipes. Le pôle psychologique, par exemple, est reconnu comme une ressource majeure face aux Risques Psychosociaux (RPS) et aux situations complexes Mais la majorité des médecins eux alertent sur des points de vigilance liés à la charge de travail, à l’étendue géographique des secteurs et à la nécessité de renforcer certains moyens.
On note le besoin de renforcer la coopération entre le SPST et les préventeurs selon les territoires, pour des actions plus structurées. Ce renouvellement est donc une étape essentielle pour garantir la continuité et la qualité de la prévention dans notre entreprise.
Analyse de la CFE-CGC
Derrière le feu vert global, apparaissent des zones d’ombre.
Une charge de travail sous tension
Plusieurs médecins ont tiré la sonnette d’alarme : la charge médicale est déjà lourde. Le nombre de médecins va passer de 50 en 2025 à 37 en 2030, soit la perte de 35% de nos médecins et 14% des infirmiers dans les cinq ans. Ceci, combiné à l’augmentation du nombre de salariés suivis et à l’extension géographique des secteurs pourrait rendre la charge de travail ingérable et provoquer à terme une externalisation de certains SPST.
Des ambitions sans moyens à la hauteur
La prévention primaire, le soutien ergonomique, la traçabilité des expositions, la coopération avec les acteurs de prévention, la télémédecine et l’interopérabilité supposent du temps, des compétences et des outils stables. Vos élus CFE-CGC Orange exigent que ces moyens soient garantis à travers ce renouvellement d’agrément.