Le bilan 2025 fait apparaître une féminisation globale satisfaisante avec 42.27 % de femmes dans l’effectif total et 41.11 % parmi les CDI. Ce taux est au-dessus de l’objectif de 37.5 %. La catégorie cadres reste relativement féminisée avec 43.23 % de femmes.
Les femmes représentent 68 % des recrutements en CDD, contre 57.89 % en 2024. Le recrutement des femmes en CDI est en baisse avec 36 % en 2025 (soit 9 femmes sur 25) contre 45.71 % en 2024. Les recrutements CDI en bande D des femmes représentent 75 %.
La rémunération moyenne mensuelle est de 4 246 € pour les femmes et de 4 287 € pour les hommes.
Des dispositifs concernant l’égalité et la prévention des discriminations ont été mis en œuvre tels que le programme Ingénieuse ou Oser au féminin. 9 ateliers ont été consacrés aux discriminations, ils ont compté plus de 100 participants.
Sur les 236 promotions de 2025, 37.71% sont des femmes. Une analyse plus fine des parcours professionnels permettrait d’identifier où se créent les écarts.
79.09 % de femmes sont en temps partiel hors Temps Partiel Senior (TPS) /Temps Partiel Accompagné (TPA).
Le congé parental à temps partiel est pris à 96.67 % par des femmes, tandis que la prise du congé paternité atteint 86,87 %.
L’absentéisme est nettement plus élevé chez les femmes (33 jours / an) que chez les hommes (17 jours / an).
Analyse de la CFE-CGC Orange
Le bilan 2025 présente des avancées réelles en matière de féminisation des effectifs et des indicateurs de rémunération globalement proches entre les femmes et les hommes. Toutefois, ces résultats doivent être nuancés par plusieurs signaux de vigilance : recul de la féminisation des recrutements CDI, sous-représentation persistante dans certaines catégories et bandes, moindre représentation dans les promotions, forte concentration des femmes dans le temps partiel et les dispositifs liés à la parentalité, ainsi qu’un absentéisme féminin nettement supérieur.
Souhaitons que le taux de féminisation progresse durablement sur les prochaines années à tous les niveaux de l’entreprise : recrutement, évolution de carrière, accès aux responsabilités, rémunération, formation, temps de travail et conditions de travail.
Un véritable suivi des objectifs et des écarts, avec des indicateurs par métier, catégorie, bande et établissement, permettrait assurément de mesurer concrètement l’efficacité des actions engagées.