Dans son nouveau Plan de Schéma Directeur Immobilier, qui sera présenté aux élus du CSEC en septembre, la direction accélère la réduction de nos espaces de travail de 46 % d’ici 2030. De Paris (sites d’Alleray et d’Archives) à Marseille (Nedelec) en passant par Toulouse (site de Bonnefoy), ce transfert massif vers des campus périphériques ces dix dernière années percute notre quotidien et bouleverse notre organisation.
Une stratégie de rentabilité déconnectée du terrain
Sous couvert de rationalisation et de baisse de l’empreinte carbone, l’entreprise liquide ses bâtiments historiques urbains. Ce projet strictement financier dégrade directement notre qualité de vie au travail.
Cessions immobilières et réduction drastique de nos espaces
Depuis plusieurs années, l’entreprise quitte les centres-villes pour s’installer en périphérie. L’objectif chiffré est clair et sans appel : réduire les coûts d’exploitation (OPEX) de 806 M€ à 650 M€ d’ici 2030.
Pour y parvenir, la densification des plateaux s’accélère, entraînant une chute brutale de la surface allouée à chaque salarié.
| Indicateur clé |
Situation 2024 |
Objectif 2030 |
| Coûts d’exploitation (OPEX) |
806 M€ |
650 M€ |
| Frais de location |
357 M€ |
263 M€ |
| Surface par occupant |
24 m² |
20 m² |
| Baisse des surfaces tertiaires |
Base 100 |
– 46 % |
Explosion des temps de trajet et explosion des risques psychosociaux
Tous les personnels sont touchés par cette hyper-concentration, de la Bretagne à l’Occitanie en passant par l’Île-de-France. Ces opérations entraînent très fréquemment une aggravation des trajets de 15 à 30 minutes par aller simple. Cette perte de temps détruit notre équilibre personnel, financier et familial.
La densification en flex-office génère un bruit continu qui empêche toute concentration.
Le médecin coordonnateur alerte formellement : les risques psychosociaux explosent, entraînant une détérioration de la santé mentale et une perte de sens, pourtant ignorées par les décideurs immobiliers.
Art. L4121-1 et L4121-2 du Code du travail : L’employeur a l’obligation légale de garantir la sécurité, de protéger la santé physique et mentale des salariés, et d’évaluer les risques professionnels (y compris psychosociaux).
Face à la fatigue des transports et au vacarme des espaces partagés, le télétravail devient une obligation de survie pour protéger notre santé, et non plus une simple option d’organisation.
Art. L1222-11 du Code du travail : Le recours au télétravail est un aménagement légitime lorsque les conditions l’exigent pour la protection des salariés.
Nous refusons que la modernisation immobilière se fasse au détriment de notre santé. Nous exigeons des actes concrets pour protéger chaque salarié face à ces déménagements forcés et imposer le respect de nos droits essentiels.
LA CFE-CGC ORANGE REVENDIQUE :
- L’arrêt des densifications extrêmes pour garantir un espace de travail calme et adapté aux exigences de chaque métier.
- La compensation intégrale des temps et des frais de trajet supplémentaires imposés par l’éloignement des sites.
- L’assouplissement des règles de télétravail pour les salariés subissant cet éloignement géographique contraint.
- L’intégration obligatoire des préconisations médicales avant toute validation finale d’aménagement par la direction QCVT.
En soutenant ces mesures, nous reprenons le pouvoir d’agir sur notre quotidien pour retrouver un environnement de travail digne et un équilibre de vie préservé.
