Voilà bientôt un an que le « rebranding » a été mis en oeuvre et depuis la vente de Pages Jaunes, c’est désormais 80% du CA qui sont réalisés par notre groupe sous la marque Orange.
Ce que nous avions annoncé et que la direction n’avait pas osé dire de peur de susciter de trop vives réactions, est maintenant limpide : la marque France Télécom, dorénavant cantonnée à la France, a vocation à disparaître.
Les signaux se multiplient : la Fondation France Télécom s’appelle désormais Fondation Orange, R&D est devenu Orange Labs, presque toutes les sociétés filiales du périmètre entreprises sont regroupées sous l’enseigne Orange Business Services, les nouveaux produits sont sous la marque Orange comme les offres sur le fixe sans abonnement.

De nombreux cafouillages ont émaillé le processus de déploiement :

  1. en Égypte et en Jordanie, France Télécom est en difficulté pourdéployer la marque Orange en raison d’une licence de marque concédée à un opérateur israélien…
  2. en Pologne, le changement mal géré de la marque des boutiques a perturbé les consommateurs qui ne trouvaient plus leur magasin…
  3. en Grande Bretagne, le rebranding des activités Internet n’a pas donné les résultats escomptés mais le changement de Freeserve en Wanadoo pour satisfaire l’ego d’un petit baron de l’époque a malgré tout passablement détérioré la situation.
  4. en Espagne, l’acquisition d’Amena n’a pas profité du rebranding Orange…
    en Belgique, il y a quelques mois France Télécom a vendu l’activité Internet Wanadoo parce qu’elle n’était pas assez rentable, et Mobistar n’est toujours pas passé sous la marque Orange en raison de l’opposition des actionnaires minoritaires
  5. aux Pays Bas, alors que France Télécom dispose d’un opérateur mobile et d’un FAI, il est régulièrement fait état de la vente de l’activité.

Comment dès lors disposer d’une marque globale en Europe ? Une nouvelle fois, le financier prend le pas sur l’industriel…

En France :

L’affaire grotesque du mail orange-ftgroup.com résume le manque d’audace de la direction qui n’a pas voulu du libellé @orange.com et qui sous la pression du Financial Time a renoncé à orange-ft.com, entraînant un coût pour l’entreprise de plusieurs dizaines de millions d’euros.

Résultat d’un affrontement entre baronnies d’Orange Mobile et de Wanadoo qui les avait conduit à choisir deux plates-formes distinctes de messagerie, Il aura fallu plus d’un an et plusieurs millions d’euros dépensés pour que la migration des mails @wanadoo sous la marque Orange. commence !

Ni le professionnalisme nécessaire à la gestion d’un groupe tel que France Télécom, ni le renouveau qui devait accompagner la mise en place du changement de marque ne sont au rendez-vous : de nombreux lancements produit sont des échecs dont le plus retentissant reste Unik, pourtant présenté en son temps comme le parfait symbole du dynamisme de l’entreprise.

Combien de temps la direction démunie de projet industriel, résistera-t-elle à la pression des marchés financiers qui réclament le changement du nom de la cotation boursière en « Groupe Orange »pour faire oublier le parcours boursier désastreux del’action France Télécom ?


Articles complémentaires

  1. L’essentiel du CSE de la DO GSE du mois de Juin 2026 Découvrez l’essentiel du CSE de la DO GSE du mois de juin 2026, avec au sommaire : Boutique de St-Etienne Monthieu : derrière les nouveaux horaires, quel impact réel? Rapport Annuel de l’Emploi 2025 : derrière les chiffres, quelles réalité pour les personnels Climatisation l’été, chauffage l’hiver : les personnels ne doivent plus subir l’impréparation […]
  2. Boutique de St-Etienne Monthieu : derrière les nouveaux horaires, quel impact réel ? Concrètement ce qui change : La Direction veut adapter les horaires et plannings de la boutique de Saint-Étienne Monthieu aux flux clients, notamment le samedi, journée la plus chargée. Le projet prévoit une meilleure couverture des ouvertures/fermetures et des réunions d’équipe intégrées au planning. Pour la CFE-CGC Orange, l’essentiel est de garantir que cette évolution […]
  3. Rapport Annuel de l’Emploi 2025 : derrière les chiffres, quelles réalité pour les personnels Ce que dit le bilan : ▪ Le Rapport Annuel de l’Emploi 2025 présente une situation sociale contrastée, avec une baisse nette des effectifs actifs : -7,5 %, dont -373 CDI sur l’année. La Direction met en avant 47 recrutements externes, mais ceux-ci restent très loin des 318 sorties définitives, dont une très grande majorité […]
  4. Amazon Leo : la justice française rejette le recours contre le service de connexion à Internet par satellite – La Tribune Le Conseil d’État n’a pas suivi le syndicat CFE-CGC qui contestait l’autorisation d’émettre en France accordée au géant américain. Le service pourra donc être lancé d’ici la fin de l’année dans notre pays. […]La CFE-CGC avait déposé un recours au mois de novembre 2025, requérant l’annulation de la décision de l’Arcep « pour défaut de mise en […]
  5. Avec le rachat de SFR, la crainte d’une « casse sociale » dans les télécoms – AFP Chez SFR, le climat est à la préoccupation: les syndicats de l’opérateur, bientôt vendu à ses trois concurrents français, s’inquiètent du sort des salariés, et l’ensemble du secteur des télécoms redoute des suppressions d’emplois après la cession. […]« Il y aura à terme une casse sociale monstrueuse », déclare Abdelkader Choukrane, élu au CSE et secrétaire général […]

À la Une

Merci : Rejet à 63,31% de l’accord QVCT par référendum

  • CFE-CGC Orange

La CFE-CGC se félicite du désaveu cinglant infligé à la Direction et à la CFDT par les personnels d’Orange. La Direction a proposé un accord QVCT (Qualité de Vie et Conditions de Travail) de 70 pages, inconsistant. La quantité ne se substituant jamais à la qualité. Ironie suprême, même l’IA interne « Dinootoo » l’analyse comme de […]