Télétravail : d’importants bénéfices environnementaux malgré les effets rebond

  • François BRESSY

teletravail ademe 092020

Source : Etude sur la caractérisation des effets rebonds induits par le télétravail

Si de nombreuses études ont démontré que le télétravail pouvait avoir des bénéfices environnementaux, ce dernier peut occasionner des effets rebond susceptibles d’amplifier ou a contrario d’atténuer voire d’annuler ces apports. L’Agence de la transition écologique (Ademe), qui a réalisé une étude visant à caractériser ces effets rebond, estime cependant que la balance penche nettement du bon côté.

Hors effets sur l’immobilier d’entreprise, les effets rebond (déplacements supplémentaires, relocalisation du domicile, usage de la visioconférence, consommations énergétiques du domicile) peuvent réduire en moyenne de 31 % les bénéfices environnementaux du télétravail (soit + 84 kg eqCO2 annuels par jour de télétravail hebdomadaire sur une économie potentielle évaluée à 271 kg eqCO2 par l’ADEME en 2015), qui restent donc suffisamment significatifs pour justifier l’encouragement de son développement, dans un contexte où il est par ailleurs plébiscité par les salariés eux-mêmes en raison de ses avantages individuels (qualité de vie, gain de temps et d’argent, etc.).

En intégrant les réductions de surfaces immobilières qu’il induit quand il est couplé au flex office (dépersonnalisation des bureaux), la balance environnementale globale s’améliore très sensiblement de + 52 % par jour de télétravail hebdomadaire (impact global intégrant les effets rebond négatifs), consolidant nettement ses avantages environnementaux, dans un contexte où les entretiens avec les employeurs ont révélé un fort développement actuel et futur de ce principe d’occupation des bureaux.

Plus d’informations dans Le Monde Informatique – Emmanuel Delsol – 25/09/2020

Les réductions de surfaces immobilières sous l’effet du flex office, un impact positif pour l’environnement… Et pour les salariés ?


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