
La CFE-CGC Orange a adressé un courrier à la Directrice générale du groupe pour demander l’ouverture d’une négociation nationale sur le déploiement de l’intelligence artificielle (IA) au sein d’Orange. Notre message tient en une idée : face à la vitesse des transformations, les expérimentations et les dispositifs locaux ne suffisent plus, et il faut un cadre négocié avec les organisations syndicales représentatives.
Avant de lire le courrier en intégralité, voici l’essentiel pour en comprendre les enjeux.
Pourquoi la CFE-CGC écrit à la Direction générale
L’IA change déjà concrètement les métiers, les compétences, l’organisation et les conditions de travail. La CFE-CGC estime que les expérimentations et les échanges ponctuels doivent désormais s’inscrire dans un cadre négocié. Une succession d’expérimentations, d’informations-consultations ou de dispositifs locaux ne peut pas remplacer une véritable politique conventionnelle sur un sujet de cette ampleur.
Ce que le courrier demande
La demande est précise : une négociation nationale, ouverte dans les meilleurs délais, avec une première réunion rapidement organisée. Elle porte notamment sur trois sujets :
- Les garanties collectives pour les salariés ;
- L’anticipation des évolutions des métiers et des compétences ;
- Un dialogue social continu sur les systèmes d’IA déployés ou envisagés.
Pour engager cette démarche, un accord de méthode nous semble constituer une première étape, permettant de définir le périmètre, le calendrier et les moyens de la négociation, les informations à partager ainsi que l’articulation avec les instances représentatives du personnel. L’objectif reste la signature d’un accord de « confiance et de progrès avec l’IA », apportant des garanties concrètes aux salariés et organisant le suivi des transformations.
Des accords existent déjà
Le courrier s’appuie sur deux exemples récents, signés notamment par la CFE-CGC : l’accord AXA France sur le dialogue social et l’intelligence artificielle, conclu en juin 2025, et l’accord de déploiement responsable de l’IA chez Malakoff Humanis, signé en septembre 2026.
Pour la CFE-CGC, ces précédents montrent qu’une telle négociation est possible, y compris dans des entreprises extérieures au secteur technologique. Orange, acteur majeur du numérique, doit faire preuve de la même capacité d’anticipation sociale.
L’essentiel en quelques lignes
- Qui ? La CFE-CGC Orange, à l’attention de la Directrice générale d’Orange.
- Quoi ? L’ouverture d’une négociation nationale sur le déploiement et les conséquences de l’IA.
- Pourquoi ? Inscrire les transformations dans un cadre collectif négocié.
- Comment ? Un accord de méthode pourrait fixer le cadre et les moyens de la négociation.
- Pour quel résultat ? Un accord de « confiance et de progrès avec l’IA ».
Lire le courrier dans son intégralité :
Courrier_demandeouverturenégociationsnationalesIA_01102026_CITNUM2026-10-0101PS