<p><strong>D’une crise conjoncturelle à une crise structurelle.</strong><br /> Les statistiques et études des années 1990 mettaient en évidence un nombre limité de personnes devant faire face au mal logement. En outre, ceci concernait essentiellement des catégories de la population (personnes à la rue ou sans domicile, sortants des structures d’hébergement temporaire…). Au fil des années, nous sommes passés d’une problématique conjoncturelle à une problématique structurelle. En effet, une partie de plus en plus importante de salariés pauvres, ou par exemple, de salariés face à des situations familiales difficiles (divorce, décès d’un conjoint …) se trouvent dans des difficultés pour régler leur loyer. Celles-ci doivent faire face à des mesures d’expulsion. Par ricochet, les bailleurs, en particulier, les « petits propriétaires » doivent faire face à des impayés et peuvent connaître eux-mêmes, des difficultés financières. Certains d’entre eux ayant acquis leur logement ne peuvent plus face à leur crédit immobilier. La Fondation Abbé Pierre a dénombré 10 millions de personnes concernées par la crise du logement. 3, 6 millions de personnes ne sont pas logés ou dans des conditions précaires.<br />

