Restauration: le temps des vaches maigres

Selon l’article L 4121-1 du code du travail, l'employeur doit prendre les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs.

L’alimentation sur leur lieu de travail en fait partie. La CFE-CGC Orange l’a compris il y a plus de dix ans en dénonçant le pillage du budget de la restauration par Orange.

Et si les dépenses, faites au titre de la restauration, suscite l’étonnement de la CFE-CGC, c’est que derrière ces dépenses, on trouve entre autres les budgets alloués aux achats d’aliments et leur impact sur la santé des personnes.

Pour rappel, chaque année, plus de 17 millions sont pris par Orange dans le porte-monnaie alimentaire de chacun.

Il est de notoriété publique, qu’adopter une alimentation équilibrée et variée permet de rester en bonne santé et d’améliorer sa qualité de vie. Des éléments qui devraient être pris en compte par la Direction surtout au regard du contexte inflationniste que nous rencontrons.

La perte de pouvoir d’achat de certains a pour conséquence de ne pas ou plus pouvoir acheter des  produits variés et de qualité.

La restauration collective ne devrait-elle pas contribuer à pallier ces manques ? Il n’en est rien pourtant… Un rapide sondage réalisé auprès de personnels de notre périmètre tend à prouver que la qualité des repas ne fait que baisser. En déjeunant dans un restaurant de l’entreprise, tout au moins sur le périmètre du CSE de TGI, qui n’a pas entendu dire que :

    • la variété des plats était plus que médiocre ou en tout cas nettement insuffisante,
    • que le volume servi par assiette se réduisait comme une peau de chagrin,
    • que la qualité des mets n’était pas au rendez-vous,
    • ou encore que certains produits viennent à manquer sans que l’on se soucie de leur remplacement (par ex le chocolat sur Orange Gardens manque depuis des mois).

Certains estiment que la Direction doit le savoir puisque même les questionnaires de satisfaction ont disparu…Au-delà de la qualité de la restauration collective, se pose plus largement la question du cahier des charges soumis aux prestataires intervenant sur les sites. Ces derniers sont au quotidien confrontés à une fréquentation de cantines très aléatoire qui ne permet pas au restaurateur, d’un jour à l’autre, d’une semaine à l’autre, de viser en nombre une fourchette de repas. Surabondance ou insuffisance du nombre des plats en découle …

La CFE-CGC Orange s’interroge alors : à quand des mesures en faveur d’une nette amélioration de la restauration ?

Par Véronique Garnier et Ghislaine De salins

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Les 12 questions posées à la direction, relatives à l’activité sociale et culturelle de restauration :

« Restauration : modalités des conventions de mise à disposition des locaux de restauration dans l’entreprise »:
a) à qui revient la charge de la remise en l’état d’un espace de cuisine et de back office en cas de mise à disposition d’un local auprès d’un CSEE qui en ferait la demande et à quelle hauteur ?
b) à qui revient la charge d’une remise en l’état des espaces de prise des repas ? et à quelle hauteur ?
c) qui finance les travaux d’amélioration d’un espace de restauration dans les locaux de l’entre-prise et à quelle hauteur ?
d) quelles sont les modalités pratiques et financières permettant de transformer un espace de prise de repas en espace de corpoworking au cours d’une journée ? et qui finance ce type d’espace et à quelle hauteur
e) comment sont fixés les tarifs des redevances annuelles, contrepartie de la mise à disposition de tels locaux auprès des CSEE ?
f) quelles réductions sont accordées aux CSEE par Orange concernant :
1) les redevances annuelles,
2) la remise en l’état
3) les travaux d’amélioration des différents espaces ?
g) selon Orange, les travaux liés aux espaces de restauration relèvent-ils d’activités sociales et culturelles ?
h) la direction d’Orange finance-t-elle sur ses deniers les fluides y compris l’énergie ou sont-ils à la charge de ses CSEE occupant des locaux de restauration ? ce type de charges sont-elles incluses ou exclues de la redevance d’occupation des dits locaux ?
i) à quelle échéance les redevances d’occupation sont-elles exigibles ?
j) quels délais de paiement sont accordés ?
k) de quels recours la direction d’Orange dispose-t-elle en cas de non-paiement lié à l’occupa-tion d’un local de restauration ?
l) quelles sont les entités juridiques occupant des locaux de restauration en 2023 au sein de l’entreprise, (avec la liste des locaux) et quel est le compte de résultat à date pour chacune de ces entités vis à vis du règlement à Orange des redevances annuelles d’occupation des lo-caux concernés ? »
A suivre ...

 

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