CFE-CGC Orange
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Dans le cadre du Comité de Groupe Européen d'Orange des 29, 30, 31 mai et 1er juin 2017 à Dublin en Irlande, la Direction du Groupe a inscrit un point à l'ordre du jour relatif aux résultats financiers du 1er trimestre 2017, dossier présenté par Frederico Colom Arola, Directeur du Contrôle de Gestion du Groupe Orange.

D'une manière générale, la tendance observée en 2016 se confirme. Le chiffre d'affaires du Groupe est en augmentation de 0.8% à 10.1 Mds d'€, l'EBITDA de 2% à 2.6 Mds d'€, le Capex de 2.1% à 1.5 Mds d'€ et le parc clients de 1% à 265 millions. Elément central de la stratégie du Groupe, la convergence demeure au coeur des performances commerciales, avec les meilleures tendances observées respectivement en Pologne (+39%), en France (+10%) et en Espagne (+7%). La stratégie marketing et commerciale adoptée par l'entreprise est donc validée par un nouveau trimestre de croissance organique, par la croissance du chiffre d'affaires et le contrôle des coûts associé, ainsi que par des efforts d'investissement soutenus afin de maintenir l'avantage concurrentiel du Groupe en termes de connectivité.

Sur la géographie internationale, Orange se stabilise à la 12ème place des opérateurs mondiaux, les Etats-Unis (à l'exception de Verizon) et la Chine demeurant les deux principaux artisans de la croissance du chiffre d'affaires du secteur. Les principaux opérateurs européens (Deutsche Telekom, Vodafone, Telefonica, Telecom Italia) renouent avec la croissance. S'agissant d'Orange sur ses principaux territoires européens d'implantation:

  • En France, le haut-débit et le marché de gros du fixe continuent de soutenir une meilleure tendance du chiffre d'affaires, accompagnés par de fortes ventes nettes dans le mobile et le haut-débit fixe, malgré un environnement très concurrentiel.
  • L'Espagne enregistre une très bonne performance tirée par la forte augmentation de sa base clients et du revenu moyen par client (ARPU). La convergence et la fibre tirent la solide croissance de la base clients fixe et mobile.
  • En Pologne, on observe une accélération sur la fibre optique FTTH ainsi que sur le réseau mobile et la convergence.
  • En Belgique et au Luxembourg, le lancement de l'offre convergente Love rencontre un réel succès, soutenant la croissance du revenu moyen par client grâce à la stratégie d'enrichissement des offres.
  • Par ailleurs, s'agissant des pays d'Europe Centrale (Roumanie, Slovaquie, Moldavie), la solide croissance des revenus est tirée par la monétisation des données et la pénétration des smartphones sur ces marchés.
  • Sur le marché Entreprises enfin, la pression sur la voix continue de s'exercer fortement, compensée en partie par la poursuite de la croissance de l'IT et des services d'intégrations.

En conclusion, la Direction du Groupe confirme ses objectifs pour l'année 2017:

  • EBITDA ajusté supérieur à celui de 2016 à base comparable
  • Maintien du ratio dette nette/EBITDA ajusté "télécoms" autour de 2 à moyen terme
  • Un dividende 2017 à €0.65, avec un paiement intérimaire de €0.25 dès décembre 2017
  • Une politique de fusions/acqusitions sélective en maintenant la priorité aux zones existantes

Elle confirme par ailleurs le plan d'actions gratuites pour un montant de 1000 euros, ramené à pouvoir d'achat équivalent par pays, et précise que ce plan sera financé par le Groupe pour les filiales étrangères, le calendrier de mise en oeuvre étant encore soumis, outre l'Assemblée Générale du 1er juin 2017, à l'ordre du jour de plusieurs Conseils d'Administration à venir.

S'il y a matière à se féliciter des résultats financiers encourageants pour ce 1er trimestre 2017, les élus du Comité de Groupe Européen expriment à nouveau leur regret s'agissant de l'absence d'éléments permettant de mesurer les impacts des divers plans de départ ou réorganisations, menés pays par pays, sur les résultats du Groupe, bien que ce point ait déjà fait l'objet de demandes précises lors des précédentes réunions de l'instance. Par ailleurs, la suppression de l'itinérance dans les pays européens ne sera pas sans conséquence sur les revenus des opérateurs: l'impact sur l'EBITDA d'Orange sera de l'ordre de 130 millions d'€ cette année (1.03% de l'EBITDA 2016), même si la Direction se veut rassurante en compensant par la lutte contre le churn grâce à la convergence, ou l'accroissement de la mise en oeuvre de services innovants à valeur ajoutée.

Economie et Réglementation des Télécoms Europe et International Participation, Intéressement et Actionnariat Rémunération Comité Groupe Europe Comité Groupe France Comité Groupe Monde Orange Business Services

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Les résultats 2016 ont signé un retour bienvenu à la croissance conjuguée du chiffre d’affaires et de l’EBITDA, avec un dynamisme commercial soutenu sur l’ensemble des marchés du Groupe. Les résultats du 1er trimestre 2017 confirment ces tendances positives, démontrant la capacité des personnels à surmonter les obstacles, qui persistent sur la quasi-totalité des marchés du Groupe, différemment selon les géographies.

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Orange Bank ouvre de nouvelles perspectives pour rebondir…

En France, Orange va lancer sa nouvelle offre Orange Bank. Si la démarche apparaît disruptive pour un opérateur de télécoms, Orange ne manque pas d’atouts. Orange Money en Afrique et Orange Finanse en Pologne ont démontré la capacité d’Orange à capter la confiance des clients en matière de gestion d’argent. Orange, l’un des plus gros « facturiers » de France, est bien outillée pour traiter de grandes masses de transactions, et dispose d’une connaissance clients basée sur un long historique, qui permettra de bien adapter nos offres. L’acquisition de Groupama Banque et de Business & Décision, en négociation, complètent les compétences d’Orange en matière bancaire et d’analyse des données. La qualité de l’exécution opérationnelle sera néanmoins la clef du succès. Si elle est au rendez-vous, cette nouvelle activité ouvrira d’autres perspectives à Orange dans le domaine des services basés sur la confiance, actif qui ne cesse de prendre de l’importance dans le monde contemporain.

… sur un marché français toujours difficile…

Les offres de data illimitée lancées en mars dernier par Free Mobile, puis par SFR sur la 4G viennent, à nouveau, mettre en péril la rentabilité des réseaux, alors que la baisse des prix et des marges semblait enfin endiguée. En même temps, le régulateur des télécoms (Arcep) continue de jeter des pavés dans la mare, démontrant à l’envi sa méconnaissance des fondamentaux du marché. Alors qu’il souhaite une accélération dans le déploiement des réseaux à très haut débit, il veut punir le 1er de la classe, au motif fallacieux qu’Orange empêcherait les autres opérateurs d’accéder au marché des entreprises. Refusant toute idée de consolidation sur le marché français au profit de la concurrence entre les opérateurs, il fustige les rachats ou les partenariats avec les médias, qui sont clefs pour séduire et retenir nos clients sans sombrer dans une guerre des prix mortifère. Cherchez l’erreur…

… où les contenus restent un axe clef de différenciation

La convergence entre médias et opérateurs reste un débat ouvert, où les équilibres se cherchent. Un simple partenariat d’Orange avec Canal+ apparaît raisonnable pour garantir aux clients d’Orange un accès pérenne à des contenus de qualité, en Europe et en Afrique, en préservant les spécificités « métier » de chacun : les déboires passés d’Orange ou de Jean-Marie Messier ont démontré qu’il n’était pas forcément pertinent de fusionner les deux. Certains voient dans ce partenariat une porte ouverte vers la consolidation européenne, mais Orange n’a pas manifesté d’intention de cet ordre. L’ultimatum de TF1 visant à faire payer les opérateurs pour diffuser sa chaîne gratuite sur les box semble loufoque : le modèle économique de TF1, c’est la publicité, et donc l’audience. Pourquoi la chaîne prendrait-elle le risque de se priver de l’audience apportée par les telcos ? Orange vient cependant d’ouvrir une perspective qui pourrait mettre fin au bras de fer : si TF1 est prêt à proposer des services supplémentaires dédiés aux clients des box, alors, pourquoi pas ?

L’Afrique ne sera pas forcément l’eldorado attendu

L’opérateur libérien Cellcom, acquis en 2016, vient d’adopter la marque Orange, qui complète ainsi sa couverture de l’Afrique de l’Ouest. Pour autant, la rentabilité des investissements consentis en Afrique s’avère plus lointaine et moins généreuse qu’initialement prévu. Si la croissance démographique, levier de développement du business, y est indéniable, les aléas économiques et politiques, très fréquents dans cette région du monde, peuvent anéantir les résultats. Cela n’empêche pas les gouvernements de s’y montrer gourmands lorsqu’il s’agit de prélever des taxes.

Les ARPUs (Average Revenu Per User = revenu moyen par utilisateur) sont faibles, l’activité opérationnelle spécifique et complexe, tandis que les synergies entre les différents pays sont limitées. Accroître notre couverture géographique pour « remplir » les câbles sous-marins que nous avons contribué à déployer ne peut constituer un objectif. Le marché africain est aussi morcelé qu’en Europe au plan des économies, des régulations, des langues et des cultures. Il est dès lors difficile de faire des économies d’échelles pour améliorer les résultats.

L’avenir capitalistique d’Orange reste une inconnue…

Le désengagement de l’État dans le capital d’Orange a fait l’objet de nombreuses spéculations, dès avant la campagne électorale, et reste une épée de Damoclès. S’il se confirme, trouver un nouvel actionnaire de référence pour assurer la stabilité d’Orange deviendra une priorité absolue. Bouygues aurait pu en constituer un. La CFE-CGC Orange, dès 2014, s’était déclarée favorable à un tel rapprochement. S’il souhaite diminuer sa participation dans Orange, il faudra cette fois que le gouvernement favorise cette alliance, qui apparaît comme la plus réaliste, plutôt que d’empiler les obstacles comme il l’a malheureusement fait en 2016.

… et la prudence devrait être de mise

En attendant cette éventualité, la CFE-CGC Orange et l’ADEAS continuent de militer pour un renforcement des fonds propres via une baisse du dividende (et non une augmentation de 0,60 à 0,65 euros comme envisagé pour l'exercice 2017),
mais également un renforcement de l’actionnariat salariés.

Malheureusement, l’objectif annoncé d’atteindre 10% du capital entre les mains du personnel d’ici 2020 reste pour le moment un vœu pieu. Dans sa première mouture, l'AGA en projet (Attribution Gratuite d’Actions) à l’ensemble des personnels est non seulement insuffisante… mais en ne prévoyant pas de loger les actions dans le PEG (Plan Épargne Groupe), elle dispersera le capital et les droits de vote, empêchant de fait les salariés de faire bloc efficacement en cas d’OPA hostile.

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Orange Europe CE FS&F du 23 février 2017

Point sur la stratégie Europe

Ambition Europe 2016 : Devenir convergent sous la marque Orange sur la totalité de notre périmètre européen.

Des réalisations importantes

Belgique :

  • lancement des offres convergentes
  • rebranding en Orange Belgique
  • lancement de LOVE (février 2017)

Luxembourg

  • nouveau portefeuille mobile

Pologne

  • plan fibre
  • 300.000+ clients d’Orange Finanse
  • lancement de LOVE (février 2017)

Slovaquie

  • plan fibre

Moldavie   

  • acquisition du premier câblo-opérateur moldave Sun Communications

Roumanie  

  • lancement des offres convergentes
  • lancement d’Orange Money

Espagne

  • intégration de Jazztel terminée
  • plan fibre
  • lancement de LOVE- équivalent OPEN - (décembre 2016)

Convergence sur tout le périmètre européen :
Efforts reconnus par les clients : leader du continent en convergence, fibre et 4G en nombre de clients…
… et par l’industrie : le prix World Communications Award 2016 en novembre à Londres, « Digital Service Provider of the Year ».
Ambition Europe 2017 :
Capitaliser sur notre position leader en convergence, fibre et 4G pour fournir à nos clients l’expérience incomparable au cœur de la stratégie Essentiels 2020
1 : transformation digitale
2 : accélération de la convergence
3 : renforcement de B2B
4 : collaboration internationale

L’analyse de la CFE-CGC

Une présentation qui manque singulièrement de chiffres… Mais les résultats venant de tomber, en voilà quelques-uns, issus du communiqué de presse de la Direction.

Dans la zone Europe, la croissance du chiffre d'affaires s'accélère, s'établissant à +4,5% au 4ème trimestre après +2,8% au 3ème trimestre et +1,9% au 2ème trimestre :

  • en Espagne, la progression du chiffre d’affaires reste forte (+7,9% au 4ème trimestre après +7,8% au 3ème trimestre) tirée à la fois par les services mobiles et les services fixes (fibre et contenus TV) ;
  • en Pologne, le chiffre d'affaires enregistre une hausse de +1,9% au 4ème trimestre (après une baisse de -3,9% au 3ème trimestre) liée aux très fortes ventes d'équipements mobiles ;
  • Belgique & Luxembourg : les services mobiles sont en hausse de +2,0% au 4ème trimestre après -0,1% au 3ème trimestre. Les services fixes progressent de +3,1% avec les premiers effets de la commercialisation des offres convergentes ;
  • les Pays d’Europe centrale sont en hausse de +2,6% au 4ème trimestre après +0,8% au 3ème trimestre : la croissance de la Roumanie (+3,8%) et le rebond de la Moldavie (+6,3%) sont partiellement compensés par le recul de la Slovaquie (-0,9%).

L'EBITDA ajusté de la zone Europe est en augmentation de +4,2% en 2016 à base comparable et le taux de marge d'EBITDA ajusté s'établit à 27,9% (+0,5 point par rapport à 2015). La hausse du chiffre d'affaires et la diminution des charges de personnel sont pour partie compensées par l'augmentation des achats externes, notamment des coûts de contenus, des coûts commerciaux, et des coûts d'interconnexion et de connectivité.

Les CAPEX de la zone Europe s'élèvent à 1,960 milliard d'euros en 2016, avec un taux d'investissement rapporté au chiffre d'affaires de 18,6%, en légère diminution par rapport à l'année précédente. Les services mobiles 4G et 4G+ poursuivent leur déploiement et les investissements dans la fibre restent très soutenus, principalement en Espagne et en Pologne.

Fonctions Support et Finances

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Dans le cadre du Comité de Groupe Européen d'Orange des 8, 9 et 10 novembre 2016 à Tours, la Direction du Groupe a inscrit un point à l'ordre du jour relatif au bilan du projet SAVANNA mis en œuvre dans le cadre de la fusion d’Orange Espagne et de la société Jazztel, dossier présenté par Stefan Büschi, en charge des ressources humaines sur le périmètre européen d'Orange.

La Direction rappelle dans un premier temps aux élus la chronologie du projet d’acquisition de la société Jazztel depuis 2014 et plus précisément celle du plan social dont est présenté le bilan.

426 salariés ont volontairement adhéré au plan de départ, ce qui représente 70 personnes de moins que le nombre initialement prévu.

Ce plan est le résultat des négociations avec les syndicats locaux, et donc du dialogue social, la question du volontariat ayant été cruciale pour débloquer les négociations.

Un petit nombre de départs ont été réalisés par des préretraites (20). Les autres salariés ayant quitté l’entreprise sont pour 25 % des anciens salariés de Jazztel, et pour 20% du total des managers, les agences Right Management et Ars ayant été retenues pour les services de reclassement des salariés sur une durée du programme de 9 mois (12 pour les salariés de plus de 45 ans)

En contrepartie, l’entreprise s’était engagée à procéder à des recrutements (300 sur les sites d’Oviedo et de Guadalajara en Espagne). A ce jour les recrutements prévus ont été réalisés.

Les élus se félicitent du caractère volontaire des départs, mais regrettent la destruction de plus de 400 emplois dans le contexte économique difficile du pays, et le départ de  nombre de salariés compétents et expérimentés.

Les élus  rappellent que la stabilité de l’emploi est essentielle et sollicitent un suivi jusqu’à la fin totale du processus engagé, qui fut source de stress et d'inquiétudes pour les salariés.

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Dans le cadre du Comité de Groupe Européen d'Orange des 8, 9 et 10 novembre 2016 à Tours, la Direction du Groupe a inscrit un point à l'ordre du jour relatif au rôle et aux enjeux du Marketing Groupe en Europe, présentation assurée par Jean-Marie Culpin, Directeur Marketing et Connaissance Clients d'Orange.

Dans un premier temps, la Direction présente aux membres du Comité de Groupe Européen la structure du Marketing Groupe, avec un focus particulier sur ses différentes composantes et missions, avec notamment:

  • le "Market Research", dont le rôle consiste à soutenir les équipes Groupe et Pays, à nourrir les initiatives marketing grâce à la connaissance des consommateurs, ainsi qu'à suivre l'état de santé de la marque et l'expérience client
  • le "Consumer Marketing", visant à stimuler et soutenir les pays dans leur marketing-mix afin d'améliorer la performance globale du B2C (mobile, fixe, convergence)
  • le "Roaming Groupe", garant de l'optimisation du compte de résultat Roaming du Groupe Orange (chiffre d'affaire et marge)
  • la "Convergence Support", apportant un soutien aux pays dans la mise en oeuvre de la convergence et pour le déploiement de l'approche "Foyer"
  • le "Digital Marketing & customer engagement", en assistance aux pays afin d'améliorer l'engagement et la fidélité des clients grâce au numérique et aux données
  • le "Consumer Business Performance", en charge du suivi et de l'analyse de la performance commerciale afin d'optimiser la valeur sur le segment B2C (mobile, fixe, convergence)
  • le "Capability Marketing Development", dont le rôle consite d'une part à optimiser les compétences des marketeurs aux besoins opérationnels, permettant de mieux servir les clients et la stratégie de l'entreprise, et d'autre part à valoriser la filière marketing en valorisant les marketeurs.

La priorité reste à l'offre de convergence en Europe, ce qui correspond à l'attente des clients, l'Espagne étant probablement le pays le plus avancé en la matière. Par ailleurs, l'offre de convergence fidélise les clients et réduit le churn, tout en favorisant le "cross-selling". Le client n'est plus qu'un individu, il faut le considérer maintenant en tant que famille, foyer, servis par l'offre Open.

Europe et International Comité Groupe Europe Comité Groupe Monde

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