CFE-CGC Orange
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[French version here/English version below]

Dans le cadre du Comité de Groupe Européen d'Orange des 28, 29 et 30 mai 2018 à Stockholm, la Direction du Groupe a inscrit un point à l'ordre du jour relatif au plan Explore 2020 présenté par Geoffroy De Buchet, Secrétaire Général Adjoint d’Orange.

Le plan Explore 2020 est présenté comme la réponse à l’un des objectifs fondamentaux d’Orange aux fins de son développement futur, qui est de défendre sa compétitivité. Orange évolue dans un environnement concurrentiel qui l’incite, pour ne pas dire la contraint, à l’efficacité opérationnelle. Pour continuer à se développer dans cet environnement qui nous pousse à de constantes adaptations, la Direction estime que l’entreprise doit investir fortement, et transformer l’entreprise d’un « opérateur de tuyaux » en un « opérateur de tuyaux et multiservices ». Explore 2020 s’inscrit dans ce contexte, sur la période 2015 à 2020, comme la suite du précédent plan dénommé Chrysalide (2011-2014) qui correspondait à la première vague de transformation. L’objectif chiffré concerne aussi bien les CAPEX que les OPEX puisqu’il est désormais complété par Lean Capex. L’ambition de dégager 3 Mds € sur 4 années devrait être dépassée d’ici la fin 2018.

Dans le futur, Explore 2020 se concentrera sur les améliorations en terme d’OPEX. Le nouveau programme Lean Capex concernera les optimisations de CAPEX. Aujourd’hui le cycle des investissements d’Orange atteint un pic avec un ratio CAPEX/revenu proche de 18%. Le dispositif est géré par 4 personnes de l’équipe centrale qui s’appuient sur les pays et avalisent des opérations transverses qui répondent au double objectif de transformation et d’efficacité opérationnelle. Les axes de réduction des coûts sont structurés par domaines :

  • le domaine clients avec un objectif d'1 Md€ à échéance 2020
  • les réseaux: 1.5 Md€
  • frais généraux, frais indirects: 0.5 Md€

A titre d’exemple, dans le domaine clients, la digitalisation constitue le principal vecteur de la réduction des coûts car elle rend le client autonome. Il s’agit aussi d’essayer de supprimer toutes causes d’insatisfaction : prévenir les pannes, réduire les contestations de factures, simplifier les process. Le dispositif vise aussi par exemple toute la politique de commissionnement dans le domaine de la distribution et celui de la gestion des licences. Une autre piste consiste à basculer des données d’archive sur le Cloud. On injecte enfin de l’intelligence artificielle et du big data dans nos process. Concrètement, désormais et davantage encore à l’avenir encore, les plans de déploiement des réseaux se construisent grâce à des algorithmes qui brassent les données démographiques, celles de l’activité économique, etc. Ces nouveaux outils induisent un gain de temps considérable pour les équipes opérationnelles.

Les élus ont apprécié la présentation claire, pédagogue et concrète de Geoffroy de Buchet. Cette présentation faisait d’ailleurs écho à celle de Pascal Marchand, relative aux résultats financiers. Ils redoutent toutefois que le plan, qui répond à une recherche d’efficacité, ne consiste en un plan de réduction des coûts « pur et dur » et favorise un recours sans cesse accru à la sous-traitance. Ils s’interrogent sur la capacité des 4 personnes qui au niveau national pilotent le dispositif sur la totalité du périmètre du Groupe.

Interrogée sur la sécurité des données personnelles qui pourrait être touchée par un objectif strictement financier, la Direction a assuré que les actions de transformation du Groupe devaient impérativement prendre en compte la réputation d’Orange en matière de sécurité des données, réputation qui constitue un élément de différenciation en faveur d’Orange. Enfin, sollicitée sur la politique environnementale, la Direction a assuré inclure dans son plan l’ambition de contenir strictement ses coûts d’énergie. Orange devrait être plus verte !

[English version]

As part of the Orange European Works Council meeting in Stockholm on May 28th, 29th and 30th 2018, the Group's management has included an item on the agenda relating to the Explore 2020 plan presented by Geoffroy De Buchet, Deputy Secretary General Orange.

The Explore 2020 plan is presented as the answer to one of Orange's fundamental objectives for its future development, which is to defend its competitiveness. Orange operates in a challenging and rivalling environment that encourages us, not to say constrains us, to operational efficiency. To continue to grow in this environment that drives us to constant adaptations Management believes that the company must invest heavily and turn the company from a "pipe operator" into a "pipe operator” and a multiservice company. Explore 2020 fits in this context, over the period 2015 to 2020, as the continuation of the previous plan called Chrysalide (2011-2014) which corresponded to the first wave of transformation. The quantified target concerns both CAPEX and OPEX since it is now completed by Lean Capex. The ambition to release 3 billion euros over 4 years should be exceeded by the end of 2018.

In the future, Explore 2020 will focus on Opex enhancements. The new Lean Capex program will focus on CAPEX optimizations. Today the investment cycle of Orange reaches a peak with a CAPEX/income ratio close to 18%. The plan is managed by 4 people from the central team who rely on the current Orange operating countries and these support the transversal operations that meet the dual objective of transformation and operational efficiency:

  • the customer sector with a target of €1 billion maturing in 2020
  • networks: €1.5 billion
  • overhead costs, indirect costs: €0.5 billion
For example, in the customer domain, digitization is the main driver of cost reduction because it makes the customer autonomous. It is also about trying to eliminate any cause of dissatisfaction: prevent breakdowns, reduce invoice disputes and simplify processes. The device also targets for example all the commissioning policy in the field of distribution and the management of licenses. Another way is to switch archive data to the cloud. We are finally injecting artificial intelligence and big data into our processes. Concretely, from now on, and even more in the future, network deployment plans have been built thanks to algorithms that mix up demographic data, economic activity data, and so on. These new tools will lead to considerable time savings for the operational teams.

The elected representatives appreciated the clear, educational and concrete presentation of Geoffroy de Buchet. This presentation also echoed that of Pascal Marchand, relating to the financial results. They fear, however, that the plan, that responds to a search for efficiency, may just consist to reduce costs and encourage an increasing reliance on outsourcing. They question the capacity of 4 people who at the national level pilot the plan on the entire perimeter of the Group.

When asked about the security of personal data that could be affected by a strictly financial objective, the Management has ensured that the transformation actions of the Group must imperatively take into account Orange's reputation for data security. These reputation is an essential element of differentiation in favor of Orange. Lastly, when asked about the environmental policy, the Management ensured that its plan included the ambition to strictly contain its energy costs. Orange should be more green oriented !

Conditions de Travail et Santé Economie et Réglementation des Télécoms Emploi & Métiers Europe et International Numérique Comité Groupe Europe Comité Groupe Monde

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S’il est une question épineuse qui fait boguer les juristes de la CNIL sollicités à son sujet, c’est bien celle du recueil du consentement des salariés en ces temps modernes d’entrée en vigueur du RGPD (Règlement Général de Protection des Données).

 

Le consentement du subordonné invalidé

En effet, si la CNIL a toujours reconnu qu’un consentement ne pouvait pas être considéré comme donné librement dans un contexte de subordination, que devient alors l’absolue nécessité de le recueillir pour tout traitement de données personnelles lorsqu’il s’agit de salariés ?

Certes, et fort heureusement, le RGPD prévoit des dispenses lorsqu’il s’agit de données indispensables à la bonne exécution d’un contrat de travail, cependant cela ne saurait s’étendre à l’usage de photographies dans un annuaire, l’inscription à un réseau social d’entreprise, ou encore la participation à un projet d’analyse des mails professionnels.

Dans tous ces contextes, parfois anodins au regard des habitudes prises, le recueil du consentement est questionnable. Met-on sa photographie sur l’annuaire de son propre chef, ou bien parce qu’un responsable l’a demandé ?
Décide-t-on de s’inscrire sur le réseau social de l’entreprise par intérêt personnel, ou bien par crainte de se retrouver exclu de son équipe ?

Ce qui, en aparté, amène à considérer le corollaire suivant : une société qui subordonne les individus les uns aux autres se condamne à produire des données biaisées par cet état de fait. Combien de recommandations dithyrambiques sur Linkedin ont-elles été soumises par des subordonnés à la demande de leur directeur ? Combien d’avis positifs sur tel hôtel ou tel restaurant ont été rédigés par des employés à la demande du patron de l’établissement ?

 

L’intérêt légitime, carte joker du RGPD

Alors que la démonstration de sa validité s’avère une véritable gageure, à plus forte raison au sein d’une entreprise, le RGPD prévoit une autre disposition pour permettre l’enregistrement de données personnelles de salariés sans imposer le recueil du consentement : l’intérêt légitime.

La CNIL donne quelques exemples en ressortant, comme la prévention de la fraude ou encore la sécurité des réseaux, cependant celui-ci peut s’étendre à d’autres activités pourvu que jamais elles ne prévalent sur les intérêts ou les libertés fondamentales des personnes concernées.

Et il se pourrait bien qu’ici demeure une nouvelle opportunité à saisir pour les représentants du personnel : celle de dénoncer toute notion de « volontariat » en entreprise pour mieux devenir les garants, par le truchement d’accords négociés, de l’équilibre entre les intérêts de la direction et ceux des personnels.


Pour en savoir plus :

 

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La réponse à notre courrier du 17 février dernier, dans le contexte du litige qui opposait le Groupe TF1 à plusieurs opérateurs de télécommunications, dont Orange, auxquels il voulait faire payer la diffusion de ses programme via les box, nous est parvenue ce 15 mai.

Télécharger le fac similé du courrier : pdflitige_orange-tf1_reponse_brunolemaire.pdf

Numérique

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[French version here/English version below]

Dans le cadre du Comité Groupe Monde des 11, 12 et 13 avril 2018 à Casablanca au Maroc, la Direction a inscrit un point à l’ordre du jour concernant la Compliance et la politique anticorruption. Pierre Antoine Badoz et Eric Margalef de la Direction de la Conformité Groupe ont présenté ce point. Une présentation identique avait déjà été donnée lors de la tenue du Comité de Groupe Européen d’Orange les 27, 28, 29 et 30 novembre 2017 à Bruxelles par Pierre-Antoine Badoz.

La loi du 9 décembre 2016, relative à la transparence, à la lutte contre la corruption et à la modernisation de la vie économique est dite "Loi Sapin 2". Elle contraint les entreprises à prévenir et à lutter contre la corruption et le trafic d’influence, et elle est de portée extraterritoriale pour un groupe comme le nôtre: sociétés de plus de 500 salariés, ayant un chiffre d’affaires supérieur à 100 millions d'euros.

Dans le même temps, la loi contraint les entreprises à davantage de protection en faveur des lanceurs d’alerte.

De manière très simple, l’extraterritorialité s’applique à tous les salariés français travaillant dans le Groupe n’importe où dans le monde, et s’appliquera aux collègues non français du Groupe à l’étranger après l’introduction, dans tous les règlements intérieurs, d’un code de bonne conduite reprenant les termes de la loi ainsi que le régime de sanctions disciplinaires. Cela a eu parfois un peu de difficulté à passer auprès des collègues étrangers, certains prenant cela pour une violation par la France de leur souveraineté nationale.

Par ailleurs, l’annonce de Stéphane Richard sur la « tolérance 0 » a été accueillie très positivement par tous les participants.
Pour se conformer à la loi, un programme de conformité et d’éthique est mis en place:
  • Le ton est donné, « engagement de tolérance zéro »
  • Gouvernance de ce programme via un réseau de 400 personnes environ
  • Analyse des risques par la mise en place d’une méthodologie et d’outils d’analyse
  • Déclinaison de cette politique et des procédures avec nos fournisseurs partenaires, permettant des alertes internes
  • Sensibilisation et formation en présentiel et en e-learning
  • Mise en place d’audits et de contrôles

L’idée est de donner le sens, analyser les risques, prévenir et former, puis contrôler et sanctionner.

Tous les élus ne peuvent qu’approuver un tel dossier, mais ont alerté sur l’importance du travail amont: la même information, pour tous, en même temps et en tous lieux, doit être partagée. Une attention sera portée sur la formation afin que tous partagent le même cadre de référence.
Les élus n’ont pas obtenu plus de réponse sur les conditions dans lesquelles vont opérer les équipes de contrôle interne, ni sur leurs méthodes d’investigation, que lors du Comité de Groupe Européen de Bruxelles, en novembre 2017. Le danger serait qu’à force de voir les choses de trop haut, de manière trop générale, on en oublie les actes quotidiens contraires à la morale, à l’éthique et à la loi. 
L’entreprise dit ce qu’elle fait, mais doit faire ce qu’elle dit, sans toutefois transférer sa responsabilité vers les salariés.

[English version]

As part of the World Works Council of April 11th, 12th and 13th, 2018, in Casablanca, Morocco, the Management has included an item on the agenda concerning compliance and anti-corruption policy. Pierre Antoine Badoz and Eric Margalef of the Group Compliance Department presented this point. An identical presentation had already been given during the Orange European Works Council held on 27th, 28th, 29th and 30th November, 2017, in Brussels by Pierre-Antoine Badoz.

The law of December 9th, 2016, relating to transparency, fight against corruption and modernization of economic life is called "Loi Sapin 2". It forces companies to prevent and fight against corruption and trading in influence, and it is extraterritorial for a company like ours: companies with more than 500 employees, with a turnover of more than 100 million euros.

At the same time, the law is forcing companies to more protection for whistleblowers.

In a very simple way, extraterritoriality applies to all French employees working in the Group anywhere in the world, and will apply to non-French colleagues of the Group abroad after the introduction, in all regulations, of a code of good conduct incorporating the terms of the law and the disciplinary sanctions regime. It has sometimes been a little difficult to pass with foreign colleagues, some taking it for a violation by France of their national sovereignty.

In addition, the announcement of Stéphane Richard on the "tolerance 0" was welcomed very positively by all the participants.
To comply with the law, a compliance and ethics program is in place:

  • The tone is set, "zero tolerance commitment"
  • Governance of this program via a network of about 400 people
  • Risk analysis by setting up a methodology and analysis tools
  • Declination of this policy and procedures with our partner suppliers, allowing internal alerts
  • Awareness and training in face-to-face and e-learning
  • Establishment of audits and controls

The idea is to give meaning, analyze risks, prevent and train, then control and punish.

All World Works Council representatives have approved such a topic, but have warned about the importance of upstream work: the same information, for everyone, at the same time and in all places, must be shared. Attention will be focused on training so that everyone shares the same frame of reference.
The representatives did not obtain any more answer on the conditions in which will operate the teams of internal control, nor on their methods of investigation, than during the Brussels European Works Council, in November 2017. The danger would be that by dint of seeing things too high, too broadly, we forget the daily acts contrary to morality, ethics and law.
The company says what it does, but must do what it says, without transferring its responsibility to the employees.

 

 

Comité Groupe Europe Comité Groupe Monde

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information consultation

Résultats Orange SA

Stéphane Richard s’est félicité des « excellentes performances commerciales de 2017 » et des « solides résultats financiers » qui en découlent. Il a souhaité « remercier chaleureusement la formidable mobilisation des femmes et des hommes d’Orange » qui les a permis.

« La stratégie d’Orange, centrée sur la création de valeur durable porte ses fruits, permettant de réaffirmer les objectifs 2018 et de proposer aux actionnaires une augmentation du dividende pour l’exercice 2018. »

Voir CP Orange

Stratégie de l’entreprise

« La stratégie Essentiels2020 permet à Orange de construire des avantages compétitifs à long terme et d’aborder l’avenir avec de solides actifs pour accroître son leadership.

L’expérience client est au cœur de ses actions : Orange a posé les bases d’une croissance durable pour tous, vers une nouvelle ère de la data où l’Entreprise se veut opérateur de confiance.

Dans ce contexte, Orange souhaite capitaliser sur le succès d’Essentiels2020 pour accélérer la croissance et la transformation du Groupe, avec pour priorité l’Expérience client sur toutes ses géographies et la proposition de services innovants, « l’évidence des réseaux » pour rester leader, la Data et l’Intelligence Artificielle au service de ses projets »

Analyse de la CFE-CGC

Résultats de l’Entreprise :

Alors que son endettement de près de 24 milliards d’euros, reste conséquent, (bien qu’il ait baissé depuis l’époque où elle était l’entreprise la plus endettée du monde) et qu’Orange doit investir énormément pour développer ses réseaux fixes et mobiles, la Direction recommence à verser un dividende supérieur aux bénéfices, le faisant passer de 0,60 € à 0,65 € par action, au titre de l’exercice 2017, voire, selon la promesse du Président, à 0,70 € par action pour l’exercice 2018.

À 0,65 €, le dividende redevient supérieur au résultat net de 0,62 € par action, alors que distribuer plus que le résultat net, en dégradant les réserves de l’entreprise, fragilise sa capacité à faire face aux risques, et à se désendetter ou à investir sans alourdir son endettement !

La Direction nous oppose toujours qu’il faut récompenser les actionnaires, et que « c’est favorable au cours de l’action » (quand l’histoire démontre strictement le contraire).

La CFE-CGC Orange et l’ADEAS, particulièrement attachées à la pérennité d’Orange et à sa bonne santé financière, auraient préféré davantage de prudence, avec, a minima, un gel du dividende, pour assurer conjointement !

·  le désendettement

·  la préservation de la capacité d’investissement

·  des réserves pour faire face à un coup dur, ou permettre au Groupe de faire des acquisitions pertinentes.

Quant à la stratégie présentée dans des documents « confidentiels », elle a pourtant été largement commentée lors de l’Investor Day, et décryptée par nos soins dans la lettre de l’épargne et de l’actionnariat dédiée à l’événement.

„Voir aussi notre communiqué : « dividendes excessifs » 

 




Participation, Intéressement et Actionnariat CCUES

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Nous avons mis à jour notre notre politique de gestion des données (RGPD). Nous vous invitons à la consulter.
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