CFE-CGC Orange
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Information

Participation

Réserve Spéciale de Participation de 150 042 743 € :

  • une part liée au salaire égale à 80%, (pour tenir compte du pouvoir d’achat des 1ers niveaux de salaire, existence d’un plancher de rémunération (70% du PASS soit 27 459,60 € en 2017) => minimum garanti de participation pour la part liée aux salaires,
  • une part liée à la présence égale à 20%,
  • 93% des salariés ont exprimé un choix de versement, 62% du montant de la participation a été placé (contre 59% en 2017, 63% en 2016 et 59 % en 2015) soit 55 % dans le PEG et 45 % dans le PERCO

Intéressement

  • Masse d’intéressement = 4,77% des salaires, pour un taux cible de 4% et un maxi de 5% soit 200 M€,
  • 70% de la masse d’intéressement répartie en fonction de la durée d’activité (présence et appartenance), et 30% proportionnellement au salaire brut annuel,
  • 94% des salariés ont exprimé un choix de versement : 57% du montant de l’intéressement a été placé (contre 55% en 2017, 54% en 2016 et 47 % en 2015) soit : 80 % dans le PEG en particulier dans le fonds Orange actions dont les versements sont abondés et 20 % dans le PERCO

Analyse de la CFE-CGC

Les résultats financiers 2017 d’Orange s’appuient en partie sur la politique d’investissement dans les réseaux, qui favorise le développement du business à long terme. Cette hausse des investissements (un changement de cap par rapport à l’époque où a été signé l’accord sur la participation) a néanmoins directement impacté le montant de la participation, en baisse de 4 M€.

L’intéressement est, quant à lui, en légère augmentation (+10 M €), ce qui a suffi à la Direction pour considérer qu’un intéressement exceptionnel n’était pas nécessaire.

La CFE-CGC se réjouit que le nouvel accord signé en 2018 sur l’intéressement inclue un indicateur non financier en lien avec la Responsabilité Sociale d’Entreprise.

La CFE-CGC a par ailleurs demandé l’ouverture d’une négociation pour réviser la formule de calcul de la participation, afin que les investissements ne pénalisent plus ce qui est partagé entre les personnels.

La CFE-CGC milite pour que les filiales bénéficient d’un intéressement Groupe, sans succès pour le moment. Elle œuvre au quotidien pour garantir à l’ensemble des personnels d’Orange :

  • une reconnaissance équitable et cohérente ;
  • une réelle prise en compte des contextes spécifiques
  • un niveau de rétribution à la hauteur des efforts passés, présents, et surtout à venir…

CCUES

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Orange Vision 2020 concerne tous les personnels du Groupe en France. Le plan prévoit d’octroyer 73 actions gratuites par personne (environ 1 000 €), si les objectifs financiers sont consécutivement atteints pour 2017, 2018 et 2019. L’accord prévoit a minima l’attribution de 50% des actions, même si les objectifs ne sont pas atteints.

En 2017, 1/3 de l’objectif global a été validé. Reste à renouveler la performance en 2018 et 2019, afin d’obtenir 100% des actions. En revanche, en 2018, seul le petit millier de mandataires sociaux et de cadres dirigeants de la Société bénéficie d’un nouveau plan d’actions gratuites, à hauteur de 0,07% du capital social, soit 26 M€, c’est-à-dire près de 30 0000 € / bénéficiaire.

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Baisse évitable de la participation…

Les excellents résultats découlent en partie de la politique d’investissement dans les réseaux, qui favorise le développement du business à long terme. Cette hausse des investissements (qui est un changement de cap par rapport à l’époque où a été signé l’accord sur la participation) a néanmoins directement impacté le montant de la participation, en baisse de 4 M€.

La CFE-CGC a donc demandé l’ouverture d’une négociation pour réviser la formule de calcul de la participation, afin que les investissements ne pénalisent plus ce qui est partagé entre les personnels.

… et hausse dérisoire de l’intéressement !

L’intéressement est, quant à lui, en très légère augmentation (+10 M €), mais cela a suffi à la Direction pour considérer qu’un intéressement exceptionnel n’était pas d’actualité.

La CFE-CGC avait fustigé l’accord d’Intéressement 2015-2017, en particulier parce qu’il orientait à la baisse les montants perçus par les personnels qui contribuent directement à la production des résultats au bénéfice des personnels en TPS.

L’accord d’intéressement renégocié aurait pu constituer un signal positif.

La CFE-CGC œuvre au quotidien pour garantir à l’ensemble des personnels d’Orange :
  • une reconnaissance équitable et cohérente ;
  • une réelle prise en compte des contextes spécifiques ;
  • un niveau de rétribution à la hauteur des efforts passés, présents, et surtout à venir…

 

La CFE-CGC milite pour que les filiales bénéficient d’un intéressement Groupe, mais la Direction fait la sourde oreille. Les objectifs continueront donc d’être déterminés par entité, et parfois perturbés par les facturations inter sociétés… jetant un discrédit sur les indicateurs retenus.

Globalement, la CFE-CGC déplore que les accords de participation et d’intéressement ne consistent qu’en la fixation d’objectifs financiers tendant à rendre les versements variables, voire aléatoires, et donc, à augmenter les bénéfices de l’Entreprise, et améliorer la prédictibilité de ses résultats.

Epargne salariale : abondement peu abondant

La CFE-CGC Orange a formulé par écrit des demandes précises avant la négociation de l’avenant à l’accord Perco, qui définit les niveaux d’abondement proposés pour le placement de l’intéressement et de la participation dans les fonds de l’épargne salariale.

  • Porter l’abondement à 1 500 € / an (1 000 € actuellement). Ce montant est inchangé depuis 2015, or le plafond légal est fixé à 16% du Plafond Annuel de la Sécurité Sociale (PASS), soit 6 357,12 € pour 2018.
  • Permettre de toucher la totalité de l’abondement en affectant librement tout ou partie de ses placements dans le PEG ou dans le Perco.
  • Prévoir un versement d’amorçage et des versements unilatéraux de l’entreprise pour permettre à celles et ceux qui n’ont pas la possibilité d’épargner de se voir constituer un capital dans le Perco.
La Direction préfère favoriser les seul-e-s qui sont en capacité d’épargner, et refuse tout dialogue.

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Voici le texte de la déclaration préalable faite par Nicolas Triki lors de la seconde séance de négociation du nouvel accord triennal d'intéressement chez Orange :

La CFE CGC n’a pas signé l’accord d’Intéressement 2015-2017, en particulier parce qu’il orientait à la baisse les montants perçus par les personnels qui contribuent directement à la production des résultats. Nous avons été tellement clairvoyants que, la première année d’application de cet accord, il a fallu verser un intéressement exceptionnel pour éviter une bronca généralisée. Malheureusement, l’intéressement exceptionnel n’est pas reconduit tous les ans, et l’évolution de la rémunération collective ne reflète pas la réalité des efforts faits par les équipes… ce qui est pourtant l’esprit même de l’intéressement !

Ces dernières années, les mutations s’accélèrent sur tous les fronts :

  • une concurrence toujours plus agressive
  • des exigences croissantes de la part de l’Etat et des régulateurs
  • de nouveau nos réseaux fixes et mobiles à bâtir, qui passent en très haut débit
  • une hyper-convergence amorcée et rebattant toutes les cartes d’une relation client connue jusqu’alors… avec la nécessité d’offrir une expérience client incomparable, tandis que les outils à disposition des personnels ne suivent pas toujours, et que la sur-digitalisation interne s’accélère
  • l’accélération des départs, plus de 5000 en 2017, qui sont loin d’être compensés par les recrutements, puisque nous avons perdu 3 500 collègues sur le périmètre Orange SA, et + de 4 200 ETP sur l’ensemble du périmètre France
  • pertes de savoir-faire et de compétences loin d’être toujours anticipées, et l’on demande aux personnels de s’adapter de plus en plus vite à de nouveaux métiers, et de devenir de plus en plus polyvalents

Pourtant Orange est leader. Pourtant Orange est conquérant. Les résultats s’améliorent et les équipes françaises produisent toujours près de la moitié du CA, plus de la moitié de la marge d’EBITDA ajusté, et près de 70% du résultat d’exploitation du Groupe à l'échelle mondiale...…mais se sentent laissés pour compte :

  • le dividende augmente de 8%, et l’entreprise va verser plus qu’elle n’a fait de résultat net, mettant le futur en péril pendant que les personnels se battent quotidiennement pour assurer la pérennité d’Orange et la qualité de ses résultats
  • les principaux dirigeants bénéficient d’un nouveau plan d’action gratuites, que les efforts du reste du personnel leur permettront de toucher, sans bénéficier d’aucun plan pour leur part
  • dans le même temps, la négociation annuelle sur les salaires a tourné court. La Direction annonce un budget de 2,5 % d’augmentation… mais rares sont les collègues qui toucheront réellement ce pourcentage, d’ailleurs immédiatement amputé par l’inflation.

Le PDG d’Orange s’est engagé sur une nouvelle augmentation du dividende pour l’an prochain. Où sont les mêmes garanties pour les personnels d’Orange ? L’accord d’intéressement constitue l’occasion d’envoyer, enfin, un signal positif.

La CFE-CGC demande donc :

  • en priorité, une augmentation de l’enveloppe globale d’intéressement, c’est-à-dire du pourcentage de la masse salariale redistribué en cas d’atteinte des objectifs
  • l’intégration des filiales françaises dans l’accord d’intéressement
Pour garantir à l’ensemble des personnels une reconnaissance équitable et cohérente.
Pour garantir une réelle prise en compte des contextes auxquels sont confrontés tous les jours nos collaborateurs.
Pour garantir en fin de compte le niveau de rétribution auquel s’attend tout le personnel d’Orange compte tenu des efforts réalisés et surtout à venir…

Rémunération

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ag des actionnaires 4 mai 18 600

Chaque année, les militants de la CFE-CGC Orange et de l'ADEAS se rassemblent à l'occasion de l'AG des actionnaires d'Orange, qui se déroulait cette année à la Maison de la Mutualité. Voici le texte de la déclaration lue sur le parvis :

Les salariés actionnaires sont copropriétaires d’Orange,
même s’ils n’en ont pas toujours conscience

Si la CFE-CGC Orange a travaillé sans relâche pour développer son expertise en matière d’actionnariat salariés, c’est pour la partager avec les personnels d’Orange, et leur restituer leur pouvoir d’actionnaires.

2018 est pour nous une année historique dans le domaine.
La CFE CGC Orange, grâce à son expertise juridique, a permis la mise en place d’un accord décisif, qui rend aux personnels leur pouvoir de 2ème actionnaire d’Orange après l’Etat.

Cette victoire permet aux seuls représentants des personnels de voter dans le Conseil de Surveillance Orange Actions, qui détient plus de 5% du capital, et exerce plus de 10% des droits de vote lors de l’AG des actionnaires. Elle permettra aussi aux personnels actionnaires de choisir librement et en toute transparence leur représentant au Conseil d’Administration d’Orange.

Cette victoire, c’est aussi la clarification des moyens apportés aux acteurs s’impliquant dans la promotion de l’actionnariat salarié dans l’entreprise, et la fin à des conflits d’intérêts.

Cette victoire, la CFE CGC Orange en est fière, mais elle est avant tout la victoire de tous les salariés actionnaires et futurs actionnaires.

Le contexte social chez Orange se tend. La Direction reconnaît de moins en moins les efforts fournis par ses personnels pour développer le chiffre d’affaires, la marge, les services à nos clients, bref, pour produire les résultats salués comme excellents. Pour la 1ère fois, en 2018, les organisations syndicales ont été unanimes pour refuser de signer l’accord salarial, qui maintient à peine le pouvoir d’achat des personnels alors que les effectifs baissent et que les résultats s’améliorent. Dans le même temps, intéressement, participation, abondements de l’entreprise, et avantages aux salariés stagnent ou diminuent.

La Direction n’accorde qu’une seule augmentation : celle des dividendes ! Dès 2018, c’est un montant de 0,65 € par action qui est proposé, en augmentation de 5 centimes d’euros… mais surtout supérieur au résultat net de l’entreprise, de 0,62 € par action. Et l’an prochain, on leur promet déjà 0,70 €, sans savoir ce que seront les résultats.

Alors que l’entreprise est aujourd’hui engagée dans un cycle d’investissements massifs pour développer le très haut débit fixe et mobile, et doit toujours surveiller son taux d’endettement, particulièrement face à la remontée des taux d’intérêt, un tel niveau de dividendes est une erreur majeure. Nous salariés actionnaires d’Orange, salariés copropriétaires d’Orange, défendons avant tout la pérennité de notre entreprise, sa bonne santé financière, garantes des emplois et des capacités futures de développement.

Le fonds Orange Actions, s’exprimant au travers des seuls représentants du personnel et sans intervention de la Direction, a voté contre ce dividende et propose une résolution alternative pour un dividende à 0,55 € par action au titre de l’exercice 2017. Nous espérons être suivis par d’autres actionnaires responsables et clairvoyants.

La CFE-CGC et l’ADEAS continueront d’approfondir leurs analyses, et de les partager le plus largement possible, non seulement avec les personnels actionnaires, mais aussi avec les autres actionnaires d’Orange. En tant que salariés actionnaires, nous défendons une vision de long terme, pour permettre à Orange de poursuivre durablement son développement, au profit collectif de nos clients, des salariés du Groupe, … et des actionnaires, qui bénéficieront eux aussi d’un cours de l’action plus solide et de perspectives d’avenir plus sereines et plus prometteuses.

En reprenant le pouvoir qui nous revient, c’est donc bien l’intérêt de toutes les parties prenantes que nous prenons en compte.

Nous continuerons de défendre notre entreprise contre toute vision court-termiste allant à l’encontre d’une prudence financière élémentaire.

MERCI

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