CFE-CGC Orange
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  • Economie et Réglementation des Télécoms
Information/consultation sur la situation économique et financière de l’entreprise

Les résultats annuels confirment l’atteinte de tous les objectifs annoncés pour 2018.

• CA Groupe croît de +1,3% en 2018 versus +1,2% en 2017 et de +1,4% au 4ème trimestre, en accélération par rapport au 3ème trimestre (+0,6%).

• hausse du CA en Afrique & Moyen-Orient (+5,1%) qui contribue presque pour moitié à la croissance du Groupe en 2018, grâce à data et services financiers sur mobile.

• progression du CA Espagne (+2,2%), Europe (+1,7%) et France (+0,9%) tirée par la convergence.

• croissance de l’EBITDA ajusté de +2,7% en 2018 plus forte qu’en 2017 (+2,1%), soutenue par la hausse du chiffre d’affaires et la poursuite de notre plan d’efficacité opérationnelle qui dépasse son objectif et atteint 3,5 milliards d’économies brutes sur la période 2015-2018.

• croissance du Cash-Flow Opérationnel en accélération, en hausse de +1,7% en 2018, versus +0,5% en 2017.

Croissance des bases clients :

• offres convergentes (10,9 millions de clients au 31 décembre 2018) progressent de +5,5% Orange 1er opérateur convergent en Europe.

• fibre en forte croissance en 2018, avec 593 000 ventes nettes en France (546 000 en 2017), 623 000 en Espagne et 152 000 en Pologne (niveau record).

• base clients mobiles progresse, avec près de 1,29 million ventes nettes sur un an (forfaits et prépayés).

Perspectives 2019 et à moyen terme

L'application dès 2019 de la norme IFRS16 conduit à faire évoluer les indicateurs, l'EBITDA ajusté devient EBITDAaL ("after lease") et les CAPEX deviennent eCAPEX (economic CAPEX).

• EBITDAaL en 2019 en hausse plus modérée qu’en 2018. (contexte toujours très concurrentiel, notamment en France et en Espagne, et disparition du bénéfice des offres de livres audio et de lecture numérique).

• eCAPEX 2019 en légère baisse par rapport à 2018 à base comparable.

• Cash-Flow Opérationnel 2019 en croissance par rapport à 2018 à base comparable.

• objectif d'un ratio dette nette / EBITDAaL des activités télécoms est maintenu autour de 2x à moyen terme.

• versement proposé d’un dividende de 0,70 euro / action pour 2019, avec versement en décembre prochain d'un acompte sur dividende de l’exercice 2019, de 0,30 euro / action.

Analyse de la CFE-CGC

Résultats 2018 : on accélère, mais pour aller vers quoi ?

Les objectifs annoncés ont été atteints… Croissance du chiffre d’affaires, de la marge d’EBITDA, du cash-flow opérationnel : tout ce qui avait été promis aux marchés financiers a été tenu… mais ce sont surtout les économies réalisées qui font la marge, et les actionnaires qui en profitent, avec des dividendes supérieurs aux bénéfices, favorisant l’accroissement de la dette, le besoin en investissement restant soutenu.

Notre politique d’investissement dans les nouveaux réseaux est indispensable pour soutenir notre activité « cœur de métier », et les investisseurs eux-mêmes l’admettent. Mais en Europe, le marché est fragmenté, les acteurs très nombreux, et la régulation, particulièrement contraignante, interdit toute perspective de consolidation pour le moment, préférant toujours privilégier une concurrence de plus en plus insoutenable. Les investisseurs se détournent donc du secteur des télécoms. Seuls des investissements conséquents dans une diversification prometteuse pourraient les faire changer d’avis. La Direction se contente de verser un dividende généreux, pour améliorer le rendement de l’action dont le cours stagne.

Tant que notre politique reste pilotée par les enjeux financiers de court terme, sans que les orientations européennes et la régulation ne changent, nous sommes loin d’en avoir terminé avec les plans d’économie… et les dividendes asphyxiants !

CCUES

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[French version here/English version below]

Dans le cadre du Comité de Groupe Européen d'Orange des 26, 27 et 28 février 2019 à Paris, la Direction du Groupe a inscrit un point à l'ordre du jour relatif aux résultats financiers pour l'année 2018, présenté par Pascal Marchand, Directeur du Contrôle de Gestion Central Groupe.

L'exercice 2018 du Groupe Orange est marqué par l'accélération de la croissance du chiffre d'affaires à 41.4 Mds d'€ (+1.3%), de l'EBITDA ajusté (+2.7%) et du Cash-Flow Opérationnel (+1.7%) à 5.6 Mds d'€, les investissements étant en ligne avec l'objectif de 7.4 Mds d'€ pour 2018.

D'une manière générale, la Direction attribue ces bons résultats à la stratégie axée sur la convergence et le très haut débit fixe et mobile qui contribue à l'accroissement des bases clients d'Orange, alors même que le contexte du secteur demeure très concurrentiel. On note en particulier un accroissement de 5.5% sur un an du nombre de clients des offres convergentes (10.9 millions fin 2018), permettant au Groupe de conforter sa position de 1er opérateur convergent en Europe, mais également de la fibre, en forte croissance en 2018 avec 593 000 ventes nettes en France, 623 000 en Espagne et 152 000 en Pologne, ainsi enfin que de la base clients mobiles qui progresse grâce au 1.29 million de ventes nettes (forfaits et prépayés) enregistré sur l'année.

En termes de résultats par géographie, la France affiche une seconde année consécutive de croissance de son chiffre d'affaires, grâce à la convergence. Le mobile, avec 111 000 ventes nettes sur les forfaits (hors M2M) et un churn stable autour de 13.8%, maintient une dynamique positive sur les deux marques Orange et Sosh, malgré une légère baisse de l'ARPO (Average Rate Per Offer) de 0.18 €. Quant au haut-débit fixe, il affiche également des performances commerciales très satisfaisantes en 2018, avec un total de 11.8 millions de foyers raccordables et un total de 2.6 millions de clients sur la seule fibre. Le niveau des investissements, quant à lui, atteint 3.7 Mds d'€ sur l'année, venant en soutien direct des déploiements fibre, mais aussi des sites 4G qui couvrent aujourd'hui 98.6% de la population française.

Sur le marché espagnol, le Groupe enregistre une croissance très soutenue de son chiffre d'affaires (+2.2%) et de l'EBITDA ajusté (+8.4%), en particulier grâce à la fibre et aux offres TV incluant le football et auquel les clients et prospects sont très attachés. Si l'on observe un tassement (-2.1%) de l'ARPO fixe haut débit seul au 4ème trimestre 2018, le retour à la croissance se confirme avec 19 000 ventes nettes sur ce même trimestre, ainsi que pour la base clients TV qui progresse de +14.5% sur un an. La base clients mobile quant à elle atteint 16.2 millions de clients, l'ARPO demeurant stable à 12.3 euros. S'agissant des ventes d'équipements, le chiffre d'affaires progresse de 2.3%. Enfin, le niveau d'investissement reste stable, en très légère hausse de 0.4%.

Sur l'ensemble des géographies européennes dans lesquelles Orange est présent (Belgique, Luxembourg, Moldavie, Pologne, Roumanie, Slovaquie), la hausse du chiffre d'affaires atteint 1.7% en 2018, avec une accélération au dernier trimestre, avec une dynamique assez forte sur la convergence qui favorise dans le même temps les ventes nettes de contrats mobiles, la base clients mobiles (hors M2M) dépassant désormais les 19 millions de clients, avec une hausse des contrats forfaits. Le haut débit fixe enregistre une hausse de 10.5% de sa base clients (3.3 millions de clients), tandis que la base clients convergents se hisse à 1.65 million de clients, soit une hausse de 30.3% sur un an. La Pologne a renoué, au 3ème et au 4ème trimestre, avec la croissance de son chiffre d'affaires, grâce aux services mobiles, à la vente d'équipements et à la revente d'energie (Orange Energia). Même constat de hausse du chiffre d'affaires en Belgique et au Luxembourg, ainsi que dans les pays d'Europe centrale (+3.2%), les services convergents constituant là encore la clef de la croissance. Enfin, les investissements ont crû de 6.1% sur l'ensemble de la géographie européenne du Groupe, alimentant la poursuite du déploiement de la fibre et de la 4G en Pologne et des réseaux en Europe Centrale, avec l'amélioration de la couverture 4G en Roumanie, ainsi que de la fibre et de la 4G en Slovaquie.

S'agissant enfin du marché Entreprises, le chiffre d'affaires, malgré une croissance de 1.2% au 4ème trimestre 2018, est demeuré stable (-0.2%) sur l'ensemble de l'année. Les services de Cyberdéfense et du Cloud soutiennent le développement des relais de croissance, affichant des hausses respectives de leur chiffre d'affaires de 12% et de 10%, conduisant le chiffre d'affaires global de l'IT et des services d'intégration vers une hausse de 4.8% sur l'année. Les services traditionnels de voix et données poursuivent leur recul (-2.4%), malgré une très légère progression des services de données sur le dernier trimestre 2018 (+0.1%). Le Groupe redouble d'efforts pour remporter des contrats de premier plan, notamment avec Veolia (contrat IoT) ou Enedis (gestion et sécurisation du WAN), dans le cadre de sa transformation vers les services IT et d'intégration. Enfin, sur la période, les investissements sur ce segment sont en forte réduction (-8.3%).

Face à des résultats relativement encourageants, dont se félicitent les membres du Comité de Groupe Européen, certaines questions demeurent. Sur l'adoption des nouvelles normes internationales IFRS16, obligatoires pour tous les secteurs et toutes les entreprises depuis le 1er janvier 2019, la Direction rassure sur le fait que, au-delà des vocables choisis dans leur communication, les mécanismes sont les mêmes pour l'ensemble des acteurs, et permettra donc les mêmes benchmarks que précédemment. S'agissant des investissements, le cycle d'Orange est à contre-courant de celui des autres opérateurs, ceci étant propre à la vie de chaque entreprise et de sa capacité à investir. S'agissant de la stagnation à tendance baissière du cours de bourse, la Direction indique que les investisseurs considèrent Orange comme une valeur refuge, souhaitant un niveau d'investissement moindre (ce que le Groupe refuse) afin de dégager un niveau de dividendes supplémentaire. Enfin, interrogé sur l'avenir de ses relations avec l'équipementier chinois Huawei, la Direction a précisé qu'aucune décision n'avait été prise à date sur ce sujet, mais qu'une réflexion plus large était en cours au niveau de la Commission Européenne, un mix Ericsson/Nokia/Huawei constituant peut-être une option.

[English version]

In the framework of the Orange European Works Council held in Paris on 26th, 27th and 28th February 2019, the Group's Management has included an item on the financial results for the year 2018, presented by Pascal Marchand, Group Central Financial Control Director.

The Orange Group's 2018 financial year was marked by the acceleration in revenue growth of € 41.4 billion (+ 1.3%), adjusted EBITDA (+ 2.7%) and operating cash flow ( + 1.7%) to € 5.6 billion, with investments in line with the target of € 7.4 billion for 2018.

In general, the Management attributes these good results to the strategy focused on convergence and the very fixed and mobile broadband that contributes to the growth of Orange's customer bases, even though the context of the sector remains very competitive. We note in particular an increase of 5.5% over one year in the number of convergent offer customers (10.9 million at the end of 2018), enabling the Group to consolidate its position as the leading convergent operator in Europe, but also fiber, which is growing strongly in 2018 with 593,000 net sales in France, 623,000 in Spain and 152,000 in Poland, as well as the mobile customer base which is growing thanks to 1.29 million net sales (fixed and prepaid) recorded over the year.

In terms of results by geography, France posted a second consecutive year of growth in its turnover, thanks to convergence. The mobile, with 111,000 net sales on packages (excluding M2M) and a stable churn around 13.8%, maintains a positive momentum on both brands Orange and Sosh, despite a slight decline in ARPO (Average Rate Per Offer) from 0.18 €. As for fixed broadband, it also has very satisfactory commercial performance in 2018, with a total of 11.8 million households connectable and a total of 2.6 million customers on the single fiber. The level of investments, meanwhile, reached 3.7 billion euros over the year, coming in direct support of fiber deployments, but also 4G sites that now cover 98.6% of the French population.

On the Spanish market, the Group recorded very strong growth in revenues (+ 2.2%) and adjusted EBITDA (+ 8.4%), particularly thanks to fiber and TV offerings including football, which customers and prospects are very keen of. If we observe a slowdown (-2.1%) of ARPO fixed broadband alone in the fourth quarter of 2018, the return to growth is confirmed with 19,000 net sales in the same quarter, as well as for the TV customer base which progressed by + 14.5% over one year. The mobile customer base reached 16.2 million customers, ARPO remained stable at 12.3 euros. Equipment sales were up 2.3%. Lastly, the level of investment remains stable, rising slightly by 0.4%.

Of all the European geographies in which Orange is present (Belgium, Luxembourg, Moldova, Poland, Romania, Slovakia), revenue growth reached 1.7% in 2018, with an acceleration in the last quarter, with quite a dynamic strong on convergence which at the same time favors net sales of mobile contracts, the mobile customer base (excluding M2M) now exceeds 19 million customers, with an increase in fixed-price contracts. Fixed broadband recorded a 10.5% increase in its customer base (3.3 million customers), while the convergent customer base rose to 1.65 million customers, up 30.3% year-on-year. In the third and fourth quarters, Poland returned to growth in sales thanks to mobile services, equipment sales and energy resale (Orange Energia). Sales in Belgium and Luxembourg, as well as in Central Europe (+ 3.2%), were also up, with convergent services again constituting the key to growth. Finally, investments grew by 6.1% across the Group's European geography, fueling the continued roll-out of fiber and 4G in Poland and networks in Central Europe, with the improvement of 4G coverage in Europe. Romania, as well as fiber and 4G in Slovakia.

Lastly, with regard to the Enterprise market, revenue, despite growth of 1.2% in the fourth quarter of 2018, remained stable (-0.2%) for the year as a whole. Cyberdefense and cloud services support the development of growth drivers, with respective increases of 12% and 10% in revenues, driving overall IT and integration services revenues to an increase of 4.8% over the year. Traditional voice and data services continued their decline (-2.4%), despite a very slight increase in data services in the last quarter of 2018 (+ 0.1%). The Group is redoubling its efforts to win major contracts, notably with Veolia (IoT contract) and Enedis (WAN management and security), as part of its transformation towards IT and integration services. Lastly, during the period, investments in this segment fell sharply (-8.3%).

Faced with relatively encouraging results, which are welcomed by the members of the European Works Council, some questions remain. On the adoption of the new IFRS16 international standards, mandatory for all sectors and all companies since January 1, 2019, the Management reassures us that, beyond the words chosen in their communication, the mechanisms are the same for set of actors, and thus allow the same benchmarks as before. Regarding investments, the Orange cycle is against the current of other operators, this being specific to the life of each company and its ability to invest. Regarding the downward stagnation of the share price, the Management indicates that investors consider Orange a safe haven, wishing a lower level of investment (which the Group refuses) in order to generate an additional level of dividends. Finally, questioned on the future of its relations with the Chinese equipment manufacturer Huawei, the Management said that no decision had been taken to date on this subject, but that a broader reflection was underway at the level of the European Commission, an Ericsson / Nokia / Huawei mix may be an option.

Economie et Réglementation des Télécoms Europe et International Participation, Intéressement et Actionnariat Rémunération Comité Groupe Europe

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[French version here/English version below]

Dans le cadre du Comité de Groupe Européen d'Orange des 25, 26, 27 et 28 février 2019 à Paris, la Direction du Groupe a inscrit un point à l'ordre du jour relatif à la Division WIN (Wholesale & International Networks), présenté par Jérôme Barré, Directeur exécutif d’Orange Division Wholesale & International Networks.

Depuis l’ouverture des réseaux à la concurrence en France et plus largement en Europe dans les pays dans lesquels Orange opère, la vente en gros (« wholesale »)  a été considérée comme la contrepartie « négative » du marché de détail consécutive à nos obligations règlementaires, voire au mieux comme un amortisseur de la diminution de notre part de marché sur le « retail ». Or, il s’agit d’un marché porteur à part entière dont la croissance s’avère supérieure à la vente de détail ("retail").

Le partage d’infrastructures, dont la part des nouveaux réseaux (la fibre notamment) est aujourd’hui prépondérante, est désormais pleinement intégré dans notre modèle économique dont il constitue l’un des piliers majeurs. Ce sont précisément les opportunités de ce marché en plein essor qui ont conduit à la décision de Stephane Richard de regrouper toutes les activités de wholesale, en France et dans le reste du monde, dans une même division et de créer WIN. Le marché de gros constitue aujourd’hui un pilier du modèle économique d’Orange, avec une contribution de 25% du chiffre d'affaires en France et 20% du chiffre d'affaires du Groupe à 8Mds€.

La division WIN a ainsi été créée en mai 2018 pour opérer les activités de vente en gros, développer ce business et en améliorer les marges. Elle procède également aux opérations d’achat de gros dans les pays où Orange ne possède pas d’infrastructures ainsi qu’en France auprès, notamment, des opérateurs de Réseaux d’Initiative Publique (RIP).

Orange est un leader mondial de la vente en gros classé parmi les 5 premiers opérateurs sur ce marché, et a pour ambition de faire progresser ses revenus de 25%. Les principaux marchés sur lesquels Orange est présent sont bien entendu la France, en qualité d’opérateur historique, mais aussi toutes les géographies où Orange déploie la fibre, notamment en Espagne et en Pologne. Dans ces deux pays, l’activité wholesale y est en forte croissance. Elle est en recul en revanche sur la zone MEA (Moyen-Orient et Afrique). La création de WLob répond à la volonté de développer le business hors de France, Wholesale France demeurant l’acteur compétent sur le marché domestique.

WIN opère également les réseaux internationaux et longue distance, et gère l’activité des câbles sous-marins, celle des satellites et assure l’interconnexion des toutes les filiales d’Orange. Avec 450 000 km de câbles sous-marins, Orange est sur ce secteur également un leader mondial. Leadership qui lui a permis de conclure un partenariat avec Google pour une opération en Atlantique Nord. WIN affiche l’ambition de développer de tels partenariats avec les GAFAM (Google, Amazon, Facebook, Apple, Microsoft) et les opérateurs majeurs. Enfin la troisième activité est celle "d'international carrier" qui consiste en la fourniture de services de connectivité aux opérateurs et fournisseurs d'accès internet du monde entier.

La division WIN décline 13 projets qui ont pour ambition de :

  • étendre le réseau international d’Orange par la construction de backbones et  la multiplication de points de présence (POP) en Europe et sur la zone MEA
  • contenir la baisse de la voix et du roaming
  • développer fortement le partage des réseaux domestiques
  • mettre à la disposition de nos clients une plate-forme de connectivité
  • offrir des services de bout en bout
  • contribuer à une plus forte intégration du Groupe

Les élus ont apprécié la présentation qui a été faite de l’activité wholesale qui n’est plus appréhendée comme une activité contrainte, conséquence de nos obligations règlementaires en matière d'accès suite à l’ouverture des réseaux à la concurrence sur le territoire de l’Union Européenne. La vente en gros apparait au contraire comme un secteur porteur et un levier de croissance. A la question de sa contribution à la profitabilité du Groupe, il nous a toutefois été répondu que le calcul d’une profitabilité moyenne au seul niveau de la division n’avait pas de sens. L’objectif est de créer de la valeur. Nous serions toutefois intéressés par une information plus précise sur la part du chiffre d’affaires réalisée sur des offres régulées, et dont les tarifs sont orientés vers les coûts, en particulier sur les 4,8Mds de chiffre d'affaire réalisés en France. Nous sollicitons également cette information sur les offres non régulées, pour lesquelles le Groupe peut réaliser une marge. De même nous aurions souhaité une information plus précise sur le poids économique de l’achat en gros qui est aussi une activité de la Division, puisque, sur certaines géographies, Orange ne dispose pas de ses propres infrastructures. Sur la question de l’emploi, Jérôme Barré s’est engagé à fournir au Comité le nombre de salariés affectés à l’activité Wholesale sur les 2500 que compte la Division WIN.

[English version]

As part of the Orange European Works Council meeting in Paris on 25th, 26th, 27th and 28th February 2019 in Paris, the Group Management has included an item on the agenda relating to the WIN Division, presented by Jérôme Barré, CEO of Orange Wholesale & International Networks Division.

Since the opening of the networks to competition in France and, more broadly in Europe, in the countries in which Orange operates, wholesaling has been regarded as the "negative" counterpart of the retail market, or at best as a cushion for the decline in our market share on the retail side, induced by our regulatory obligations. However, it is a full-fledged growth market whose growth is superior to retail market.

The sharing of infrastructures, of which the part of the new networks (fiber in particular) is predominant today, is now fully integrated into our economic model of which it constitutes one of the major pillars. It was precisely the opportunities in this booming market that led to Stephane Richard's decision to consolidate all wholesale activities, in France and around the world, into one division and create WIN. The wholesale market is today a pillar of Orange's business model, with 25% of sales in France and 20% of Group sales at € 8bn.

The WIN division was created in May 2018 to operate the wholesale business, develop this business and improve margins. It also carries out wholesale purchase transactions in countries where Orange does not have its own networks and in France, particularly with public initiative network operators.

Orange is a world leader in the wholesale sector, ranked among the top 5 operators in this market, and aims to increase its revenues by 25%. The main markets in which Orange operates are, of course, France, as a historical operator, but also all the regions in which Orange deploys fiber, particularly in Spain and Poland. In these two countries, the wholesale business is growing strongly. On the other hand, it is declining in the AMEA area. The creation of WLob is a response to the willing to develop business outside France, with Wholesale France remaining the competent player in the domestic market.

WIN also operates international and long-distance networks, and manages the submarine cable and satellite activities and interconnects all of Orange's subsidiaries. With 450,000 km of submarine cables, Orange is also a world leader in this sector. Leadership that allowed Orange to enter into a partnership with Google in the North Atlantic. WIN has the ambition to develop such partnerships with GAFAM (Google, Amazon, Facebook, Apple, Microsoft) and major operators.

The WIN division has 13 projects that aim to:

  • extend Orange's international network by building backbones and multiplying points of presence (POPs) in Europe and the MEA area
  • contain the decline of voice and roaming
  • strongly develop home networks sharing
  • provide to our customers a connectivity platform
  • offer end-to-end services
  • contribute to a stronger integration of the Group

The European Works Council members highly appreciated the presentation that was made of the wholesale activity which is no longer considered as the consequence of our regulatory obligations in terms of access, following the opening of networks to competition in the territory of the European Union. On the contrary, wholesale sales appear to be a promising market. On the question of its contribution to the Group profitability however, we were told that the calculation of average profitability at the Division level alone did not make sense. The goal is to create value. However, we would be interested in more precise information on the share of revenue generated on regulated offers, whose prices are geared towards costs, in particular on the 4.8 billions of sales generated in France. We also request this information on unregulated offers, for which the Group can realize a margin. Similarly, we would have liked more precise information on the economic weight of purchasing, which is also part of the Division activity since, in some regions, Orange does not have its own infrastructure. On the employment issue, Jérôme Barré is committed to providing the Council with the number of employees assigned to the Wholesale business out of 2,500 in the WIN Division.

Emploi & Métiers Comité Groupe Europe Comité Groupe Monde IMTW

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3 principes, 5 thèmes, 10 projets... pour une transformation, (encore) une !

Information

Objectif : être collectivement plus efficaces et réactifs

Cette transformation doit être :

  • humaine – les personnes, salariés et clients sont au cœur de cette transformation et en seront les acteurs écoutés.

  • harmonieuse – en répondant aux besoins exprimés par les équipes pour aider le collectif à mieux atteindre les objectifs stratégiques.

  • inclusive – en donnant à chacun la possibilité d’y participer, de l’influencer et de se l’approprier en étant accompagné dans ces évolutions.

Trois principes :

  • implication au plus haut niveau – tous les membres du Comex impliqués en personne dès le départ.

  • écoute – près de 150 interviews individuelles menées avec des représentants des différents pays, fonctions et profils.

  • co-construction – six ateliers organisés durant la structuration du programme, avec au total une cinquantaine de participants divers pour alimenter le débat du Comex.

Création de différents « cercles » de réflexion, débat, test d’engagement à la rentrée.

Priorités transverses : cinq thèmes majeurs

  • forte priorisation des initiatives, prise de décision plus claire et orientée vers la création de valeur durable.

  • structure simple et légère au service des opérations et d’une exécution plus rapide.

  • culture de la confiance et plus agile, centrée sur le client et l’engagement salarié.

  • innovation toujours plus centrée client et business.

  • diversification et engagement sociétal renforcé en phase avec l’évolution des préoccupations de nos clients.

Contenu du Programme : dix projets prioritaires directement piloté par un membre du Comex (noms des projets sont en cours de finalisation) :

  • projet A1 directement piloté par Stéphane Richard : renforcer l’efficacité des décisions prises au niveau du Comex du Groupe - préciser les typologies de décisions nécessaires à ce niveau de gouvernance, tout en clarifiant le principe de subsidiarité entre le Comex et les autres instances, et définir les modalités d’instruction, de formalisation et de communication des décisions prises pour en améliorer l’exécution.

  • projet A2 piloté par Nicolas Guérin : restituer toute leur efficacité aux processus de décision collective au sein du Groupe, au-delà même du périmètre du Comex. Simplifier et accélérer la prise des décisions et leur mise en œuvre, en ligne avec le principe de subsidiarité.

  • projet B1 piloté par Laurent Paillassot : clarifier le partage des rôles et responsabilités entre les entités « centrales » ou transverses du Groupe et les entités « locales » ou Divisions/Pays de manière à rendre notre modèle opérationnel plus lisible par tous.

  • projet B2 piloté par Paul de Leusse s’appuie sur les travaux menés dans le cadre du projet B1 : simplifier les processus et interfaces entre fonctions et opérations pour une coopération plus fluide à tous niveaux.

  • projet C1 piloté par Fabienne Dulac : accélérer le partage d’une culture commune Orange et de pratiques du « travailler ensemble », favorisant la collaboration et les prises d’initiatives individuelles et collectives.

  • projet C2 piloté par Helmut Reisinger : accélérer l’évolution des environnements physiques et digitaux de travail et à offrir des services et outils adaptés aux besoins de chacun afin de renforcer la fluidité de la collaboration.

  • projet D1 piloté par Hugues Foulon : faire évoluer le modèle de définition des priorités d’innovation et de diversification transverses du Groupe. Proposer la gouvernance de choix, mise en œuvre et gestion de ces priorités pour garantir une sélection plus transparente et partagée, un meilleur alignement transverse, une validation au niveau adéquat et une focalisation du groupe sur un nombre réduit de priorités.

  • projet D2 (« Vanille ») piloté par Mari-Noëlle Jégo-Laveissière : faire évoluer les rôles, les modes de fonctionnement et les interfaces de la division Technology & Global Innovation (TGI) avec les autres entités du Groupe (pays/ régions/ Business Units) pour contribuer à la création de valeur, en cohérence avec les priorités stratégiques du Groupe.

  • projet E1 piloté par Alioune N’Diaye : renforcer la diversité des profils et compétences au sein du groupe. Fluidifier les parcours des individus, capter les talents sur les métiers de demain et adapter nos modèles de reconnaissance à ces priorités.

  • projet E2 piloté par Christine Albanel imagine les priorités de l’engagement sociétal du Groupe pour le futur afin de les traduire dans nos fonctionnements quotidiens, pour résonner avec sincérité à l’intérieur et à l’extérieur, auprès des équipes, clients et candidats de demain.

Durée estimée de la plupart des projets : 18 à 24 mois (avec une revue après les premiers 12 mois pour de potentiels ajustements).

Chaque projet, sauf A1 et D2, sera porté par un chef de projet rattaché à l’entité Transformation (directement au DGD) et animé au quotidien par la directrice adjointe pour le Programme, Bénédicte Liénard.

Deux projets de transformation spécifiques à deux entités du Groupe viennent compléter les dix projets :

  • Kilimandjaro – OMEA, piloté par Alioune Ndiaye

  • Ancrage territorial – Orange France, piloté par Fabienne Dulac

Analyse de la CFE-CGC

De nombreuses demandes de précision, entre autres :
  • S’il fallait résumer en une phrase ou deux ce à quoi devrait ressembler Orange à l’issue de l’exécution de ces projets de transformation, quelle serait la physionomie cible du Groupe à 3 ou 5 ans, voire au-delà ?
  • Comment s’articule le programme de transformation et le plan stratégique Vision 2025 en cours d’élaboration, dont il convient d’ailleurs de rappeler le calendrier ?
  • La méthodologie de travail mise en œuvre pour la définition du programme de Transformation (150 interviews, ateliers, co-construction…), les profils et les positions dans l’entreprise des participants, doivent être détaillés. Dans les participants aux ateliers et/ou aux ateliers, y-a-t-il eu des représentants des personnels, d’autres parties prenantes que le management ?
Concernant les 10 Projets :
Sans préjuger d’une priorisation de l’importance relative de chacun de ces 10 projets de transformation, peut-être
y-a-t-il néanmoins une priorité d’urgence quant aux premières décisions de mise en œuvre ? (entre autre le projet E1 porté par Monsieur Alioune N’Diaye.). Certains sont-ils plus urgents que d’autres ? Dit autrement, sur lesquels sont attendus des « quick wins » potentiellement mis en œuvre dans l’année ?
  • Le projet A1 vise à renforcer l’efficacité des décisions prises par le COMEX. Cela sous-entend que jusqu’à présent il y a de la perte en ligne ou de la latence dans l’exécution des décisions !
  • Le projet A2 vise à restituer toute leur efficacité aux processus de décision collective. Pouvez-vous nous expliciter ce point, ainsi que le principe de subsidiarité ?
  • Le projet B1 vise à clarifier le partage des rôles et responsabilités entre CENTRAL/LOCAL. Sur ce point y-t-il d’ores et déjà une doctrine qui se dégage ? Basée par exemple sur des premiers retours d’expérience ?
  • Le projet C1 vise à accélérer le partage d’une culture commune Orange et de pratiques du « travailler ensemble », favorisant la collaboration et les prises d’initiatives individuelles et collectives, basés sur la confiance, la responsabilité et le droit à erreur. C’est-à-dire ?
  • Le projet C2 vise à accélérer l’évolution des environnements physiques et digitaux de travail. Avez-vous d’ores et déjà identifié les projets ou initiatives dans le groupe qui seront généralisées (Nouvel Environnement Orange, bureaux dynamiques, télétravail…) ?
  • Le projet E1 vise un renforcement de la diversité des profils et compétences au sein du groupe. Quel est le calendrier des attendus de ce projet ?
  • Le projet E2 imagine les priorités de l’engagement sociétal du Groupe pour le futur. Y-a-t-il sur ces points des changements majeurs d’ores et déjà envisagés ?
Enfin, comment sont associés les représentants des personnels à ce Programme de Transformation ?

Europe et International Numérique CCUES

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Photo : Orange Marine

Suite à la lettre ouverte de la CFE-CGC Orange et de l'ADEAS proposant l'association d'Orange et d'Ekinops pour acquérir Alcatel Submarine Networks, la Direction nous répond.

Si notre proposition n'apparaît pas en l'état actuel compatible avec les options retenues par les différents acteurs intervenant sur ce dossier, il est intéressant de noter que les courriers co-signés par les représentants des personnels actionnaires reçoivent des réponses circonstanciées... alors que nous peinons à établir le dialogue social avec les représentants du personnels "classiques" (élus et délégués syndicaux) sur des sujets pourtant réputés faire l'objet de négociations, comme la rétribution des personnels.

Est-ce que seuls les actionnaires peuvent désormais dialoguer avec l'entreprise ? A vous d'en tirer les conclusions...

Participation, Intéressement et Actionnariat

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