CFE-CGC Orange
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information / consultation
Ce document a pour objectif de présenter le bilan 2018 et la politique 2019 de Recherche et d’innovation du Groupe.
Il porte sur le périmètre :
  • Orange Labs Services, Orange Labs Recherche, Orange Labs Réseaux
  • Technocentre et Orange Vallée
  • Objets Connectés et Partenariats
  • et les autres entités comme : Viaccess, Soft@home, …
Le document présente les ressources et faits marquants de la chaine de l’innovation, les faits marquants de la Recherche, l’anticipation, (Produits & Services, Anticipation Technologique) et la conception et déploiement sur les « régions » France, Europe, OMEA, OBS, Mobile Finance, Corporate, TGI-Delivery (Produits et services & IT).

Bilan R&D 2018

Le Groupe Orange a maintenu, ses efforts en matière de Recherche et d’Innovation en y consacrant 700M€, dont 16% pour les réseaux (14% en 2017), 13% sur la recherche (= 2017) et 71% dans le domaine des Plateformes & Services, IT (73% en 2017).
Ratio dépenses 2017 / CA = 1,7 %.
En 2019, l’évolution des effectifs de la Recherche et de l’Innovation s’inscrivant toujours dans le cadre de de remplacements partiels des départs, les effectifs baisseront de 3,5%. Les recrutements externes seront au nombre minimum de 40 dont 20 dans le domaine de la Recherche.
« Les compétences seront recherchées en externe principalement dans la sécurité, le big data, l’intelligence artificielle, le développement logiciel et porteront principalement sur des métiers tels que chercheur, ingénieur logiciel, data scientist et expert technique ».

Le Crédit d’Impôt Compétitivité Emploi

Le montant du CICE au titre de l’année 2018 pour Orange SA, comme pour le CCUES, est de 77 M€ (vs.94 M€ en 2017).
Les investissements
Le CICE a contribué à soutenir la stratégie d’investissement d’Orange dans les réseaux très haut débit avec le financement de l’accélération du déploiement la Fibre et le financement de la stratégie de déploiement des réseaux mobile.
L’emploi
Les impacts pour l’utilisation du CICE en 2018 sont dans la continuité des années précédentes, notamment sur l’emploi en termes de recrutements externes.
L’innovation
En 2018, le CICE a permis au Groupe Orange de maintenir ses efforts en matière de Recherche et d’Innovation à un niveau élevé : 700m€.

Analyse de la CFE-CGC

Concernant le CICE, au-delà du montant du crédit d’impôt pour l’année écoulée et sa détermination, il aurait été judicieux de fournir :
  • la ventilation en montant de son utilisation par axe,
  • les raisons de ces arbitrages.
Mais comme à son habitude, la Direction n’a pas communiqué ces éléments, survolant notamment le volet emploi et se limitant à un simple exposé comptable…
Quant à la R&D, même si le document n’est véritablement accessible qu’aux spécialistes du domaine, on note néanmoins que les effectifs continuent et continueront de baisser. Dont acte.

CCUES

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Le 26 mars 2019, la direction a présenté aux élus du Comité de Groupe France, un état des lieux sur les Réseaux d'Initiative Public (RIP).

La division WIN met les bouchées doubles pour gagner les appels d’offres, avec un succès certain d’ailleurs ; quant à Orange France, la direction a enfin décidé de commercialiser ses offres sur la totalité des RIP y compris ceux qui ne sont pas opérés par WIN. Nous y voyons l'influence de l’état, premier actionnaire d’Orange dont la réussite du plan France Tres Haut Débit pour Tous est un enjeu majeur. La question de la rentabilité des investissements reste toutefois posée.

 pdfarticle_rip_cgf_26mars2019_v2.pdf

Economie et Réglementation des Télécoms Numérique

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Information/consultation sur la situation économique et financière de l’entreprise

Les résultats annuels confirment l’atteinte de tous les objectifs annoncés pour 2018.

• CA Groupe croît de +1,3% en 2018 versus +1,2% en 2017 et de +1,4% au 4ème trimestre, en accélération par rapport au 3ème trimestre (+0,6%).

• hausse du CA en Afrique & Moyen-Orient (+5,1%) qui contribue presque pour moitié à la croissance du Groupe en 2018, grâce à data et services financiers sur mobile.

• progression du CA Espagne (+2,2%), Europe (+1,7%) et France (+0,9%) tirée par la convergence.

• croissance de l’EBITDA ajusté de +2,7% en 2018 plus forte qu’en 2017 (+2,1%), soutenue par la hausse du chiffre d’affaires et la poursuite de notre plan d’efficacité opérationnelle qui dépasse son objectif et atteint 3,5 milliards d’économies brutes sur la période 2015-2018.

• croissance du Cash-Flow Opérationnel en accélération, en hausse de +1,7% en 2018, versus +0,5% en 2017.

Croissance des bases clients :

• offres convergentes (10,9 millions de clients au 31 décembre 2018) progressent de +5,5% Orange 1er opérateur convergent en Europe.

• fibre en forte croissance en 2018, avec 593 000 ventes nettes en France (546 000 en 2017), 623 000 en Espagne et 152 000 en Pologne (niveau record).

• base clients mobiles progresse, avec près de 1,29 million ventes nettes sur un an (forfaits et prépayés).

Perspectives 2019 et à moyen terme

L'application dès 2019 de la norme IFRS16 conduit à faire évoluer les indicateurs, l'EBITDA ajusté devient EBITDAaL ("after lease") et les CAPEX deviennent eCAPEX (economic CAPEX).

• EBITDAaL en 2019 en hausse plus modérée qu’en 2018. (contexte toujours très concurrentiel, notamment en France et en Espagne, et disparition du bénéfice des offres de livres audio et de lecture numérique).

• eCAPEX 2019 en légère baisse par rapport à 2018 à base comparable.

• Cash-Flow Opérationnel 2019 en croissance par rapport à 2018 à base comparable.

• objectif d'un ratio dette nette / EBITDAaL des activités télécoms est maintenu autour de 2x à moyen terme.

• versement proposé d’un dividende de 0,70 euro / action pour 2019, avec versement en décembre prochain d'un acompte sur dividende de l’exercice 2019, de 0,30 euro / action.

Analyse de la CFE-CGC

Résultats 2018 : on accélère, mais pour aller vers quoi ?

Les objectifs annoncés ont été atteints… Croissance du chiffre d’affaires, de la marge d’EBITDA, du cash-flow opérationnel : tout ce qui avait été promis aux marchés financiers a été tenu… mais ce sont surtout les économies réalisées qui font la marge, et les actionnaires qui en profitent, avec des dividendes supérieurs aux bénéfices, favorisant l’accroissement de la dette, le besoin en investissement restant soutenu.

Notre politique d’investissement dans les nouveaux réseaux est indispensable pour soutenir notre activité « cœur de métier », et les investisseurs eux-mêmes l’admettent. Mais en Europe, le marché est fragmenté, les acteurs très nombreux, et la régulation, particulièrement contraignante, interdit toute perspective de consolidation pour le moment, préférant toujours privilégier une concurrence de plus en plus insoutenable. Les investisseurs se détournent donc du secteur des télécoms. Seuls des investissements conséquents dans une diversification prometteuse pourraient les faire changer d’avis. La Direction se contente de verser un dividende généreux, pour améliorer le rendement de l’action dont le cours stagne.

Tant que notre politique reste pilotée par les enjeux financiers de court terme, sans que les orientations européennes et la régulation ne changent, nous sommes loin d’en avoir terminé avec les plans d’économie… et les dividendes asphyxiants !

CCUES

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[French version here/English version below]

Dans le cadre du Comité de Groupe Européen d'Orange des 25, 26, 27 et 28 février 2019 à Paris, la Direction du Groupe a inscrit à l'ordre du jour un point de suivi relatif au projet ENO 2 (European Network Outsourcing), présenté par Stefan Buschi, Directeur délégué Ressources Humaines Europe.

Les élus avaient sollicité un suivi du projet ENO 2 lors de la séance plénière du 7 novembre 2018 à Nice et demandé à être tenus informés de la décision de la Direction quant aux scénarios envisagés et débattus à quatre reprises en Comité de Groupe Européen.

L’arrivée à terme imminente de l’un des contrats de sous-traitance conclus avec Ericsson relatifs aux prestations de supervision et de maintenance du réseau fixe et mobile, en l’espèce celui de l’Espagne, a dicté le calendrier.

La Direction a fait part de sa décision de poursuivre sa relation contractuelle avec Ericsson selon le scénario 1 qui avait été présenté aux élus à l’occasion des précédentes séances plénières. L’Espagne sera donc le premier pays à renouveler le contrat d’Ericsson. Le contrat était, à la date de notre réunion, en cours de finalisation, sa signature devant toutefois intervenir avant la fin du mois de mars. Il sera d’une durée de 3 ans, renouvelable deux fois pour une durée d’une année.

La Direction indique avoir fait le choix de la continuité de service, de la garantie de la qualité et du meilleur coût, considérant qu’Ericsson avait fait ses preuves sur la période écoulée de 3 années pleines. Elle conclut à l’absence d’impacts sociaux de cette décision pour les salariés d’Orange.

En revanche, la décision d’Orange est susceptible d’affecter à terme des salariés d’Ericsson en Belgique et Roumanie, deux pays où des mouvements de personnels d’Ericsson vers le GNOC (Group Network Operation Center) sont possiblesDans ces deux pays, les contrats en cours expirent fin 2019. Des changements sont envisagés par rapport au contrat initial sans que les informations données soient à ce jour parfaitement claires. Une partie des activités de supervision seraient reprises par le GNOC. Ce changement opérationnel, s’il était décidé, aurait pour conséquence le transfert de 8 postes d’Ericsson vers le GNOC en Roumanie et de plus de 60 postes en Belgique.

Les membres du Comité de Groupe Européen ont regretté de ne pas avoir reçu de réponse formelle suite à l’avis motivé qu’ils avaient communiqué à la Direction au lendemain du Comité de Groupe Européen de Nice de novembre 2018. Plus généralement ils regrettent que leurs observations n’aient pas été prises en compte et que la politique d’outsourcing d’activités « cœur de métier » perdure.

Les élus restent circonspects sur le devenir des anciens salariés d’Orange transférés chez Ericsson au moment de la signature des premiers contrats. Ils s’interrogent notamment sur l’avenir de ceux d’entre eux qui, exerçant jusqu’à aujourd’hui une activité de supervision en Belgique ou en Roumanie, seraient susceptibles de voir leur activité transférée au GNOC. Ils avaient vigoureusement défendu un maintien de ces emplois en interne, à l’époque de la présentation du premier projet  ENO 1, et s’étaient montrés favorables à une ré-internalisation des activités lors des discussions récentes relatives à ENO 2.

L’absence de tout suivi de ses anciens salariés par Orange reste une préoccupation des élus dans ce dossier.

Ils restent également inquiets sur les risques de perte de compétences internes dans les filiales concernées par l’outsourcing, et s’interrogent notamment sur les activités sous-traitées affectant les technologies en cours de développement, en particulier la 5G.

Sur ce dernier point une réponse de la Direction a été adressée aux élus. Après avoir pris attache avec l'équipe de projet 5G, Stefan BUSCHI assure que le déploiement de celle-ci ne devrait avoir aucun impact majeur sur le champ d'application d'ENO 2.  Les élus ont exprimé le vœu que le dossier revienne devant le Comité lors d’une réunion prochaine.

 [English version]

As part of the Orange European Works Council meeting on 25th, 26th, 27th and 28th February 2019 in Paris, the Group's Management has included on the agenda a follow-up item on the European Network Outsourcing (ENO 2) project, presented by Stefan Buschi, Deputy Director Human Resources Europe.

The elected representatives had requested a follow-up of the ENO 2 project during the plenary session of November 7th, 2018 in Nice and asked to be kept informed of the decision of the Management about the scenarios debated four times in the European Works Council.

The imminent completion of one of the contracts concluded with Ericsson for the supervision and maintenance services of the fixed and mobile network, in this case that of Spain, dictated the timetable.

The Management announced  its decision to renew its contractual relationship with Ericsson according to scenario 1 which had been presented to the elected representatives during the previous plenary sessions. Spain will therefore be the first country to renew the Ericsson contract. The new contract was being finalized on the date of the plenary session and its signature envisaged in the course of March. It will be for a period of 3 years, renewable twice for a period of one year.

The Management indicates that it chose continuity of service, quality assurance and the best cost, considering that Ericsson had proved itself over the past three full years. It concludes that this decision has no social impact for Orange employees.

Orange's decision is likely to eventually affect Ericsson employees in Belgium and Romania, two countries where Ericsson staff moves to the GNOC (Global Network Operation Center) are possible. In these two countries the current contracts will end in November and  December 2019. Changes are discussed in relation to the initial contract . The information given by the Management isn’t however so far perfectly clear.  Part of the supervision activities could be taken over by the GNOC. This operational change, if decided, would result in the transfer of eight Ericsson employees to the GNOC in Romania and more than 60 ones in Belgium.

The elected representatives regretted not having had a formal response following the reasoned opinion they had communicated to the Management following the November 2018 European Works Council in Nice. More precisely, they regret that their observations have not been taken into account and that the "core business" activity outsourcing policy continues.

They remain circumspect about the future of Orange's former employees transferred to Ericsson at the time of the signing of the first contracts. In particular, they wonder about the future of those who, in Belgium or Romania, are likely to see their activity transferred to the GNOC. The representatives had defended the retention of these jobs internally, at the time of the first ENO 1 project, and were in favor of reintroduction of the activities in recent ENO2 discussions.

The absence of any follow-up of its former employees by Orange remains a concern of the elected officials in this file.

They also remain worried about the risk of loss of technical skills in the subsidiaries involved in outsourcing and are concerned about those affecting technologies currently under development, notably 5G.

On this last point a response from the Management was sent to the elected officials. After getting in touch with the 5G project team, Stefan Buschi assures that the deployment of the 5G should have no major impact on the scope of ENO 2. The elected representatives have expressed the wish that the file come back to the European Works Council at an upcoming meeting.

Europe et International Comité Groupe Europe Comité Groupe Monde

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[French version here/English version below]

Dans le cadre du Comité de Groupe Européen d'Orange des 26, 27 et 28 février 2019 à Paris, la Direction du Groupe a inscrit un point à l'ordre du jour relatif aux résultats financiers pour l'année 2018, présenté par Pascal Marchand, Directeur du Contrôle de Gestion Central Groupe.

L'exercice 2018 du Groupe Orange est marqué par l'accélération de la croissance du chiffre d'affaires à 41.4 Mds d'€ (+1.3%), de l'EBITDA ajusté (+2.7%) et du Cash-Flow Opérationnel (+1.7%) à 5.6 Mds d'€, les investissements étant en ligne avec l'objectif de 7.4 Mds d'€ pour 2018.

D'une manière générale, la Direction attribue ces bons résultats à la stratégie axée sur la convergence et le très haut débit fixe et mobile qui contribue à l'accroissement des bases clients d'Orange, alors même que le contexte du secteur demeure très concurrentiel. On note en particulier un accroissement de 5.5% sur un an du nombre de clients des offres convergentes (10.9 millions fin 2018), permettant au Groupe de conforter sa position de 1er opérateur convergent en Europe, mais également de la fibre, en forte croissance en 2018 avec 593 000 ventes nettes en France, 623 000 en Espagne et 152 000 en Pologne, ainsi enfin que de la base clients mobiles qui progresse grâce au 1.29 million de ventes nettes (forfaits et prépayés) enregistré sur l'année.

En termes de résultats par géographie, la France affiche une seconde année consécutive de croissance de son chiffre d'affaires, grâce à la convergence. Le mobile, avec 111 000 ventes nettes sur les forfaits (hors M2M) et un churn stable autour de 13.8%, maintient une dynamique positive sur les deux marques Orange et Sosh, malgré une légère baisse de l'ARPO (Average Rate Per Offer) de 0.18 €. Quant au haut-débit fixe, il affiche également des performances commerciales très satisfaisantes en 2018, avec un total de 11.8 millions de foyers raccordables et un total de 2.6 millions de clients sur la seule fibre. Le niveau des investissements, quant à lui, atteint 3.7 Mds d'€ sur l'année, venant en soutien direct des déploiements fibre, mais aussi des sites 4G qui couvrent aujourd'hui 98.6% de la population française.

Sur le marché espagnol, le Groupe enregistre une croissance très soutenue de son chiffre d'affaires (+2.2%) et de l'EBITDA ajusté (+8.4%), en particulier grâce à la fibre et aux offres TV incluant le football et auquel les clients et prospects sont très attachés. Si l'on observe un tassement (-2.1%) de l'ARPO fixe haut débit seul au 4ème trimestre 2018, le retour à la croissance se confirme avec 19 000 ventes nettes sur ce même trimestre, ainsi que pour la base clients TV qui progresse de +14.5% sur un an. La base clients mobile quant à elle atteint 16.2 millions de clients, l'ARPO demeurant stable à 12.3 euros. S'agissant des ventes d'équipements, le chiffre d'affaires progresse de 2.3%. Enfin, le niveau d'investissement reste stable, en très légère hausse de 0.4%.

Sur l'ensemble des géographies européennes dans lesquelles Orange est présent (Belgique, Luxembourg, Moldavie, Pologne, Roumanie, Slovaquie), la hausse du chiffre d'affaires atteint 1.7% en 2018, avec une accélération au dernier trimestre, avec une dynamique assez forte sur la convergence qui favorise dans le même temps les ventes nettes de contrats mobiles, la base clients mobiles (hors M2M) dépassant désormais les 19 millions de clients, avec une hausse des contrats forfaits. Le haut débit fixe enregistre une hausse de 10.5% de sa base clients (3.3 millions de clients), tandis que la base clients convergents se hisse à 1.65 million de clients, soit une hausse de 30.3% sur un an. La Pologne a renoué, au 3ème et au 4ème trimestre, avec la croissance de son chiffre d'affaires, grâce aux services mobiles, à la vente d'équipements et à la revente d'energie (Orange Energia). Même constat de hausse du chiffre d'affaires en Belgique et au Luxembourg, ainsi que dans les pays d'Europe centrale (+3.2%), les services convergents constituant là encore la clef de la croissance. Enfin, les investissements ont crû de 6.1% sur l'ensemble de la géographie européenne du Groupe, alimentant la poursuite du déploiement de la fibre et de la 4G en Pologne et des réseaux en Europe Centrale, avec l'amélioration de la couverture 4G en Roumanie, ainsi que de la fibre et de la 4G en Slovaquie.

S'agissant enfin du marché Entreprises, le chiffre d'affaires, malgré une croissance de 1.2% au 4ème trimestre 2018, est demeuré stable (-0.2%) sur l'ensemble de l'année. Les services de Cyberdéfense et du Cloud soutiennent le développement des relais de croissance, affichant des hausses respectives de leur chiffre d'affaires de 12% et de 10%, conduisant le chiffre d'affaires global de l'IT et des services d'intégration vers une hausse de 4.8% sur l'année. Les services traditionnels de voix et données poursuivent leur recul (-2.4%), malgré une très légère progression des services de données sur le dernier trimestre 2018 (+0.1%). Le Groupe redouble d'efforts pour remporter des contrats de premier plan, notamment avec Veolia (contrat IoT) ou Enedis (gestion et sécurisation du WAN), dans le cadre de sa transformation vers les services IT et d'intégration. Enfin, sur la période, les investissements sur ce segment sont en forte réduction (-8.3%).

Face à des résultats relativement encourageants, dont se félicitent les membres du Comité de Groupe Européen, certaines questions demeurent. Sur l'adoption des nouvelles normes internationales IFRS16, obligatoires pour tous les secteurs et toutes les entreprises depuis le 1er janvier 2019, la Direction rassure sur le fait que, au-delà des vocables choisis dans leur communication, les mécanismes sont les mêmes pour l'ensemble des acteurs, et permettra donc les mêmes benchmarks que précédemment. S'agissant des investissements, le cycle d'Orange est à contre-courant de celui des autres opérateurs, ceci étant propre à la vie de chaque entreprise et de sa capacité à investir. S'agissant de la stagnation à tendance baissière du cours de bourse, la Direction indique que les investisseurs considèrent Orange comme une valeur refuge, souhaitant un niveau d'investissement moindre (ce que le Groupe refuse) afin de dégager un niveau de dividendes supplémentaire. Enfin, interrogé sur l'avenir de ses relations avec l'équipementier chinois Huawei, la Direction a précisé qu'aucune décision n'avait été prise à date sur ce sujet, mais qu'une réflexion plus large était en cours au niveau de la Commission Européenne, un mix Ericsson/Nokia/Huawei constituant peut-être une option.

[English version]

In the framework of the Orange European Works Council held in Paris on 26th, 27th and 28th February 2019, the Group's Management has included an item on the financial results for the year 2018, presented by Pascal Marchand, Group Central Financial Control Director.

The Orange Group's 2018 financial year was marked by the acceleration in revenue growth of € 41.4 billion (+ 1.3%), adjusted EBITDA (+ 2.7%) and operating cash flow ( + 1.7%) to € 5.6 billion, with investments in line with the target of € 7.4 billion for 2018.

In general, the Management attributes these good results to the strategy focused on convergence and the very fixed and mobile broadband that contributes to the growth of Orange's customer bases, even though the context of the sector remains very competitive. We note in particular an increase of 5.5% over one year in the number of convergent offer customers (10.9 million at the end of 2018), enabling the Group to consolidate its position as the leading convergent operator in Europe, but also fiber, which is growing strongly in 2018 with 593,000 net sales in France, 623,000 in Spain and 152,000 in Poland, as well as the mobile customer base which is growing thanks to 1.29 million net sales (fixed and prepaid) recorded over the year.

In terms of results by geography, France posted a second consecutive year of growth in its turnover, thanks to convergence. The mobile, with 111,000 net sales on packages (excluding M2M) and a stable churn around 13.8%, maintains a positive momentum on both brands Orange and Sosh, despite a slight decline in ARPO (Average Rate Per Offer) from 0.18 €. As for fixed broadband, it also has very satisfactory commercial performance in 2018, with a total of 11.8 million households connectable and a total of 2.6 million customers on the single fiber. The level of investments, meanwhile, reached 3.7 billion euros over the year, coming in direct support of fiber deployments, but also 4G sites that now cover 98.6% of the French population.

On the Spanish market, the Group recorded very strong growth in revenues (+ 2.2%) and adjusted EBITDA (+ 8.4%), particularly thanks to fiber and TV offerings including football, which customers and prospects are very keen of. If we observe a slowdown (-2.1%) of ARPO fixed broadband alone in the fourth quarter of 2018, the return to growth is confirmed with 19,000 net sales in the same quarter, as well as for the TV customer base which progressed by + 14.5% over one year. The mobile customer base reached 16.2 million customers, ARPO remained stable at 12.3 euros. Equipment sales were up 2.3%. Lastly, the level of investment remains stable, rising slightly by 0.4%.

Of all the European geographies in which Orange is present (Belgium, Luxembourg, Moldova, Poland, Romania, Slovakia), revenue growth reached 1.7% in 2018, with an acceleration in the last quarter, with quite a dynamic strong on convergence which at the same time favors net sales of mobile contracts, the mobile customer base (excluding M2M) now exceeds 19 million customers, with an increase in fixed-price contracts. Fixed broadband recorded a 10.5% increase in its customer base (3.3 million customers), while the convergent customer base rose to 1.65 million customers, up 30.3% year-on-year. In the third and fourth quarters, Poland returned to growth in sales thanks to mobile services, equipment sales and energy resale (Orange Energia). Sales in Belgium and Luxembourg, as well as in Central Europe (+ 3.2%), were also up, with convergent services again constituting the key to growth. Finally, investments grew by 6.1% across the Group's European geography, fueling the continued roll-out of fiber and 4G in Poland and networks in Central Europe, with the improvement of 4G coverage in Europe. Romania, as well as fiber and 4G in Slovakia.

Lastly, with regard to the Enterprise market, revenue, despite growth of 1.2% in the fourth quarter of 2018, remained stable (-0.2%) for the year as a whole. Cyberdefense and cloud services support the development of growth drivers, with respective increases of 12% and 10% in revenues, driving overall IT and integration services revenues to an increase of 4.8% over the year. Traditional voice and data services continued their decline (-2.4%), despite a very slight increase in data services in the last quarter of 2018 (+ 0.1%). The Group is redoubling its efforts to win major contracts, notably with Veolia (IoT contract) and Enedis (WAN management and security), as part of its transformation towards IT and integration services. Lastly, during the period, investments in this segment fell sharply (-8.3%).

Faced with relatively encouraging results, which are welcomed by the members of the European Works Council, some questions remain. On the adoption of the new IFRS16 international standards, mandatory for all sectors and all companies since January 1, 2019, the Management reassures us that, beyond the words chosen in their communication, the mechanisms are the same for set of actors, and thus allow the same benchmarks as before. Regarding investments, the Orange cycle is against the current of other operators, this being specific to the life of each company and its ability to invest. Regarding the downward stagnation of the share price, the Management indicates that investors consider Orange a safe haven, wishing a lower level of investment (which the Group refuses) in order to generate an additional level of dividends. Finally, questioned on the future of its relations with the Chinese equipment manufacturer Huawei, the Management said that no decision had been taken to date on this subject, but that a broader reflection was underway at the level of the European Commission, an Ericsson / Nokia / Huawei mix may be an option.

Economie et Réglementation des Télécoms Europe et International Participation, Intéressement et Actionnariat Rémunération Comité Groupe Europe

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