CFE-CGC Orange
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Faute de pouvoir disposer d’un accord salarial puisqu’aucune organisation ne l’a signé, estimant qu’il ne reflétait pas les bons résultats obtenus en 2017, la Direction a décidé, seule et comme la loi l’y autorise, des mesures salariales à mettre en œuvre en 2018 sachant que dans ce cadre elle peut faire ce qu’elle veut.

Si le taux global reste identique soit 2,5% de la masse salariale, les modalités sont durcies :

-ce taux se décompose de la façon suivante : 1,4% au titre des augmentations individuelles, 0,8% au titre du financement de l’accord reconnaissance des compétences dont la mise en œuvre n’est pas aboutie et 0,3% pour les mesures dites spécifiques qui adressent peu de salariés.

-chaque salarié de droit privé verra son salaire global de base augmenté de 325e sauf ceux dont le SGB est supérieur à 60 000e. Nul doute qu’ils apprécieront ce traitement différencié…la conséquence logique est qu’une grande partie d’entre eux connaitra le zéro pointé ou une augmentation insultante (l’an dernier 60% des cadres n’avait perçu que l’augmentation collective).

Dans la version initiale elle était portée à 400e pour les cadres.

-le complément salarial des fonctionnaires sera augmenté de 200e pour l’année.

Voici donc une situation atypique, de bons résultats qui permettent une augmentation du dividende de 8,3% et un plan d’action juteux pour les cadres « leaders », un budget d’augmentation pour les personnels qui donne un message clair sur le non partage de la valeur et une fraction importante des cadres qui seront sanctionnés…..difficile d’apprécier la dimension sociale de la politique salariale cette année……car maitrise de la masse salariale et individualisation de la rémunération sont les deux mamelles de la doxa en cours sachant que nous paierons plus de dividendes que nous n’avons fait de bénéfice net, renouant ainsi avec la politique de D Lombard.

« Orange entreprise digitale et humaine » mais…surtout digitale !!??

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Hier 5 avril avait lieu la séance de signature de l’accord salarial 2018 pour Orange SA : aucune organisation syndicale n’a voulu signer, une première depuis 13 ans !!

Comment en est-on arrivé là ?

Sur le temps planifié pour cette négociation seulement 65% a été consommé ; à plusieurs reprises la Direction a levé la séance par anticipation car elle n’avait plus rien à nous dire....mauvais présage.

Sur le fond, la proposition finale d’un taux global de 2,5% à comparer à celui de 2,3% en 2017 alors que l’inflation est supérieure à 1% (prévision en hausse) mais surtout que le dividende va être augmenté de 8,3% (puisque nos résultats sont jugés exceptionnels) ne permettait à aucune organisation de signer.

Nous renouons ainsi avec la politique financière des années Lombard : nous allons payer plus de dividendes que nous n’avons réalisé de bénéfice net ce qui explique probablement cette volonté de la Direction de ne pas sortir de la modération salariale.

C’est une occasion manquée qui laissera des traces alors qu’en région les bâtiments se vident progressivement.

La Direction va devoir maintenant décider seule de la politique salariale à mener pour 2018 ; nous sommes dans l’attente de la décision unilatérale qu’elle doit produire en espérant qu’elle n’aura pas un caractère punitif car ce sont les salariés qui ont produit les bons résultats...

Orange : entreprise digitale et humaine mais surtout digitale.... ?

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Jeudi 8 mars s’est tenue la troisième séance de négociation salariale sur les cinq prévues.

Tout laisse à penser que la Direction est toujours ancrée dans la modération salariale…

Quel est le contexte depuis un an ?          

- sur le plan national, Orange renoue pour la première fois avec la croissance depuis 2009 grâce aux recrutements de nouveaux clients et une bonne maitrise de ses coûts, les résultats sont jugés exceptionnels par nos dirigeants.

- tous les indicateurs, CA, EBITDA et cash-flow opérationnel, sont revenus à la croissance, pour la première fois depuis 2009. C’est, selon la Direction, ce qui justifie l’augmentation du dividende de 5 centimes par action, portant celui-ci à 0.70 cts d’€ pour 2019 soit une augmentation de 8,30%.

-ainsi le montant total des dividendes versés est supérieur au montant de notre résultat net : nous renouons avec la politique pratiquée par Didier LOMBARD (le résultat net par action ressort à 0,62e).

-un programme de stock-options est prévu pour les 1000 cadres dirigeants dit « leaders » pour un budget de 26millions d’euros environ dont 1 394 000e pour les trois principaux dirigeants, terme en 2020.

-Stéphane RICHARD qui entame son 3eme mandat va voir sa rémunération augmenter puisqu’elle n’a pas été revalorisée depuis son entrée en fonction ; dépositionnement salarial peut-être ?

- l’inflation en France a été de 1,2% depuis un an (source INSEE) et les prévisions pour l’année 2018 donnent une faible augmentation.

-les départs en TPS sont plus importants que les prévisions, le plan social soft est toujours en œuvre, cela fait maintenant 20 ans qu’on nous explique que nous sommes trop nombreux.

Que pouvons-nous penser du déroulement de cette négociation ?

-elle a débuté sur la base d’une véritable provocation puisque la Direction voulait faire disparaitre la mesure collective pour les cadres. Face à la bronca générale elle a été obligée de reculer.

-les deux premières réunions ont été clôturées par la Direction bien avant le planning horaire prévu traduisant une volonté de négocier très insuffisante.

-les dernières propositions sont dans la continuité de l’accord 2017 et ne reflètent absolument pas les bons résultats produits sachant que le taux directeur qui sera fixé comporte 0,8% prévu d’avance pour financer la mise en œuvre de l’accord reconnaissance des compétences et qualification professionnelle qui s’avère bien fastidieuse.

Le niveau de mesures générales (augmentation collective +augmentation individuelle) est actuellement de 2,2%.

Le comparatif/2017 retraité de l’inflation et des prévisions 2018 montre que nous sommes en retrait de 0,3%.

-la question du pouvoir d’achat est le sujet qui monte en France tant sur le plan social que politique sauf chez Orange ou ce n’est pas un sujet : la direction serait pourtant bien inspirée de s’en saisir plutôt que d’aller s’acheter des labels sur étagères au rayon social de sociétés de marketing.

-nous pensons, au regard de l’ensemble de ces éléments, que la Direction n’a pas une vraie volonté d’aboutir à un accord prenant le risque de faire se détériorer le climat social en privilégiant la maitrise financière de la masse salariale.

-L’ensemble des négociateurs syndicaux ayant partagé cette analyse ont levé la séance à 16h en demandant à la Direction de revoir sa copie car en l’état elle est jugée complètement indécente.

La prochaine réunion se tiendra le 15 mars.

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sana

Depuis 2011, la CFE-CGC refuse de cautionner, par sa signature, la décision unilatérale de la Direction qui se prétend accord annuel sur les salaires. Chaque année, l’augmentation moyenne annoncée par la Direction ne bénéficie qu’à une minorité, celle qui a déjà les salaires les plus confortables, tandis que la majorité d’entre nous peine à maintenir son pouvoir d’achat.

En 2017, peu de collaborateurs ont bénéficié des 2,3% annoncés. La plupart ont dû se contenter de la mesure collective de 1,1%, que la Direction aurait supprimée si la CFE-CGC Orange ne l’avait âprement défendue. Le reste du budget, dédié à la promotion et au rattrapage des inégalités, n’est en effet quasiment jamais entièrement dépensé ! La CFE-CGC Orange revendique la distribution intégrale du budget alloué aux augmentations.

Depuis 2013, la masse salariale du Groupe Orange baisse, sous l’effet conjugué des suppressions de postes, et de la modération salariale imposée. L’économie réalisée sur la baisse des effectifs français ne profite pas aux personnels, qui continuent d’assurer 50% du chiffre d’affaires.

Retrouvez les autres propositions et revendications de la CFE-CGC Orange
dans ses professions de foi pour les élections CE-DP-CA 2017

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