CFE-CGC Orange
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  • Orange Business Services

Orange Business Services

Orange Business Services est une marque qui regroupe toutes les activités nationales et internationales dédiées aux entreprises. On y retrouve notamment : la division SCE de Orange SA, Equant, OCB (Orange Cloud for Business) fusion avec Cloudwatt, Neocles, , les filiales dédiées aux services (l’Unité Économique et Sociale NRS et la holding NRS : OCEAN , OCD (Orange CyberDefense), Lexsi , Orange Consulting ,Inoven – Altenor ,OCWS (Orange Connectivity Workspace Services) : fusion des sociétés Obiane + Alsy + EGT. Intégration de solutions globales en Réseaux, Communications Unifiées et Mobile.

OAB (Orange Application for Business) : fusion des sociétés MBS + Silicomp/IT&Labs + Diwan + DMI + Fime + …. , Orange Healthcare et le couplage avec les nouvelles Directions de la Direction du Métier Ventes Entreprise de la Direction Entreprise France (ex DCE). Les entités sociales et juridiques ne coïncident plus avec les entités opérationnelles.

Orange Business Services

[French version here/English version below]

Dans le cadre du Comité de Groupe Européen d'Orange des 28, 29 et 30 mai 2018 à Stockholm, la Direction du Groupe a inscrit un point à l'ordre du jour relatif aux résultats financiers d’Orange au premier trimestre 2018, présenté par Pascal Marchand, Directeur du Contrôle de Gestion central du Groupe.

Les résultats financiers, qu’ils soient, annuels pour le premier Comité de Groupe Européen, ou trimestriels pour les deux derniers Comités de l’année en cours, demeurent le premier sujet de la réunion plénière. Précédés d’une présentation par conférence téléphonique, les principaux chiffres sont par avance connus des membres du Comité.

Ceux du 1er trimestre 2018 s’inscrivent dans la lignée de ceux de l’année précédente: le chiffre d’affaires du Groupe s’affiche à nouveau en progression ce trimestre à 2%. La croissance de l’EBITDA ajusté sur le trimestre est notable (+4,4% yoy) et la croissance du cash-flow opérationnel (+4% yoy) se poursuit par rapport au même trimestre 2017.

Les pays représentés au Comité de Groupe Européen affichent une tendance globale positive avec toutefois des situations contrastées. Le chiffre d'affaires de la France présente une progression très légèrement supérieure à celle du Groupe (+2,1%). L’Espagne reste très dynamique avec un chiffre d'affaires en hausse toujours significative (+4,4%). Les résultats des pays dits d’Europe centrale sont présentés de manière détaillée: la Roumanie est ainsi le pays européen avec une croissance du chiffre d'affaires à deux chiffres (+11,1%). L’EBITDA y a cependant souffert de l’effet roaming et y est en recul (-1,6%). Les résultats de la Slovaquie sont proches de ceux du Groupe pour le chiffre d'affaires et en forte hausse pour l’EBITDA (+ 11,6%). Le chiffre d'affaires de la Moldavie est stable, son EBITDA en retrait en raison d’un important recul des services wholesale. De manière générale pour cette région de l’Europe, la baisse des frais de roaming impacte négativement la marge. La croissance du chiffre d'affaires de la  Belgique et Luxembourg réunis est en dessous de celle globale du Groupe. En Pologne, la décroissance est ralentie.

Sur le marché Entreprises, les ventes de nouveaux services (+20% pour la cyberdéfense et +17% pour le cloud) continuent à progresser très fortement et, avec les ventes mobiles (+1 ,8%), permettent au chiffre d’affaires de résister malgré un repli du fixe (-2,7%).

La Direction estime que ces progressions résultent des choix stratégiques de l’entreprise, notamment du succès des offres convergentes, à la fois outil de conquête et de rétention des clients, qui sont désormais disponibles sur l’ensemble du périmètre européen. Pour la Direction, ces résultats sont aussi le fruit du développement des ventes nettes d’abonnements mobiles et FTTH (FiberToTheHome).

Avec 1,5 Md€ de CAPEX dans le réseau Très Haut Débit (THD) fixe et mobile, la couverture 4G et le nombre de foyers raccordables à la fibre ont permis d’élargir considérablement la base clients THD du Groupe : 48 millions de clients 4G et 5,1 millions de clients THD fixe. Le wholesale contribue aussi à la bonne performance, en particulier en Espagne et Roumanie. La croissance de l'EBITDA s'appuie sur la hausse du chiffre d'affaires sur la majorité des géographies du Groupe conjointement à la maîtrise de nos coûts.

Dans ce contexte les objectifs 2018 sont confirmés. La Direction prévoit une accélération de la croissance de l’EBITDA et du cash flow opérationnel en 2018 versus 2017. En 2019 les CAPEX devraient connaître une décroissance.

La présentation de Pascal Marchand a fait une part plus large que d’ordinaire au benchmark externe et a fourni aux membres du comité des informations sur le positionnement du Groupe par rapport à ses concurrents mondiaux et européens. Orange se maintient à la douzième place des opérateurs au niveau mondial. En comparaison, le Groupe Altice a perdu 4 places. Les principaux concurrents européens Deutsche Telekom, Vodafone, Telefonica et Telecom Italia améliorent tous plus fortement qu’Orange leur croissance, à l’exception de British Telecom, seul des 6 opérateurs à enregistrer un recul. Sur 4 années consécutives toutefois, Orange a une croissance supérieure et plus régulière que ses pairs. La progression de l’EBITDA d’Orange est aussi la meilleure sur 4 ans. Le ratio CAPEX/revenus d’Orange est enfin le plus élevé sur cette période qui correspond au cycle d’investissements lourds d’Orange.

Les membres du Comité de Groupe Européen ont noté avec satisfaction la présentation séparée des résultats de la Roumanie, la Slovaquie et la Moldavie conformément à leur demande. En effet, les pays d’Europe centrale réalisent une excellente performance, avec un chiffre d'affaires en hausse à +7,3% globalement, mais les membres du Comité avaient souhaité disposer de résultats par pays. Ils ont renouvelé leur demande en ce sens pour la Belgique et le Luxembourg. Par ailleurs, ils déclarent avoir apprécié cette présentation plus courte et plus intéressante, en particulier grâce aux données du benchmark externe. Ils demandent une information encore plus percutante qui pointe les écarts de résultats d’un trimestre à l’autre. Un focus sur les OPEX a été sollicité pour la prochaine session.

[English version]

As part of the Orange European Works Council meeting on May 28th, 29th and 30th, 2018, in Stockholm, the Group's management has included an item on the agenda relating to Orange's financial results for the first quarter of 2018, presented by Pascal Marchand, Group Central Financial Control Director.

The financial results, whether annual, for the first European Works Council (EWC), or quarterly for the last two EWCs of the current year, remain the first topic of the plenary meeting. Preceded by a conference call presentation, the members of the committee already knew the main figures.

Those of Q1 2018 are in line with those of the previous year. The Group's revenue is once again up in the quarter at 2%. Adjusted EBITDA growth for the quarter was significant (+ 4.4% yoy) and growth in operating cash flow (+ 4% yoy) continued positively compared to the same quarter of 2017.

The countries represented in the EWC show a positive global trend, but with contrasting situations. France's revenue increased slightly more than the Group's (+ 2.1%). Spain remains very dynamic with revenue still up significantly (+ 4.4%). The results of the so-called Central European countries are presented in detail: Romania is thus the European country with double-digit turnover growth (+ 11.1%). EBITDA, however, suffered from the roaming effect and was slightly down (-1.6%). Slovakia's results are close to those of the Group for sales and a strong increase for EBITDA (+ 11.6%). Moldova's revenue is stable, with EBITDA down because of a sharp decline in wholesale services. In general, for this region of Europe the drop in roaming charges has a negative impact on the margin. Sales growth in Belgium and Luxembourg combined is below that of the Group overall. In Poland the decline has moderately slowed down.

In the corporate market, thanks to sales of new services (+ 20% for cyberdefence and + 17% for the cloud) which continue to grow very strongly and, to mobile sales (+1, 8%), the turnover resist despite a decline in the fixed lines services(-2.7%).

Management believes that these increases are the result of the company's strategic choices, particularly the success of convergent offers which are tools to conquer and maintain a solid customer base. Convergent offers are now available throughout Europe. For Management these results are also due to the development of net sales of mobile subscriptions and FTTH (FiberToTheHome).

With € 1.5bn of CAPEX in the fixed and mobile THD network, the 4G coverage and the number of homes connectable to fiber have significantly expanded the Group's THD customer base : 48 Million 4G customers and 5.1 million of THD fixed network customers. The wholesale sector also contributes to the good performance, especially in Spain and Romania. The growth in EBITDA is based on the increase in sales in most of the Group's countries as well as the control of our costs.

In this context, the 2018 targets are confirmed. Management anticipates an acceleration in EBITDA growth and operational cash flow in 2018 versus 2017. In 2019, investments should experience a decrease.

Pascal Marchand's presentation was broader than usual in the external benchmark and provided the committee members with information on the Group's position relative to its global and European competitors. Orange remains in the twelfth place worldwide. In comparison, Altice Group has lost 4 places. The main European competitors Deutsche Telekom, Vodafone, Telefonica and Telecom Italia have all shown a greater improvement than Orange in their individual growth with the exception of only BT, being of the 6 operators to record a decline. Over 4 consecutive years, however, Orange has a higher and more regular growth than its competitors. The growth of Orange's EBITDA has also proven to be the best over 4 years. The CAPEX/revenue ratio is finally the highest one for this period, which corresponds to Orange's heavy investment cycle.

The European Works Council representatives noted with satisfaction the separate presentation of the results of Romania, Slovakia and Moldova in accordance with their request. Indeed, if the countries of Central Europe achieved an excellent performance, with a turnover up + 7.3% overall, they would have wanted to know results from each country. They renewed their request to this effect for Belgium and Luxembourg. They appreciated this shorter and more interesting presentation, in particular thanks to the data of the external benchmark. They are asking for even more powerful information that points to differences in results from one quarter to the next.A focus on OPEX was requested for the next session.

[French version here/English version below]

Dans le cadre du Comité Groupe Monde des 28, 29 et 30 mai 2018 à Stockholm en Suède, la Direction a inscrit un dossier à l’ordre du jour concernant un point d'avancement de la version 2 du projet ENO (European Network Outsourcing), dossier présenté par Friedel Kehne, Directeur des Opérations Réseaux, et Michal Nowakowski, Orange Pologne.

Ce vaste projet lié à l'externalisation de la supervision et du pilotage des réseaux dans certaines géographies dans lesquelles le Groupe Orange est présent, avait été initié fin avril 2014 et présenté en session extraordinaire du Comité de Groupe Européen dans le cadre d'un processus d'information/consultation.

Quatre ans plus tard, la Direction nous présente ses intentions en termes de continuité du projet, et considère qu'il ne s'agit plus d'un sujet majeur, puisque celui-ci est inséré dans l'ordre du jour d'une session ordinaire du Comité de Groupe Européen, et au titre d'une simple information de ses membres. Selon la Direction, la déclinaison du premier volet du projet ENO, dès 2009 en Europe, a été mise en oeuvre avec succès. D'autres opérateurs ont d'ailleurs choisi des modèles similaires, mais certains aussi des modèles différents. Le bilan est donc présenté comme largement positif, avec une réalisation des économies attendues, une qualité de service à minima maintenue, voire améliorée dans la plupart des géographies (Espagne, Belgique, Slovaquie, Roumanie, Moldavie), ainsi que l'assurance d'avoir délivré des services apportant de la valeur pour les clients, le tout pour un coût annuel moyen d'environ 120 M€. En outre, les réseaux entièrement virtualisés vont nécessiter une automatisation totale, ce qui amène à envisager une orchestration et une automatisation des opérations encore plus poussées (ONAP, plateforme d'automatisation de réseau en open source).

Le futur de ce projet, dont le contrat actuel arrive à échéance avec Ericsson, s'articule autour de deux modes opératoires possibles. Le premier pourrait se conduire avec un MSP (Fournisseur de Services Managés) unique avec responsabilité de bout en bout, et identique pour l'ensemble des filiales concernées (Ericsson, Huawei, Nokia). Le second pourrait solliciter différents fournisseurs (les mêmes que ceux identifiés dans le premier mode opératoire) pour les opérations principales (maintenance préventive et corrective, optimisation et élaboration), tout en ayant recours à la sous-traitance locale dans chaque filiale, posant malgré tout certaines questions autour des ressources disponibles dans chacune d'entre elles, notamment en Slovaquie et en Moldavie. Le calendrier envisagé, fonction des différents termes, par géographie, du contrat en cours, s'étale de fin avril 2019 pour l'Espagne à fin novembre 2019 pour la Moldavie, échéances auxquelles la deuxième version du projet ENO devra prendre le relais.

Au-delà de la grande complexité technique de ce dossier, dont la présentation par l'intermédiaire de transparents bourrés d'acronymes n'a pas contribué à la compréhension et à l'appropriation, par les membres du Comité de Groupe Européen, de ses impacts en termes d'emplois, de transformation éventuelle des métiers et de formation, les membres de l'instance s'interrogent sur le statut de ce dossier présenté en simple information et par des intervenants "contraints" par des horaires d'avions, alors que la première phase de ce projet, en 2014, avait motivé une réunion extraordinaire de l'instance et un processus d'information/consultation. Mandat a été donné au Secrétaire du Comité de Groupe Européen d'agir dans l'hypothèse où la réponse de la Direction serait jugée insuffisante par le conseil juridique de l'instance, s'agissant des aspects transnationaux de ce dossier selon les termes de la Directive européenne 2009/38.

[English version]

As part of the European Works Council of May28th, 29th and 30th April, 2018 in Stockholm, Sweden, the Group Management has included a file on the agenda concerning a progress report of version 2 of the European Network Outsourcing (ENO) project, submitted by Friedel Kehne, Director of Network Operations, and Michal Nowakowski, Orange Poland.

This vast project related to the outsourcing of the supervision and management of networks in certain geographies in which the Orange Group is present, was initiated at the end of April 2014 and presented in extraordinary session of the European Works Council as part of an information/consultation process.

Four years later, the Management presents its intentions in terms of continuity of the project, and considers that it is no longer a major subject, since it is inserted in the agenda of an European Works Council ordinary session, and simply informing its members. According to the Management, the implementation of the first part of the ENO project, starting in 2009 in Europe, has been successfully implemented. Other operators have also chosen similar models, but some also different models. The balance sheet is therefore presented as largely positive, with expected savings to be achieved, service quality at least maintained, and even improved in most regions (Spain, Belgium, Slovakia, Romania, Moldova), as well as the insurance of delivering value-adding services to customers, all at an average annual cost of around € 120 millions. In addition, fully virtualized networks will require full automation, leading to further orchestration and automation of operations (ONAP, open source network automation platform).

The future of this project, whose current contract expires with Ericsson, revolves around two possible operation modes. The first could be conducted with a single MSP (Managed Service Provider) with end-to-end responsibility, and identical for all the subsidiaries concerned (Ericsson, Huawei, Nokia). The second could solicit different suppliers (the same as those identified in the first operation mode) for the main operations (preventive and corrective maintenance, optimization and development), while resorting to local subcontracting in each subsidiary, still raising some questions about the available resources in each of them, especially in Slovakia and Moldova. The estimated calendar, depending on the different terms, by geography, of the current contract, extends from the end of April 2019 for Spain to the end of November 2019 for Moldova, deadlines to which the second version of the ENO project will have to take over.

Beyond the great technical complexity of this dossier, whose presentation through transparencies full of acronyms did not contribute to the understanding and the appropriation, by the members of the European Group Committee, of its impact in terms of jobs, possible transformation of trades and training, Council members question the status of this file presented as a simple information and by speakers "forced" by aircraft schedules, then that the first phase of this project, in 2014, motivated a special meeting of the Council and an information/consultation process. Mandate was given to the Secretary of the European Works Council to act in the hypthesis where the response of the Management would be considered insufficient by the legal counsel of the Council, with regard to the transnational aspects of this file according to the terms of the 2009/38 European Directive.

« En procédant, quelques jours avant la prise de fonction du nouveau patron d’OBS Helmut Reisinger, à la nomination de Monsieur Goulard au poste de Directeur de la Responsabilité Sociale et Environnementale (RSE) de Orange Business Services, Madame Waldron Werner vise-t-elle à porter le discrédit sur l’arrivée du nouveau dirigeant d’OBS ?

En effet, en nommant celui qui présidait les destinées du CHSCT de Stadium sur la période 2008 / 2009, Madame Waldron Warner désigne au poste de Directeur RSE celui qui s’est opposé à une enquête de harcèlement moral. Et qui a valu à France Telecom - Orange d’être condamné pénalement le 21 janvier 2014 par la 31ème chambre du Tribunal de Grande Instance de Paris.

Pour rappel, une condamnation historique

Le 21 janvier 2014, la 31ème Chambre du Tribunal de Grande Instance de Paris agissant en matière correctionnelle a condamné France Télécom - Orange pour délits d’entraves aux Délégués du Personnel de DGC, au CHSCT de Stadium et à leur expert.
Jérôme Goulard, en tant que Président du CHSCT, représentait la Direction d’Orange dans l’instance, durant la période où l’enquête paritaire du CHSCT a été entravée par la Direction.

La société France Télécom a été reconnue coupable et condamnée à 12.000 € d’amende (huit condamnations au casier judiciaire) et été condamnée en outre à verser :

  • 10.000 € de dommages et intérêts outre 1.500 € au titre de l’article 475-1 du CPP au CHSCT de Stadium
  • 10.000 € de dommages et intérêts outre 1.500 € au titre de l’article 475-1 du CPP au syndicat CFE-CGC ;
  • 5.000 € de dommages-intérêts outre 1.500 € au titre de l’article 475-1 du CPP à M. GOBIN (DP) ;
  • 1.000 € de dommages et intérêts outre 1.500 € au titre de l’article 475-1 du CPP au syndicat Sud
Les faits reprochés à France Télécom - Orange et que le Tribunal a jugés, sont constitutifs de délits d’entraves et se rapportent aux obstacles qui ont été mis par l’Entreprise au déroulement et au traitement de l’enquête par les DP, le CHSCT de Stadium et leur expert au sujet des agissements de harcèlement moral présumés s’étant produits dans l’Agence Grands Comptes Gouvernement Institutions en 2008 et 2009.

La responsabilité pénale de l’entreprise a été reconnue, la responsabilité morale de Monsieur Goulard est avérée.Le groupe Orange pâtit toujours des atteintes qui ont été portées à sa réputation sociale et à son image d’employeur.

La Responsabilité Sociale et Environnementale (RSE) est une fonction essentielle des entreprises. Le choix de son représentant doit donc être incontestable.

On se souvient également, ici, du zèle et de l’arrogance dont faisait preuve Monsieur Goulard les années passées amenant des incidents de management dans ses équipes, incidents qui ont mobilisés les représentants du personnels pour aider les soulager les salariés en souffrance.
En le choisissant, Madame Waldron Werner exprime peut être sa nostalgie de l’époque Lombard.

Cette nomination fait aussi écho à celle de la directrice RSE groupe, Madame Dumont, maintenue à son poste malgré sa mise en examen et son probable renvoi en rappel devant la juridiction correctionnelle. Comme pour Monsieur Goulard, sa responsabilité morale est aussi avérée.

Cette persistance de l'entreprise à nommer aux postes de RSE des personnes ayant pu avoir des agissements antinomiques à ce type de fonctions heurte profondément les personnels d’Orange. Nous pensions qu’OBS aurait été épargné par cette infamie.

Nous invitons l’ensemble des acteurs concernés à prendre leurs responsabilités sur le maintien d’une telle désignation au regard des conséquences sur la légitimité et la crédibilité qu’elle aura sur Monsieur Reisinger, censé incarner le renouveau.

Enfin, les élus CFE-CGC auront noté que cette désignation intervient dans un contexte de tension sur les questions de santé au travail sur le périmètre d’OBS et l’apparente volonté de la Direction de considérer le CE de SCE comme une instance inutile, et ce à la veille de son remplacement par le CSE. Soyez assuré de leur détermination à défendre l’intérêt du personnel et de leur outil de travail qu’est l’entreprise.»

 

pdfdeclaration_cfe-cgc_24_mai_2018_-_nomination_rse.pdf

 

 

Vos élus décryptent les sujets majeurs discutés en CE sur ce premier trimestre. En parallèle d’une actualité sociale forte à la Une de nos publications en ligne et newsletters (Fusion Equant France, NAO….), les dossiers étudiés en C.E. continuent d’amener leurs lots éprouvants d’incohérences sur les projets et souvent d’insuffisance de gouvernance de la part d’une Direction à bout de souffle. Heureusement, en mai, c’est le retour du temps des cerises et l’arrivée d’une nouvelle équipe de direction.

Au sommaire :

  • Compliance +, des salariés au bord de la crise de nerfs

Carence d'accompagnement des équipes, absence de réaction rapide et efficiente de la direction, délais qui explosent, pression qui s'accentue... Une fois de plus sur un projet majeur - initié rappelons-le par l'ARCEP et son incompétence à réguler le marché des télécoms en France -  les salariés sont seuls en première ligne, et la gouvernance inefficace. Toute notre analyse en PJ.

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  • Retrait de COME, un échec industriel dû aux limites de la sous-traitance de nos applications critiques

En août 2012, la direction de SCE lançait le projet COME. Justifié comme urgence absolue à cause de l’obsolescence du SI mobile entreprise DISE, COME devait prendre la relève : sécuriser le C.A. mobile tout en permettant de créer les nouvelles offres convergentes fixe/mobile très attendues sur le marché. Avec une facture salée de 150 millions d'euros, vos élus avaient émis les plus grandes réserves sur le projet qui leur semblait bien plus être un moyen pour DEF de contrôler la roadmap d’OBS sur le sujet de convergence, qu’un véritable plan de sécurisation du SI.

Dérives éthiques, planning explosé, gouvernance erratique : le projet s'arrête en 2017... avec une facture proche de 400 millions d'euros si tous les développements sont pris en compte. Les pertes de revenus pour les salariés sont avérées. Quelles mesures de la direction pour éviter ces errements à l'avenir? Voir notre article ci-joint.

  • NAO, Négociation Annuelle Obligatoire: le mépris!

L’entreprise dans un cynisme assumé, en l’absence d’accord signé, compte donner aux salariés moins que ce qui était proposé lors des négociations. Les Organisations Syndicales dans un courrier adressé à Stéphane Richard demandent la réouverture des négociationsalors que les bénéfices sont au rendez-vous et que les cadres leaders et les dirigeants n'ont pas oubliés de garnir leur panier, et de redistribuer aux actionnaires.

Retrouvez ci dessous la publication du premier trimestre 2018:

pdfessentiel_ce_sce_t1_2018_vd_17_mai.pdf

Voici la réaction officielle de la CFE-CGC de l’ADEAS1 (Association pour la Défense de l’Epargne et de l'Actionnariat Salariés) à l’annonce de l’acquisition de Business & Décision par Orange confirmée par le communiqué de presse du 11 mai 2018.

La CFE-CGC et l’ADEAS se félicitent de l’acquisition de Business & Décision

La CFE-CGC est l’organisation syndicale majoritaire des entités composant Orange Business Services (tant en maison mère qu’en filiales) ainsi que chez Business et Décision.

Elles se félicitent de cette opération, qui assure la stabilité et l’avenir aux 2 500 collaborateurs d’une entreprise profondément affectée par la disparition d’un fondateur et entrepreneur respecté.

Elles regrettent la lenteur des négociations, entamée il y a maintenant plus d’un an, qui ont fragilisé Business et Décision et ralenti le développement de la stratégie d’Orange Business Services.

Elles resteront vigilantes quant aux conditions finales d’acquisition et d’intégration afin que tous les moyens de la réussite soient au rendez-vous.

D’ores et déjà, la CFE-CGC et l’ADEAS demandent :

  • Le changement d’appellation de la structure NRS et de ses filiales en Orange Business Services SA, source de confusion et génératrice d’absence d’adhésion du personnel en filiales,
  • La diminution des frais exorbitants de la marque Orange appliqués aux sociétés du périmètre Orange Business Services, qui pénalisent lourdement sa compétitivité face à ses concurrents (le business model des services informatiques n’ayant rien de comparable à celui d’un opérateurs Grand Public). Appliquées à Business et Décisions, de tels frais de marque aggraveraient la situation déficitaire de cette entreprise.
  • La mise en place des dispositifs sociaux permettant l’appartenance sociale au groupe Orange à commencer par les offres d’accès à Internet et mobiles réservés au personnel du groupe Orange,
  • Une politique de mobilité interne au sein du groupe permettant à Orange Business Services de garder les talents de Business et Décision.

Le renforcement des compétences dans l’analyse des données présente un intérêt majeur pour les clients d’Orange Business Services pour qui Orange sera en mesure de fournir des services d’excellence dans le domaine de la data, nouveau champ de bataille des entreprises »


1 Les salariés  sont le 2e actionnaire d’Orange avec 5,37% du capital (2 milliards d’euros) et près de 10% des droits de vote.

[French version here/English version below]

Dans le cadre du Comité Groupe Monde des 11, 12 et 13 avril 2018 à Casablanca au Maroc, la Direction a inscrit un point à l’ordre du jour concernant les activités d’Orange en Afrique et au Moyen-Orient. Bruno Mettling, Président de la structure OMEA (Orange Middle-East and Africa), présentait ce point.

Orange confirme sa présence en Afrique avec la création d’une filiale africaine à part entière. L’objectif est qu’elle puisse autofinancer ses projets, et ne devra plus dépendre pour son développement des fonds avancés par le Groupe. Cela a été rendu possible par la consolidation de notre présence dans chacun des pays du continent et par les bons résultats.

Le siège de cette nouvelle holding sera situé en Afrique, au Maroc,  à Casablanca, et le top management sera tenu par des collègues africains. Bruno Mettling aura alors des fonctions non-exécutives, Alioune Ndiaye, actuel président directeur général de Sonatel, prendra les rênes des activités du Groupe sur la zone.

D’opérateur de connectivité nous évoluons vers un opérateur multi-services en développant des relais de croissance structurants tels que Orange Money, Orange Energie avec le solaire, dans l’agriculture, l’éducation, la digitalisation des entreprises, la santé avec Orange Healthcare. Cette diversification d’activités pourra se faire via le développement de partenariats.

Quelques chiffres démontrent l’évolution considérable de l’activité en Afrique, de 2010 à nos jours :
- de 62 millions de clients à 130 millions aujourd’hui
- 1 Africain sur 10 est chez Orange
- 1 Africain sur 100 est utilisateur des services de très haut débit.
Le Mobile Data et Orange Money représentent plus du milliard d’euros, soit 20% de notre chiffre d’affaires consolidé.

La création de la filiale Afrique Moyen Orient sera organisée par le programme Kilimandjaro sur lequel Bruno Mettling est resté plutôt évasif. On sait que ce projet est structuré autour de cinq grands chantiers :
  • Adapter notre modèle d’affaires aux enjeux du continent
  • Agiliser la chaîne de l’innovation et l’implémentation des relais de croissance
  • Mieux capitaliser sur les expertises et la Diversité
  • Vers un modèle entrepreneurial permettant d’attirer les talents et les compétences
  • Ancrer Orange comme un acteur économique et sociétal incontournable en zone MEA.

Au-delà de la passion évidente de l’orateur pour son sujet, les membres du Comité Groupe Monde ont apprécié que le groupe développe encore sa dimension internationale tout en paraissant moins franco-français. Néanmoins ils sont demeurés dans le flou concernant la déclinaison concrète de ce programme en cours d'élaboration. Les élus ont d’ailleurs formulé une demande relative à la tenue d'un Comité Groupe Monde portant sur le sujet Kilimandjaro. La question de la pérennité de l’emploi demeure centrale, Kilimandjaro ne devant pas être le faux nez d’une centralisation des emplois en Afrique avant leur externalisation.

[English version]

As part of the World Works Council on April 11th, 12th and 13th, 2018, in Casablanca, Morocco, the Management has placed an item on the agenda concerning Orange's activities in Africa and Middle East. Bruno Mettling, President of OMEA (Orange Middle East and Africa), presented this point.

Orange confirms its presence in Africa with the creation of a wholly owned African subsidiary. The aim is that it can self-finance its projects, and will no longer have to rely on the funds advanced by the Group for its development. This has been made possible by the consolidation of our presence in each of the countries of the continent and by the good results.

The headquarters of this new holding will be located in Africa, Morocco, Casablanca, and top management will be held by African colleagues. Bruno Mettling will then have non-executive functions, Alioune Ndiaye, current CEO of Sonatel, will take the reins of the Group's activities in the area.

Starting from connectivity operator, we evolve towards a multi-services operator by developing structuring growth relays such as Orange Money, Orange Energy with solar, in agriculture, education, digitalization of companies, health with Orange Healthcare. This diversification of activities can be achieved through the development of partnerships.

Some figures show the considerable evolution of activity in Africa, from 2010 to today:
- from 62 million customers to 130 million today
- 1 African out of 10 is at Orange
- 1 African out of 100 is a very high speed services user
Mobile Data and Orange Money represent more than one billion euros, or 20% of our consolidated turnover.

The creation of the Africa Middle East subsidiary will be organized by the Kilimanjaro program on which Bruno Mettling remained rather evasive. We know that this project is structured around five major projects:

  • Adapt our business model to the challenges of the continent
  • Agilize the chain of innovation and the implementation of growth drivers
  • Capitalize better on expertise and diversity
  • Aim towards an entrepreneurial modem to attract talent and skills
  • Anchoring Orange as a key economic and societal player in the MEA area
Beyond the obvious passion of the speaker for his subject, the members of the World Works Council appreciated that the group is still developing its international dimension while appearing less Franco-French. Nevertheless, Bruno Mettling remained vague about the concrete implementation of this program under development. The elected representatives have also made a request for the holding of a special World Works Council dedicated to Kilimanjaro project. The question of the durability of employment remains central, Kilimanjaro should not be the false nose of a centralization of jobs in Africa before outsourcing...

[French version here/English version below]

Dans le cadre du Comité de Groupe Européen d'Orange des 27, 28 février et 1er mars 2018 à Paris, la Direction du Groupe a inscrit un point à l'ordre du jour relatif à la Stratégie d’Orange Business Services présentée par Thierry Bonhomme, Directeur Général Adjoint, Orange Business Services.

Orange Business Services entend se positionner comme le partenaire de confiance de ses clients le mieux à même de les accompagner au cours des 5 étapes clés du « voyage de la donnée » que sont la collecte, le transport, le stockage, la sécurisation et la transformation.

La force d’Orange Business Services est d’offrir un service de bout en bout, avec une stratégie de différenciation fondée sur sa capacité à accompagner au mieux le client sur chacune de ces étapes du parcours de la donnée, stratégie qu’Orange Business Services estime être la bonne puisque ses résultats lui permettent d’afficher une croissance du chiffre d'affaires et un niveau d’EBITDA supérieurs à ses concurrents (British Telecom Gloabl Services, T Systems, Verizon B2B, Tata Com).

La croissance des revenus en 2016 s’est ainsi maintenue en 2017 avec des relais de croissance que sont la cyberdéfense et le cloud susceptibles de compenser la décroissance des activités de réseaux. Ainsi la stratégie pour l’avenir se décline selon les trois items : A pour Applications, C pour Cloud et D pour Défense.

Pour accélérer son développement dans ces trois secteurs, OBS privilégie les partenariats sectoriels (santé, automobile etc.), mais aussi avec les acteurs mondiaux majeurs (Amazon, Microsoft) et n’exclut pas de se lancer sur de nouveaux territoires comme l’Italie. Thierry Bonhomme croit particulièrement au renforcement de l’activité cyberdéfense et à la légitimité d’Orange dans ce domaine, car la fonction d’opérateur de réseaux permet de manière privilégiée de détecter efficacement les attaques via des marqueurs sur les réseaux. Dans le même temps, si les services sont un relais de croissance en France, la Direction reconnaît qu'ils ne le sont pas encore à l'international, sauf peut-être au Benelux. Les acquisitions à l'international demeurent donc le moyen de travailler efficacement à notre positionnement.

Les objectifs pour 2018 s’inscrivent dans une parfaite continuité de l’année écoulée. Le développement d’Orange par des acquisitions pourrait se concrétiser dans le domaine du Big Data. Les acquisitions constitueront ainsi le troisième axe stratégique de développement, avec l’innovation interne favorisée par la formation, les recrutements et les partenariats.

Patricia Waldon-Werner, Directrice des Ressources Humaines d’OBS, est également intervenue pour présenter le projet de gestion prévisionnelle des compétences mis en place pour les 23 000 salariés d’OBS . Ce projet est articulé en trois phases :

-        1° la détermination des compétences clefs chez OBS, suite aux entretiens de 35 managers et le feedback complémentaire
-        2° le recensement et la cartographie des compétences
-        3° le croisement de la cartographie avec les cibles attendues et la définition des actions à partir des analyses effectuées, en particulier en matière de formation et de recrutement.

Les élus ont regretté que la présentation ne décline pas les impacts sur les équipes de la stratégie de l’entreprise dans le secteur d’activité d’OBS à l’échelle des entités européennes représentées au Comité de Groupe Européen. Les élus estiment que la stratégie est portée par les femmes et les hommes d’OBS, et que c’est sous cet angle qu’elle doit être présentée en séance plénière de l’instance européenne. Les impacts RH ont uniquement été évalués sous l’angle des compétences et de la formation par la DRH intervenue en complément de Thierry Bonhomme. L’information relative à la création de 700 recrutements en France et 2000 à l'international (en particulier en Allemagne et en Belgique) a été donnée en séance, aucune ne l'a été s'agissant de la création d'un centre de services auquel il a été fait mention par la Direction.

A été abordé également la question de la mobilité des salariés à l’international. Des efforts sont entrepris pour former les salariés en anglais et les inciter à des échanges de 3 à 4 semaines en particulier avec les Etats-Unis (programme Mobility in Motion), sans que nous n'ayons été convaincus de l’organisation d’une véritable politique favorisant la mobilité des salariés en Europe.

Les élus salariés d’OBS ont en particulier demandé des éclaircissements sur les fusions et acquisitions en cours. Ainsi, d’une part, le programme dit de simplification pour la France prévoit d’intégrer Equant dans Orange SA. Le deuxième programme concerne d’autre part la fusion à terme de neufs structures et filiales dans une entité OBS SA.

Enfin, interrogé sur le RGPD (Règlement Général sur la Protection des Données) à l’ordre du jour du Comité de Groupe Européen, Thierry Bonhomme a estimé que celui-ci constituait une opportunité de business pour OBS, car il remettait tous les acteurs au même niveau en Europe, mais qu'il présentait tout de même quelques contraintes, telles que la nomination d'un Chief Data Officer, un énorme travail sur le Système d'informations avec la nomination de propriétaires des outils du SI, ainsi que des propriétaires des données transitant via ces outils. La Direction espère que la CNIL (Commission Nationale de l'Informatique et des Libértés) observera tous ces efforts avec bienveillance.

[English version]

Within the framework of the European Works Council of February 27, 28 and March 1st, 2018, Group Management has included an information point on the agenda related to Orange Business Services strategy, presented by Thierry Bonhomme, Deputy General Manager, Orange Business Services.

Orange Business Services intends to position itself as the trusted partner of its customers best able to support them during the 5 key stages of the "journey of data" that are collection, transport, storage, security and transformation.

The strength of Orange Business Services is to offer an end-to-end service, with a differentiation strategy based on its ability to best support the customer on each of these stages of the data journey, a strategy that Orange Business Services believes it to be the right one, as its results enable it to post higher revenue growth and higher EBITDA than its competitors (British Telecom Gloabl Services, T Systems, Verizon B2B, Tata Com).

Revenue growth in 2016 thus continued in 2017, with growth drivers such as cyberdefence and the cloud likely to offset the decline in network activity. Thus the strategy for the future is divided into three items: A for Applications, C for Cloud and D for Defense.

To accelerate its development in these three sectors, OBS favors sectoral partnerships (health, automotive, etc.), but also with major global players (Amazon, Microsoft), and does not exclude embarking on new territories such as Italy. Thierry Bonhomme particularly believes in strengthening the cyber defense business and the legitimacy of Orange in this area, because the network operator function allows a privileged way to effectively detect attacks via markers on networks. At the same time, if services are a growth driver in France, Management recognizes that they are not yet at an international level, except perhaps in Benelux. International acquisitions therefore remain the means to work effectively on our positioning.

The goals for 2018 are a perfect continuation of the past year. The development of Orange through acquisitions could materialize in the field of Big Data. Acquisitions will thus constitute the third strategic axis of development, with internal innovation favored by training, recruitment and partnerships.

Patricia Waldon-Werner, Director of Human Resources at OBS, also spoke about the proposed skills management project for the 23,000 OBS employees. This project is articulated in three phases:
- 1 ° the determination of the key competences at OBS, following the interviews of 35 managers and the complementary feedback
- 2 ° the census and mapping of skills
- 3 ° the crossing of the cartography with the expected targets and the definition of actions based on the analyzes carried out, in particular in terms of training and recruitment.

The elected representatives regretted that the presentation does not decline the impact on the teams of the strategy of the company in the sector of activity of OBS on the scale of the European entities represented on the European Works Council. The elected representatives believe that the strategy is carried by the women and men of OBS, and that it is from this angle that it must be presented in plenary session of the European body. The HR impacts were only evaluated in terms of skills and training by HRD in addition to Thierry Bonhomme. The information relating to the creation of 700 recruitments in France and 2000 internationally (in particular in Germany and Belgium) was given during the meeting, none was given with regard to the creation of services center referred to by Management.

Also discussed was the issue of employee mobility abroad. Efforts are being made to train employees in English and encourage them to exchange for 3 to 4 weeks, particularly with the United States (Mobility in Motion program), without us having been convinced of the organization of a real policy promoting employee mobility in Europe.

In particular, the elected employees of OBS asked for clarification on the mergers and acquisitions in progress. Thus, on the one hand, the so-called simplification program for France plans to integrate Equant into Orange SA. The second program concerns the future merger of nine structures and subsidiaries into an OBS SA entity.

Finally, questioned about the RGPD (General Regulation on Data Protection) on the agenda of the European Works Council, Thierry Bonhomme considered that it constituted a business opportunity for OBS, because it gave all the actors same level in Europe, but that it still had some constraints, such as the appointment of a Chief Data Officer, a huge work on the Information System with the appointment of owners of the IS tools, as well as the owners data passing through these tools. Management hopes that the CNIL (National Commission for Computing and Liberties) will respect all these efforts with kindness.

 

[French version here/English version below]

Dans le cadre du Comité de Groupe Européen des 27, 28 février et 1er mars 2018 à Paris, la Direction du Groupe a inscrit un point informatif à l'ordre du jour relatif à la stratégie de déploiement des technologies 5G, dossier présenté par Fabien Voyer, en charge du sujet au sein des équipes du Marketing Statégique du Groupe.

En matière de connectivité, la demande des clients est sans cesse à la hausse. Leurs attentes augmentent fortement, aspirant à une connexion de haute qualité en tous lieux, du domicile aux transports, en passant par les campagnes. En Afrique, ils demandent un accès internet basique à un prix plus abordable. Dans le même temps, les nouveaux usages, tels que la réalité virtuelle ou la réalité augmentée, nécessitent des vitesses de transfert plus élevées, tandis que certains objets, comme les véhicules autonomes, les robots, ou encore les drones, requièrent de plus hautes performances. Enfin, les capteurs basse consommation d'entrée de gamme seront utilisés en masse et exigent une gestion optimale.

En matière d'investissement, la forte demande sur le marché pour les services haut débit est déjà prise en compte dans le plan stratégique d'Orange "Essentiels 2020", avec 15 mds € investis dans nos réseaux, dont 5 mds € pour l'accès des terminaux mobiles et 4.5 mds € en accès très haut débit fixe FTTH. Dans le domaine de la 5G, de nouveaux usages vont émerger, avec les drones, le cloud, les opérations à distance, les villes intelligentes, et bien d'autres encore, permettant donc le développement de nouvelles opportunités, dans l'accès hertzien fixe, la connectivité LAN fiable pour les entreprises et l'internet des objets, et la définition de nouveaux modèles d'affaires, avec notamment le découpage du réseau, générant des offres de type réseau à la demande dans la commercialisation du wholesale (marché de gros).

Tous les acteurs des télécommunications, équipementiers et opérateurs, se positionnent d'ores et déjà sur les nouvelles technologies 5G (AT&T, Ericsson, Nokia, Verizon, ZTE, Huawei, Deutsche Telekom, Samsung, Intel, etc.), Orange étant en position de leader pour l'installation de la 5G en Europe. L'agenda esquissé actuellement indique le déroulement d'essais dès cette année (après le RFI - Request for Information - de 2017), puis les premières villes 5G Orange et les premiers smartphones en 2019, suivi d'un lancement sur la bande des 700 MHz, puis 3.4 et 3.8 GHz, en 2020, et enfin l'accès hertzien fixe sur la bande des 26 GHz vers 2021/2022.

Si le sujet présentait un réel intérêt de compréhension des enjeux et du calendrier prévisionnel autour de l'introduction des technologies 5G, les membres du Comité de Groupe Européen regrettent l'absence de visibilité sur les évolutions organisationnelles, d'emplois ou de compétences, au fur et à mesure du déploiement de la 5G. Ils pointent par ailleurs le risque que certains opérateurs du marché ne profitent de la 5G pour remettre en cause le principe de neutralité du Net, en proposant des offres différenciées en termes de qualité de service et d'accès à certains contenus, en dépit des propos rassurants de la Direction sur le niveau d'investissement du Groupe, notamment face au programme de rationnalisation des investissements "Lean CAPEX". La Direction indique par ailleurs que la mise à niveau de la compétence des salariés sera effective et en rapport avec l'implémentation des nouvelles technologies, notamment dans les domaines du SDN (Software Defined Network), ainsi que dans le domaine de la vente pour promouvoir les offres BtoB.

[English version]

Within the framework of the European Works Council of February 27, 28 and March 1st, 2018, Group Management has included an information point on the agenda related to 5G deployment strategy, presented by Fabien Voyer, in charge of the subject in the Group Strategic Marketing teams.

In terms of connectivity, customer demand is constantly on the rise. Their expectations are growing, aspiring to a high quality connection everywhere, from home to transport, including the countryside. In Africa, they are asking for basic internet access at a more affordable price. At the same time, new uses, such as virtual reality or augmented reality, require higher transfer speeds, while some objects, such as autonomous vehicles, robots, or drones, require higher performance. Finally, the entry-level low-power sensors will be massively used and will require optimal management.

In terms of investment, the strong market demand for broadband services has already been taken into account in Orange's strategic plan "Essentials 2020", with € 15bn invested in our networks, including € 5bn for the access network for mobile handsets, and € 4.5 billion in FTTH very high speed fixed access. In the field of 5G, new uses will emerge, with drones, cloud computing, remote operations, smart cities, and many more, allowing the development of new opportunities in fixed wireless access , reliable LAN connectivity for business and the internet of things, and the definition of new business models, including "network slicing", generating network-on-demand offerings in wholesale marketing (wholesale market).

All telecommunications players, equipment manufacturers and operators, are already positioning themselves on the new 5G technologies (AT&T, Ericsson, Nokia, Verizon, ZTE, Huawei, Deutsche Telekom, Samsung, Intel, etc.), with Orange in a position leader for the installation of 5G in Europe. The outline sketched out now shows the test run starting this year (after the RFI - Request for Information - last year), then the first 5G Orange "test" cities and the first smartphones in 2019, followed by a launch on the 700 MHz band, then 3.4 and 3.8 GHz, in 2020, and finally fixed wireless access in the 26 GHz band towards 2021/2022.

If the subject had a real interest in understanding the issues and the timetable for the introduction of 5G technologies, the members of the European Works Council regretted the lack of visibility on organizational, job or skills changes, as the 5G will roll out. They also point out the risk that some market operators will take advantage of 5G to question the principle of net neutrality, by offering differentiated offers in terms of quality of service and access to certain content, despite Management's reassurance about the Group's level of investment, particularly in view of the Lean CAPEX investment rationalization program. The Management also indicates that the upgrading of employees skills will be effective and in relation with the implementation of new technologies, particularly in the areas of SDN (Software Defined Network), as well as in the field of sales to promote BtoB offers.

La simplification d'Orange Business enfin annoncée en ce début d'année

L’empilement de structures juridiques, d’organisations parallèles, de processus et d’outils différents et disparates, mène la vie dure à tous les acteurs de l’écosystème d’Orange Business Services, et aux salariés, en premier lieu. Chacun le vit au quotidien dans son travail, ses relations entre collègues ou entre les équipes, avec son ou ses managers, et bien entendu par extension avec nos clients et nos partenaires. Les difficultés générées par cette complexité sont autant de freins au quotidien dans nos activités. La direction a prise la mesure de la complexité de l'organsiation et entame une simplification, juridique tout d'abord...

obs fusion

La CFE-CGC Orange s’inquiète de la faible performance d’Orange Business Services et se félicite du projet d’acquisition de Business & Décision


La CFE-CGC est l’organisation syndicale majoritaire des entités composant Orange Business Services (tant en maison mère qu’en filiales) et chez Business & Décision.

Pour la CFE-CGC, la faible performance d’Orange Business Services trouve son origine à la fois :

  • dans les agressions de l’Autorité de la Concurrence et du régulateur sur le marché entreprise, qui imposent à Orange des obligations qui ne s'appliquent à aucun de ses concurrents
  • dans la complexité de l’organisation du Groupe, où le maintien de la multiplicité de structures juridiques issues des multiples acquisitions nuit à l’efficacité opérationnelle,
  • mais aussi dans un niveau de royalties de marques (Brand Fees) imposé par la Direction de la Marque Orange totalement excessif et qui dégrade fortement la compétitivité d’Orange Business Services face à des concurrents comme Atos qui n’ont pas cette ponction peu légitime.


La CFE-CGC demande une réaction rapide de la Direction pour améliorer l’efficacité opérationnelle d’Orange Business Services et la suspension immédiate du système de royalties qui met en danger l’exploitation d’Orange Business Services.

La CFE-CGC se félicite du projet d’acquisition de Business & Décision qui assure la stabilité et l’avenir aux 2 500 collaborateurs d’une entreprise profondément affectée par la disparition d’un fondateur et entrepreneur respecté.
Elle restera vigilante quant aux conditions finales d’intégration afin que tous les moyens de la réussite soient au rendez-vous.

Le renforcement des compétences dans l’analyse des données présente un intérêt pour les clients d’Orange Business Services mais aussi pour permettre à Orange de fournir des services d’excellence à ses clients Grand Public


Yannick Sihalathavong
Délégué Syndical Central CFE-CGC de Business & Décision

&

Sébastien Crozier
Président CFE-CGC Orange

Parmi les dossiers présentés devant le CE ce mois-ci, les résultats d'OBS pour 2016 et le bilan Egalité professionnelle. Des résultats mitigés pour notre entité qui subit une forte pression concurrentielle mais également s'avère pénalisée par la complexité de l'organisation.

Le bilan Egalité professionnelle montre lui, que SCE n'évolue pas beaucoup sur ce champ : trop peu de femmes sur les métiers techniques, des embauches insuffisantes avec des contrats précaires et une inégalité persistante dans la promotion et la rétribution des femmes. L'entreprise doit mieux faire pour son féminiser son effectif et le traiter plus équitablement.

pdfL'Essentiel CE de SCE en intégral.

Tous vos élus vous souhaitent de bonnes vacances

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Le PDG d'Orange, Stéphane Richard, à la conférence de présentation d'Orange Bank, le 20 avril 2017. REUTERS/Charles Platiau


Orange va lancer sa banque mobile baptisée "Orange Bank" destinée au grand public le 6 juillet prochain.

[...]

Le groupe télécoms compte aussi miser sur le big data pour son nouveau produit. 

Dans un communiqué diffusé hier, l'entreprise a annoncé être en négociations exclusives pour prendre le contrôle de la société française Business & Decision, spécialisée dans le conseil et l'intégration de systèmes.

Le syndicat CFE-CGC, majoritaire chez Orange Business Services, a souligné l'intérêt de cette future acquisition potentielle, qui permettrait "à Orange de fournir des services d'excellence à ses clients grand public notamment dans Orange Bank".

Interrogé par nos confrères de La Tribune, Thierry Bonhomme, patron d'Orange Business Services (division d'Orange dédiée aux services aux entreprises), indique surtout que cette acquisition va permettre à Orange de gagner en crédibilité en matière de traitement, d'analyse et de management des données d'entreprise:


[...]

Extrait de Business Insider (Reuters) - Chisato Goya - 19 Mai 2017

Dans le cadre du Comité de Groupe Européen d'Orange des 29, 30, 31 mai et 1er juin 2017 à Dublin en Irlande, la Direction du Groupe a inscrit à l'ordre du jour un point relatif à l'ambition du Groupe Orange dans le domaine des réseaux, dossier présenté par Christian Luginbühl, Directeur Europe & Performance.

Le plan stratégique Essentiels 2020 a déjà pris en compte, en amont, la forte demande du marché en termes de services haut-débit, tant en vitesse qu'en volume, avec de fortes tendances vers le quadruple play et la convergence, sans oublier pour autant la qualité du réseau, contributeur fort à l'expérience client, et la nécessité de diversifier les activités du Groupe, notamment dans les secteurs de la banque mobile (Orange Bank) et de l'IoT (Internet Of Things, l'internet des objets). Les enjeux sont donc élevés pour le Groupe avec un investissement dans les réseaux s'élevant à 15 milliards d'€ sur la période 2015-2018.

L'augmentation du débit et de la capacité influe sur tous les domaines réseau, de l'accès fixe (FTTH, câble, hybride, etc.) à l'accès sans fil (4G en zone MEA, MIMO, vRAN), en passant par le transport (mise à jour du backhaul mobile, 100 Gbit/s sur les coeurs de réseaux) et la gestion de contenus (CDN et caching). A l'horizon 2020, le Groupe tend donc vers une infrastructure cible soutenant l'automatisation, avec, pour l'IT, une virtualisation des plateformes de services et des fonctions réseau. Les réseaux à la demande (ODN, On-Demand Network) s'appuient sur la combinaison des deux technologies SDN (Software Defined Network) et NFV (Network Functions Virtualization), lesquelles procurent une grand agilité grâce à la numérisation du réseau. De nombreux opérateurs télécoms (AT&T, Verizon, British Telecom, NTT, China Mobile, Deutsche Telekom, etc.) ont d'ores et déjà effectué un premier pas vers la transformation sur le marché B2B, seuls Telefonica et Orange étant, sur le marché B2C, en phase d'essais. Par ailleurs, le Groupe a franchi les premières étapes sur le plan industriel et juge le secteur suffisamment mature pour un déploiement.

Des transformations d'une telle ampleur auront inévitablement des impacts forts sur les métiers et les qualifications, essentiellement en termes de connaissance, avec la maîtrise des technologies pivot, de savoir-faire, via une évolution progressive des méthodes de travail et le partage des références communes, et enfin de comportement, amenant une évolution de notre culture commune. Le périmètre des différents postes sera donc modifié, et en particulier:

  • les postes de développeur (logiciel de développement professionnel) deviendront majeurs au sein du Groupe et devront être suivis en conséquence
  • les postes de conception technique (architectes, planificateurs urbains) des domaines IT et Réseau se rapprocheront
  • l'intégration des différentes briques deviendra un élément clef du rôle de l'opérateur
  • les professions Ventes & Marketing évolueront avec la création de nouveaux rôles support
  • les périmètres d'assistance, l'intervention sur site ainsi que la gestion des activités évolueront également
  • le rôle des chefs de projet sera remis en question avec l'introduction du concept d'agilité
  • les managers joueront un rôle clef, mais celui-ci, au sein du modèle commercial, devra être clairement défini
  • enfin, de nouveaux rôles émergeront ou prendront de l'importance dans le nouvel écosystème
La Direction tente de rassurer sur la progressivité de la transformation, en lien avec la disponibilité des briques technologiques, en relation avec le degré de maturité des pays, et en fonction des choix stratégiques qui seront définis. Dans les pays où Orange est historiquement présent, le réseau existant et le tandem SDN/NFV coexisteront de manière prolongée.

Jérôme Barré, Directeur des Ressources Humaines du Groupe, conclut le dossier en ces termes: les grandes évolutions technologiques sont inexorables. Mais l'histoire doit encore être écrite pour Orange Business Services (OBS) aujourd'hui. Outre de nombreuses formations "value A" (pour Agilité), l'académie SDN (Software Defined Network) a été lancée le mois dernier chez Orange Business Services, en interaction avec l'académie logicielle au sein de l'entité Innovation, Marketing et Technologies (IMT). Selon la Direction, le plan de transformation métier par métier n'est pas encore défini, et il convient de prendre le temps d'intégrer toute cette dimension dans l'évolution des futurs métiers. A titre d'exemple, 7000 personnes suivent actuellement une formation sur le domaine du SDN. D'une manière générale, la Direction continue de construire sa compréhension  de l'impact de cette transformation sur les métiers futurs.

Pour autant, et au-delà de la grande complexité de ce dossier et du peu d'effort de vulgarisation permettant d'en faciliter l'appropriation, les élus du Comité de Groupe Européen s'interrogent sur l'avenir des filiales lorsque tout aura été virtualisé. A cette question à forte dimension humaine, la Direction indique que le bon processus, y compris celui de l'information-consultation, sera envisagé au moment opportun, mais sans que l'on ait, à cet instant, une visibilité précise sur le calendrier... Vous avez dit rassurant ?

Dans le cadre du Comité de Groupe Européen d'Orange des 29, 30, 31 mai et 1er juin 2017 à Dublin en Irlande, la Direction du Groupe a inscrit un point à l'ordre du jour relatif aux perspectives stratégiques du Groupe, dossier présenté par Bénédicte Javelot, Directrice de la Stratégie du Groupe.

Articulée autour du programme Essentiels 2020 lancé en mars 2015, la stratégie du Groupe Orange présente, deux ans plus tard, un bilan plutôt positif, affichant une croissance du chiffre d'affaires pour le 6ème trimestre consécutif, ainsi qu'une croissance de l'EBITDA entre 2015 et 2016. Cette croissance est portée par une politique d'investissement et une forte dynamique commerciale, notamment autour de 4 axes principaux:

  • une stratégie marketing déclinée, en France, autour de la valeur, et en particulier de la fibre
  • le déploiement en Europe du très-haut débit fixe (THD) ainsi que la convergence, appuyé par une excellente dynamique en Espagne
  • la poursuite du développement sur le zone Moyen-Orient et Afrique (MEA) avec l'intégration progressive des nouvelles filiales
  • et enfin, le développement des services IT et de l'international sur le périmètre d'Orange Business Services (OBS)

Pour autant, l'ambition du programme Essentiels 2020 en termes d'objectifs nécessite le maintien des efforts de transformation sur l'ensemble des géographies du Groupe, en portant une vigilance particulière sur:

  • la priorisation des investissements pour sécuriser les projets stratégiques sur le long terme
  • la poursuite de la maîtrise des coûts
  • l'adaptation du modèle de croissance en zone Moyen-Orient et Afrique pour garantir la création de valeur
  • les axes potentiels de diversification

Le Groupe poursuit la déclinaison de son programme Essentiels 2020 dans un environnement complexe marqué par des marchés très concurrentiels, avec une croissance économique sur certains pays en deça des prévisions de l'année dernière, un ralentissement des opérations de consolidation en Europe, une demande croissante des clients en termes de services convergents, de connectivité, de couverture, de débit, mais également un cadre réglementaire et fiscal difficile, notamment sur la zone Moyen-Orient et Afrique avec des enchères contraignantes sur les licences mobiles en Egypte et au Sénégal. Sur le périmètre France, malgré le contexte concurrentiel très tendu, incluant un challenge permanent sur les réseaux et les prix, sans oublier les tentatives de nos concurrents de faire évoluer le cadre réglementaire sur la fibre, la très bonne dynamique commerciale mise en place par le Groupe lui permet de poursuivre la croissance du revenu moyen par client (ARPU), l'augmentation du parc clients FTTH et 4G, le déploiement des Smartstores et des services de diversification (Orange Cash, Orange Bank, LoRa).

Dans le même temps, en Europe, Orange affirme sa position de leader de la convergence, grâce à des modalités adaptées à chaque marché pour assurer le développement du très haut débit fixe, mais également l'accès aux contenus, compléments désormais indispensables aux offres d'accès, et dont il est primordial de sécuriser les approvisionnements, de maîtriser les coûts (en particulier dans un contexte d'inflation des droits), d'assurer l'attractivité par la différenciation des offres, et enfin de garantir la génération de nouveaux revenus.

En zone Moyen-Orient et Afrique, les enjeux demeurent importants face aux défis de la transformation numérique qui imposent le maintien de la compétitivité du prix de nos offres, la densification de la couverture, la priorisation des investissements, l'optimisation des coûts de réseau et de distribution, tout en tenant compte d'un marché de plus en plus concurrentiel avec un ralentissement de la croissance des opérateurs télécoms, d'une menace forte des OTT (Over-The-Top, aka Google, Facebook, WhatsApp, etc.) et d'un poids accru des réglementations et fiscalités.

Si le marché Entreprises renoue avec la croissance, le développement des services et de l'international demeureront des enjeux majeurs, visant notamment à compenser la baisse des revenus voix et data par la forte croissance attendue des services IT (Sécurité, Orange Cloud for Business), ainsi que par les accompagnements des clients dans leur transformation digitale, ou encore le développement de nouvelles compétences telles que le SDN (Software Defined Network) permettant d'automatiser le fonctionnement du réseau.

Enfin, la diversification des activités du Groupe avec son lancement prochain sur le marché bancaire (Orange Bank) et son positionnement affirmé sur l'intégralité de la chaîne de valeur (objets, connectivité, services) dans l'Internet des Objets (IoT), sont autant de leviers sur lesquels il ambitionne de poursuivre son développement, tenant compte à la fois des opportunités en matière d'innovation et des nouvelles sources de revenu associées, mais aussi des dangers de la désintermédiation, de l'ubérisation, et de la perte de leadership.

Pour les élus du Comité de Groupe Européen, s'il est rassurant de constater que le niveau d'investissement dans les réseaux semble être maintenu à haut niveau, ils s'interrogent sur celui de la garantie de l'emploi, au-delà des projections de croissance affichées, regrettant par ailleurs leur mise en avant sans mention du bénéfice correspondant attendu. Ils alertent une fois encore la Direction du Groupe sur l'absence de politique de recherche et développement (R&D) et des moyens associés, laissant à penser que l'on demande plutôt aux start-up de porter les risques que le Groupe ne souhaite pas prendre en interne.

Dans le cadre du Comité de Groupe Européen d'Orange des 29, 30, 31 mai et 1er juin 2017 à Dublin en Irlande, la Direction du Groupe a inscrit un point à l'ordre du jour relatif aux résultats financiers du 1er trimestre 2017, dossier présenté par Frederico Colom Arola, Directeur du Contrôle de Gestion du Groupe Orange.

D'une manière générale, la tendance observée en 2016 se confirme. Le chiffre d'affaires du Groupe est en augmentation de 0.8% à 10.1 Mds d'€, l'EBITDA de 2% à 2.6 Mds d'€, le Capex de 2.1% à 1.5 Mds d'€ et le parc clients de 1% à 265 millions. Elément central de la stratégie du Groupe, la convergence demeure au coeur des performances commerciales, avec les meilleures tendances observées respectivement en Pologne (+39%), en France (+10%) et en Espagne (+7%). La stratégie marketing et commerciale adoptée par l'entreprise est donc validée par un nouveau trimestre de croissance organique, par la croissance du chiffre d'affaires et le contrôle des coûts associé, ainsi que par des efforts d'investissement soutenus afin de maintenir l'avantage concurrentiel du Groupe en termes de connectivité.

Sur la géographie internationale, Orange se stabilise à la 12ème place des opérateurs mondiaux, les Etats-Unis (à l'exception de Verizon) et la Chine demeurant les deux principaux artisans de la croissance du chiffre d'affaires du secteur. Les principaux opérateurs européens (Deutsche Telekom, Vodafone, Telefonica, Telecom Italia) renouent avec la croissance. S'agissant d'Orange sur ses principaux territoires européens d'implantation:

  • En France, le haut-débit et le marché de gros du fixe continuent de soutenir une meilleure tendance du chiffre d'affaires, accompagnés par de fortes ventes nettes dans le mobile et le haut-débit fixe, malgré un environnement très concurrentiel.
  • L'Espagne enregistre une très bonne performance tirée par la forte augmentation de sa base clients et du revenu moyen par client (ARPU). La convergence et la fibre tirent la solide croissance de la base clients fixe et mobile.
  • En Pologne, on observe une accélération sur la fibre optique FTTH ainsi que sur le réseau mobile et la convergence.
  • En Belgique et au Luxembourg, le lancement de l'offre convergente Love rencontre un réel succès, soutenant la croissance du revenu moyen par client grâce à la stratégie d'enrichissement des offres.
  • Par ailleurs, s'agissant des pays d'Europe Centrale (Roumanie, Slovaquie, Moldavie), la solide croissance des revenus est tirée par la monétisation des données et la pénétration des smartphones sur ces marchés.
  • Sur le marché Entreprises enfin, la pression sur la voix continue de s'exercer fortement, compensée en partie par la poursuite de la croissance de l'IT et des services d'intégrations.

En conclusion, la Direction du Groupe confirme ses objectifs pour l'année 2017:

  • EBITDA ajusté supérieur à celui de 2016 à base comparable
  • Maintien du ratio dette nette/EBITDA ajusté "télécoms" autour de 2 à moyen terme
  • Un dividende 2017 à €0.65, avec un paiement intérimaire de €0.25 dès décembre 2017
  • Une politique de fusions/acqusitions sélective en maintenant la priorité aux zones existantes

Elle confirme par ailleurs le plan d'actions gratuites pour un montant de 1000 euros, ramené à pouvoir d'achat équivalent par pays, et précise que ce plan sera financé par le Groupe pour les filiales étrangères, le calendrier de mise en oeuvre étant encore soumis, outre l'Assemblée Générale du 1er juin 2017, à l'ordre du jour de plusieurs Conseils d'Administration à venir.

S'il y a matière à se féliciter des résultats financiers encourageants pour ce 1er trimestre 2017, les élus du Comité de Groupe Européen expriment à nouveau leur regret s'agissant de l'absence d'éléments permettant de mesurer les impacts des divers plans de départ ou réorganisations, menés pays par pays, sur les résultats du Groupe, bien que ce point ait déjà fait l'objet de demandes précises lors des précédentes réunions de l'instance. Par ailleurs, la suppression de l'itinérance dans les pays européens ne sera pas sans conséquence sur les revenus des opérateurs: l'impact sur l'EBITDA d'Orange sera de l'ordre de 130 millions d'€ cette année (1.03% de l'EBITDA 2016), même si la Direction se veut rassurante en compensant par la lutte contre le churn grâce à la convergence, ou l'accroissement de la mise en oeuvre de services innovants à valeur ajoutée.

Logo Orange dans une boule de verre

Orange a annoncé jeudi être entré en négociations exclusives pour prendre le contrôle de la société Business & Decision, spécialisée dans le conseil et l'intégration de systèmes.

[...]

Orange explique que le prix offert pour Business & Decision, un expert en sciences des données (big data et digital), représente une prime de 34% par rapport à la moyenne des cours de Bourse de l'entreprise sur les 12 derniers mois. L'offre valorise l'intégralité du capital de Business & Décision à environ 62,5 millions d'euros.

"Ce projet d'acquisition s'inscrit dans la stratégie de développement d'Orange Business Services (services aux entreprises, NDLR) comme acteur mondial de la transformation digitale", fait savoir l'opérateur.

[...]

Le syndicat CFE-CGC, majoritaire chez Orange Business Services, s'est félicité dans un communiqué de ce projet d'acquisition qui présente aussi, a-t-il dit, un intérêt "pour permettre à Orange de fournir des services d’excellence à ses clients grand public notamment dans Orange Bank", la banque sur mobile que l'opérateur doit lancer le 6 juillet.

Extrait de Reuters - Matthieu Protard et Dominique Rodriguez - jeudi 18 mai 2017

 

Accord NAO OCD : la Direction nous propose 3 %  d’augmentation dont 1,7 % augmentation individuelle ; 0,2 % pour les salaires dépositionnés ; 0,1 % prime exceptionnelle ne bénéficiant pas de la mesure.

  •   la CFE CGC signera cet accord

 

La CFE-CGC a demandé à la direction les éléments suivants :

  1. Le remplacement de la grille de minima issu de la NAO 2007, basée sur le SMIC, par des minimas basés sur les minimas conventionnels (Syntec) pondérés par des coefficients géographiques. Il apparait en effet que la grille NAO 2007 n’apporte pas tous les bénéfices attendus aux salariés, et que cette grille ne prend pas en compte certains paramètres qui nous apparaissent comme fondamentaux (prise en compte de l’expérience au lieu de l’ancienneté, prise en compte des niveaux de rémunérations du bassin géographique, …)
La direction n’a pas souhaité retenir cette proposition.

  1. La mise en place des parts variables pour l’intégralité des salariés. Cette possibilité reste un sujet complexe à mettre en œuvre mais parait être un levier de motivation essentiel à travers la fixation d’objectifs, partagés entre le salarié et le manager, lors de l’entretien individuel.
La direction n’a pas donné assez de garanties sur la mise en place de cette proposition

Suite à l’étude du contexte actuel, et notamment des derniers chiffres connus de l’inflation (1,2% sur une année glissante), la CFE-CGC a demandé une enveloppe globale supérieure à 2% de la masse salariale.

La CFE-CGC n’a donc pas été entendu sur ses demandes, elle choisit donc de ne pas signer l’accord de NAO en l’état.

Deux sujets en résumé dans ce document d’informations :


Ø     Indicateurs et bilans

… Le bilan social est une alerte sur les risques psycho sociaux encourus par les salariés tant les indicateurs sont déclinants.

Agissons !!

Remontez nous les situations sensibles tant par le stress, la charge de travail, les dysfonctionnements applicatifs, les réorganisations rampantes ou le manque d’évolution.

Ø     Négociation sur les salaires : les résultats

…Nous avons signé l’accord salarial le 12 Mai 2017

n’hésitez plus, contactez votre représentant syndical CFE-CGC pour vous accompagner dans vos démarches.

 
pdftract_equant_mai2017_vdef.pdf
 

 
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Vos correspondants CFE-CGC

Nathalie Delsaux (Rennes)

Themyre Charabie (Idf)

Philippe Savadogo (Idf)

Hervé Karp (Nice)

Philippe Cazeaux (Idf)

Jerome Bastide (Idf)

Jean-Yves Faure (Nice)

Jordi Ramallo (Nice)

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