Covid-19 : comment éviter les contaminations dans les restaurants d'entreprise ?

Le ministère du travail sort un nouveau guide sur l'organisation et le fonctionnement des restaurants d'entreprise à l'heure du Covid-19. Il préconise de limiter à six le nombre maximum de personnes par table et de bien aérer les espaces clos.

Le ministère du travail et l'Assurance maladie - risques professionnels donnent de nouvelles recommandations pour organiser la restauration collective pendant l'épidémie de Covid-19. Dans un document diffusé le 23 octobre 2020, ils listent les mesures que le restaurateur doit prendre pour protéger les convives qu'il reçoit. 

pdffiche mesures restaurarion collective.pdf

Le restaurateur doit réorganiser les espaces et adapter les plages horaires pour permettre la distanciation physique aussi bien dans les files d'attente que lors du paiement ou au moment du repas. Lors de toutes ces étapes, les convives ne doivent pas être à moins d'un mètre les uns des autres. Les plans de circulation sont adaptés pour éviter que les personnes ne se croisent, via un marquage au sol, et avec une entrée et une sortie distinctes quand c'est possible. 

Des règles plus contraignantes pour les salariés qui déjeunent : 

  • Ne déjeuner qu'avec les membres du même bureau ou du même service, pour éviter les brassages.
  • Limiter à 6 le nombre de personnes par table. Sans que les personnes puissent s'assoir face à face. On est invités à se placer en quinconce.
  • Une distance d'un mètre soit respectée à table comme dans les files d'attente.
  • Ailleurs, dans l'espace où l'on se déplace, une jauge de 4m2 par salarié doit être respectée , comme indiqué dans une fiche "guide métier" du 4 mai 2020.
  • Interdiction de déplacer les tables et les chaises.
  • Ranger leur masque dans une pochette le temps du repas et se laver les mains après l'avoir remis.
  • Plus de fontaine à eau, mais des bouteilles individuelles.
  • Plus de nourriture présentée en vrac, comme les salades ou les panières.
Bref, beaucoup d'interdictions pour ce qui est censé être un moment de détente...

Veiller au respect des gestes barrières

Le restaurateur doit lui-même veiller au respect du port du masque lors des déplacements. De manière plus générale, le restaurateur se doit de rappeler tous ces gestes barrières aux convives, par affichage ou par le biais de leur employeur. Il doit informer les entreprises clientes des mesures de prévention prises. 

Du gel hydro-alcoolique doit être mis disposition à l’entrée du restaurant et après les caisses. Les auteurs du guide conseillent d'éviter de mettre à disposition des objets qui peuvent être touchés par plusieurs consommateurs (bacs à couverts, salières, poivrières, carafes d’eau, etc.).
D'ailleurs, il est recommandé de suspendre les fontaines à eau "au profit d’une distribution de bouteilles d’eau individuelles". Les plateaux sont préparés à l'avance avec les couverts et le pain. Les offres d'alimentation en vrac (pour les crudités, par exemple) sont supprimées.

Aérer

Le restaurateur doit aussi s’assurer de l’aération des espaces clos "tout en évitant des flux d’air dirigés vers les consommateurs". Il doit notamment vérifier que les conditions de ventilation ou d’aération des locaux sont fonctionnelles et conformes à la réglementation. Au moins une fois par jour, il nettoie les sols avec du détergent. Il désinfecte plus régulièrement encore les surfaces les plus fréquemment touchées par les personnes, comme les tables. 

Le document du ministère porte aussi sur les mesures de prévention que le restaurateur doit prendre pour protéger ses propres salariés
Il lui est par exemple recommandé de choisir des vêtements de travail ou des sur-blouses à usage unique ou de changer de vêtements à chaque prise de poste. Les salariés doivent pouvoir se changer dans le vestiaire en respectant la distanciation physique, donc leur employeur réorganise leur arrivée et leur départ. Chacun doit avoir son propre matériel. Sinon, les outils doivent être nettoyés après chaque utilisateur.
Comme tous employeurs, le restaurateur doit commencer par l'évaluation des risques et l'actualisation de son DUER (Document Unique d'Evaluation des Risques).

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